‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 122 sur 227 · NUNEZ · texte numérisé non relu

NUNEZ

entre les mains du roi Louis ou ses successeurs, les fiefs qu’il tenait de lui, lesquels lui seraient rendus sans contestation à la paix. Nunyo fut l’un des principaux chefs de l'expédition du roi d'Aragon contre les îles Baléares, occupées par les Maures, comme il avait été l’un des signataires de la résolution prise pour entreprendre cette conquête. Il n'y contribua pas seulement de sa personne, il fit encore lever dans ses domaines pour les frais de cet armement le droit de bovage qui était le plus onéreux de tous, parce qu’il frappait l’agriculture en atteignant tous les bœufs de labour ; aussi n’y recourait-on que dans des circonstances extraordinaires ; ici, le but religieux de l'expédition fit acquitter cette imposition sans murmurer. Les chroniques du temps citèrent Nunyo comme s'étant, l’un des premiers, élancé des vaisseaux sur le rivage en présence des ennemis; et comme ayant, dans la première bataille, sauvé l’armée chrétienne, par sa valeur et sa présence d'esprit. La souveraineté du Donnezan devint, entre Nunyo et le comte de Foix, le sujet d’une guerre assez longue, et à laquelle mit fin, le 27 septembre 1233, une sentence arbitrale rendue par le vicomte de Cerdagne et l’évêque d’Elne. Cette contestation était à peine terminée qu'il s’en éleva une nouvelle entre Nunyvo et le roi Jacques d'Aragon. Le premier réclamait la suzeraineté sur la ville et le comté de Carcassonne, sur l'honneur de Trencavel, sur la vicomté de Milhaud, sur celle de Narbonne et sur la Provence. Jacques, de son côté, revendiquait le Vallespir, le

Capcir et quelques autres terres; cependant ces prétentions réciproques ne donnèrent lieu à aucune hostilité et n’empêchèrent pas Nunyo, qui ne le cédait à aucun prince de son époque pour l’ardeur des combats, de se joindre à Jacques, pour porter la guerre au sein du royaume de Valence. Cette même année, Nunyo aida encore l’archevêque de Tarragone à faire la conquête des îles d’'Yviça et de Formentera. Nunyo n'avait pas d'enfants légitimes et son apanage ne pouvait manquer, après lui, de retourner à l’Aragon. Cette considération et les services que ce prince avait rendus à la couronne, décidant le monarque à renoncer aux prétentions qu'il avait élevées en opposition à celles que le comte avait mises au jour, en mai 1235, il signa un compromis, par lequel il laissait Nunyo en possession de tout ce qu’il avait, et lui faisait de plus le don d’une certaine somme d'’argent. Quatre ans après, ce prince vendit au roi saint Louis pour la somme de 20.000 sous melgoriens, le château de Pierre-Pertuse que Louis VIII lui avait donné quelques années auparavant, avec la vicomté de Fenouillèdes. Nunyo mourut le 21 janvier 1242. Il avait épousé Thérèse Lopez, qui ne lui donna point d'héritier. Ses domaines rentrèrent ainsi sous la main du roi d'Aragon, après que ses exécuteurs testamentaires eussent rempli ses dernières volontés. Ce prince avait quitté le monde sur ses vieux jours. et il était chanoine d’Elne au moment de sa mort.

HEexry, flisltoire de Roussillon. — GaAzaNY\oLA, Hisloire du Roussillon.

OCHON (Jérôme d’), originaire de la province d'Aragon, entra dans l’ordre de Saint-Benoît et appartint à la célèbre abbaye de Subiaco. Attaché de bonne heure à la cour papale de Benoît XIIT, à titre de camérier, il y demeura fixé dans la suite en permanence, quoiqu'il fut pourvu de différentes charges ou prélatures. En 1398, Jérôme d’Ochon figura parmi les trois cents aragonais et catalans qui, fidèles à Pierre de Luna, furent bloqués dans le palais d’A vignon, par le maréchal de Boucicaut. Saint Vincent Ferrier, qui avait rempli, jusqu’au mois de juin 1399, l'office de confesseur de Benoît XIII, ayant jugé bon de quitter la cour pontificale pour se livrer au ministère de la prédication, Jérôme d'Ochon recueillit la succession difficile de l’Apôtre du jugement dernier. Le 30 octobre 1401, Jérôme d’Ochon est cité, dans un procès-verbal, au nombre des témoins et il appose sa signature au bas de l'acte, en se qualifiant du titre de chambellan du Pape et de camérier de la célèbre abbaye bénédictine de Notre-Dame de Ripoll. Le 25 octobre 1403, il est appelé « confesseur du Souverain Pontife » dans une charte du roi d'Aragon Martin I" et jusqu'en 1412 il apparait comme tel, dans les comptes de {a chambre de Peniscola. Comme saint Vincent Ferrier, Jérôme d'Ochon crut à la bonne foi et à la légitimité de l'élection de Pierre de Luna. Ce prélat déposa que « jamais, depuis deux cents ans, on n'avait vu une résistance au Souverain Pontificat pareille à celle que fit paraitre Benoît XIÏTT, lors de son élévation à la chaire de saint Pierre. » Jérôme d’Ochon avait été promu au siège abbatial de Saint-Jean de Pinna (diocèse d’'Huesca) avant l’année 1408. Il prit part aux délibérations du concile de la Réal et fut nommé, le 23 mai 1410, à l'évêché d’Elne, en remplacement d’Alphonse de Tous qui, à cette même date, fut transféré à Vich. Le 7 juin de cette année-là, Jérôme d'Ochon nomma vicaire-général d'Elne, Etienne d’Agramont, prieur de Notre-Dame de Gualter. au diocèse d'Urgel. Celuici administra l'évêché d'Elne, en l'absence de Jérôme d'Ochon, jusqu'en 1417. Le 23 janvier de cette annéelà, le pontife jura, en sa qualité de chapelain-majeur, d'observer les statuts et les privilèges de l’église Saint-Jean. On lit dans Oderic Rainaldi que Jérôme

d'Ochon fut du nombre des évêques aragonais qui, le 26 décembre 1417, se rendirent à Peniscola, dans le dessein d'obtenir de Pierre de Luna la renonciation à la tiare. Le 21 septembre 1419, ce prélat fit une ordination dans la chapelle de Saint-Jean l’'Evangéliste, située dans le cimetière de la collégiale Saint- Jean-Baptiste, à Perpignan. En 14290, il fit construire dans l’église de Saint-Jean-le-Vieux une chapelle, sous le vocable de Saint-Benoît. Jérôme d'Ochon mourut à Perpignan le 16 novembre 1425 et fut inhumé devant le maître-autel du vieux Saint-Jean. On grava sur sa tombe la modeste épitaphe suivante: Sepullura reverendi in Christo patris D. D. Hieronymi, divinâ miseralione Elnensis episcopi, qui obiil die veneris X cal. decembris, anno Domini MCCCCXXV. Ses armes portent : écarlelé : au 1” el au 4° un lion rampant et aux ?° et 3° un arbre. Jérôme d’Ochon est l’auteur d'une Chronique inédite relatant les événements survenus à la cour papale d'Avignon, dont il fut le témoin, sous le pontificat de Pierre de Luna. Le R. P. Erhlé, de la Compagnie de Jésus, directeur des archives du Vatican, a eu la bonne fortune de découvrir récemment, dans la bibliothèque de l’'Escurial, un journal composé par Martin de Alpartils, chanoine de Saragosse, attaché à la cour de Benoïît XIII. L'éminent religieux a édité ce manuscrit à Paderborn, en 1906. Alpartils clôture ainsi sa relation : « Si on désire avoir de plus amples renseignements sur le mémorable schisme d'Occident et sur les événements qui s’y rapportent, on n'a qu'à consulter la Chronique écrite par le révérend frère Jérôme qui fut évêque d’Elne et le confesseur de Benoît XIII. » A quatre reprises différentes dans son texte, Martin de Alpartils cite des passages extraits du manuscrit de Jérôme d'Ochon. « Ces emprunts que le chanoine de Saragosse fait à la Chronique de l'évéque d’Elne, dit le P. Erhlé, se distinguent par la chronologie rigoureuse et par leurs posilives et exactes expressions. Il apparaît ainsi que le travail d'Ochon n’a pas été une de ces compositions moralisatrices ou une de ces déciamations pleines de rhétorique, que nous rencontrons fréquemment à cette époque, mais au contraire une description sobre, riche en dates et faits historiques, présentée sous forme d'’an-

OLIBA

nales. Comme Alpartils renvoie à Ochon ceux deses lecteurs qui désireraient quelques éclaircissements plus précis sur la période qu'il traite, ce chroniqueur donne à entendre que le travail d'Ochon surpassait le sien en étendue ou peut-être en abondance. Malheureusement le fait que la découverte de cette importante source n’a pas été obtenue, même par un chercheur comme Zurita, dans les multiples et différentes conjonctures favorables de son temps, ne laisse que peu d’espoir pour qu'une telle découverte s'effectue de nos jours. »

Archives des Pyr.-Or., G. 9. — Puiccari, Catalogue biographique des évêques d'Elne. — P. FAGEs, Histoire de saint Vincent Ferrier. — Conrad Eusei., Hierarchia catholica mediüi œvi — Franz EnHre, S. J., Martin de Alpartils, Chronica aclilatorum temporibus domini Benedicti XIII, Paderborn, in-#°, 1906.

OLIBA-CABRET A, comte de Cerdagne, succéda à son frère Séniofred, à la fin de 967. Il était marié avec Ermengarde, dont il n'avait pas d'enfants. On voit aux archives de Ripoll une donation faite par eux au monastère de Sainte-Marie, pour en obtenir. Elle est datée du 17 des calendes de septembre 967. Leurs vœux furent exaucés. Ils eurent quatre fils: Vuifred et Bernard, le premier comte de Cerdagne, l'autre de Bésalu ; Oliba et Béranger, tous deux évéques, le premier de Vich, le second d’Elne. Adélaïde, l’une de leurs filles, se maria à un seigneur nommé Jean Auriol ; l’autre, Ingerberge, fut abbesse de Saint-Jean-Baptiste de Ripoll. Peu de princes ont donné, par leurs libéralités envers les églises, plus de preuves de leur piété que ce comte. Cependant, quelques historiens, ne sachant comment expliquer la perte des droits chimériques qu'ils lui avaient attribués sur le comté de Barcelone, ont imaginé qu'il en fut exclu à cause de son irréligion. D'autres ont donné de sa prétendue exclusion un motif plus extraordinaire : c’étaient, disent-ils, un bégaïement et une difficulté tels, qu'il ne pouvait parvenir à prononcer une parole qu'après avoir frappé quatre ou cinq fois du pied contre terre, comme font les chèvres. habitude d’où lui était venu le surnom de Cabrela. Bofarull a rendu toute explication inutile, en démontrant qu'il n’eut de droits que sur le comté de Cerdagne, qu'il obtint en effet. Quant à celui de Bésalu, Miron, frère d'Oliba et de Séniofred, parait en avoir eu la jouissance après la mort de ce dernier. Il obtint, peu de temps après, l'évêché de Gérone, et mourut en 984. Oliba joignit alors à ses autres états le comté de Bésalu, consistant : 1° en un petit district au midi des Pyrénées ; 2° le Vallespir, composé à peu près des trois cantons de Prats-de-Mollo, Arles et Céret ; 3° le comté de Fenouillèdes, dont les cantons de Sournia, Latour et Saint-Paul formaient la plus grande partie. Le Vallespir appartenait déjà au comté de Bésalu, en 950. Il paraït avoir été distrait

du comté de Roussillon en même temps que le Conflent, à la mort de Miron, frère de Vuifred-le-Velu, en 892. Le Fenouillèdes était, suivant dom Vaissette, un démembrement de l’ancien comté de Narbonne, effectué à peu près à la même époque. Ces trois petits pays, quoique souvent désignés sous le nom de comtés, n’eurent probablement jamais de comte particulier ; mais on voit quelquefois un vicomte de Vallespir, toujours un vicomte de Fenouillèdes et un viguier du Conflent. Oliba-Cabreta avait voulu, en 981, agrandir ses états de tout le Rasès ; mais vaincu par le comte de Carcassonne. Roger [°, dans une bataille sanglante, où la victoire fut disputée avec le plus grand acharnement, il obtint de son rival la paix et la cession du Capsir. L'an 988, touché par les exhortations de saint Romuald, alors retiré au monastère de Cuxa, il abandonna ses états et fut prendre l’habit monacal au Mont-Cassin, où il mourut deux ans après. Il aurait pu faire choix de Cuxa : ce monastère possédait alors plusieurs personnages illustres, attirés par la célébrité justement acquise de cette retraite sous la sage direction de l’abbé Guarin. Parmi ces pénitents, on avait vu mourir, en 937, Pierre Urséolo. ancien doge de Venise. Saint Romuald n'y finit pas ses jours. On raconte qu'au bruit de son prochain départ, répandu dans la contrée, les habitants, inconsolables de le perdre pour toujours, résolurent de le tuer, afin de conserver au moins ses reliques. Romuald prévenu de leur dessein, contrefit l’insensé et évita ainsi le sort que lui préparait l’étrange piété des habitants du pays. Oliba, en se retirant au Mont-Cassin, laissait des enfants en bas-âge ; mais rien ne put l’arrêter dans l'exécution de son projet ; il partit après avoir confié l’administration de ses états à sa femme, Ermengarde.

DE GazaNYoOLA, Hisloire du Roussillon.

OLIBA ou OLIVA, troisième fils d'Oliba-Cabreta, estrecommandable autant par ses vertus que parson illustre origine. Au dire d’une Chronique inédite du monastère de Ripoll, conservée au couvent des Carmes déchaussés de Barcelone, Oliba aurait embrassé la vie monacale à l'abbave de Notre-Dame de Ripoll, en 1002. En 1008, il fut élevé à la dignité abbatiale et placé à la tête de ce monastère. Six ans plus tard, le couvent de Saint-Michel de Cuxa fut mis sous son. autorité, et, en 1018, Oliba devint aussi évêque de Vich, en remplacement de Borrel, décédé. Ce pontife dépensa son activité pour la conservation de l'intégrité de la foi et le maintien des droits de l'Eglise. Il édicta divers décrets contre les spoliateurs des biens ecclésiastiques et jeta les fondements de la nouvelle église de Ripoll qu'il consacra lui-même, le 15 janvier 1032. Il reconstruisit sur des bases plus

grandioses la cathédrale de Vich que l'archevêque de Narbonne, Guifred, consacra en 1038. Il décida, en 1027, qu'un culte solennel serait rendu au bienheureux Pierre Orséolo, doge de Venise, mort en odeur de sainteté dans l’abbaye de Cuxa, trente ans auparavant. Le 16 mai de cette même année, Oliba, qui était chargt du gouvernement de l'évêché d’Elne en l’absence de Bérenger IT, titulaire de ce siège, célébra dans les prairies de Toluges un synode où furent confirmés les statuts pour la Tréve de Dieu qui, déjà prescrits auparavant par ces deux prélats, étaient mal observés. On y défendit, à qui que ce fut, sous de fortes peines canoniques, d'attaquer son ennemi depuis l’heure de none du samedi jusqu’au lundi à l’heure de prime. Cette trêve, appelée de Dieu ou du Seigneur, parce qu’elle devait s'observer le dimanche ou jour du Seigneur, est la plus ancienne que l’on connaisse. Oliba répara l’église de Saint- Michel de Cuxa. l’enrichit de nombreuses peintures et de superbes monuments, et construisit, derrière son splendide maître autel, deux chapelles souterraines qui ont résisté à toutes les atteintes des siècles, l’une dédiée à la Sainte Trinité et l’autre à Marie sous le vocable de Notre-Dame de la Crèche. Ce prélat bâtit aussi les larges et longues galeries qui sillonnent en cet endroit les profondeurs du sol. Oliba mourut à Saint-Michel de Cuxa, le 30 octobre 1046 et fut inhumé dans l’église de l’abbaye de Ripoll, dans un sarcophage en pierre qui est encastré dans la muraille latérale du chœur. Ce monument, élevé à une certaine hauteur au-dessus du niveau du sol, est surmonté d’une sculpture reproduisant les traits et les ornements pontificaux d’un prélat. Oliba avait publié un panégyrique de saint Narcisse, évêque de Gérone, et l’érudit Villanueva a réédité un ouvrage de l'évêque de Vich, sous le titre: D. Olivæ Auson. episcopi el abbalis Rivipollensis carmen in laudem monasteru Rivipollensis, edilum post annum MCCCII. Dans ce poème, Oliba dresse la liste des comtes qui sont enterrés dans l’église de Ripoll et énumère les abbés qui ont gouverné ce monastère, avant lui. Ce pontife qui avait un grand ascendant sur Sanche, roi de Navarre, entretint une correspondance active avec ce prince. On conserve les lettres qu'il lui avait adressées. Consulté par ce monarque au sujet du mariage de son fils avec une fille d’Alphonse, roi de Léon et de Castille, Oliba le dissuada de donner suite à ce projet d'union matrimoniale, à cause du lien étroit de parenté qui existait entre eux. Oliba adressa encore de nombreuses lettres à ses religieux de Ripoll. On conserve le texte du testament qu'il écrivit à l'intention de son successeur sur le siège abbatial de Ripoll. Dans ce document, Oliba recommande à l'abbé qui recueillera sa succession de laver les pieds à treize

OLIBA

l'évangile de la résurrection de Lazare, et de les servir après les avoir, au préalable, nourris et vêtus. Baluze a publié quelques lettres d’Oliba dans son Appendix au Marca hispanica, et on connaît aussi de Jui un Truilé sur le cycle pascal. Ces diverses œuvres sont écrites en latin, dans un style correct. TORRES-AMAT, Diccionario crilico de los escrilores calalanes. —

Font, Histoire de l’abbaye royale de Saint-Michel de Cura. — Luis NapaL, Episcopologio de Vich.

OLIBA, évêque d’Elne. qui appartenait à la maison comtale de Bésalu, se trouva, le 9 mars 1009, à un concile mixte qui fut tenu à Barcelone, pour le rétablissement de la vie canoniale dans l’église cathédrale de cette ville, dont il se disait lui-même chanoine. Le 10 novembre de cette même année, Oliba consacra l’église du monastère de Saint-Martin du Canigou. Le 10 janvier 1010, ce pontife, à la prière de Gauzbert, abbé d'Arles, alla consacrer à Montoriol l'église de Saint-Michel et celle de la Vierge Marie. Le 8 novembre de la même année, il assista à une grande assemblée, tenue à Urgel, pour l’établissement de la vie canoniale parmi les chanoines de la cathédrale de cette ville, suivant l'institution faite par Louis-le-Débonnaire, à Aix-la-Chapelle. Le 10 août 1013, Oliba mit son église en possession d'un alleu à Pia, légué par Guilabert, comte de Roussillon. En 1014, sur la demande du comte et de la comtesse de Cerdagne, fondateurs du monastère de Saint- Martin du Canigou, d’Oliba, abbé provisoire et de la communauté de ce couvent, l’évêque d’Elne y nomma abbé titulaire, le moine Sclua qui en avait construit les édifices.

Marca hispanica, col. 968. 971, 972. — Puicaant, Calalogue biographique des évèques d’Elne.

OLIBA (Ermengaud) occupa l’archidiaconé de Conflent durant seize années (1293-1309).

Archives des Pyr.-Or., G. 169.

OLIBA (Bernard), chanoine d’'Elne et docteur en droit, ayant pris parti pour Pierre le Cérémonieux contre Jacques II, roi de Majorque, avait été exilé par ce monarque. A la chute de la dynastie majorquine, Bernard Oliba fut pourvu de l’archidiaconé de Conflent et prit une part active aux synodes que Pierre de la Planella, évêque d'Elne, célébra en 1366 et en 1367.

Archives des Pyr.-Or., G. 2, 9, 169, B. 97.

OLIBA (Antoine) naquit à Porta, petit hameau situé dans la vallée de Carol, ainsi qu’il le dit luimême dans la préface d'un livre où il décrit cette région. Il commença l'étude du droit à Perpignan,

pauvres. le jour où l'Eglise fait lire aux prêtres | la continua à Toulouse et à Lérida, puis reçut les

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