FIN
Vierge, et ae ne paraître corriger ou prévenir des exagérations et (Ips abus, qu'en donnant dans des excès contraires; 2" de favoriser le nestorianisme; 3° d'allaiblir les preuves de la piimauté du saint-siége ; V d'attribuer aux saints Pères des erreurs sur l'inuiiortalité de l'flme et sur l'éternité des peines de l'enfer; 5° do parler d'eux avec trop jieu de respect, etc. Matthieu Pelit-Didier a donné une critique en.'J vol. de la liililinthk/iie ecclésiastique \Voy. Petit-Didier, Souciiît, ; une édition de (îoison, en 5 vol. in-fol. {Voi/. Charlier); Traité de la puissance ecclésiastique et temporelle, in-8°; Uisloire de l'Eglise en abrégé, en 4 vol. in-12; Histoire profane, 0 vol. in-12. Cet ouvra):;e et le précédent, fiits à la hAte, manquent d'exactitude; Bibliothèque universelle des historiens, 2 vol. in-8°, suivant le plan de sa Bibliollièque ecclésiastique, mais qui n'a pas vlé achevée ; Histoire des Juifs depuis Jésus-Christ jusqu'à présent, 1710, en 7 vol. in-12. C'est l'ouvrage du ministre Basnage que du Pin s'aiipropria, en y faisant ([uclques changement'? (Voy. Basnage) ; Dr anliqua Ecctesiœ disciplina, in-k"; Liber ps'ihnorum cum notis, in-8°; Traité de ta doctrine chrétienne et orthodoxe, 1 vol. in-8°, qui était le commencement d'une théologie française qui n'a ]ias eu de .suite; Traité historique des excommunications, iii-12; Méthode pour étudier la théologie, in-12, bon ouvrage, réimprimé en 1769 avec des augmentations et des corrections par M. l'abbé Dinouart ; une édition d'0|itat de Milève, Paris. 1700, in-fol., estimée ; l'Histoire d'Apollonius de Tyaiie, convaincue d'impiété, 1705, in-12. Il y a de très-bonnes remarques. Voy. Apollomis.
PINA (Jean de), jésuite, né à Madrid en 1582, mort en 1657, fut prédicateur, recteur et provincial dans la société. On a de lui : Commentaire sur l'Ecclésiaste, en 2 vol. infol. ; un autre sur l'Ecclésiastique, en 5 vol. in-fol. On dit qu'il avait lu tous les Pères grecs et latins, qu'il en avait extrait cent volumes , et que chaque volume était de 500 pages, tous écrits de sa main ; mais on ne dit pas si cette com|)ilalion immense était bien dirigée. Il y a apparence que non, du moins si l'on en juge par les ouvrages imprimés de Pina qui ne sont qu'un recueil informe de passages.
PINAMONTI (Jeat-Pierre), né k Pistoie en 1632, entra chez les jésuites en 16V7. Il fut le fidèle com[)agnon du P. Segneri , et partagea ses travaux apostoliques durant 26 ans. 11 lui survécut, et passa encore dix ans dans cette carrière du zèle et de la charité, jusqu'à sa mort arrivée à Orta, dans le diocèse de Novare, le 25 juin 1703. Il avait mérité la coiilianee de la duchesse de Modène, dont il fut le directeur spirituel, et de Cosiue m, grand-duc de Toscane. On a de lui un grand nombre d'opuscules écrits en italien, dont plusieurs ont été IraJuits en diverses langues: les plus connus sont ceux que le P. de Courbeville traduisit en français sous le litre de Direcleur dans les voies (tn salut, 1728, in-12; et Lectures chrétiennes
sur les obstacles du salut, 1737, in-12 ; Considérations sur les souffrances, imprimées à Maëstricht en 1791 ; et la Sinagoga disingannata fia Synagogue détrompée) , où l'aveuglement des Juifs et la vérité du christianisme sont prouvés avec autant de précision que de fi)rce. Un autre de ses opuscules, écrit en latin, a pour titre Exorcista rite instructus, seu accurata methodus omne maleficiorum genus probe ac prudenter curandi ; on y trouve le discernement et la prudence unis au respect qu'on doit aux pratiques et aux sentiments de l'Eglise. Tous ces traités ont été pLibliésà Venise, chezPezzana,17i2,i vol .in-'»°. On a rais à la tète un précis de saVie.
PINART (Michel), savant orientaliste, né h S'-ns en 1659 , mort à Paris en 1717, s'ap- (iliqua avec ardeur à l'élude de l'histoire, des lauLjuos , des antiquités et de la bibliographie. Ses succès lui méritèrent une place dans l'académie des inscriptions. Le recueil de cette société savante otfre divers Mémoires de cet auteur. Sa Dissertation sur les Bibles hébraïques est estimée pour l'exactilude et les bonnes recherches qu'elle renferme.
PINCHON (GiiLLAUMEj , plus connu sous le nom de saint Guillaume, évêque de Saintlîrieuc , naquit vers 1175 à Saint-Alban, près Lamballe. Après avoir reçu la prêtrise à Saint-Brieuc, il devint chanoine de Saint- (iralien lie Tours, et en 1220 il devint évêque de Saint-Brieuc. 11 montra le plus grand courage en défendant la cause de l'Ëglise contre les prétentions de Pierre Mauclerc, et il fut obligé, [lar suite des persécutions que sa fermeté lui atlira, de se réfugier à Puitiers, où l'évéque diocésain qui était infirme lui fit remplir les fonctions de coadjuteur. Après son retour dans son diocèse , il s'appliqua avec un nouveau zèle à tous les soins de son administration , et restaura sa cathédrale. Sa mort arriva le 29 juillet 1231, selon le P. du Paz , la Chronique bretonne , le Piopre de Saint-Brieuc, Butler, dom Lobini'au, etc., et en 1237 suivant Albert Legrand, d'Argentré et les Bollandistes. Des miracles rendirent son tombeau illustre, et le pape Innocent l\ le canonisa i)ar une bulle du 15 avril 12'(-7. On a publié sur ce prélat : Vie et miracles de saint Brieux et de saint Guillaume [ensemble la translation des reliques dudit saint Brieux et la canonisation dudit saint Guillaume par le pape Innocent IV), avec des remarques et des observations par L.- G. de La Devison, chanoine de Saint-Brieux, S;iint-Brieux, 1627, in-8".
PINEAU (Gabriel du), né à Angers en 1573, suivit le barreau dans sa jiatrie avec une réputation supérieu;e à son Age. Il vint ensuite à Paris, et plaida avec éclat au parlement et au grand conseil. De retour à Angers, il devint conseiller au présidial. Il fut consulté de toutes les provinces voisines , et eut part aux granules affaires de son temps. Marie de Médicis le créa maître des requêtes de son hôtel. Louis XIII le nomma, en 1632, maire et capitaine général de la ville d'Angers. 11 mourut en 16VV, à 71 ans. Ses écrits sont : Notes latines opposées à celles de du