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modératiou avec .aquelle ils sont écnU.
M. Migne les a fait entrer dans sa grande collection des Démonstrations évangeliques, en 18 vol. in-4% où ils forment une partie du tome III. En 1739, on imprima les Œuvres diverses de Pellisson, Paris, 3 vol. in-12, et en 1805 Desessarts a publié les OEuvres choisies de Pellisson, 2 vol. in-12.
PELTAN ou PELTE (Théodore-Antoine de), jésuite, natif du village de ce nom dans la Campine liégeoise, enseigna avec beaucoup de réputation les langues grecque et hébraïque et la théologie à Ingolstadt, et mourut ; à Augsbourg le 2 mai 1582. On ne peut rien ! ajouter à Téloge qu'en fait Valère Rolmare 5 dans son Histoire des professeurs de Vuni- }^ versité d' Ingolstadt. On a de lui : Paraphra- » sis et scholia in Proverhia Salomonis, An- '' vers, 1606, in-i"; plusieurs Traités de controverse contre les erreurs de son temps; un grand nombre de Traductions du grec en latin : 1° du Commentaire d'André de Césarée, évêque de Cappadoce, sur VApocaiypse, Ingolstadt, 157'i.; 2° des Actes du premier concile d'Ephèse, avec des notes, 1604, in-fol.; 3° des Homélies des 17 Pères grecs, sur les principales fêtes de l'année, 1579; k° les Commentaires de Victor d'Antioche sur saint Marc, de ïite de Bostre, sur saint Luc, dans le tome 4' de la Bibliothèque des Pères; 5° une Chaîne des Pères grecs sur les Proverbes de Salomon, Anvers, 1614- ; G" de la Paraphrase de saint drégoire Thaumaturge, sur VEcclésiaste, avec des notes. Peltan était du petit nombre des savants qui unissent les avantages d'une vaste mémoire à ceux d'un jugement solide, et les richesses de l'érudition à l'exactitude dos raisonnements.
PELVERT (Bon-François Rivièrk, plus connu sous le nom de), théologien appelant, né à Rouen le 5 août 1714, étudia chez les jésuites de celte ville, puis à l'université de Paris, et fut ordonné prêtre en 173S par M. de Caylus, évêque d'Auxerre. Bossuet, évéque de Troyes, le nomma professeur de théologie dans son séminaire; mais Pelvert occupa peu de temps cette place, parce que Bossuet se démit de son siège, et que son successeur, Poncet de La Rivière, professait d'autres sentiments. Pelvert se relira d'abord dans la communauté des prêtres de Saint- Josse, à Paris, où le curé Bournisien rassemblait les appelants. Après la mort de ce curé qui arriva en 1753, il forma avec l'abbé Menildrien et quelques autres une communauté secrète où ils dogmatisaient à l'aise. En 1763 il assista, ainsi que l'abbt Duhamel, au prétendu concile d'Utrecht. Il mourut à Paris le 18 janvier 1781, après avoir publié sans y mettre son nom un assez grand nombre d'écrits sur des matières de théologie et de controverse, ou pour la défense de ses opinions. En voici les titres : Dissertations théologiques et canoniques sur Vapprobation nécessaire pour administrer le sacrement de pénitence, 1755, in-12; Dénonciation de la doctrine des ci-devant soi-disant jésuites, aux archevêques et évoques, 1767j iii-12; deux
A^ettres sur ta distinction de religion naturelle et de religion révélée, et sur les opinions théologiques, 1769, in-12; l'année suivante, Pelvert y en ajouta trois autres, dont fine roulait sur rouvra.;e de M.illovillo intitulé : Examen approfondi des difficultés de Rousseau, contre la religion chrétienne. Ces cinq Lettres réunies forment 2 vol. in-12; six Lettres d'un théologien, où Von examine la doctrine de quelques écrivains modernes contre les incrédules, 1776, 2 vol. in-12. Ces quelques écrivains étaient les anciens jésuites Delamare, Nonnotte, Floris et Paulian qui, naturellement, étaient loin de penser comme Pelvert sur beaucoup de matières; Dissertortion sur la nature et l'essence du sacrifice de la Messe, 1779, in-12; Défense de la Dissertation, ou Réfutation de quatorze écrits. 178Î, 3 vol. in-12. Ces deux ouvrages, iik)ut le dernier parut après la mort de l'auteur, ont rapport à une controverse assez vive qui s'éleva contre les appelants, h l'uccasion d'un livre de l'abbé Plowden sur la nature du sacrifice de la messe; Exposition succincte et comparaison de la doctrine des anciens et des nouveaux philosophes, 1787, 3 vol. in-12, ouvrage dirigé contre les incrédules, et auquel l'auteur n'eut pas le lemps de mettre la dernière main. On lui attribueune Lettre à une Religieuse sur la défense de lire les Réflexions morales et les Nouvelles roclésiastiques, 1782, in-12. Pelvert fut Fédi teur du traité latin d(( (iourlin sur 1» grâce et la prédestination, 3 vol. in-4% e,t il laissa un grand nombre de manuscrits.
PENN (Guillaume), législateur de la Pensylvanie, et un des chefs des quakers ou trembleurs, fils unique du chevalier Penn, vice-amiral d'Angleterre, naquit à Londres en 1G44. Elevé dans l'université d'Oxford, i\ y fut dressé à tous les exercices qui forment l'esprit et le corps. Sa curiosité l'attira depuis en France. Il parut d'abord à la cour-, et apprit à Paris la politesse française. L'amour de la patrie l'ayant raiipelé en Angleterre, et le vaisseau qu'il montait ayant été obligé de relâcher dans un porl d'Irlande, il entra par hasard dans une assemblée do quakers ou trembleurs. Il se fit iiistruiixj dans les iirincipes de cette secte, et revint trembleur en Angleterre. Un auteur moderne prétend qu'il l'était avant de sortie d'Angleterre, qu'il le devint par la connaissance qu'il fit à Oxford même avec un quaker, et que dès l'âge de 16 ans il se trouva un des chefs de cette secte. Mais cet auieur n'a pas assez examiné ce fait. Penn, de retour chez le vice-amiral, son père, au lieu de se mettre à genoux devant lui, et de lui demander sa bénédiction, selon l'usage des Anglais, l'aborda le chapeau sur la lète, et lui dit : Je suis fort aise, l'ami, de tt voir en bonne santé. Le vice-amiral crut que son fils était devenu fou ; il s'aperçut bientôt qu'il était qualvcr. Il mit tout' en usage pour obtenir de lui qu'il allât voir le roi et le duc d'York le clia[) -au sous le bras, et qu'il ne les tutoyât point. Guillaume répondit (jue sa conscience ue le lui permettail
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