‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 119 sur 227 · ELU · texte numérisé non relu

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Perpignan, et posa. le 16 mars 1684, la première pierre de l’église de Sainte-Monique ou des Carmes déchaussés, nouvellement édifiée dans cette ville. Le 13 août 1685, il donna la bénédiction à Joseph de Trobat, élevé au siège abbatial de la Réal. Le 11 novembre 1688, ce prélat érigea en communauté le clergé de l’église Saint-André de Rivesaltes. Une des principales préoccupations de Louis Habert de Montmort fut d'élever et d'instruire son clergé. Le 5 avril 1688, ce pontife obtint du roi la fondation d’un séminaire dans la ville de Perpignan, afin que les jeunes gens du diocèse qui se destinaient à la prêtrise ne fussent pas obligés, comme autrefois, d’aller faire leurs études de théologie aux séminaires d’Aleth et de Narbonne. Il confia la direction de cet établissement aux Pères de la Compagnie de Jésus avec lesquels il passa un contrat. Cet acte stipulait que dix-neuf séminaristes devaient être instruits, nourris et entretenus pendant dix mois de l’année sur une subvention de trois mille livres accordée par le roi. L'évêque s’engagea à loger le personnel enseignant et les élèves ecclésiastiques boursiers, dans son palais épiscopal, qui était alors adossé à l’église Saint- Jean de Perpignan. L'année suivante, Louis Habert de Montmort fitréimprimer à Perpignan, en français et en catalan, un excellent livre: Les avis pour les curés, vicaires, confesseurs et autres ecclésiastiques du diocèse d'Elne, qui était l'œuvre de Claude Joly, évêque d'Agen. Le prélat, en le transmettant à son clergé, disait dans la préface : « La sainteté des peuples étant comme une suite nécessaire de celle des prêtres, nous ne pouvons rien faire de plus utile pour le salut des fidèles que la Providence a soumis à notre conduite, que de travailler à la sanctification des ministres que la bonté du ciel a choisis pour nous aider dans les fonctions de notre ministère. » Luimême prêchait d'exemple. Chaque année, il faisait dans son séminaire une retraite spiriluelle de huit jours suivant les exercices de saint Ignace. Il défendit à maintes reprises les droits du clergé contre le pouvoir civil et se rendit à Paris pour revendiquer l’immunité ecclésiastique que le Conseil Souverain du Roussillon cherchait à diminuer. De son temps, on s’'accordait à dire qu'il était l'homme le plus savant du diocèse. Sa bibliothèque était considérable. Elle était composée de livres de choix parmi lesquels les prédicateurs, les théologiens. les moralistes et les historiens trouvaient de quoi satisfaire leurs goûts. Louis Habert de Montmort convoqua son clergé à des réunions sYnodales qui tinrent leurs assises dans la chapelle du Dévot Crucitix de Perpignan, le 9 mai 1685 et le 16 avril 1692. L'évêque d'Elne x édicta des constitulions importantes sur la discipline et Îles mœurs des ecclésiastiques. sur le maintien de certaines habitudes et de maints usages locaux. Louis

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