‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 124 sur 227 · OLIVE — OLLER · texte numérisé non relu

OLIVE — OLLER

de la Légion d’honneur en 1860. Depuis cette époque Alexandre Oliva ne cessa pas de produire. On peut citer pour mémoire : Frère Philippe (1875), buste en marbre acquis par l'Etat, placé à l’Institut des Frères

des Ecoles chrétiennes ; Sainte Thérèse, buste marbre

acquis par l'Etat ; Saint Vincent de Paul (1875) au Musée de Lyon ; Don Alphonse XII, roi d'Espagne (1876). buste marbre ; le cardinal Guibert, archevêque de Paris, buste marbre acquis par l'Etat; M" E. P., buste marbre (1877) ; Maréchal de Mac-Mahon (1879), buste marbre acquis par l’Etat ; l’/Jiver (1880), buste marbre acquis par l'Etat. qui figura à l'Exposition universelle ; Monseigneur de Pompignan, statue en marbre à la cathédrale de Saint-Flour (1881) ; Dumont d'Urville, buste en marbre (1882); Amiral Parès (1832), buste en marbre ; M. Chevreul (1883), buste en marbre pour le palais de l’Institut ; Dom Bernard de Montfaucon (1884), acquis par l'Etat. au Musée de Narbonne; Mélodie (1886), buste mi-statue, le cardinal Lavigerie, buste en marbre (1887); L'’Immaculée- Conception, groupe (1887), son œuvre capitale, placée dans l’église de Banyuls-sur-Mer. Oliva est mort à Paris le 22 février 4890. Son buste en bronze, élevé sur un stèle de marbre rouge de Villefranche, se dresse sur la place publique de Saillagouse. Ce monument fut inauguré au mois d'août 1902.

Grand diclionnaire universel du XIX° siècle. — Souvenir des

. féêles de Banyuls-sur-Mer à l'occasion de l'inauguralion de la Vierge d'Oliva, Perpignan, Latrobe, 1888.

OLIVE (Louis d’) était lieutenant pour le roi et commandant au gouvernement de Mont-Louis, en 1718. Jusqu'’alors, la vallée de Carol devenue définitivement française par le Traité des Pvrénées, était restée dans le Domaine royal. À cette époque, il fut question de l’aliéner, et les habitants firent vainement des oppositions et des enchères, en offrant même d'abandonner au roi la justice. En 1718, ce domaine fut adjugé au chevalier Louis d'Olive. « ce qui fut ainsi ordonné, parce que S. M. reconnut qu'il estait du bien de son service qu'il futentre les mains d'un scigneur qui püt réprimer l'esprit d'indépendance que les habilants de Quérol ont conservé comme voisins de la Catalogne, et empescher les fraudes et la contrebande à laquelle ces habitants étaient adonnés. » Cette acquisition fut faite moyennant la somme de 7.500 livres. Par un arrêt du Conseil d'Etat, du 9 mai 1725, le roi ordonna que Louis d'Olive continuerait de jouir, sa vie durant, des justices, domaine et droits dépendants du lieu et vallée de Quérol, et qu'après son décès. le tout serait et demeurcrait réuni au domaine royal. Louis d'Olive mourut en octobre 1729.

Archives des Pvr.-Or.. B. 403%. — ALanT, Nolices hisloriques sur les communes du Roussillon, 1'* série.

OLIVER (Jacques) était fondeur de cloches à Perpignan, en 1556.

PALUSTRr, Quelques noms de fondeurs de cloches roussillonnais.

OLIVER (Barthélemy) était fondeur de cloches à Perpignan, en 1622.

PALUSTRE, 0p. cit.

OLIVER (Paul) naquit à Collioure, le 16 février 1842. Dès l'enfance, il montra d’heureuses dispositons et termina de bonne heure ses classes d'instruction secondaire. Il fit ses études de pharmacie à Montpellier et y prit le goût de la botanique. Revenu dans sa patrie, trop jeune encore pour exercer la profession qu'il s'était choisie, il consacra ses loisirs à herboriser et devint le correspondant actif de botanistes éminents. Paul Oliver s'’adonna avec ardeur à l'étude de la flore roussillonnaise. Il entreprit tous les ans de longues excursions dans les Albères, le Vallespir, la Cerdagne et le Capcir, et réunit un herbier considérable. Ii consacra les veillées de l'hiver à étudier ses richesses botaniques, s’entourant des conseils des spécialistes et en particulier des lumières de son maitre, le professeur Barrandon. Paul Oliver avait projeté d'écrire une Flore du Roussillon et il préludait à cette œuvre par une étude attentive des genres critiques. Frappé de Ia facilité avec laquelle les traditions s'interrompent, voulant éviter à d'autres les difficultés qu'il avait lui-même rencontrées, désirant surtout rendre un juste hommage aux savants herboristes qui l'avaient précédé en Roussillon, il comptait marquer l'œuvre de chacun d'eux dans l’histoire botanique du Roussillon. Ilne négligea rien pour connaitre leur scientifique. Il les suivit pas à pas à travers les montagnes et les vallces, retrouvant, les unes après les autres, les espèces les plus précieuses dans les localités où elles avaient cté aperçues pour la première fois. La mort vintentraver ses desseins et le frappa à Collioure. le 22 janvier 4890. Conformément au vœu que Paul Oliver avait souvent exprimé. sa veuve fit don à l'Université de Montpellier de son précieux herbier et de sa riche bibliothèque.

Bullelin de la Societé botanique de France, À XXXNTIL

OLLEU (Antoine) était orfèvre à Perpignan, en

Archives des Pyr.-Or., G. 790,

OLLER (Jean), archidiacre de Conflent dès l’année 1405, était sous-collecteur de la Chambre a postoss en 1424. En 1436, il fit l'union à Saint-Jean de la vicairie de Saint-Christophe du Vernet. de la

sacristie de Saint-Etienne d'Orle, qui étaient d’an-

OLLERS — OMS

ciennes églises paroissiales, de l'hôpital d'Orle et d’un bénéfice fondé dans ce dernier établissement de bienfaisance. Il occupa l’archidiaconé de Confient jusqu’en l’année 1450.

Archives des Pyr.-Or., G. 9, 122, 123, 291.

OLLERS (Mathias) se distingua sous le règne de Charles-Quint dans les expéditions faites à Aix et en Algérie, ainsi que dans l'expulsion des factieux et des proscrits de Catalogne. Il fortifia Tarragone, prit part à la guerre contre les rebelles d'Allemagne et ensuite à la campagne qui fut entreprise contre Henri Il. roi de France. Mathias Ollers figura au siège de Metz. à la prise de Théruane et de Hesdin et à la bataille de Saint-Quentin. À cause de ces glorieux faits militaires, Mathias Ollers reçut, de Philippe IT, des provisions qui lui conférèrent à vie le commandement du Castillet, à Perpignan. A sa mort, il eut pour successeur Barthélemy Gener.

OLZINA (Pierre), originaire de Berga, fut appelé par le roi d'Aragon, Jean [°, aux fonctions d'avocat fiscal aux cours royales des comtés de Roussillon et de Cerdagne. Ce prince lui concéda plus tard, par une charte. la châtellenie et le bailliage de Puis- Balados avec la sous-viguerie du Capcir. Martin 1”, son successeur, confia à Pierre Olzina l'office d’assesseur de gouverneur du Roussillon, en remplacement de Bernard de Galbes. Pierre Olzina eut quatre enfants : Guillaume, qui lui succéda à la châtellenie de Puig-Balados ; Louis. qui devint sacristain de Saint- Jean de Perpignan, chanoine d'Elne et pleban de l'église de Badences, dans l'archidiocèse de Saragosse ; Constance, épouse de Jean-Pierre Fahena. damoiseau ; et Marguerite, qui mourut sans postérité. Guillaume Olzina étant décédé sans laisser de descendance. le roi d'Aragon, Alphonse V, fit donation de la châtellenie et du bailliage de Puig-Balados à François Fahena, fils de Jean-Pierre Fahena et de Constance Olzina.

Archives des Pyr.-Or., 1. 147, 160, 163, 177, LT8S LISE INA, ESS. 190. 196, 253.

OMS (Pons d’). L'origine de la famille d'Oms remonte aux temps les plus reculés. Son illustration fait en quelque sorte partie de l'histoire du Roussillon. où elle tint le premier rang depuis l'origine de. la féodalité. D'après l'Adarga ealalana, Arnald d'Oms aurait combattu les Sarrasins au VII siècle et les aurait chassés de la Clusa: en récompense de ces hauts faits, il aurait été investi par Charlemagne du titre de vavasseur de Montescol que la famille a. en effet, porté dans la suite.

La principauté de Catalogne, après l’expulsion des

Maures, fut divisée par l'Empereur en neuf comtés, neuf vicomtés, neuf noblies et neuf vavassoreries, dont :

Le comte de Barcelone; le vicomte de Cardone ; le noble de Montelas: le vavasseur de Boxadors.

Le comte d’Ossone, alias Vich ; le vicomte de Cabrera ; le noble de Centelles: le vavasseur de Vilademanw.

Le comte d’'Ampurias ; le vicomte de Rocaberti; le noble de Cervia : le vavasseur de Foxa.

Le comte de Roussillon ; le vicomte de Castelinou : le noble de Canet: le vavasseur de Montescot, alias Oms.

Le comte de Cerdagne ; le vicomte de Querforadat ; le noble de Ürch ; le vavasseur d'Enveig.

Etc.

Les archives royales d'Aragon décrivent ainsi les armes de la maison d'Oms : « Farado de oro y de sable, Ÿ por cimera una corona a l’antigua, ceñida de tres turbantes, acostada de doce palmas, y sumada de un orso naciente de sable con una bandera desplegada sobre el humbro, cargada de los blasones del escudo. — El motivo de estas armes v su timbre lo deben a don Arnaldo de Oms, primer vervessor de Montescot. cuya plaza Y Castillo le encargo Carlo Magns, imperador. » La couronne royale rappelle le roi Ataulpho auquel prétendait se rattacher Arnaldo d'Oms, les trois turbans sont ceux de trois rois maures faits par lui prisonniers au siège de la Clusa, l'ours et la bannière en souvenir de l'ours qui marchait en tête de l’armée et les deux palmes en récompense de tant d’autres victoires sur les Sarrasins. Un manuscrit des archives du Vatican, intitulé Cronica des ravallers cathalans, dont la copie, préparée pour la reine de Suède, se trouve aux archives nationales. à Paris, dit: « Segons opinions de molts, es que primer dit cognom d'Oms. en abitar en la terra de Cathalunya envingue de la ville de Escosia, en la present terra en temps ab lo [mperador Carls Mawne en la primer conquisla en l'anx de 791.» Le blason porte en exergue la devise suivante :

Stemimmata sic faciunt sic prodest sanguine longo censeri.

Ce texte est un emprunt fait à Juvénal. Le poète latin s'exprime ainsi :

Stemmata quid faciunt ? Quid prodest, Pontifice, longo

Sanguine censeri, pictosque ostendere vultus

Majorum.

Dans ces vers, Juvénal raille la manie de ses contemporains qui allaient partout, vantant la gloire, les vertus, l'antique noblesse de leur famille, les trophées de leurs aïeux dont ils exposaient à tous les regards les images de cire. La devise de la famille d'Oms proteste contre les termes de cette satire; elle emprunte à Juvénal un de ses vers. mais en lui faisant signifier le contraire par le changement de l'adverbe

latin quid en celui de sic, et la devise de la maison d'Oms peut se traduire dès lors ainsi :

Noblesse sert comme sert vieux lignage.

Quoiqu'il en soit de ces traditions, qu'il était intéressant de mentionner, et dans l'impossibilité de vérifier les sources et les documents qui ont servi à l’auteur de l’Adarga catalana, on ne peut que s’en tenir aux archives locales et aux renseignements qu'elles renferment. Au dire d’Alart, Pons d'Oms aurait vécu en 1011, et sa postérité mâle serait éteinte vers 1172. Le jour des ides d'octobre 1151, Bernard d'Oms, son fils Guillaume et Rayinond Bérenger son neveu, firent cession à Bernard, abbé d'Arles, en présence de Guillaume Udalgar, vicomte de Castellnou, de la totalité de leurs propriétés sises sur la paroisse Saint-Jean d'Oms. Le manuscrit du Vatican, cité plus haut, affirme qu'Alphonse [°, roi d'Aragon, combattant contre Raymond V, comte de Toulouse, en 1166, comptait Raymond d'Oms au nombre des chevaliers catalans qui figuraient dans son armée. Le 8 des calendes d'octobre 1172, Bernard d'Oms, du consentement de son épouse, donna à Raymond, abbé d'Arles, la moitié d’une métairie dans les paroisses de Molède et de Calmella. Le 9 des calendes de juillet 1172, Bernard d'Oms, d'accord avec Bérenger son frère, Lombarde son épouse, Pierre et Béatrix leurs enfants, acquirent de Guillaume Jorda, évêque d’Elne, des droits seigneuriaux sur deux métairies et sur le vignoble du territoire de Trullars. Béatrix d'Oms, descendante de Pons d’Oms, épousa un personnage de la maison d'Orle et elle en eut, entre autres, un fils, Arnald, qui reprit le nom d'Oms et auquel se rattache sans interruption l'illustre famille d'Oms, continuée jusqu’à nos jours.

Archives des Pyr.-Or.. Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-514. — Cartulaire de l'église d’'Elne. — Communi-

cation obligeante de M. Clément de Lacroix et de M. l'abbé Colomer.

OMS (Arnaid de Montescot, seigneur de Caimelia et d’), fils de Béatrix, reçut, le 5 des ides de mai 1250, un privilège daté de Morella, par lequel le roi d'Aragon l’autorisa à construire à Calmella un château qu'il posséderait en franc-alleu. Le 5 janvier 1253, Jacques le Conquérant priva le viguier et les officiers royaux de Roussillon de toute juridiction sur les lieux d’'Oms et de Calmella. Par son testament en date du 15 des calendes de juin 1250, reçu par Bernard Companys, notaire à Arles, Arnald de Montescot fit donation à Bernard d'Oms, son fils ainé qui fut aussi son héritier, du lieu d'Oms et de l'honneur d'Orle. Il avait acheté ce dernier fief à Bernard Guilhem, de Villefranche, et il l'avait donné jadis à feu Bernard d'Orle, son premier enfant. Il laissa à son fils cadet, Bérenger d'Oms. le lieu de

TS

OMS

Calmella en lui substituant Agnès. Celui-ci devint la tige de la branche de Calmella, rapportée ci-après, éteinte au xvrr° siècle. Guillaume d’Oms, fils bâtard d'Arnald de Montescot, reçut en partage les biens que ce chevalier possédait à Toluges. D'après les Chroniques de Benther, Guillaume d'Oms se battit aux côtés de Jacques le Conquérent, lorsque ce prince s’'empara des iles Baléares, en 1232. IL avait fourni à son souverain un certain nombre de chevaux, de cavaliers et de fantassins. Guillaume d'Oms assista notamment à la prise de Soller, d’'Almarianec et de Bayalbaor.

Archives des Pyr.-Or., B. 63, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513. — ALART, Privilèges el titres relatifs

aux franchises, institutions et propriétés communales de Roussillon et de Cerdagne.

OMS (Bernard d’), chevalier, fils d’Arnald de Montescot, fit partie de l’assemblée tenue à Malloles, le 5 des ides de mars 1242, où les nobles de Roussillon jurèrent en faveur de Jacques [°, roi d'Aragon, les constitutions de paix et trève établies par Nunyo Sanche, en 1217. Le 6 des calendes d'avril 1279, il souscrivit, avec Bérenger son fils, la charte d’immunité accordée aux habitants de Llauro par Jacaues [”, roi de Majorque.

Archives des Pyr.-Or., B. 272. — ALART, op. cil.

OMS (Pierre d’) fut sans doute le premier curé de l’église Saint-Jacques, à Perpignan. On le trouve avec ce titre dans un acte de procuration donnée à deux frères quêteurs, chargés de recueillir des aumônes pour l'œuvre de l’église, le 7 des calendes d'avril 1274. Il y est appelé Petrus Deude de Ulmis sacerdos, capellanus sive rector ecclesie beati Jacobi. Une inscription placée sur un des côtés de la porte d'entrée de cette église apprend qu'il n'exerçait plus ses fonctions curiales en 1285, date à laquelle il y fit la fondation d’un bénéfice ecclésiastique. Elle est ainsi conçue :

RL : DECEMBRIS : ANNO ! DOMINI : M : CC : LXXX : Ÿ TRVS : DE VLMIS : OLIM : RECTOR : ECCLESIE : SANCTI IACO B1 : INSTITVIT : PRESBITERVM : SVVM : IN : DICTA : ECCLESIA : QVI : CELEBRARET : MISSAS : PRO

ANIMA SVA : ET : BENFÉFACTORVM : SVORVM : IN : ALTARE : BEATE : MARIE : MAGDALENE : AD QVEM : PRESBITE

RVM : TENENDVM : DIMISIT : OMNES DOMOS : QVAS

HABEBAT : IN PODIO : ET : MANVMISSORES : SVOS : ASSIGNAYERAT : C : LIBRAS : PRO REUDITIBVS : EMENDIS :

Page 1