‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 115 sur 227 · MEUNIER · texte numérisé non relu

MEUNIER

velées. Toutes furent dotées d'autels, de statues. de pavés en mosaïques ou de dallages en marbre, de peintures murales, de balustrades en fer forgé, de lustres. Celle de Notre-Dame dela Salette, fut ouverte sous l’enfoncement de la travée, occupée en trois quarts par les grandes orgues. L'abbé Metge érigea dans la cathédrale un nouveau Chemin de croix.Les tableaux en bronze argenté, qui portent la signature de L. Oudry et de J.-B. Germain, furent exécutés d’après le dessin fourni par l'architecte César Drogart. C'est l'abbé Metge qui dota l’église Saint-Jean de son merveilleux carillon, composé de quarantehuit cloches harmoniques. En 1897, les paroissiens de l’abbé Metge recueillirent la somme de dix mille francs, qu'ils désirèrent affecter aux fêtes du Jubilé sacerdotal de leur curé. Mais celui-ci proposa de consacrer le produit de la collecte à la confection d'un magnifique reliquaire, destiné à renfermer la main gauche de saint Jean-Baptiste. patron de la paroisse. Cet objet d'art fut exécuté par Joseph- Armand Cailliat, de Lyon. Après les désastres de la guerre franco-allemande de 1870-1871, l’abbé Metge songea à enrichir la cathédrale d’une maîtrise. Quarante élèves des Frères des Ecoles chrétiennes composèrent la schola cantorum de l’église Saint-Jean, jusqu’au jour où, à cette œuvre exclusivement artistique, fut annexée l’Ecole du Sanctuaire pour le recrutement des vocations sacerdotales. Durant vingtcinq ans, ce séminaire rehaussa, de ses chants, les cérémonies du culte, à la cathédrale de Perpignan. Pour attirer, charmer et retenir ses ouailles, le zèle de l’abbé Metge multiplia les manifestations de la piété chrétienne : les confréries, les archiconfréries, les associations pieuses ayant chacune leurs insignes et leurs fêtes, les neuvaines aux saints patrons, les processions du Saint-Sacrement et des reliquaires, la communion pascale, l'inauguration des chapelles restaurées, les missions, les retraites, les stations quadragésimales, les cérémonies des Quarante- Heures, de la Semaine-Sainte et du mois de Marie. Sous l'impulsion de l'abbé Metge, la cathédrale de Perpignan devint et demeura, depuis, une des églises de France où les pratiques de la vie catholique sont le plus assidûment suivies. la religion plus aimée, les mystères de la foi mieux connus. Après quarante années d'un ministère pastoral des plus féconds, l'abbé Metge mourut à Perpignan, le 3 février 1902. Sa dépouille mortelle repose dans un caveau creusé sous la chapelle de la Vierge. dans l'église Saint- Jean de Perpignan.

Abbé CorouEn, Vie de l'abbé Jean-François Metge, Perpignan, Payret, 1903.

MEUNIER (Hugues-Alexandre-Joseph, baron) naquit à Mont-Louis, le 23 novembre 1758. Il

entra comme sous-lieutenant dans le 27° régiment d'infanterie (alors Lyonnais), le 30 juin 1768, y fut fait lieutenant le 17 avril 1774, et capitaine le 11 juin 1782. IL fit. en ces diverses qualités, les campagnes de mer de 1779, 1780, 1782 et 1783, sous les ordres de M. de Falkenhayn. et se trouva aux sièges de Mahon et de Gibraltar. Il fut créé chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, le 1° janvier 1791. On le nomma lieutenant-colonel du 34° régiment d’infanterie (alors Angoulême), le 5 février 1792, et colonel du même régiment le 24 août suivant. Il fut employé

en cette qualité, en 1792 et 1793, à l’armée du Nord,

sous les généraux Lafayette et Dumouriez. Pendant la marche de Grand-Pré à Sainte-Menehould, le 15 septembre 1792, étant alors détaché, depuis le 1°" août précédent, du premier bataillon du 34° de ligne pour commander le premier bataillon de grenadiers de la réserve de l’armée du Nord, Meunier reçut, du général Dumouriez, l’ordre d'assurer le mouvement de l’armée. Dans cette circonstance, il recueillit, sous le feu de l'ennemi, toute l'artillerie de position et les faibles cantonnements qui avaient élé laissés par suite de plusieurs engagements avec les Prussiens. Il battit aussi les coalisés à l'entrée du bois de [eune, leur fit des prisonniers et soutint, avec son bataillon de grenadiers et un escadron des hussards de Chamborand, le choc de sept escadrons prussiens et de l'artillerie légère qui les appuyait. Il fut blessé grièvement à la main et au bras gauche d'un coup de biscayen. Cette brillante action valut au lieutenant-colonel Meunier le grade de colonel, que le général en chef lui conféra sur le champ de bataille, et dont la notification lui fut faite par les généraux de division Leveneur et Diettmann, à l'hôpital où on l'avait emporté. Postérieurement à cette promotion. il réclama pour prendre date dans ce grade depuis la vacance, et fut effectivement rappelé à dater du 24 août 1792. Pour la même action, il reçut aussi du général Beurnonville, alors ministre de la guerre, et comme témoignage de la satisfaction du gouvernement. un cheval tout équipé. Eu 1793, remplissant à l’armée du Nord les fonctions de général de brigade, il commanda les lignes de Pontà-Marck et de Mons-en-Puelle. Il eut, pendant deux mois, le commandement de la citadelle de Lille et y organisa huit bataillons de nouvelle levée. Etant passé, par suite de l’embrigadement, au premier bataillon du 34° régiment de ligne, il alla servir dans la Vendée et fut créé général de brigade, le 16 juillet 1795, sur le champ de bataille de Quiberon, par le général en chef, Hoche, qui lui avait confié le commandement de la réserve de son armée. Le général Meunier commanda ensuite une division de l'armée de l'Ouest, et contribua, par ses services et son intelligence, aux succès qui ramenèrent la paix

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dans cette contrée. Il fut désigné par le général Hoche, l'amiral Villaret et le ministre de la marine Truguet, pour commander une expédition projetée dans l'Inde, et qui avait pour objet de s'emparer du cap de Bonne-Espérance. Cette expédition n'ayant point eu lieu, les troupes qui devaient la composer furent réunies à celles de l’armée destinée à l’ex pédition d'Irlande, commandée par le général Hoche. Le général Meunier fut chargé par Hoche d'organiser la seconde partie de cette expédition, forte de 17.000 hommes, et dont le commandement lui fut promis. Cette seconde partie de l'expédition devait débarquer au-dessus de Dublin, rejoindre ensuite le général en chef à Corck. Vers la fin de 1797, le général Meunier fut employé à l'armée d'Angleterre sous les ordres du général en chef Bonaparte. Il fut nommé membre du Comité militaire par le ministre de la Guerre, le 16 octobre de la même année. Employé à l’armée de l'Ouest, en 1799, il reprit. par ordre du Gouvernement, le commandement du département du Finistère qu'il avait exercé déjà ; il s’occupa activement de mettre en sûreté la ville de Brest, et fit parvenir au Gouvernement un mémoire important sur cet objet. Il réussit aussi, peu de temps après son arrivée dans son commandement, à terminer la guerre intestine qui déchirait ce département ; et quoiqu'il ne put communiquer ni avec le quartier général de l'armée dé l'Ouest, ni avec les départements voisins, le mouvement des troupes qu’il dirigea sur divers points, contribua beaucoup à ramener la tranquillité parmi les habitants. Le général en chef Brune donna aux services du général Meunier. à cette occasion, des témoignages authentiques de satisfaction et cn rendit un compte avantageux au Gouvernement. Le général Meunier continua d’être employé à l’armée de l'Ouest, en 1800 et 1801, sous le général en chef Bernadotte. Il fut créé membre de la Légion d'honneur, le 12 décembre 1803, et l’un des quarante premiers commandeurs du même ordre, nommés parmi les généraux de brigade, le 15 juin 1804. Il fut fait. le 29 avril 1805, membre d’une commission instituée par le Gouvernement pour la confection du code militaire. Nommé inspecteur général des dépôts de la Grande-Armée, le 4 décembre 1806, il fit la campagne de 1806 et celle de 1807, à la Grande-Armée, On le chargea, le 26 décembre 1807, de l'inspection particulière de plusieurs régiments de ligne et d'artillerie et d’une compagenie d'ouvriers, en remplacement du général Mou-

ton, appelé à d’autres fonctions. Ü fut emplové, par :

ordre du 19 juin 1808. dans la division de la Toscane, |

où il commanda le département de la Méditerranée, Napoléon lui accorda.le 19 mars 1808. une dotation en Westphalie. Il fut momentanément mis à la retraite. le 7 janvier 1810, à cause du délabrement de sa santé,

et resta dans cette situation jusqu'au 21 juin suivant, époque à laquelle on lui donna le commanderpent de la succursale des Invalides, établie à Louvain. Il fut appelé au commandement de l'Ecole militaire de Saint-Cyr, le 1” juillet 1812. Dans le courant du mois de juillet 1813, il fut créé baron de l’Empire, sur la proposition du duc de Feltre, ministre de la guerre. Ce titre fut confirmé par Louis XVIII, le 10 août 1816. Promu au grade de lieutenant-général par ordonnance royale du 10 août 1814, il fut pourvu, le 26 septembre suivant, du commandement du département de la Vienne (12° division militaire), et le conserva jusqu'au 12 mars 1815. À cette dernière époque, le ministre de la guerre lui notifia que Louis XVIII, en considération de son âge et de ses anciens services, l’admettait à la solde de retraite. Cette décision fut ensuite confirmée par ordonnance royale. Le général Meunier mourut à Poitiers, le 9 décembre 1831.

Il a publié :

Rapport fait au ministre de la guerre sur les erercices el manœuvres de l'infanterie, Paris, 1799. in-8° ;

Dissertalion sur l'ordonnance de l'infanterie, Paris, 1805, in-8° ;

Evolulions par brigades, Paris, 1814, in-8°.

HœrEr, Nouvelle Biographie générale.

MILLAS (Jacques et Pierre de), frères, chevaliers. acquirent de Jacques I", roi de Majorque, les droits de justice sur Nefiach. Jacques de Millas épousa Sibille qui lui âapporta la seigneurie de Palmes, audessus de Campoussy, au pays de Fonollet : il en eut une fille, Huguette, qui entra au monastère de l'Eula, et deux fils: Arnald, co-seigneur de Nefiach et seigneur de Palmes, ct Bernard. Ce dernier entra dans l’ordre du Temple. 11 fut reçu au Mas-Deu, du temps du commandeur Raymond de Guardia, et il se trouvait dans la maison de Garden, en Catalogne. lors de la suppression de l’ordre. Il se retira alors en Roussillon et fil son testament dans la ville de Perpignan, le 27 août 1317. Le nom de Bernard de Millas se retrouve dans divers actes faits à Perpignan, jusqu'en 1329. Arnald de Millas, scigneur de Palmes, possédait. en 1343, la co-seigneurie de Nefiach simultanément avec un autre \Arnald de Millas ou de Millars.

Archives des Pyr.-Or., B. 190. — ALaur, Suppression de l'ordre du Temple en Roussillon.

MILLAS (Jacques de) était co-scigneur de Nefiach. en 1400. La seconde moitié de la seigneurie de cette localité appartenait à Guillaume de Bellaria,

qui ne la possédait plus en 1414. En 1417, Jacques de

Millars vendit à son tour les droits ct les juridictions

MILLAS — MIQUEL

dont il était détenteur, à Raymond de Perellos, moyennant dix mille sols barcelonaïs de tern. Archives des Pyr.-Or., B. 158, 176. — Maxence PrarTx, Nolice

historique sur le moulin de Néfiach, dans la Revue d'histoire el d'archéologie du Roussillon, t. I.

MILLAS (Jean de) fut élu abbé de Saint-Martin du Canigou, le 4 juin 1442, en remplacement de Jean Erquerd, décédé. Le 1°” mai 1448, ce prélat fut élevé, avec trois autres abbés, à la dignité de Président de l'Ordre dans la province bénédictine de Narbonne, Auch et Toulouse. Cette élection eut lieu dans un chapitre réuni à Saint-Thibéry. La plupart des hommes rachetables appelés en catalan pagesos de remença ou de redimença furent affranchis, dans le cours du xv° siècle, par les seigneurs et par l'ordonnance du roi Ferdinand-le-Catholique, rendue à la suite de la révolte des pugesos de remença de la Catalogne. Plusieurs communautés avaient déjà fait des démarches pour se dégager du joug de cette servitude qui écrasait presque toutes les populations rurales, et le 8 juin 1454, Pierre Puig, de la paroisse de l’Albera, Jean Juliana, de la paroisse de La Clusa et plusieurs particuliers d’autres villages en qualilé « de syndics des homens de redimença du diocèse d'Elne » payèrent vingt-huit florins à Jean de Millas, abbé du monastère de Saint-Martin du Canigou, pour une provision royale qu'il avait obtenue en leur faveur. Le pape ayant décidé l'union de l’abbaye de Saint-Michel de Cuxa à celle de Saint-Martin du Canigou, chargea l’abbé Jean de Millas d'administrer simultanément ces deux abbayes bénédictines du Conflent. Cette décision trouva de la résistance au sein de la communauté de Cuxa, et pour opérer l'union, l'autorité civile dut intervenir. Le roi Jean IT d'Aragon ordonna au vice-gouverneur du Roussillon de faire exécuter rigoureusement les lettres apostoliques relatives à l’union des abbayes du Canigou et de Cuxa. Le souverain exigea que le Gouverneur assistât, en personne, Jean de Millas dans la prise de possession et dans la reconnaissance de ses nouveaux vassaux. Le 19 avril 1465. Louis X[, maître du Roussillon. accorda à l’abbé du Canigou et à ses moines, le droit d'extraire du sel des salines de Canet, sans payer de taxes. Des lettres furent expédiées le 14 décembre 1467, par le Gouverneur du Roussillon pour l’exécution de la facullé que le roi Martin avait accordée à l’abbé de Saint-Martin d'imposer, pendant dix ans, des droits sur le pain, le vin et les marchandises. afin de subvenir aux frais des réparations des murailles et des forteresses du monastère. Jean de Millas mourut en 1468.

Inventaire de dom d'Agullana, 34, 143, 153. — Gallia christiana, VI, col. 1101, 1103, 1111, — Abbé Foxr, Histoire de l'abbaye

royale de Saint-Michel de Cura et Histoire de l'abbaye royale de Saint-Martin du Canigou.

MILLOUS (Joseph - François - Raymond) naquit au Boulou, en 1740. Il embrassa la carrière ecclésiastique et, après la réception des ordres, prit rang dans la communauté des prêtres de la cathédrale de Perpignan, comme simple bénéficier. En 1776, l’évêque d’Elne, Charles de Gouy, lui donna la succession de Louis Saunier. à l’archidiaconé de Conflent. A ce titre, le jeune dignitaire ecclésiastique percevait à Vinça et à Sahorre des revenus qui lui rapportaient annuellement 1066 livres. A Souanyas, En, aux Horts et à Sahorre. il touchait des dîimes qu'il affermait à un tiers et qui lui donnaient 900 livres en 1789. En joignant à ces revenus professionnels, de simples bénéfices, l’archidiacre Millous déclara jouir, au moment de la Révolution, d’un traitement annuel de 2.999 livres 11 sols. Joseph Millous présida l’assemblée capitulaire du 27 avril 1790, durant laquelle furent rédigées les Réclamations el Protestalions contre certains décrets de l'Assemblée nationale. Celles-ci étaient relatives aux associations religieuses, à la vente des biens du clergé et au refus de reconnaitre le catholicisme comme religion d'Etat. Cette brochure répondait trop à l'esprit de la majorité du clergé roussillonnais de cette époque, pour passer inaperçue. La plupart des prêtres séculiers et des religieux lui donnèrent leur adhésion. Quand les événements se précipitèrent, l'archidiacre Millous suivit son évêque. Antoine d'Esponchez, sur la terre d’exil. Il demeura en Italie jusqu'à la promulgation du Concordat. En 1802, il fut compté dans le nombre des neuf chanoines qui constituèrent le nouveau chapitre de la cathédrale de Carcassonne. Mais ce dernier titre fut loin de le dédommager de la perte du prestige attaché à l’ancienne dignité de l’archidiaconat. Au lieu de fixer sa residence dans la ville, le chanoine Joseph Millous préféra vivre retiré dans une propriété de famille. située sur le territoire de la petite commune de l’Albère, où son zèle et sa charité se dépensèrent au profit des humbles habitants de ce village. Une année avant sa mort, il abandonna sa maison rurale de l’Albère pour aller habiter chez un de ses frères, à Céret. C'est dans cette ville que mourut, le 17 juillet 1825, le chanoine Joseph Millous, dernier archidiacre de Conflent.

Archives des Pyr.-Or., 125, 368. — Abbé TorReiLes, {listoire du clergé dans le département des Pyréneées-Orienlales pendant la Revolulion française.

MIQUEL (Louis), chanoine d’Elne ct protonotaire apostolique, fut archidiacre de Conflent cet régent du chapitre, à l’époque de la première annexion du Roussillon à la couronne de France (1464- 1476).

Archives des Pyr.-Or.. G. 89, 172, 1025, B. 29.

MIQUEL (André), fils de François Miquel, consul de Perpignan, en 1479, était seigneur de Saint- Féliu-d’Avall et d'Amont en 1484. André Miquel mourut peu de temps après la rétrocession du Roussillon à la couronne d'Aragon, en 1495.

MIQUEL (Sébastien), de Villefranche-de-Conflent, reçut, de Schomberg, le 5 décembre 1648, une ordonnance qui lui octroyait le privilège de bourgeois de Perpignan. Il fut nommé en même temps châtelain de la cité d’Elne.

Archives des Pyr.-Or., B. 394.

MIQUEL DE RIU (Sérapion-Marie-Albert- Léon), né à Perpignan, le 28 février 1823, entra à Saint-Cyr, le 20 novembre 1842. Il sortit de l’école spéciale militaire, le 1° octobre 1844 avec le n° 78 sur 300 élèves et fut placé comme sous-lieutenant au 25° régiment d'infanterie. Promu lieutenant au même régiment, en 1848, Sérapion Miquel de Riu reçut, cette année-là, du ministre de la guerre, une lettre d'encouragement pour un travail topographique et militaire qu'il avait exécuté. Le 25 juin 1850, il fut nommé à l'emploi de répétiteur de topographie à l'école spéciale militaire. Le 14 août 1854, Miquel de Riu fut élevé au grade de capitaine. Le ministre de la guerre le maintint à Saint-Cyr et le chargea d'occuper la chaire de littérature militaire, poste nouvellement créé. Le 18 avril 1859, le capitaine Miquel de Riu fut nommé sous-directeur des études à Saint- Cyr. Il occupa cette situation jusqu’au 22 janvier 1864, date à laquelle il fut élevé au grade de chef de bataillon et affecté au 32° de ligne. Le commandant Miquel de Riu partit pour l'Algérie avec son régiment, le 22 mai 1864, et fut fait chevalier de la Légion d'honneur, le 7 juin 1865. Il prit le commandement du cercle d'Ammi-Moussa et conserva ce poste de confiance jusqu'à la fin de l’année 1867, où il fut rappelé en France. Pendant la guerre franco-allemande, Miquel de Riu fit partie de l’armée de Paris. IL fut nommé lieutenant-colonel du 109° de marche, le 17 août 1870. Ayant pris part à de nombreuses opérations, il fut promu officier de la Légion d’honneur, le 17 octobre suivant. Le 30 septembre, ilavait été blessé grièvement au combat de l’Hay, d’un coup de feu, reçu en pleine poitrine. La blessure produisit une plaie pénétrante à laquelle il survécut comme par miracle. Miquel de Riu fut cité à l’ordre de l’armée, pour avair vaillamment conduit ses troupes au combat de cette journée. Le 18 décembre 1870, il fut nommé colonel du 139° de marche.

Après la guerre et lorsqu'il lui fut possible de reprendre son épée, le colonel Miquel de Riu prit le commandement du 20° d'infanterie, fut fait comman-

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