‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 96 sur 341 · POG · texte numérisé non relu

POG

posthume, publiL^par Dominique Ricnrd, Paris, A dr. Leclère, 180'j-, in -12, avec une Notice, sur l'antpur par le traducteur do Plutarque. L'abbé Pluquet s'était occupi'" de la composition d'une Histoire générale ; il ne put la Unir, et ce (ju'il en avait lait est resté manuscrit. Il s'ttait démis de sa chaire en 1782. Une attaque d'apoplexie l'emporta le 18 septembre 1790 , lorsqu'il revenait de faire sa tromenade habituelle dans le jardin du uxemb lurg. Parmi les manuscrits qu'il laissait, on cite un Traité sur l'origine de la mythologie, dans lequel il cunibatle système de Banier : « C'était , dit Picot , dans le tome XX de L'Ami delà Religion (24 juillet 1819), un homme instr'iit dans l'histoire et les antiquités, et dont les ouvrages annoncent beaucoup d'attachement à la leligion et une sorte de modération. 11 passait pour être attaché au parii (janséniste), mais il n'eu épousa pas les travers et les passions. Une fois cependant il paya sa dette aux préventions dans lesquelles il avait été nourri : c'est dans le livre i)Ost'iume De la superstition et de l'enthousiasme, où il emploie un chapitre de trente pages à déclamer contre un corps célèbre par les services qu'il a rendus à l'Eglise et à l'Etat Pluquet n'avait pas publié cet écrit, il l'avait gardé dans son portefeuille. Qui sait s'il ne s'était pas repenti de ce qu'd avait écrit, et s'il ne l'avait |)as condamné à ne jias voir le jour ? Il en aurait sans doute retranché ce chap tre... U y a d'ailleurs dans ce traité d'assez boiuies choses, surtout à la lin, où l'auteur montre les sinistres ell'ets de l'athéisme et de l'irréligion, et où il dissipe les sophismes et repousse les calomnies du Système de la Nature.... »

PLUTARQUE (saint), martyr, avait été élevé dans les ténèbi es de l'iiiolàtrie. U reçut d'Orig'^'ne la lumière de la loi de Jésus- Chrisl, et fut un des premiers chrétiens qui furent traînés dans les prisons , lors de la persécution suscitée sous l'empereur Sévère, a Alexandrie, en 202. Origène le visitait dans son cachot, et il l'accompagna lorsqu'il marcha au supplice avec cinq de ses disciples. La famille du martyr, attrihuant à Origène la mort de celui qu'elle legrettait, faillit lui faire payer de sa vie cet acte courageux.

POCA. Voy. PozA.

POCCIANII (Michel)', natif de Florence , embrassa la vie religieuse dans l'oidie des Servîtes, et se distingua par son application aux études conformes à sou ét;it. U mourut Je G juin 15C6 ou 1570, à 41 ans. Outre des Commentaires sur l'Ecriture sauite, on a de lui une histoire de son ordre, en latin , sous ce titre : Uistoria seu chronicon ordinis Seryorum B. M. Y. ab anno 1222, Florence, 1566, in-k" ; une Explication de la règle de saint Augustin , aussi en latin ; Mystirœ coronce B. Mariœ Yirginis , numéro sexaginta tria miraculorum, Florence, 1369 ou 15%, in-8' ; Le vite de sette beati Fiorenlini, fundatori del sagro ordine de' Servi, etc., Fiorence, 1589, in-8"; Calalogus scriptorum Florentinorum omnis generis quorum et memoria exstat , atque lucubrationes in litteras relatœ

sunt , c'c, ibid-, 1589, in-V°. Quoique le P. Ferrini l'ait corrigé et augmenté de 200 articles, ce catalogue est encore incomplet, et on lui préfère l'ouvrage du P. Negri sur le même sujet.

POCHARD (Joseph), prêtre, né en 1715 à La Cluse, bailliage de Pontarlier, acheva d'une manière brillante ses études à l'université de Besançon, et mérita ia bienveillance de l'archevôciue Antoine-Pierre II de Grammont, qui s'empressa de lui offrir une place de directeur de son séminaire. Pochard, à peine âgé de 21 ans, comprit toute l'importance de ses fonctions, et il s'y dévoua avec un zèle infatigable. C!'argé d'enseigner la théologie, il en composa un cours complet, que sa modestie l'enipècha de publier, mais qu'il expliqua pendant plus de trente ans aux nombreux élèves attirés par sa réputation do toutes les parties de la Franche- Comté, de l'Alsace , de la Suisse et de la Bourgogne. Il présidait aux exercices intérieurs du séminaire, prêchait dans les retraites et trouvait encore le loisir d'étudier l'histoire, la jurisprudence, et même les sciences exactes. Ses lumières, sa douceur, sa piété l'avaient rendu un objet de vénération pour tout le diocèse, lorsqu'il fut nommé supérieur du sénunaire. Malgré le dépérissement de sa s.mté, il accepta celte charge par obéissance, et il la conserva pendant six années, après lesc[uelles il s'en démit par suite de ses inlirmiiés. U mourut le 23 août 1786. C'est h lui qu'est due la révision du Missel et du Bréviaire du diocèse de Besançon, imprimés jiai- ordre du cardinal de Choiscul, et regardés comme des modèles en ce genre. L'abbé Pochard a eu la plus grande ()art à l'ouviage intitulé : Méthode pour la direction des ûines dans le tribunal de la pénitence, et pour le gouvernement des paroisses (par Urbain (irisot) : cet ouvrage , imprimé jiour la première fois à Neufch;lteau , en 1772, jiar ordre de lévôque de Toul, à l'insu des auteurs, a été souvent réimprimé. L'édition de Besançon, 1817, 2 vol. in-12, est précédée de

l'Eloge historique de Pochard, par M. R

(Louis Rnussoau), ancien curé de Lons-le Saunier, et ornée du jioitrait très-ressemblant du vénérable supérieur, gravé à l'eau forte par M. Borel , diiecteur de l'école de dessin de Besançon. L'abbi; Barriiel avait inséré cet Eloge dans son Journal ecclésiastique, de mai 1788.

POCCIO-BRACCIOLIM (Jeax-François) , ajipelé communément le Pogge, naquit à Teira-Nuova, dans le territoire de Florence, en 1380. Il étudia dans cette ville la langue latine sous Jean de Ravenne, et la gncque sous Emmanuel Chrysoloras. Elevé par de tels maitr.s, il lit des [iiogiès rapides, obtint la place d'écrivain aposto ique et celle de secrétaire des i apes, depuis Boniface IX jusqu'à Callixte m. Pendant la tenue du concile général de (Constance, il suivit dans cette vilk'le pape JeanXXllI (dépossédé en 1413), et s'y ap[)liqua à chercher des manuscrits anciens. Il eut le bonheur d'en déterrer un grand nombre. Le supplice de Jérôme de

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