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Si*
moyeu à^^, et obtint de»ses supi^neurs l'autoi'isntion de visiter avec dom Jérôme Pez , son fn'Te, les bii)liolh^ques et les nrdiivos des maisons de son nnlre, afin d'en extraire les pièci^s 1:'S |)lns intéressantes et les plus utiles. Les deux frères p;ircoururent ensenililtî presque toute rAlleinai^tie, et doiu Bernard no tarda pas à [lublier les .résultats de ses recherches, auxquels il.joi,.^nil d; s no'es et (les éclaircissements. Ses elforls fuient encouragés pai' le cardinal Passionei et par le C'inile Zinzendorf (lui l'amena en France en 1728. Doni Pc/, î» son rulour, fut nonnné bibbo'.liéiai.e de ral)bi}e de Mœ'ck, et s'occupa de puhli<ations nouvelles; mais l'excès du tiavail alt'ra piomptement sa constitution, et il mourut le 27 mars 1735, âgé de 52 ans. Ses principales jmblicalions sont : De irruptione itavurica in Ti/roliin anno 1703 « Gnllis (t Bnvaris facta. Vienne, 170!), ;n-12 ; Bibliotlteca lirnfdirtino-Maiirinna sni de orlu, viiis et scriptis PP. Bcneilictinorum e corgregnt. S. Maari in Frunvia libri duo, Augsboùrg, 171!), in-8", auquel on reproche de nombreuses inexaititudes, et que Vllisloirc littéraire de la congrégation de Saint-Mnnr de dom Tassin a d'ailleurs effacé. L'ouviage de dom Pe/. est toutefois encore recherché, parce qu'il réunit les préfaces d'un grand noralire de livres publiés par h'S bénédictins; l'Iiesiiurus anecdotorum novissimics, seii veleruin mominicntonim collectio retcntissima, Augsbourg, 17-21-1729, 6 vol. in-.ol. Ce reçu, il, qui fait suite au Thésaurus de dom Martèni', est | eu recherché en France parce que les pièies qu'on y trouve ne concernent que rii'sloire (le l'église d'Allemagne; ///hliolluca ascetica antiquo-nova , liuc est collectio veterum quorwndam et reccntioruin opuHculoruni asceticorum, quœ hue usi/ue in variis liihliotltecis delituerunt , Uatisbonne, 1723-1740, 12 vol. in-8°. — Son frère dom Je (jnie Pez, dont nous avons pirlé dans cet aiticle, né l'an IGSo, mort en 17(i2, fut liibliothécaire après lui , jiisiju'en 1700, ép(jque où liom Martin Kiojif le i'cuipla(;a (Jans cet emploi. Ou a de dniu Jéiômo Ve/,': Script or es rerum Austriacarum vctercs ac gcraiini plurimam parlrm nunc primum edili, Ke:|)zij, 1721-1723; llatisbonne, 17.'i5, 3 vol. iu-f(jr.; IJisloria sancti Leupoldi , Ausiria' marcltionis , Vienne, 17V7, in-folio. On trouvera de plus amples délais sur les deux Irèi-es dans la Itibli titeca Hcnrdictino-Melticinsis, par Martin Kropf, p. 5V(j et s iq., et dans Yllisloria rci litterariœ ordin. Siiricli Henvd., par Zicgelbauer, t. 111, p. 'aiO-WG.
l'EZKNNE (1'. bb('), mort .'i l'.lge de 29 ans, en Ib92, n'étant encore (pie diacre, avait prêché avec Ijcaucoup de su('cès dans diih rentes églises de l'aris , et avait prononcé, en KiWt, (levant l'acadiMuie fran(;ais(î, le panégyrique de .-aint Louis, il avait (iemandé e^i mourant ipi'un hi'.'iird ses co nposit.uns; mais un ami recueillit ses Sermons , et les punlia à l'aiis, 1093, I vol. in-12. Ony trouve cinq Panéggrigurs , avec cinq Discours sur divers sujets. Co pré licateur, dans le panégyrique de saint Charles, fait iemar(pjcr dans
ce saint un esprit d'oraison cjui l'a uni à Dieu ; un esprit de sacrifice qui l'a consacré au service de son prochain. Dans le sermon sur la foi , il distingue deux qualités nécessaires h c tte vertu : la solidité et l'action. « La foi doit nous ("iter toutes sortes de dou- « tes , et nous faire ag r en toutes sortes «d'occasions; elle doit être inéb.anlable « d ns r spril, voilà sa solidité; elle doit « cMre agiss.inte dans le cœur , voilà son ac- « tion. »
PEZRON fie P. Paul) , né h Hennehon en Bretagne, l'an 1G.39, se ht bernardin dans Fa -baye de Prières en iGi'A. il fut re(;u docteur de Soibonne en 1682, et régenta ens\'ite au collège des bernardins à Paris avec autant de z'ie que de succès. Son ordre lui confia plusieurs emplois honorables , dai.s lesquels il fit (laraître beaucoup d'amour pour la discii line monastique. En 1697 , il fut nommé abbé de la Charmoie ; mais snnamour pour l'étude l'engagea à donner, en 1703, la démission de son ahbaye, dont il ne se réserva rien. 11 s'enferma alors plus que jamais dans son cabinet , et s'y livra au travail le p'us assidu et le plus coiisiai't. Ses occupations all'aiblirent sa santé , et il mourut à Chessi en 1706, à 67 ans. I a natuie l'avait doué d'une mémoiic prodigieuse et d'une ai deur infatigable. Sun érudiùon et il profonde; mais elle n'était pas toujours appuyée sur des fonlemei.ts solides. Parmi les conjectures dont ses ouvrages sont remplis, il y en a quelques-unes d'Iieureuses.et beaucoup plus de hasardées. On a de lui : un Traité intiiulé, r Antiquité des temps rétablie, 1687, in-4-°. L'auteur entreprend de sou enir la chronologie du texte des Septante contre celle du toxte héb eu de la B ble. 11 donne au monde plus d'anciennet • qu'aucun autre chionologislo avant lui. Un gros vol. in-i% 1691 , intitulé : Défense de l'antiquité des temps , coulrc les PP. Marlian.iy et Le Quien, qui avaient attaijué cet ouvra-e |iar des raisons solides; Kssai d'un commentaire snr tes prophètes, 1693, in-12; il est littéral et hisloriiiue, et il jet e de grandes lunneres sur l'histoire des i ois de Juda et d Israël. 11 y entreprend d'arranger et d'expliipier lus prophéties seliui l'ordre chronoio .ique. L'Histoire éranijélique confirmée pur la judai'iue et la romaine, 1696, 2 vol. in-12; ouvrage sav.nl, et (jui forme une espèce de démonstialiiin hisUnique du c'iri>tiaiiisme , pidsée dans des sources que ses ennemis ne peuvent lécuser. On y trouve tout ce (|ue Ihisto ro ))rofane f ;urni3s,,il alors de |)lus curieux et de plus utile pour ap|)uyer et éclaircir la partie histor que de ri-.vaiigile. Le P. de Colouia et Lardi.er {Vog. ce-, noms) ont en partie rempli le même but. De l'antiquité de la nation et de la langue des t'cttes, autrement appelés Gaulois, etc., 1703, i.n-S", livre j'Iein de recherihes.
PFZZl (CuiRi.ES-ANToiTVG-MAKiF.) , arcHipréire du la collégale de Pun;en(m, dans le Fi loiil, né à Veul.^e, le 6 mars 175.5, se pronoiu;a pour la révuluih.n lorsipi'elle eut pénétré en Italie; il devint professeur de logi-
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que fit de philosophie morale au lycée de Bcllun\ et se retira en 1826 à Paris, parce que SOS principes déplurent au gouvern:^nieut autri .h'en. Il mourut dms cette vil'e le 18 tévriiM- ISiJi. On cite de lui plusi urs Ouvrages Halieus : des Lrçonft de philnsnph'e d'esprit cldn rœur, Padouc, lc21, 2 vol in-S°; Principes (l'<uiricnHnre et d'économie rur:ilc , Jiilan, 1825. in-8" ; Lanterne magiffiie (/ui fuit voir te monde et (jadque chose de plus, aliuanach pour 1826, in-t2, Mi'nn. 'C'est cet o ivraj;e qui Ht exil r l'autour ; il n'y ava't pas mis son nom. ) Tentât in' pour retarder la chute de l'éloquence en It'die, Milan, 18i7, iii-{2 Coup d'œil sur le (jouvernement cil)solu, 1 .suffi d'une déclaration solennelle des libéraux, SOUS le faux noiu de l'avocat Giai-ol)bi, Paris, 1827, in-S°; Considérations impartiales sur la toi du célibat ccc'ésiastique et sur le vœu solennel de chasteté, proposées aux conseillers et législateurs des états cullioliqws, par le professeur C. A. P., .Monai'O, 1829. Un Italien avant été soupçonné dôtr' raideur do cet ouv âge et mis on prison, Pezzi revendiqua l'écrit, et fit insérer sa ii-clamaiion dans l 'S journaux français. Parmi ses ouvrages inédit-;, il y en avdt un qui portait le titre du Philosophe observateur , ou les étranqetés de l'esprit humain , dont la censure de Milan défendt la [luldication. On n"a que trop li^'U de cmire que Po/zi avait totalement oublié l'esprit e; les devoirs de son état.
PFAFF (JEAN-rHiusroPHP), théologien luthér on, né en !(i;Jl à Ï.ule-Ling'n. dans le duché de Wurtemberg, enseigna la tbénlog e à Tiddugcn, avoi réput.ition, ei y mourut en 1720. On a de lui : une Dissertation sur les passages de rAncien Testament allégués dans le Nouveau, savante, quoiq e d'une critique qui pourrait ôtr' (pielquefois plus evatte; un recuod tle Controverses , accu -illi par ceux de son p;nHi, ainsi (pie (pielqnes autres ouvrages empreints du mémo csp.it.
Pi''AFF(CHiiisTOPHE-MATTniEU),filsdu précédent, professeur en théologie, et cbai coller de l'univoi'sité de Tubingen, né à Stultgard en 1086, est auteur d'' pins eu s ouvrages en latin, entr^' autres île; Instituliones thcologicœ dogmaticœ et morales, 'l'idiing n, 1719, in-8'; iMancfort, 1721, ni-8'-. On Ko doit l'édition du Fragmenta anecdotasancti Irenœi , grec et latin. La liste complote de ses ouvrages occupe une (ouille d'un, ression ians les ouvrages allemanils. 11 muurut en 17()0.
PFEFFEKCOKN Je*»), fameux juif, nalif de Cologne, mort voi'S 1517, ^e donna liuigtomps pour le Messi(! parmi ceux de sa nation ; ensniie s'i-tanl fait chrét en, il t^cha de persuader à l'emp 'reur Maxanilien de faire (jrùler tous les livr s hi-breux, a l'oxcîpiion de laUJj'c, «parce que, di;ait-il, « ds contiennent des blasfihèmes. de la ma- '< gie et autres chosis aussi uangerousos. » I/empereur publ,a,enl510, un édit lonforme à la iiemaude de Pfotforcorn. Keiuîhlin , par ses écrits et s-s d scours, tAcha d'emj)ôcber i'exécuiion de cet é .it. Pfetf rcom comiiosa le i'hroir manuel, [loui- souli'nir son senlinieiil; Keuthliny opooaai la Miroir oculaire,
qui fut condamné par les théologiens de Cologne, par la faculté de théologie de Paris , et par le P. Ilochstrat, dominicain, inquisiteur de la fni. Outre le Miroir mmuiel, on a encore de PfelVrcorn : Narratio de ratione celebrandi Paseha apudJudœos ; De abolendis scriptis Jud"onim, etc.
PriilFFEU (Auguste) , savant orien'aliste allemand, naipiit à Lawembour^ en lOiO. II tomba .^ l'A^e. tle 5 ans du haut dune maison ; il se fracassa t llomcnt la tôle parcelle chute, qu on le releva pour mort, et qu'on se disposait à l'ensevelir; mais sa sœur, en cousant le drap mortuaire au'our du petit corps, le piqua dans un des doigts, et s'apereeva'it qu'd l'avait retiré, elle le rendit à la vie par le secours de la médecine. On le m t aux études , et dans peu de temps il se rendit très-habile dans 1 >s 'anguos oiiental>s. Il I s professa à Witt"nberg, h Leipzig, ot on différents autres lieux, et fut appelé à Lubeck e.i 1690, pour y être surjnîonlant des égUses. C'est dans cotte ville qu'il linit ses jours en 1698. On a de lui un grand nombre d'ouvrages de critiqu; sacrée et de philo'ogie , en latin et en allemand. Les princijiaux de ceux du premier genre sont Pansophia mos-nca ; Critica sacra, Loinzig it Dresde, ICSO, in-8"; DeMazora; DeTrihieresi Judworum ; Sciagraphia systematis antiquitatuni hrbrœ'irum: Dubia rexata Scriptiirœ sacra; siveloca difficiliora Veteris Testant., circa quœ auctores dissident, vel hœrent, ndductis et modeste cxpensi s aliorum sententiis, succincte decisa, etc., cuiacccdit decas selceta cxercitationum biblicarum, Leipzig, I685,' in-i° ; cinquième édition, ibid., 1713; Anti' chiliasmus: llermeneutica sacra, sive légitima sacras Litteras interpretnndi ratio , Leipzig, 169V. in-8'; Antiquitateshebraicœ selectœ, unUe quamplurimis Scripturce locis fncula accenditur, Leipdg, 16S7, in-12; Lexicon antiquitatuiu sacrarum. Tous ses ouvrages de philologie ont été imprimés à Utrochl, en 2 vol. in-i". Ses livres d'orud tion sont assez rechorch''"i.
PFLUG. (.lui.Es) . Phluqius , évoque de Naùinbourg, né en 1510, d'une famille distinguée, fut d'abo d chanoine de .Mayence , puis de Zeits. Il entra par- s m mériïe dans le conseil d^^s emjierours Charles-Quint et Fordinand I '. Ce dorme • prince s'en rap, ortait ordinairemi'Ut à lui da s les alfaires les plus diliici'os. Ptlug ayant été élové sur le s. ego de Nainnboirg, eu fit exp il-.é par ses einemis le jour même de son élection ; mais il fut rétabli avec beaucoup de dislini-tion six ans a uès par Charirs-Onint. Il fut un des trois théologiens quo rcmpercur choisit poui- dresser le projet de \ Intérim en 15'i.8, travail qu'il coiidamna ensidte , et présida aux diètes de Ratistjo.me an nom de Char.les-Quint. Il se signala surtout par ses ouvrages de controverse sur les dogmes attaqués par Luthor. Ses livres sont po 'rlaplujiart on I tm. il on a fait aussi quelques-uns en ail maiid. On estime princip„lomeni : luie tixp'jsilion des cérémonia de la messe; un Traité de la réforme chrétienne ; un Avi$
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aux erclésiiisiiques. Ce savant et pieux évoque Miouiiit (Ml loDV, à 7Vans.
ITOCHKN (Sébastien), est connu p.ir une Dissertation, pujjliée en 1629, sur le style du Nouveau Testament, dans laquelle il prétend que le texte grec est tCune éloculiou aussi pure que celle des meilleurs écrivains de la Grèce. Galaker altiu|ua cette asertion et lui opposa De Novi Tislamenti stylo disserlaiio , où il montre les hébratsmes dont le texte erec abonde; mais sa critique est quelquefois exnriiit;mle et loiube k faux.
PH.VCÉK, (ils de Uom^lias, général de l'ar-, mée de l'hacéias, roi d'israi'l, conspira contre son maître, le tua dans son palais, et se fit |irocl;'.mor roi, l'an 759 avant Jésus-Christ. Il ré;^na vinjit ans, et suivit les traces de Jéroboam, (jui avait l'ail pécher Israël. Dieu, irrit ■• contre les crimes d'Achaz, qui régnait alors en Judée, y envoya Razin, roi de Syrie, et Pharée, qui vinrent mettre le siège devant Jérusalem. .Uais ils furent contraints de s'en ret;'urner dans Jeurs états. Dieu les ayant envoj'és pour châtier son peuple, et non pour le perdre. Cependant Achaz, au lieu de reconnaître ce bienfait de Dieu, ayant immolé au\ dieux du roi d'Assyrie qui était venu à son secoiirs, attira de nouveau la malédiction du ciel sur son royaume, selon la prophétie d'Isaie (cap. vu). Phacée lit une nouvelle irruption dans le royaume de Juda, et le réduisit à l'extrémité. îl tailla en pièces l'armée d'Achaz , lui tua en un jour 120,000 combattants, et au d 'faut de soldats, qu'il avait tous tu('s ou dissi es, il conduisit enclininés à .sa suite 200,000 tant femmes que niles et jeunes enfants, qu'il destinait à l'esclavage, et revint à Sam. rie chargé de dépoiiilles. Mais sur le chemin, le prophète Obed vint l'aire de vive.- réi)rimandes aux Israélites des excès ]u'ils avaient commis contrn leurs frère.s, et h ur persuada de renvoyer à Juda tous les captifs qu'ils emmenaient. Pliacée fut détrôné par Osée, un de ses sujets, qui lui ùta la couronne et la vie, l'an 730 avant Jésus-Christ.
l'IIAC'iJAS, lils et successeur de Manahem, roi d'Israël, imita l'impiété de ses pères, et fut tué par Pbacée dans snn palais de Samarie, l'an 'i29 avant Jésus-Cbiist.
l'HALEG, lils d'Héber et père de Reu, naqu't cent deux ans après le déluge, cinquante avant la construction de la tour de Babel, et k iiième année que se lit la d, vision de la terre d'Kdeii en,re les onze enfants de Clianaan.au préjudice des entants de Smi. C'est en n'émoire de cette division, si on en croit Boiifrérius, (pi'il reçut le nom de Phaleg. 'i'ornielbis, dans ses Annales, h l'an 1931, est d'un autre sentiment, et rapporte le nom de Phaleg à la division des langues , qui se lit lors de la c(jnstruclion de la lourde liabel, où se forma la multitude et la diversité des idiomes qui composèrent, dans la suite, le langage des nations : diversité que des physiologues ont regardée comme tenant au plan de la Providence, et que des hommes à systèujes ont vainement projio-ié de réformer par une langue universelle. (Voy. Leibmtz.)
Les grammairiens ont observé que le seul mot Sac avait subsisté et subsistait encore dans toutes les langues : < Ce qui vient sans « doute, dit un critique ingénu et agréable, de « ce que la seule chose que les insensés cons- « tructeurs de la tour devaient comprendre, « et dans laquelle ils devaient èlre u'accord, «était de prendre leur 5ac et de s'(n aller. »
PHAKAON signifie 7-oi dans l'ancienne langiie des Egyptiens. Plusieurs souverains d'Egypte ont ])orté ce nom. On distingue 1° celui qui régnait lorsque Abraham fut contraint par la famine le revenir en Egypte. — Le second occupait le trône lorsque Joseph, amené par des marchands israélites, fut établi intendant de toute l'Egyi te. Ce que l'Ecriture nous en apprend donne l'idée (l'un prince modéré et juste. — Le troisième Pharaon est celui qui, ouliliant les services de Joseph, persécuta les Israélites. C'est lui et le suivant, à ce que l'on cioit communément, qui biUir- nt les pyramides. Si cependant ces pyramides étaient i-es greniers publics, comme quehjues savants l'ont pensé, il est naturel de les rap; orier au règne précédent. (Voy. le Journal hisl. et l'Ut., \" décembre 1790, page 529.) — Le quatrième est celui à qui .Moïse et Aaron demamlèrent la permission d'aller avec le peuple sacrifier dans le désert, et qui, par son obstinaiion, attira tant de flé..ux sur l'Egypte; fléaux dont l'Ecriture, tant dans VExode que dans les Ptmuncs et les livres sapientiaux, rapporte les effrayants détails, et dont les historiens profanes ont aussi conservé la mémoire. Didilore et Héiodote fniu mention de létat humiliant où l'Egypte fut réduite pendant iOO ans, après les prodiges oiérés par Moïse. — Le cinquième rég ait du temps de David. — Le sixume fut beau-père ce Salo- 111011, qui éjiousa sa iille, mariage dunt la conforuiité aux lois hébraïques et aux vues de D:eu est encore un prcblème pour ceux qui prennent dans un autre sens quelques passages (.es livies saints, qui semblent y èlie relatifs. — Le septième était Pharaon Sesac, (jUi donna as:le à Jéroboam, ei lit la guerre ;\ Roboam. — Le huitième, Piiaraoïi Sua. — Le neuvième Néchao. — Et le dixième est Oplira ou Apriès.
P11.\HÈS, lils du ]!atriarclie Juila et de sa bru Tliamar. Lorsqu'il vint au monde, Z<ra, sou frère jumeau, jirésenta le jiremier son biMs; mais ensuite il le retira, i>our laisser iiaitre Phares son frère qui , par ce moyen, devint l'aillé. C'est un des ancêtres de Jésus- Christ, (oimiie l'on voit au premier chapitre de saint Matthieu. Et c'est [lour cela (pie l'Ecriture rapporte les circonstances de sa naissance et sa piimogéniture.
PH.VSSUR, prêtre, lils d'Kmmer, était un (le ces (iropiièies de uiensonge qui amusaient les peuples par leurs flatteuses prédictions. Ayant entendu Jérémie prédire divers mal liears contre Jérusalem, il le frapiia et le ht charger de chaîne-^. Le lendemain Phassur ayant fait délier le prophète, celui-ci lui prédit ipiil serait emmené captif îi Babyloiie avec tous ceux qui demeuraient en sa mai-
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son, et qu'il y mourrait lui et tous ses amis. Jérém. xx.— Il ne faut pas le confondre avec Phassur, fils de Melchias, qui demanda la mfjrt du même pro|)hète, et le lit mettre au fond d'un p'iits. Jérémie, xxxviii.
PHÉBADE ou FIÏADE (saint), Fitadius, évoque d'Agea , que les habitants du pays nomment saint Fiari. Il se lit un nom en réfutant la confession de foi que les ariens avaient puldiée à Sirniich en 358, par un Traité qui est cité par saint Jérôme, et que nous avons dans la Bibliothèque des Pi'Tes, tom. IV, ;iag. 400. On y remarque beaucoup de justesse et de solidité dans les raisonnements. Les subiilités et les équivo|ues des ariens y sont dévoilées, et la doctrine catholique y est défendue avec force. Il assista au concile de Kimini en 359, et y soutint le parti orthodoxe avec faiut Servais de Tongres ; mais, surpris par les ariens, et entraîné par l'amour de ia paix, il signa une pi(jfession de foi catholique en ap()<irence. Il connut depuis sa faute; et il témoigna |)ar une rétractation pubh'que.cfn'il n'avait eu dessein que de dét; uire l'erreur, et non d'y souscrire. Saint Phébade se trouva au concile de Paris en 360, à celui de \'alence en 3Tk, et à celui de Saragosse eu 380.11 vivait encore eu 392; mais il était mort en 400, après plus de 40 ans de travaux dans l'é 'isco'jiat. 1). Uivet lui attrilnie un savant Tra/Zd contre le concile de Kimini. Ou en trouve une traduction grecque parmi les discours de saint Gréi;oire de Nizianze. C'est le 49' discours do ce Père. — M. labbé Migne a publié : OEurres trèscotnplèles des écrivains ecclésiastiques du y siècle jusqu'à saint Jérôme, reproduites pourlapremiôre fois selon l'ordre chronologique, et réunies eu un seul volume, recueillies dans les collections de Galland , de dom Coustant, de (laleardi, de Lebeuf, de fîaronius,d'Isidoie Mercator, de Labbe,de Mansi, et de quelques au 1res, conienant les écrits de 19 auteurs qui sont : saint Phébade, saint Anastase, pape, Fauste, Sulpice-Sévèro, Secumlinus, saint Chromace, saint Victrice de Uouen, Pammachius, Oceanus, Innocent 1", pape, saint Zozime, pape, saint Paul.n de Milan, Sévèrede l'île Majorque, s:)int Bonifacel'', pape, saint Gaudens de Brescia, saint Aurèle de Carthage, Bachiarius, moine, Zachée et Evagre, 1 vol. in-i°.
PHKLIPPEAUX (Jean), docteur en théologie et clianoine de Troyes, naquit à Angers. Bussuet l'ayant entendu discuter dans une thèse soutenue à la Sorboniio, conçut do lui l'idée la plus avantageuse, et chercha à se l'attacher. !l lui contia l'éducation de son neveu, l'abbé Bossuet. Phelippcaux l'accompau,na dans ses voyages en Italie. Ils étaient tous deux à Kome lorsqu'on y traita l'allaire de Fénelon au sujet du livre des Maximes ^/m Sumis, et ce fut d'après l'invitaiion de Bossuet qu'ils restèreut pour la v(jir terminer et même pour la suivre. A son retour, il -.ut nommé ollicial et grand vicaire do l'évèché de .^ieaiix.Ii mourut (ians un âge trèsavancé, en 17H.8. On a publié do lui les ouvrages suivants : Discours en forme de médi-
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talions sur le sermon de Jésus-Christ sur la montagne , Pavis , 1-73Q , in-l2; Relation de l'origine, des proqrès et de la condamraiion du quiélismc, qui ne parut qu'en 1732 et 1733, in-8', deux parties, sans n<im d'auteur ni d'imprimeur, lanteur ayant recommandé de ne la faire panître que vingt ans après sa mort. Cet ouvrage, qui, suivant M. le cardinal de Baussot, ilécèle la partialité la plus marquée et l'acharuement le plus odieux contre Fénelon, iùt ilétri par un .-.rrèt du conseil , et coudamné au feu. On trouve encore plusieurs Lettres de Phelippeaux dans la Correspondance sur le quiétisme, insérées parmi les OEurres de Bossuet. Ce même théologien a laissé en manuscrit une Chronique des évéques de Meaux. On a aussi de lui des Méditations.
PHÉLYPEAUX dHEKBAUT (Georges- LoLis), archevêque de B(;urges, se distingua autant pai' l'activité de son zèle que par ses immenses cliarifés. Un de ses jirédécesscurs avait fondé un établissement bien précieux, puisju'il était destiné à servir de retraite aux curés vieux et infirnii's. Lorsque Phélypeaus parvint au siège de Bourges, cet établissement n'avait que 4,500 liv. de revenu : il le porta à 20,000 liv. Il fonda plusieurs collèges dans les principales villes de soa diocèse, institua des bureaux de charité, et paivint à détruire ou du moins h diminuer considérablement la mendicité. Il se faisait un devoir d'instruire son peuple par luimême, tant dans les villes que dans les campagnes. On raconte divers traits de son éloquence vraiment [lastorale. Un jour qu'il faisait une exhortation aux catholiques dans une des villes de son diocèse, la vue d'une multitude de protestants qui étaient venus l'entendre enllamme sa sollicitude. Il dirige son discours vers ses auditeurs inattendus, leur expose les raisons qui doivent faire le plus d'impression sur eux , leur représente que leurs pères se faisaient une gloire d'être les enfants de cette même Eglise, dont rien n'aurait dd les séparer. « Leurs cendres, « s'écria-t-il , reposent dans ce temple où « vous voila réunis; elles accusent votre er- « reur et s'élèvent contre votre schisme. « Tous ces tombeaux parlent, vous entendez « leurs voix; ils vous crient ; Pourquoi étes- « vous infidèles à la croyance de vos aïeux? '< Pourquoi vous éles-vous dérobés à la sainte « autorité de cette Eglise antique, dont les « pasteurs remontent par une succession non « interrompue jusqu'au berceau du christior- l « nisme? Cette Eglise mère avait béni nos ma- ^ « riages; elle avait imprimé sur le front de « nos fils, dont vous tenez le jour, le sceau « de la famille de Jésus-Christ ; elle vous parle « encore dans ce moment par l'organe de
« votre pontife, écoutez-le Oui, je suis
« votre pasteur, » reprit l'éloquent évêque avec une vivacité de sentiment qui^it fondre en larmes tout l'auditoire; « et vous refusez «d'être mes enfants; je serai voire père « maigre vous : je le suis par l'autorité de « mon ministère; cette autorité est celle de « Jésus-Christ même, qui m'a été contiée par
PHI
PHI
0 l'imposition des mains des anciens du « prcsbviôre, qui l'av.iient roi;uo des anciens, a en remontant jus ]u'aux apôtres et au Fils « de Dieu, <lont les mains divines ont coni- « iiiencc- celte ciiaine de cous 'cralions so- (tlenn(!lle3, qui est venue, tout indigne que « jpsuis, rei>oser sur ii;a tùte -. votre uiépris « de ma p issanco pate.nelle nu peut me « Vôtci'. Je suis voire père an nom de Dieu : « celui de qui vint toute paternité', an ciel « et sur la terre, m'en donne sur vous les « droits sacrés; ils sont, s'il est possib'e,
f « plus inviolables que ceux de la nature.
■ « Mais si je siis voiie père de droit divin, « ah! mes onf uits, je ^cns que je le sui^ en- « core par le droit do mnn cieur; mes s^nti- « monts vojs embrassent en déjiit de vous- « miMiies : ne vous rei'Msez |)as à ma tonce dr.'sse;j"ai i'f'iuuilitiou d.> votre b)ulieur, « vos Ainos sont ensliainées à la mien;ie. Je « donnerais, ma vie avec joie , ù mon Dieu, « viius en êtes t'-moin! pour ramoner dans « les voies lu .sal'it mes enfants qui s'éga- « rent. » Il mourut h Paris le '1) septembre 17H7. M. Blin de Sainmore a fait son lilogn historique, et M. Tabbé Fauchet son Eloge fiinèbrv, dans lo(|uel il y a de très-beaux passages, et en môme temps beaucoup d'idées uiesquines et puériles, et, ce qui est digne d'une censure plus grave, de^ allures de la i)hil030|)hie du jour. Il y a aussi de ce prélat une autre Oraison funèbre ) ar M. l'abbé Saint-Jon, de b aucoup siipérieu e à celle de Faucliet. On n'eu parla point dans le tcuJiis, i)arce qu'elle n'était que chrétieiuie. PHENENNA , deuxième lemme d'Elcani, père de Samuel, a\ ait plusieurs enfants, et loin d'en remercier Dieu, elle insu'tait Ai, ne, et 11 radiait de ce que le SeigU'ur l'avait rendue stérile. Mais Dieu ayant exauc' les prières de l'aiH.'gée, elle entanta Sauuiel, et IMiénenlia fut humiliée. Le cautiquî que Anne prouoiiya à ce sujet, est un des plus touchants de l'Ecriture sainte.
PHILASTllE, Pldlastrius, évèqu'^ de Krescia en Italie, vers 37'i-, se trouva au concile d'Aquiléo avec saint Ambrnise, en 381, lit connu ssanee h Milan avec saint Augustin, el nuiui ut le Irf juillet .'J87. On a de lui un bvre dos /leVc's/fs, dans lequel il prend (|uol([uefois pour erreur ce qui ne l'est pas, selon la remarque de IJellarmiii. Cet ouvrage, écrit d'un style bas et ram;i,uit, se trouve dans la Bibliolhêgue des Pères. On en a une éilition .'éparée, Hambourg, 1721 , in-8", et IJrcscia, 17.'<8 , iii-folio. — .\l. Miguo a donné ce que nous avons de saint P'iiilasl;e dans son coui's €Onipl t de Patriilo,;ie, sous ce titre : Olùivres Irès-coitiplètes itr stiiiit Etisèhe de Verccil, contenant \ l'AuiigelinriuM (luadruitle.r , ou leproduetion do (|uaire manuserits de l'anciiMine lliilique des q lalre ('■vaiigi'listtvs, mis en reyard <l'après l'ediiion de Hlane liTii, suive s lies OLiirres Irès-coinplèlcs de Firmieus Maleriiiis cUde saint PhiUistre, revues et corrigées d'après les éditions de Munler et de Cialeai-di, 1 vol. in-4".
Pdll.EMON (saint), homme riclie de la ville de Colosses , fut convarti à la foi chré-
tienne par Epaphras, disciple de saint Paul. Sa maison était une retraite pour les fidèles. Sa femme .\|)pia el lui étaient la bonne odeur de la ville pu- leurs vertus , et la rpssource de tous les mallieureiix par leurs liiiéralités. Onésime, esclave de Philémon, l'ayant volé, s'enfuit à Uoine, où sdul Paul 1' nslrnisit de la religion, et lui donna le ba,'tènie. L'apùtre le renvoya ensuite à son maître , auquel il le recoiv manda par une lettre qui est un rnodoie d'éoquence [lersuas've. Voy. Onési.ME. Les Grecs rapportent p'usieurs particularités de la vie et de la mort de Ph'lémon qui sont p'us qu'incertaines. Ils le font mart.) ris r h Cuioss.^s avec sa femme, dans une émeute po;iulairo. Les Latins et les Grecs célèbrent leurs fêtes le 22 novembre.
PIÎÎLÉTUS, héreti |ue du pi emicr siècle, qui, sans nier formellement la ré-urreclion, soutenait ij u'elle était iléjà opér('e, et qu'elle n'étail que le pa sage du péché h la grâce. C'est de lui que parle saint Paul dans sa seconde Epitrei'i ïimothée : Ex quibus est flijmenœaset Philetus..., diccntes resurrcctionem esse juin factain, et subverlerunt quorumdam fidem.
PHILIBERT (Emmamjel Robert DE),ecclés'astique, né à Toulouse le "25 mars 1717, mort sur la fin du xviii" siècle, est .auteur des Annules de la société des jésuites, 17G'i-l76a, 4- vol. iii-i".
PHILIPPE, Pj^rygien d'origne, que Antiochus t'iiiphanes étaitht gouverneur de .lérusa'em. Il Unirmei.ta cruellement les Juifs, pour les obliger î\ c'ianger de religion. Antiochus, sur le point de mourir, établit le môme Philippe régent du royaume, el lui mit e.tre les mains sou diadème, son manteau royal et son anneau, aiin qu'il le r<'ii îl à son fils, le jeune Anliochus Cupator; mais Lysias s'empara du gouvernement sous le nom de cet enfant. Phdippe, qui n'éta t pas le })lus fort, s'cnfu t eu Egypte avec le corps d'i";|)i dianos, pour demander du secours contre l'usin'pate ir; et l'année suivant-, prolitant de l'absence de Lysias, qui ét.iit occupé cont.e K'S Juifs, il se jeta dans la Syrie et prit Anlioehe; mais Ly>ias, revonani aussitôt sur ses pas, reprit la ville, et lit mourir Philippe.
^ PHILIPPE, fds d'Hérode le Grand et de Cléop,-1iro,(^t frère d'Aiilipas, épousa Salomé, celte daik^auso qui deman a la tèle de Jean- Haptislo. .\ugu>te ayant conûrm'- le testament d'Hé ode, (|ui laissait à Philipi e la tétraieliie de la Gaulonito, delà Bétli.uiio et de la Panéado, ce prince viul dans ses l'-lats, où il no s'occupa (|u'à rendre s s sujets heureux. Il aimait surtout la justiee, et, pour en assurer l'exéeutiou, il parcourut toutes les villes do son ob issanco, taisant porter uno espèce de trône, où il s'asseyait pour la rendre, satisfaisant tout le monde par sa cl. ■menée et son équité, il lit rétablir mag uiiiliKunont la vilio <lo Panéado. qu'il appela 6'wa;w, en l'hoiimur J.' TiOère; ri c'est ce qui la lil iioanuer Césarée de Philijipe. U augmenta aussi le bourg de Beth-aido, et lui donna le nom de Juliade, à cause de Jui.e,
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lille d'Auguste. Il mourut après 37 ans de règne, l't 20" année de Tibère. — Il y a eu un autre Philippe, aussi fils du grand Héroiie, mais d"une femme nomnioc Mar'iamne, lf':|uel épiiusa HrroJia-;, ot fut père du laSa- Idiiié dont nous parions à la tète de cei arliclo.
PHiUPPE (saint), apAtre de Jésus-Christ, naquit à Bcllisaide, ville de Galilée, sur les bords du lie de (iénosarelii.Le Sa iveurTM)pela le len leiiain de la vocation de s.nut Pierre et de saint And é, et lui dit d le suivre. 11 alla dire à Natliau.iël qu'il avait trouvé le Messie, et assista aux no-^es do Cana. Ce fut à Inique rUoraine-Die i s'adressa lorsque, voulant nourrir 5000 lioainié's qui le suivaient, il deuianila où l'on pourrait acheter du pain pourlantde monde. Philifijie lui n'pon i t « qu il n fau.îitiit p uir « plus de 200 ilouiers. » Pendant le Ion,;; discours (|ue J.'sus-Christ t ni à ses <i[)ùtiesla veille de sa passion, P.dlipiie le \)v\a de leur l'aire voir le Père. Mais le S,;uveur lui répondit : Philippe, celui qui me voit, voit aussi mon Père. Vuil;") ce que ri'>an.^ le nous apjirend de ce saint apùtre. Des auteurs ei clés asliijues flirt ancicn> disent ipi'il alla prêcher l'Evangile en Phrygie, et qu'il mourut à Hiérapk-, ville de cette province.
PHILIPPE (saint), le second des sept diacres ipie les apôtres c!ioi--iront après l'asce ision de Jésus-Christ. On cro.t qu'il était de Césarée en Palestine; au moins est-il ceriain qu'il y demeurait, et qu'il y avait qualri; tilles vierges, dislinguées [lar l'esp' it de prophétie. A|irès le mai-tvre de saint Etieiuie, les a'ùtres s'élant dispersés, le diacre Philipiie alla prêcher l'IC angU ■ dans Samarie, où il tii i lusieurs couve, sions éclatantes. 11 y était encore, lorsqu'un ange lui commanda d'aller sur le chennu qui descendait de Jérusalem à Gaza. Philippe obéit 1 1 renconlra l'ennu^pie de Candace, reine d'Ethiopie, (}ui, lisant le projihèle Isaic, donna à Pliiippe o cision de l'instiuire et de lui faire connaître Jésus-Christ. Rien de plus touchant, d'un récit jilus simple et jilus vrai que ce qui e>t rapporté à ce sujet dans le c ia|iitre vui des Actes des apôtres, il mourut à ce qu'o"!! croit à Césarée, vers l'an 70 de l'ère chr.''iienno.
PHILIPPE- BENIïI ou BEN'ZZI (saint), 5" général desservîtes, et non fmdateiu' de ces religieux, comme quelques-uns l'uni dit, uéh Florence en 12."]2, d'^ine faivrille noble, obtint en 1274, du concile général de Lyon, rai'proUatiiin de son ordre, et mourut à Todi. Clément X le ml en 1071 dans le cat.ilogne des siints. Les fondateurs de l'ordre des servîtes sont au nomlire de sejit, dont on fait l'ollice le 11 février. Ce saii t lit de la .san( l tication de ses religieux le i rincipal (ibiet de son zèle, persu nié (juec'éiait le premier de ses devoirs. 11 nommait le criicilix son livre, elç'esl en le contemplant qu'il rendit le dernier soupir, le 22 août 12si. Sa vie a été écrite par l'abbé Malaval.
PHILIPPE DE NEKI. Voy. Néri.
PHILIPPE, antipape, nommé le 31 juillet 7G8, après la déposition deCunstanlin, autre antipape, par l;i faction du prèire Val libôrt, fut déposé le même jour par celle ('•^ Christophe et de Seigius, qui parvint îi faire élire Etienne 1:1. Philippe rentia i = ans le monastère d'où il était sorii ; mais Valdiberl eut la langue coupée et les yeux arrachés, et il mourut des suites de ce supplice.
PHILIPPE UE DKEl X, lils de Robert de France, comte de Dieux, embrassa l'état ecclé>iastiqiie, quoi.p'e né avec des inclinations guerrières. Elevé au siège do Beauvais, il se croisa pour la Terre-Siinte, et se signala dev nt Ac/e ea 1191. Philippe-Augu-te ayant déclaré peu de tem|is a;»rès la guerre aux Anghvs, l'évèquc de Beiuvais reprit de nouveau les armes. Les ennemis s'ét'iut montr'sdevant la ville é[iisropa!e, il arma son p upli', parut à leur tète avec un ca-que pour mitre, et une cuirasse pour chape. Les Anglais l'ayant poursuivi, le tirent prisonnier, et le traitèrent avec dureté. Philippe s'en plaignit au pape Innocent III, qui, demandant sa giilce à Uichard, roi d'Angleterre, interc'éda pour lui comme pour son lils. Le monarque envoya au [lontife la co te d'armes de l'évèque tout ensanglantée, et lui ht dire, par celui qui la lui présenta, ces paroles des frères de Joseph h Jacob : «Vo.vez, M saint Père, si vous reconir.isse la tunique « de votre tils. » Le pape répliqua que le traitement qu'on faisiit à cet évèque était juste, « fiuisqu'U avait quitté la milice de Jésus-(JI)rist pour suivre celle des hommes. » Phili|)pe de Dreux obtint sa liijeité m 1202, et se trouva depuis à la fameuse bataille de Routines, en 121'i-, où il abiitit le comte de Salisliury d'un coup de massue ; car il se servait de cette arme, et ne voulait point, jiar un scrupule ridicule et inconsécj eut, étant ecclésiastique, user d'épée, de sabre, ni de lance. Il combatt t aussi en Languedoc contre les albigeois, et mourut à Beauvais, en 1217.
PHILIPPE le Solitaire , auteur grec vers 11. 5, dont nous avons Dioptra, (,u la Règle du chrétien, ouviage mséré dans la Bibliothèque des Pères. Jacques Ponlanus en a donné une édition en grec et en lal.n, dans le recueil intitulé : Yersio et Notœ in varias Auctores grœcos, Ingolstadt , 1604, in-fol.
PHiLIPPE (le Borwe-Esperance, religieux prémmiCé, est appelé auss. Philippe de llavinçje, nom du village où il était né; ill'Auniônier, à cause de ses abondantes aumônes. Devenu prieur de l'abbaye de Bonne-Espérance, en Hainaut, [irès tie Binclie, sous l'abbé Odoii. léciivitvivementà saim Bemartlpour levendiqiier le frère Robert, son iclig eux, que ce saint avait reçu à Clairvaiix. Saint Bernard s'en plaignit,eiPhilip|icfat déposéet uvoyé dans une autre atibaje. Il se réconcilia u.-ns la suite avec ce saint, cl devint en 1155 abb ' de Bonne-Espéranc, où il mourut en 1172. On a de lui des Questions théoloyiqucs, des Vies et des Eloges do plusieurs saints, et d'autres ouvrages recueillis à Douai , en
1623 in-fol., par le Père CLamart, abbé du Bonne-Espérance. Philippe éUut aussi savfint nue iiieux. La vertu et les sciences fleurirent dans S'U abbaye, et elle fut jusque dans les riern ers t'iups, très-ri'conunandablG i'ar la r.'i^ular lé de ses religieux, leur hospitalité, leur application aux étud.;s sarréc'^ et utiles. ^
PHILIPPE DE LA TRÈS-SAINTE TRI- NITE, né à Malaucène, dans le diocèse de Vaison, é'.ait nnmiué Espril-Julicn avant de se frtirc carme. Il lut envoyé comme missionnaire dans le Levant, parcourut la Perse, V l'Arabie, la Syrie, TArménie, visita le mont '■ Ld)au, l'i'.l professeur à Goa, et prieur. De \ retour dans la iirovince de Lyon, il y fut élevé successivi'ment à toutes les charges, et élu général de l'ordre à Rome en 1665. Il visita pendant son généralat presque tous les couvents de l'Europe, et mourut à Naples le 28 février 1671. On a d ■ lui : Summa phiiosopkUe, Lyon, 16'i-8, in-fol.; Summa tlieologiw, Lyon, 1633, 5 vol. in-fol. ; Summa thi'olofjiœ iinjsticw, 1636, in-fol. ; Clironologia ah initia mundi ad sua tempora, 1663, in-8'; Itinerarium orientale in quo varii sucressus itineris, plures Orientis regiones, earuin montes, maria et puniina, séries principum gui in eis dominati sunt, ineulœ tam chrisliani guam infidèles populi; animalia, arbores, plantœ et fructus ; religiosorum in Oriente mifsiones ac varii célèbres éventas describuntur, Lyon, 1649, in-8°; traduit en français .•^ous ce ttre : Voyage d'Orient, du Jl. P. Philippe, etc., par le Père P. erre de Saint-André ( J.-Anl. Rampallc), carme déchaussé i plusieurs ouviages en faveur de son ordre, dans lesquels il manque de critique.
PHILLIPS (Thom.4s), chanoine deTongres, né a Ickfurd, dans le comté de Buckingliam, en 1708, exerça hngtemps les fondions de missionnaire en Angleterre, et mourut à Liège en 1774. 11 est principalement connu ar la Vie du cardinal Polus, eu anglais, dont a sec(Uide édition a para en 176'J, à Londres, 2 vol. in-8". C'est l'histoire très-inléressaute d'un homme célèbre qui a vécu dans un siècle técond en g. ands personnages et en grandes révolutions : révolutions de religion, révolutions civiles et littéraires. L'auleur de cet ouvrage rend compte de ces événenuuits de la manière la jilus noble. Il y a b{'auciiU() de justesse et d'clévaliun dans les réllexions, de la chaleur et Je la pureté dans le style. Il trace en maître les caiMi tores de Tho.uas Alorus, de Fischer, de Contarini, de Sadulet, Runel, Bud.'e, Gibeiti, Longolius , Ruonamieo , Flanunius, Erasme, etc. Il montre ce dernier par son bon et jiar Son mauvais côté. Il fait voir d'une manière bien ttiuchante l'état du royaume, qui était alors gouverné par un tyran livré aiix plus vi(dentes passions. On remarque une assez grande dilliM-ence entre le pri'iuier et le secon i vulume. L'auleur eut l'imprudence de faire imjii-imir le premit'r à Oxford et n'y mettre son nom; comme il y a plusieurs ciioses qui uaturellemeut ne doivent pas plaire