Ï>ÈT
52fi
la liberté d'y Vetr.inclier et d'augmenter, selon sa fantaisie. Bossuet estimait Ijeaucoiip le Rationmium tempornm, et en a fait un ^rnnd usage dans son Discours sur VMHoiTe universelle. Le rapport établi entre les épo- •ques dés diverses nations, dejuiis le commencement du monde jusqu'à Jésus-Cbrist, lui a donné l'idée de cette liaison d'événements dont il nous a laissé un tableau si sublime. Dognwld Iheologica, en 5 vol. in-fo!., taris, Cramoisi, IC'i'î et 1650, et réimprimés à Amsterd.'Hi), 6 tomes et .3 vol. in-fol., avec des notes de Jean Le Cleic. {Voy. ce nom.) Les iirotestants en ont fait un si grand cas, qu'ils les ont fait imprimer iiour leur usage. On regarde le P. Petau comme le reslaurateur de ta théoJoçiie dofjmatiqùt : c'est le nom que lui donne le célèbre Muratori. Mais, comme un excellent modèle fait mille mauvaises -copies, il est arrivé qu'en voulant marcher sur ses traces, on a un peu trop négligé, surtout dans ces demièfes années, les firmes <5u raisonnement, le secours d'une bonne et rigoureuse logique, dont l'es scolastiques avaient peut-être un peu abusé, •niais dont l'ouidi oti le raétwis est uu abus •phis gr iud et d'une conséqu'etvce plus grave. [Votj. Anselme, Scaïsez, saint Thomas d'A- •çtuix, etc.] On reproche au P. Petau d'avoir •employé quelquefois des raisoinTcments assez faibles pour prouver le dogme de la ïri- 'nité.f'>'oy.(î. liullus, Dcf. fidei nico'nœ j)roœm. i 7, édit. Ifi88 , p. 7, S; et Hvrtii comment. if« reh. (lâ cum poiincntib. Ci), 70.) On lui •reproche aussi d'avoir parlé' désavanta^eusefta^nt du sentitnent des Pères qui ont précédé le concile de Nieée (De Trinit., lib. i, «ap. 5, § 7, et cap. 8, l 2); mais il s'est cxpli- 'qué, ou, si l'on veut, retracé dans la jvréface dit secoiï'd tmne, où il enseigne pleinement la vérité. {Voij. le G' Avertissement de Bossuet contre Jnrieu, n" 106-103.) H n'avait ■pas d'abord fait assez attention que la foi des ■premiers siècles touchant ce mystère était "constante ettuiîforme, quoique le langage (jui l'exprime ne fût pas invairablement arrêté; il lé vit et le lit voir ensuite d'une manièr<; -démonstrative. [Yoy. BtT-i-, CoiiPtMoi, De\ys *'Alek;4m>rie.) On )>rétenil qu'a|>rès avoir expliqué saint Augustin siii\ani le système de la pi'édeSi'ination absolue, ses confrères ■ 'le forcèrent à revenir sur ses pas; tuais c'est ■Un cOiite q'ii n'est fondé que sur le dépit de ceux qui nut voidu ibrtiiier leurs opinions parle sulfiagc d'un homme tel quePctau. En 'embrassant sur la pr'édestina'lion le sentitnent de ses confrères, le savant jésuite n'a •pas cessé de dire i[ue saint Augustin avait jiensé auti emeiit ; il est donc faux qu'il soit "revenu sur ses pas. il est vrai cependant qu'il avait une espèce de prédilection pour les opinions dures et sévères : il était d'un naturel triste et mélancohque ; et sans ses principes religieux et son attachement à l'orthodoxie, il eût pa douncr dans des extrôînes. Les Psmimcs, tradints en vers grecs, 1637, in-l"2. Qui croirait que cette traduction, comparable pexit-ètre pour le tour et pour l harmonie o<i.'>: meilleurs vers srecs. n'a été
néanmoins que le délassement de son auteur? Petau n'avait d'autre Parnasse c|ue les allées et l'escalier du collège de Clermont. Cette vei'sîon, si supérieurement versifiée, n'est pa^ exempte de défauts. On y chercherait en vain le genre et le ton lyriques. Elle est toute m vers hexamètres et pentamètres. II ne connaissait guère l'essence ni la construction de l'ode. C'est au moins mani;)uer de goût que de suivre toujours la même mesure, en traduisant des ouvrages de mouvements très-diiférents. De Ecctesiastica hierar- C!ft?(7,16'î3, in-fol . , ouvrage savant, bien propre, dit Feller, k réfuter des erreurs que quelques pseudo-canonistes tâchent d'accréditer de nos Jours. De savantes iiiiitions des OEuvres de Synésius, de Thémistius, de Nicéphore, de saint Epipliane, de l'empereur Julien, etc.; plusieurs Ecrits contre Saumaise, La Peyre, etc., et contre les jansénistes. Ceux qui souhaiteront connaître plus particulièrtment ce f|ui concerne ce célèbre jésuite peuvent consulter VEloge qu'e le P.Oudiii en a fait imprimer dans le tome 73' des Mémoires littéraires du P. Nicéron. On trouve la Médaille de Petau par D.issier, et une Notice sur Petau dans le Miiseinn jnazncheifianiim.
PElTilftFFI (Charles), né d\ine famille noble de Hongrie, se fit jésuite en 1715, enseigna les belles-lettres à ïyrnau et la philosophie à "Vienne. 11 se consacra tout entier % l'étude de l'histoire de sa patrie, et publia Sairà concilia in tegno Enngarffc ceiebrata, ah tmno iOia'usque ad annum 17io, Vienne et Pt^tprsbourg, 174.2, in-ful. Celte 'collection renferme, outr'e les conciles de Hongrie, les constitutions ecclésiasiiques des rois de Hongrie et des légats du saint-siége. On admire avec raison la beauté du style, l'ordre qui règTiè dans cet ouvrage , la variété des recherches , les estampes qui représentent d'anciens monuments ; mais on reproche à l'auteur de témoigner trop d'à greur contre ses a'dversai 'es : ce qui lui occasionna beau- CiVnp de chagrins. Il mourut le 14 août 1746.
PETERS (îe P.), jésuite, était le confesseur de Jaccpies II, roi d'Angleterre. Les prolestants et les philosophes ont essayé d'en faire un enthousiaste qui, par des conseils violents, ébranla le trône de son maître ; Burnct, en Ijon sectaire, en parle de la manière la [dus outrageante. Mais, outre qu'il est très-incertain .si Jacques II se régla sur les avis du P. Peters, on ne voit pas c(> que ce prince fit de comparable aux violcncrs de Henri Viïl, d'Edouard et d'Elisabeth, contre les cathol ques.
PETERSEN (JEA^r-ri'DiLLAUME), thëologien ]')rote3tant, né à Osnabruck en 1649, fit ses études à Lubeck, Giessen et Rostoct, avec assez de succès pour qu'on lui confiât une cliaire de poésie dans cette dernière université. Peu de temps après, il fut iiouimé pasteur en Hanovre, place qu'il quitta pour une surintendance dans le diocèse de Lubeck. tl s'y maria, et alla à Lunehouig exercer le ministère évangélique. Peterscn était linbu d'idées singulières, qu'il avait ûnt partager àsafemûQe. Il a-fait adopté les erreurs
PET
PET
5îS
(les millénaires, -et publiait des rév(''lations dont il ])réleiulait que mademoiselle d"Assebourg, qui demeuiait chez lui, était favorisée. Il Cl oyait à un prochain avènement de Jésus-Christ, pendant lequel tous les morts qui avaient cru au Rédempteur ressusciteraient avec des corps glorifiés, et ceux qui seraient encore vivants subiraient une transmutation glorieuse. Il faisait revivre l'ancienne opinion condamnée du règne de mille ans, et il prêchait cette doctrine. Ces nouveautés firent du bruit. Le consistoire de Zell en fut instruit, et, sur lavis de l'université de Helmstailt, il lit ordonner à Petersi-n de quitter sa place (1692). Sa femme et lui se retirèrent dans le voisinage de Magdebourg, et fixèrent leur séjour dans une terre qu'ils y avaient achetée. Petersen mourut le 31 janvier 1727. Sa femme continua de dogmatiser. On accusait l'un et l'autre de regarder comme indifférentes toutes les croyances religieuses. On a une Vie de Petersen, écrite en allemand par lui-même, 1717, in-8°. Sa femme y ajouta la sienne, 1718
PETERSEN (Henri), pasteur de la religion réformée, né, l'an 17C5, en Suisse, où, dans sa jeunesse, il connut Lavater, vint de bonne heure à Strasbourg faire ses études, et s'établit dans cette vdle. 11 cultiva les sciences physiques et naturelles, devint président du consistoire réformé de Strasbourg et professeur de physique dans la même ville, et se fit une réputation comme prédicateur. Petersen mourut à Strasbourg, à l'âge de 55 ans, vers 1.1 fin de l'année 1820. On a de lui : Prière, d'inauguration de la chapelle de l'atelier de travail à Strasbourg, ilrasbonrg, 1816, in-8°; Souvenir consacré à la mémoire de Blessig, en allemand, ibid., 1817, in-8" de 40 pages. Petersen s'était occupé princi|ialement de recueillir des observations sur le galvanisme. Plusieurs de ses Sermons ont été imprimés ; ils étaient tous écrits en allemand.
PETIT (Jea>), né à Hesdin en Artois, dans le XIV' siècle, se lit cordelier, devint docteur de Paris, et s'acquit d'abord de la réputation par son savoir, par son éloquence et par les liaraiigues qu'il prononga au nom de l'université, il fut de la célèbre ambassade que Ch;u-les 'VI envoya à Rome pour la paciticalioii du schisme entre l'université et le saintsiége, en 1407; mais il dérogea bientôt à la gloire qu'il avait acquise. Jean-sans-jieur, duc de Rourgogne , ayant fait assassiner Louis de France, duc d'Orléans, frère unicjue du roi Charles VI, Jean Petit soutint, dans la grande salle de l'hôtel royal de Saint-Paul, le 8 iiiiiis l'»08, (pie le meurlie de ce duc était légitime. Il osa avancer « qu'il est permis « d'user de surprise, de tiali.son et de tou- « tes sortes de moyens pour s ■ défaire « d'un tyran, et (lu'oii n'est pas obligé de lui « garder la foi qu on lui a promise. » Il ajouta que « celui ([ui conuiirttail un tel meurtre « non-seulement ne méitait aucune peine, « mais même <levait être récompensé. « Le jilai. loyer qu'il prononça à cetie occasion p.iiul sous le titre de Justification du duc de Hourgogne. Ce qu'on peut opposer en bonne
politique et en saine morale à cette opinion est, 1" que la mort violente d'un prince inique donne presque toujours à l'état des secousses plus fatales que la tyrannie même ; 2° qu'un mauvais prince est un fléau de Dieu, et que, s'il était permis à tout particulier de s'en défaire, les vues de la Providence ser<:ient contredites. La peste et la famine ne sont pas en notre puissance physique, et le méchant souverain n'est pas dans notre puissance morale ou légale. Quant au droit de le méconnaître et de lui résister, ceux qui ont reconnu ce droit n'ont pas parlé précisément d'un souverain dur et injuste, mais d'un iponslre qui, comme Antiochus, voudrait détruie la nation, ses lois et son culte {Vov. Judas Machabée), ou d'un prince qui ne régnerait que par un pacte conditionnel et conjointement avec les chefs de l'Etat, comme le doge de Venise, quel que soit d'ailleurs son titre, ou entin d'un prince qui, [)ar un serment inaugural, aurait renoncé à sa couronne en cas de parjure. Gerson déféra la doctrine de Petit à Jean de Montaigu, évêque de Paris, qui la condamna comme hérétique le'23 novembre lili. Le concile de Cons^ tance l'anathématisa la même année, dans la quinzième session, à la sollicitation de Gerson, mais en épargnant le nom e-t l'écrit de Jean Petit. Enfin le roi fit prononcer, le 16 septembre 1416, par le parlement de Paris, un arrêt contre ce livre, et l'université le censura. Mais le duc de Bourgogne eut le crédit, en 1418, d'obliger les grands vicaires de l'évêque de Paris, pour lors malade à Saint-Omer, de rétracter la condamnation faite par ce prélat en 1414. Petit était mort trois ans auparavant, en 1411, à Hesdin. Son Plaidoyer en faveur du duc de Bourgogne se trouve dans la dernière édition des OEuvret de Gerson.
PETIT (Samuel), né l'an 1594 à Nîmes, d'un ministre, fit ses études à Genève avec un succès peu commun. Il n'avait que 17 ans lorsqu'on l'éleva au ministère. Il fut nommé peu de temps après à la chaire de théologie, de grec et d'hébreu à Nîmes, où il mourut le 12 décembre 1643. Outre le grec et l'hébreu, il savait le chaldéen, le syriaque, le samaritain et l'arabe. On raconte qu'étant un jour dans une synagogue , il entendit le rabbin invectiver en hébreu contre les chrétiens. Petit, à la grande surprise du docteur de la loi et de toute l'assemblée, lui répondit dans la même langue. On a de Petit plusieurs ouvrages : Miscellanea , en neuf livres : il y explique et y corrige quantité de passages de ditl'érents auteurs; Ectogœ chronologicœ , in-4° : il y traite des années des Juifs, des Samaritains et de plusieurs autres peuples; Varia' lectiones, quatre livres. 11 en a employé trois à expliquer les usages de l'Ancien et du Nouveau Testament, les cérémonies, les ohsi'v\alioiis; Leges atticœ, Paris, 1655, in-f", dans lequel il corrige quantité d'endroits des divers auteurs grecs tt latins; plusieurs autres cit//*- qui sent, ainsi que les précédents , remarquables par l'érudition qui y règne.
PET
PET
PETIT ,ANTomE), sieur de la Garenne , né le 4 mai 1616 à Caen, mort à Paris le 10 nov. 1676, fut pourvu, à l'Age do 16 ans, d'une prébeu le dans l'église collégiale du Saint- Sépulcre de sa ville natale. 11 la résigna bientôt à un autre prêtre son ami, atiu de s'adonner tout entier au ministère de la prédication. Ses liaisons avec quelques personnes dont les opinions étaient un peu hardies ayant engagé son évèque à lui rrtirer ses pouvoirs, il al!a passer ses dernières années chez les Pères de l'Oratoire de Paris. Ses sermons ne paraissent pas avoir été imprimés. On a de lui : un Traité sur les jubilés et les iiulidyrnces, Caen , 1662; Le catéchisme de la dévotion, imprimé k Lyon en 1680, sous le nom d'un autre. Anf. Petit a laissé en outre quelques ouvrages manuscrits.
PETIT-DIDIER (dom Matthieu), bénédictin de la congrégation de Saint-Vannes, né à Saint-N;colas en Lorraine , en 1639, enseigna la philosophie et la théologie dans l'abbaye de Samt-Miliiel, et devint abbé de Sénones en 1713, lut président de la congrégation de Saint-^'annl■s en 1723, évoque de Macra in partibus en 1723, et l'année d'ajirès assistant du trône pontiliial. Benoit XIII lit lui-même la cérémoiiie de son sacre , et lui lit présent d'une mitre précieuse. On a de lui un grand noiubic d'ouvrages. La plupart décèlent beaucoup d'ér'diiioii. Les [irincipaux sont : trois vol. in-8' d.' Remarques sur les premiers tomes de la Dibliothi'que ecclés. de du Piu. Elles sont savantes et judicieuses; mais il y en a quel.|uc^-un(>s sur lesquelles l'abbé du Pin se défendit assez bien: cependant Petit-Didier parait meilleur théologien que son adversaire. L'Apologie des Lettres provinciales de Pascal, contre les Entretiens de Daniel. 11 désavoua cet ouvrage dont il était l'auteur; mais l'on y avait fait beaucou[) de changL'menis. Il s'est déclaré ensuite hautement en faveur de la constitution Vniyenitus , et a rompu toutes les liaisons qu'd avait paru avoir avec quelqui'S-uns du parti. Dissertation sur le sentiment du concile de Constance sur l'infaillibilité des papes, Luxembourg, 1724-1723, in-12, où il soutient cjue les Pères ne décidèrent la supériorité du concile sur le pape, que relativement au lemjis de trouble et de schisme où se trouvait l'Eglise. On trouve dans cet ouvrage des extraits d'im traité de Geison , qui ne répond guère à l'idée que l'on a oidinairement de cet homme célèbre; mais il y a apparence, ou que ce traité n'est pas de lui, ou qu'il a été substanliellemeni altéré par le luthérien van der Hart, q, i le p'djlia le premier, quoiqu'on puisse excuser plusieurs expressions par les circonstances tout à fait pénibles cl alarmantes où se trouvait l'Eglise durant le grand srhism.'. Justification de la morale et de la discipline de V Eglise de Rome et de toute l'Italie, contre le parallèle de la morale des païens et de celle des jésuites. Ce savant bénédictin mouiut à Sénones, en 1728, à 69 ans, avec la réputation d'un homme grave, sévère et laborieux. — Dicr.UE Biographie kelig. III.
Il ne faut pas leconfondre avec son frère Jean- Joseph Petit-Didier, jésuite, dont on a une Dissertation sur les prêts par obligation stipul'itive d'intérêts, tisités en Lorraine et Barrois, Nan'-y, 1745, 1 vol. in-8°; Remarques sur la Théologie du P. Gaspard Juenin , Nancy, 1708, in-12; Traité de la clôture des maisons religieuses, Nancy, 1742, in-12; les Exercices de saint Ignace, en latin, réimprimés depuis; et d'autres ouvrages. Voy. la Bibliothèque lorraine par Calmet.
PETIT-PIED (Nicolas), docteur de la maison et société de Sorbonne, né k Paris vers 1G30, fut conseiller-clerc au Chàtelet, et curé do la paroisse de Saint-Pierre-des-Arcis. 11 était sous-chantre et chanoine de l'église de Paris , lorsqu'il mourut en 1703, à 75 ans. Une contestation lui donna lieu «le composer son Traité du droit et des prérogatives des ecclésiastiques dans l'administration de la justice séculière, ih-4°. Il voulut ])iésider au Ch-ltelet en 1673, en l'absence des lieutelunts, parce qu'il se trouvait alors le plus ancien conseiller. Les cofiseillei's laies reçus depuis lui s'y opposèrent , et prétendirent que les clercs n'avai. nt pas le droit de [iiésider et de (iécaniser. Cette contestation excita un procès; Petit-Pied lit un Mémoire bicn raisonné, et il intervint un arrêt définitif, le 17 mars 1682 , qui décida en faveur des conseillers-clercs.
PETIT-PIED (Nicolas), neveu du précédent, docti-ur de la maison et société de Sorbonne, né à Paris en 1663, lit ses éludes et sa licence avec distinciion. Ses succès lui méritèrent, en 17vl, une chaiie de Sorbonne, dont il fut privé en 1703, pour avoir signé, avec 39 autres docteurs, le laineux Cas de conscience. On l'exila à Beaune. Dégoûté de ce séjour, il se retira auprès de son ami Quesnel en Hollande. Il y demeu.-a jusqu'en 1718, époque où il eut permission de revenir il Paris. Il établit son dimicile ei une espèce nouvelle de prêche, dans le village d'Asnières. aux portes de Paris. Il y lit l'essai des règlements et de tout-li liturgie que les frères pratii|uaient on Hollande, i a renommée en publia des choses étonnantes.
On y accourut en foule de la capitale; et bientôt Asnières devint un autre Ciareuton. « On s'étonnera sans dout.', dit l'abbé Bé- « rault, que de pareils scandales se soient (I don;:és hautement aux portes de Pans ; et « |)ar L'i même ils pourraient dev(Miir in- « croyables. L'archevêque (M. de Noailles) « ne se donnait pas le |)remier souci ]>our « les arrêter, ne dd pas un mot qui les im- « prouvât. La Sorbonne, contre ses propres i( décrets et les déclarations du roi , réinté- '( gra dans toutes ses |)rérogatives ce réfori( mateur scandaleux , tamlis môme cpj'^l « donnait ces étranges scandales. Mais au « didaut de la puissance ecclos astique, la « puissance civile intervint, et voici dans le (( chAlimont la preuve incontestable de l'at- « tentât. Le dépositaire de l'autorité royale « s'indignant entin, contiaigmt les olhciers « de la faculté à comparaître par-devant les « ministres , Ut bifl'er la conclusion qui ré-
531 PET
« |iabilila'tledocleiir,f't chassa, plus ignomi- « nifuseinenl q ojaiiiai-s, ce pi'iliirbatour du « repos public. » L'cvi''(pic de Baycux (\l.dc LofT.iine ) le pi'it alors pour son théologien. Ce prélat étant mort en 1728, Pctit-I'ie.l se retira de nouveau en Hollande. 11 obtint son rappel en i't'V*, et inouiut à Pnris en 17'»7. Suivant le Dirtiannairr crilir/uc , « les dis- « putes de rEj;lise n'altérèrent en rien la « douceur, la cliirité et l'humanité qui fai- « saient son caractère. » Si ro,ii en croit le Dictionnaire des livres jansénisles, à l'iu- iele de VKxamcn tliéologiqtw, cl f[ue l'on en ju^^e pai' ses écrits : « Bien n'éjj;ale le style luor- « (lant el chai.;rin de Pelit-Pied. Son ouvra.^e « est un Dictionnaire d'injuros et de caloiu- « nies. On ne sail s'il n'a pas surpassé dans « cc'tc sorte de littérature odieuse et mfa- « luanlf, les Zuile, bs Scaliger et les Sciop- « plus de l'ort-Uoyal. » Les princifiaux de se- ouvrages, faits pres['ie tous pour la défense du parli, sont : Il gles de l équité naturelle et da bon sens, pour l'examen de la constitution Ungnitus, 11 i3, in-ii; Examen théotogique. de l'instruction pastorale approuvée dans l'assemblée du clergé de France, et proposée â tous les prélats du Royaume pour l acceptation de la bulle, etc., Î713, 3 vol. in-12. Cet ouvrage a été censuré par un grand 1 ombre de prélals en 1717. rcponscs aux. Avn'tissemenls lie l'évèciue de Soijsons (Lanpietj, 5 tomes in-12, en 10 parties; Examen pacifique de l'acceptation et du fond de la ^.'<//e Unigenitus, 3 vol. in-12; Traité de la liberté, en faveur de Jansénius, in-i°; Obedientiw credulœ vana reliyio , seu Silentium religiosum in causa Jansenii explicatum , et salca fide ac auctoritate Ecclcsiœ vindicatum, 17()8, 2 vol. in-12; Traité du refus designer le Formulaire, 170'J, in-12; Del'inj isle accusation de jansénisme , plainte à M. Hubert , etc., in-12; Lettres touchant la matière de Yusure. Il a aussi li.ivnillé, avec Legros, à l'ouvrage intitulé : Dogma Ecclesiœ circa usurani expositum et vindicatum , in-V"; trois Lettres sur les convulsions, et des Observations sur leur origine et leur progrès, in-V; il ne leui' est pas plus fivoiiible que le célèbre Diiguet, également zélé pour les iniérèls du parli (Tt);/. .vIoM'GERON, Kocue Jacqies, et Pahis'; quelques Ecrits sur la crainte et la confiance, et sur la distinction des vertus théologales, etc.
PKTiT UADiîL (Piiiuppe), médecin, né l'an nv.) h Piu-is, obtint au concours, étant très-jeune eiico.e, u e place Uj chirurgien aide-m ijor des invalid^'S. Nommé chirur(,icn major pour les Indes-Orienlalcs. il sé|i)urna trois ans à Surate, où il accpiit une connaissance a()pr.>fondie de la langue et delà littérature ang aises. Quelques années apiès son reiour en France, il fut nommé piol'esseur de chiiurgie à la tac j lié de médecine de Paris. La publication de IKncyclopéilie, par orJre de matières, ayant été enucprise vers celte épo pic, Petit-liadel fut ch irg ■ a ec do Ln Koche de la |)artio de la chu-tirgie , et son Dictionnaire de chirurgie fut imprimé en 1790, 3 vol. ia-8° avec planches. Pour se
PET
soustraire aux calamilés de la révolution, il repartit pour les Indes , et il ne revit la Fr.nce qu'en 1797. L'année suivante, il f t nommé' prof 'sseur de ■îlinicpie chirurgic-de à l'écoie de médecine de Paris, el ii occupa cette place justpi îi sa mort qui arriv.i le 30 novembre 1815. Petii-Radel s'était peu livré h la médecine pratique; ses ouvrages et le succès de ses cour.> ont fait sa ré|iulalion. Nommé en 18H président île la société de juédecine formée dans la f.iculté, il lui des Jieehcrclies sur les médecins mis au rang des saints et sur ceux qu'on a taxés d'athéisme. On a de lui, outre son Dictionnaire, plusieurs écrits relat fs à son art, et un Vogage historique, chorographique et philosophique, fait en Italie en 1811 fM^I-, Paris 1813,
3 vol. 111-8". 11 cultivait aussi la |>oésie latine. Ce médecin était coiiiiu pour accomplir scrupuleusement tous ses de\oirs religieux.
PLTÎ'ry (Jean-IIa)mond de), prêtre et prédicateur de la reine, né en 1715 à Saint-Panl- Tmis-Ch .teaux, et mort en 1780, >e distingua dans le siècle dernier par son talent pour la chaire, et par l.i composition de div.-^rs ouvrag 'S. On a de lui : Panéggriquc de saint Jean I^épomucnte , 1757, in-S"; Panégyrique de sainte Adélaïde, 1757, in-8"; Etrennes françaises, l7o6, in-i"; Bibliothèque des artistes et des amateurs, 17C6, 3 vol. in-i°. 11 y a des exemplaires dat.'s de 17(:7avec le litre ù' Encyclopédie élémentaire, Paris, 17iJ7 , 3 vol. in-i"; Manuel des artistes et des amateurs,
4 vol. in-8°; Sagesse de Louis Al', ouvrage moral et politique sur les vertus et les vices de l'homme, Paris, 1775, 2 vol. in-8°.
PLTRAROL'E (François), poète il dlen, naquit à Are/.zo, le 20 juillet L'iOl. Son père s'élant retiré à Avignon, ensuite à Carpentras, pour luir les Iroubles causés par les (juelfes el les Gibelins , el qui désolaient l'Italie, Pétrarque lit ses prem.ères étud s dans ces deux v.lles. Envoyé à Monti ellier, puis à Bologne, pour y élu. lier le droit , il y lli éclater ses talents et .von goût [lour la poésie iialiemi.'. Pétrarq ;e n'éludiail le dioil que par complaisance pour sa famille. Son (lère tt sa mè.e étant morts à .Avignon, il retourna dans celte vil e , oCi il conçut bientôt de l'amnur pour l.aure de Novcs. 11 avait le visage agrablo.les yeux vifs, la jiliysionomie line et s|irituelle. Son air ouvert e. noble lu: conciliaU à la fois l'amour et l'estime. Laure fut sensible ii ces av.mlagos de la nature; mais elle ne le lUi laissa jias apercevoir. Pétraïque ne | O'ivant rien gigner sur son amante, ni jinr ses, v r>, i i jar sa constance, ni par ses rèilexions, enlre|irit divers voyag. s pour .-e uistraire, et vint s'enf rmer dans u. e maison de c nipagiie à Vaucluse, près de l.isie, dans le cou. lai Veiiaivs n. Les bords île la foiitaine de Vaucluse retentirent de ses i.lauites amoureuses. U se séi-ara encore de l'objet de sa tlaiume, voyagea en France, en Allemagne, en Ita.ie , et jiarlout il iuL reçu en homme d'un mérite uistingué. De retour îi Vaucluse, il y trouva ce qu'il souiiaitait, la solnude, la tranquillité el'ses livres. Sa passion pour Laure l'y sni-
355 PET
vit. Il célébra de nouveau'dans ses écrits les vertus, les charmes de sa maîtresse, et les déFirieuv repos de son ermi(,i:j;f. Soa nom était r.'pandii laitnut. Il re/,iit dans un niAme jour des Iftti es du .'-éii'it de Home, du roi de N:ii les et du chaneelier de l'uuivorsité de Paris : ou riiivit;iit de la manière la plus llatleuse à venir recevoir la couronne de poëte sur ces lieux théUres du mon le. Pétr.irq le préféra Kome à Paris ; il passa par Naplos, où il soutint un examen de trois jnurs en présence du roi Roherl d'Anjou, le juge des savants, ainsi que leur Mécène. Arrivé à Kome, il fut couronné de lauriers, le jour de Pâque de l'année l.'Jil. Aprè> avoir r. eu ]a couronne, il fat conduit eu pompe à l'église de Saint-Pierre, à la voûte de laquelle il la S!is;>endit. La qualité de poète lauréat lui fut confirmée d uis d 's lettres pleines des élo^'f's les plus magnifirpies. Tnus les princes et les g ands hommes de son temps s'empressèrent à lui marquer leiir rs ime. Les papes, les rois de France, l'empereur, la république de Venise , lui en donnèrent divers témoijnagi's. Retiré à Panne, où il étiit archidiacre, il apprit la mort de la belle Lauro : il rejtassa les Alpes pour revoir Vaucluse, et pour y pleurer ce'le qui lui avait fait aimer cette solit'ide. Après s'être Jivré quelque temps à sa douleur, il relourna •en Italie en 13oiJ, pour perdre de vue des lieux autrefois si chers, et alors insupportables. 11 passa à Milan , où les Visconti lui confièrent diverses ambassades. Rendu au.x muses, ii demeura successivinnent à Vérone, à Parme , à Venise et à Padoue, où il avait un canonicat : il eu avait eu déjà un à Lombez, et ensuite un autre à Parme. Un seigneur du voisinage du Padoue lui ayant doiMié une maison l'e campagne à Arqua, tout |>rès de cette ville, il y vécut 5 ans, dans les Joucimrs de l'amitié et dans les .travaux delà litlé ature. Ce fut là qu'il reçut une laveur qu'il avait autrefois briguée sans ■avoir pu l'obtenir. Sa fnuille avait été bannie de la Toscane, et dépouillée de ses biens, pendant les querell- s des Cmelfes et des Gibelins. Les b'.orentins lui députèrent Boccace, poui- le pner ne venir honorer sa (mtrie de sa |)résence, et y jouir de la ro^tituuon de son iiatrimoine. Quelque sensible que fût Pétrarque h cet hommage c^ue l'étonnement de son siècle (tayait à son génie alors unique, d ne voulut |)as quitter ta douce retraite. Pétranjm; avait rem ili des missions im )ortaiit.'S que lui avait confiées le duc de ruilau. - Qu uid (jônes se fut ilooné à Jean Visconti, Pélraripie essaya, mais sins succès, de reçu.icilicr crtte république avec celle de Venise. 11 se rv'iidit auprès île 1 em^;e ear (Charles IV, afin de termuier les sanglantes uisputi.'S des Guelfes et des Gibelins. Plus tard, et sousGaléas V.scoiiti, il alla encore trouver Charles IV, et parvint à le dissuader d une nouvelle expédition au delà des Al,ies. 11 en reçut pour récompense le diplôme de comte
Îialatiu, renfermé dans une riche boîle d'or. 1 accepta le diplôme et renvoya la boite au chancelier de l'empire. 11 vint deux fois en
PÉÎ
France chargé de diverses missions : il s'y rendit en 1360 pour com!)lin)enler le roi Jean su- .sa délivrance. Ce fut Pétianpie qui fil connaître S()/3/io£/c en Italie; il rpiniit au monde littéraire les InstitiUions oralnirrs de Qu'ntilien et d'autres morceaux d'anciens écrivains, et par ses conseils, Galéas Visconti fonda l'université de Pavie. Il était versé dans presque lou'es les sciences sacrées et profanes, qu'il cultivait d ins sa solitude. 11 mourut d'apofilexie dans sa bibliothèque, le l'S juillet 13"i, à 70 ans. Pétrarque passe avec laisoii pour le restaurateur des lettres, et pour le p-^re de la bonne poésie italienne. Il se donna une peine extrême pour détôii'er et pour conserver dis m ;nuscrils d'auteuis anciens. On trouve dans ses vers italiens un g.and nombre de traits semblables à ces beaux ouvriges des anciens, qui ont à la fois la force de l'antique et la f aicheLir du moderne. Ses S'iimels et ses Canznni sont regardés en Italie comme des chefs-d'œuvre. Ce qu'on admire 1.^ plus dans les vers de notre |ioëte est ce te doyceur et cette mollesse élégante qui font son caractère, ce molle atc/iie Iqcetum dont parle Horace; mais il n'est pas exemat des concetli et des jiointes q:ii sont ordinaires au\ poêles italiens. Ses Triomphes lui tirent moins d'honneur, qu'dqu'ds olfrent de l'nivention, des images brillantes, des sentiments nobles et de beaux vers. Tous les ouvrages de cet homme célèbre furent réimprimés à Ijale , en 1381, in-fol. Ses poe'sics latines sont (^e qui, dans ce recueil, mérite le plus l'attention des gens de goût, après les poésies italiennes; mais elles sont fort inférieures à celles-ci. Son poëme delà guerre |)unique, intitulé ^/'r/ca, n'est pas digne d'un si grand poëti-, ni pour l'invention, ni pour l'hirmonie, ni pour la versification. Ses autres ouvrages sont : De reincdiis ulriiuf/ne fortunœ, (Pologne, 14.71, in-4-% traduit en français en 2 vol. in-12. par M. de Grenaille sous ce tdro : Le Saye résolu contre la Fortune; De otio reiigiosorum ; De vera sapientia; De vita solitaria; De con~ lempta mundi; Rcram inemorahiliumlibri VI; De rcpuhlica oplime ad.ninistranda ; Epistolœ ; les uu'S roulent sur la mora e, les autres sur la littérature, d'autres sur les alfaires de sou temps; Orationes; ell s tiennent de la déclamation. Tous ces ouvrages sont assez faiules; on n'y trouva le plus souvent (]ue des choses communes, écrites d'un st^le ampoulé, quoique assez pur. Pét arque a eu presque autant de commentateurs et de traducle irs que les meilleurs poêles de l'antiquité. Plus de 23 auteurs ont écr.t sa Vie. Celle qu'on trouve dans le 28' volume des Mémoires du P. Nicéron est fort inexacte. 11 y eu a de X q i méritent d'être distinguées, celle de Maiatori, à la tète de l'édition qu'il a donnée ôes poésies de cet auteur, et celle de .M. le liaron de la Rastie, dans le Mémoires de l'académie des ôelles-leltics; c'ais elles ont été etfacees par 1 sMémoires que M .l'abbé d'o Sade a publiés sur ce poëte, en 176i, en 3 vol. in-4". Eu exaltant les qualités de son héros, il n'oublie ni ses vices ni ses défauts;
PET
PET
sa passion pour Laure, c|ui, dans le fonu, paraît avoir été un aiuour de chevalerie; le libertinage de sa ji'unesse, son aigreur d.uis la dispute et snn luuni'ur caustique, ses déclaruations pleines de (iel et (luoiqueibis de fureur, dont les ennemis de rE,j,lise se sont prévalus pour étayer et conlirnier leurs excès. Mais sur quel fondement et avec (jucl avautaj^e peuvent-ils donner pour un de leurs
Erécurseurs un homme fameux i>ar l'alliage izarre de la galanterie et de la déliiiuclie avec la qualité de chanoine et <l'Hrciiiiliacre, itpii n'eut jamais ni li solitlité d'esi)rit ni la tgiavité convenable pour s'élever contre les ; désordres'.' Panég.riste oiseux de la vertu, ■ et tout entaché des vices qu'il ne cessait de reprendre dans les pontifes et les autres prélats romains , il ne saurait passer dans l'esprit des gens sensés que pour un déclamateur sans titre et sans conséquence. Peut-il mieux découvrir son coup d'œil faux et sa tète exaltée, qu'en préconisant l'extravagant et séditieux Kienzi comme le restaurateur de la liberté romaine; qu'en l'égalant aux Brutus, aux Camille, à tous les plus grands héros de l'ancienne Home? N'est-ce pas se décrier soi-même que d ■ donner sur un pareil sull'iag • l'Eglise romaine pour la nouvelle Bahylone , ou pour la pi'Ostituée de rAjiocalypse ? Encore en cela n'est-on pas du tout d'accord avec Pétrarque. 11 vomit à la vérité les injures les plus atroces, les sarcasmes les |ilus sanglants contre la cour d'Avignon; mais en nièiiie temps et invariablement il professe la foi du siège de Pierre, et rend un plein hommage à I auto ité de ses successeurs. Ainsi a-t-il réfuté d'avance les sectaires inconsidérés, qui n'ont érigé ses Lettres latines en renseignements graves et de premier ordre que pour s'appuyer de ce témoignage factice. A ces écarts près, Pétrarque réunissait à des talents rares des qualités estimables; il fut lidè.e à l'amitié, et [ilein de droiture et de probité au milieu des arlilices do la cour. Ouoiqu'il uùl constaté ses faiblesses [)ar la naissance d'un fils et d'une lilie , il et ut pénétré des grands jiiinciiies do la religion. Il en suivait scruiiaUusement les pr. tiques; il ji-'ùnait trois l'ois la semaine, et se leva t rég.ilièrement à minuit, pour payer à Dieu un tribut de louanges. La meifeuie é.litioii de ses J'oésics italiennes est celle de Venise, l7o(>, 2 vol. in-!i'". On peut y ajouter celle de 15 agioli avec comiiieniaue, 1821,-2 vol. in-8". Ses Vite dei pnnl( [ici ed imperaturi romani , Florence, 1478, in-l'ol., sont lares. Il a |)aru un Essai historique et critique sur Pétrarque (en angiaisj, Londres, année 1810, in-8 , et Viayyi ou i'oyuyes de Pétrarque en France, en Allemagne et en Italie, Alilaii, lS2i), 5 vol. in-8'. Les Poésies de Pétrarque ont été publiées en 182G i^ Milan avec uu Commentaire de Al. le c(Miile Jae(jues Léopaidi, neuf cahiers 111-18, formant un volume (h'stiiié à faire iiaitie de la ISibliolheea amœna. Elles ont été léimprimées avec additions et corrections par Aiigelo Sicca, Padoue, 1829. On a de M. Camille Ksminau un choix de ses
sonnets traduits en vers français, Paris, 1830,
PETUEIUS (Théodore), né à Kempen , dans rOver-Issel , le 17 avril 15G7 , se fit chai-treux à Cologne , où il mourut le 20 avril lOiO, après avoir été élevé à ditférentes charges dans son ordre. 11 employa ses moments de loisir à composer ou u traduire divers ouvrages pour la défense de la foi catholique et pour l'honneur de l'ordre qu'il avait embrassé. Les principaux sont : Catalo(/ue des écrivains de son ordre, Cologne, 1G09; Chronologie des papes et des empereurs, Cologne, 1026, in-4°; Des mœurs et des erreurs des /teV«</r/((f*-, Cologne, 1()29 , in-i°. Les rechîTches d-! Pétréius n'ont pas été assez grandes pour porter ces ouvrages à leur perfection.
PETRI (CuNERus), né à Duyvendych , en Zélande, reçut sa première éducation à Brouwershaven, étudia en ]ihilosoph e àLouvain, fut fait pléban de Saint-Pierre dans la même ville, et créé docteur en 1560. Il montra constamment une grande aversion contre les nouveautés, et fut un des grands adversaires de iMichel Baius. On le choisit pour être le jiremier évêqu • de Leuwarden da:;s la Frise occidentale en 157J; il y tint le 25 avril de la même année un synode doi t les statuts ont été (lubliés en 17i9, dans l'histoire des évèques de Leuwarden, par Heussénius. 11 y exerça toutes les f.jnctions d'un bon [lasteur jusqu'à la prise de sa ville é|)iscop le : les calvinistes et les anabaptistes le tinrent prisonnier dans Ba lingen , oii il i ut beaucoup il soull'rir pendant deux ans. Il fut ensuite chassé du pays et se retira à Munster, où il exerça pendant quelque temps les fonetions de sutlragant, et linit p.ir enseigner l'Ecriture sainte à Cologne, où il moL,rut le 15 février 1580, h 49 ans. On a de lui plusieurs Traités latins : sur les detwirs d'un prince chrétien, Cologne, 1380, in-8"; sur /( sncri/ice de la messe, Louvain , 1572; tui l'accord des mérites île Jésus-Christ avec ceux des saints; sur te célibat des prêtres; sur lo grâce, etc.; sur les marques de la véritabh Eglise, Louvaui, 13158; et dans la Bibliotiiecu ponii/icia de Kocaberli.
PEIRI ( ScFFRiDusj, né ù Ryntsmaguert .
près de Doclium en FriSe, le IJ juin 1327! mort à Cologne le 23 janvier Vôdl', enseigiu les belles-lettres à Eifurl. Il fut ensuite secrétaire et bibliothécaire du cardinal d( Cuanvelle, professeur en dro.t à Cologne, e , hi>toriogiaplie des états de Frise. Les pape; Sixte V et drégoire Xlil lui donnèrent demarques d'estime. 11 se signa a par plusieur;, ouvrage-); les pnnc.paux sont: De Frisiorun' uiUiqaitate et origine, Cologne, 1590, iii-8° Apologia pro origine Frisiorum , Fiaueker lOOJ, i,i-'i. ; De Scriptoribus Frisiœ, 1593 in-8". Suiï id.is y donne ui,e Notice de IGî éci'ivains hisons, rangés selon l'ordre c!no nologiqiie. 11 çu laul supprimer au moin, les 5J premiers, q^ni ne .^ont que des per; sonnages imaginaires. Sulfridus est asse:; exact sur les vrais écrivains de Frise; le;]: détails ipiil donne sur un grand noml'.rc'