‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 125 sur 227 · IX : : PE · texte numérisé non relu

IX : : PE

DE Boxxerox, Epigraphie roussillonnaise.

OMS (Bérenger 1 d’), seigneur du château d'Oms, fils de Bernard, souscrivit un diplôme de Jacques 1”, donné à Perpignan, le jour des ides de janvier 1288. Le 10 des calendes de décembre 1289, il apposa aussi sa signature au bas de la charte que le roi de Majorque accorda à l’abbaye de Saint-André de Sorède.

OMS

Bérenger d'Oms embrassa le parti de Philippe II, roi de France, allié du roi de Majorque, contre Pierre d'Aragon ; il reçut, en 1293, les biens de Jausbert V de Castellnou. Il ne détint toutefois ces seigneuries que durant l’espace de cinq années. car, à la paix de 1298, conclue entre les souverains de Majorque et d'Aragon, elles furent restituées à la maison vicomtale de Castellnou. Quelque temps après, Bérenger d'Oms reconnut à Jausbert V de Castellnou huit manses et deux bordes, situés dans la paroisse de Saint-Jean d'Oms. Il figura dans un acte du 4 mars 1299. par lequel il inféoda un domaine du terroir de Saint-Mamet à Bérenger Gordoni, et épousa. trois jours après, Françoise de Vilarasa dont il eut trois fils : Bérenger II, François et Bernard. En 1314, Bérenger d'Oms donna caution au roi Sanche, de concert avec Arnaud de Cortsavi et Arnaud de Castellnou, pour la dot de 60.000 sols barcelonais de Gueralda de Rocaberti, promise en mariage à Guillaume de Canet. Arnaud d'Oms était commandeur du Mas Deu en 1330. Il laissa une fille, Guillemona, qui, avant épousé Dalmace dez Volo, réclama la commanderie du Mas Deu que le roi avait saisie.

Archives des Pyr.-Or., B. 19, 22, 25, 74. 97, 100, 142, 166, 202, 257, 270, 273, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Bérenger Il d’), fils aîné du précédent, reçut en emphytéose, le 24 juillet 1357, de Pierre II, roi d'Aragon, la haute et basse justice des lieux d'Oms et de Taillet, en récompense des services rendus à ce monarque, principalement durant l’expédition de file de Sardaigne. En 1354, il s'était enrôlé, avec son fils Bérenger III, dans le corps de débarquement que dirigeait le vicomte de Cabrera. L'année suivante, Bérenger II d'Oms avait été choisi par le roi d'Aragon et envoyé en ambassade auprès du juge d’Arborea pour négocier la paix avec les Gênois. Il prit part au conseil qui fut tenu à Perpignan, le 4 septembre 1356, dans le but d’aviser à la ligne de conduite à suivre, en réponse à la lettre de défi envoyée par le roi de Castille, Pierre le Cruel, au roi d'Aragon, Pierre le Cérémonieux. Bérenger II d'Oms cut deux fils : Bérenger III et François, dont les notices suivent.

Archives des Pyr.-Or., Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille). 502-513. — Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OM8 (François d’), frère du précédent, qualifié de damoiseau de Céret en 1346, épousa Anne. fille de Hot de Pevrestortes, qui lui donna, entre autres enfants : Hot ou Othon d'Oms. seigneur du lieu de Peyrestortes. Pierre-Arnaud, Arnaud, François et Esclarmonde qui se maria à Galcerand d’Enveig. Le 20 avril 1373, ceux-ci vendirent à la communauté

ecclésiastique de Saint-Jean les directes et seigneuries qui avaient appartenu à Françoise de Vilarasa, leur grand’mère. Pierre-Arnaud d'Oms, qui tint avec sa compagnie le blocus de Castello-d'Empories, en 1385, testa à Perpignan, en 1420. Hot ou Othon d'Oms est peut-être ce Pons d'Oms dont parlent les historiens Zurita et Carbonell, qui, à la tête d’une armée considérable. se porta, en 1354, au secours de l'ile de Sardaigne pour la délivrer du joug des rebelles. Il mérita, par son courage, le titre de commandant de l’île. L'année suivante, Pons d'Oms. capitainegénéral de l’armée de Pierre IV le Cérémonieux. lutta vaillamment, avec vingt-quatre galères, contre la flotte gênoise, composée de soixante-cinq navires. Il trouva la mort sous un coup de projectile lancé par l'ennemi.

Archives des Pyr.-Or., B. 143, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Bernard d’), frère des deux précédents, eut ses biens confisqués, en 1344, comme rebelle et partisan du roi de Majorque détrôné. Il avait épousé Brunissende, fille de Bernard d'Enveig et mourut sans descendance. Le 17 août 1369, Bernard d'Oms fit son testament, par lequel il légua ses biens à la Pieuse Aumône. Il laissa, en outre : à François d’'Oms son frère, chevalier, cent livres: à chacun de ses enfants, cinquante livres ; à Bérenger III d'Oms, son neveu, seigneur de Mosset, cinquante livres ; à François d'Oms, seigneur d'Oms, son neveu, cinquante

livres ; à Bernard d'Oms, demeurant à Céret, cin-

quante florins ; au seigneur de Calmella, cinquante florins ; et à chacun des fils de Bernard d'Oms, habitants de Perpignan, vingt-cinq florins. Brunissende d'Oms, vendit en 1370, à l'abbé de Cuxa. des dimes et divers droits féodaux sur Ria et quelques lieux voisins, moyennant la somme de 13.200 sous.

Archives des Pyr.-Or., B. 96, 123, 142, Fonds d'Oms non classé E. (Titres de famille), 502-513. On classe,

OMS (Bérenger II d’), fils de Bérenger II, seigneur des lieux d'Oms et de Taillet, et de Jeanne de Moredine, épousa Béatrix de Mosset, fille d'Arnald de Saga, et héritière d'Adhémar de Mosset. Celle-ci acheta, en 1371, à Jean de Belcasteli, la moitié de la seigneurie de Belesta et vendit à Raymond de Junya, chevalier, les lieux d’Aranser, Mucer, Alt. Soreg et Quéralt tenus en fief pour le vicomte de Castellbo et pour le roi. Bérenger III d'Oms acheta encore, le 25 novembre 1378, à Sibille, femme de Raymond de Perellos. les lieux de Thorent et Mantet. Deux ans après, la seigneurie de la Clusa fut aussi en son pouvoir. « On ignore complètement, dit Alart, par quels moyens Bérenger d'Oms était devenu possesseur des lieu et territoire de la Clusa, et un de ses descendants,

aprèsavoir énuméré tous les titres de cette seigneurie depuis 1380 jusqu'en 1670, se borne à dire (qu'ils) appartenaient à Bérenger d'Oms en 1380, comme légitime successeur de Blanche, fille et héritière de Pons de la Clusa. Mais à quel titre avait-il succédé? Ce ne pouvait être que par voie d'achat, car Bérenger III d'Oms était fils de Bérenger II d'Oms, décédé en 1356 et de Jeanne de Mora (ou de Muredine), et luimême, après avoir épousé Béatrix de Mosset, prit pour seconde épouse Constance de Pugalt. La seigneurie de la Clusa ne put donc lui venir ni par héritage de ses pères, ni par voie de mariage ; ce ne put être qu’au moyen de la vente qui dut lui en être faite par Dalmau de Crexell ou par sa sœur, ou plutôt par leurs héritiers, Mais cette vente ne comprenait, sans doute, que le lieu et le territoire de la Clusa, sans le château, probablement démantelé dès cette époque. Il semble même qu'à l’origine de son acquisition, le nouveau seigneur n’était rien moins que disposé à conserver longtemps cette seigneurie. En effet, le 17 mai 1380, Bérenger d'Oms autorisait son bailli de la Clusa, François Lardo, à vendre ou aliéner une borde dite d'en Lardo, et en même temps il l’affranchissait ainsi que tous ses descendants de la servitude dite de redimença ou remença personal ; mais le nouvel affranchi déclarait que cette concession serait nulle dans le cas ou ledit d'Oms ou les siens aliéneraient la seigneurie de la Clusa... Le 18 septembre 1381, l’infant Jean, fils aîné et lieutenant général du roi Pierre d'Aragon, vendit en franc-alleu à Bérenger d'Oms le mère et mixte empire, c'est-à-dire la haute justice avec host et chevauchée et les autres droits que le roi pouvait avoir dans les lieu et territoire de la Clusa, à l'exception du château et forteresse du dit lieu... H paraît que le titre de châtelain de Bellegarde avait été donné à vie à Bérenger d'Oms, seigneur de la Clusa, puisque cet office fut conféré par lettres du roi d'Aragon du 30 mai 1388 à Bernard Ça Rovira (de Banyoles), comme « vacant par décès de Bérenger d'Oms qui l’obtenait sa vie durant ». (Procuracio real, reg. XVIII, f° 79). C'est le seul fait que nous connaissions de l’intervention de la famille d'Oms dans le commandement de cette forleresse, et les successeurs de Bérenger en furent largement dédommagés par le titre héréditaire, qu'ils obtinrent au siècle suivant, de la châtellenie de Collioure et du gouvernement du royaume de Majorque. » En 1381, l'Infant Jean vendit en francalleu à Bérenger III d'Oms le mère et mixte empire avec toute juridiction, host et chevauchée des lieux et châteaux de Thorent et Mantet qui lui appartenaient déjà, de Cauders et de Py appartenant à l’abbé de Campredon, d’Huyteza appartenant à Grimald d'Avellanet, de la Clusa. de Sahorra, de Fulha. de Creu et de Villanova en Capcir, au prix de 1.500 flo-

OMS

rins d'or d'Aragon. Bérenger III d'Oms, sous le nom du financier Barthélemy Gari dont il était le croupier, acheta de l’'Infant d'Aragon, par acte du 20 octobre 1385, la baronnie de Montesquieu avec toutes Justices et toutes les dépendances. Devenu veuf, Bérenger III d'Oms convola en secondes noces avec Constance de Pugalt. Le roi Pierre III d'Aragon fit concession du lieu de Llauro en faveur de celle-ci. Bérenger III d'Oms mourut ab intestat, en 1388, laissant trois fils: Bérenger IV, qui lui succéda; Arnald ; et Bernard, fondateur de la branche d'Oms, seigneurs de Corbère.

Archives des Pyr.-Or., B. 124, 129, 142, 190, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 302-513. — ALarnT, Nolices historiques sur les communes du Roussillon, 2° série.

OMS (François d’), frère du précédent, seigneur d'Orns, chevalier, jouta contre Guillaume Fabre, bourgeois de Perpignan, dans un tournoi qui eut lieu dans la lice du château de cette ville. L'adversaire mit son cheval hors de service, dans la lutte livrée corps à corps entre les deux champions. De

concert avec les damoiseaux Othon d'Oms dit de

Perestortes, Bérenger, Guillaume, Bernard, Pierre- Arnald d'Omset Guillaume dez Bach, François d'Oms conclut un traité de paix avec André de Fonollet, vicomte d'Ille et de Canet, Bernard de Vilacorba et Jean de Basteran, pour mettre fin aux meurtres, blessures, coups et autres méfaits exercés entre les deux partis rivaux. Le 7 mars 1384, Fransois d'Oms fonda dans l’église d'Oms un bénéfice sous le vocable de Saint-Michel et de Sainte-Marthe. Il n'avait point d'enfants de son épouse, lorsqu'il fit son testament,

le 5 octobre 1380. Il stipula dans cet acte, qu'en cas.

où il viendrait à décéder sans garçons, son neveu Bérenger deviendrait son héritier. Cette clause reçut son exécution, le 6 mars 1390. date de la mort de François d'Oms, seigneur d'Oms.

Archives des Pyr.-Or., B. 142, 166, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Bérenger IV d’), fils de Bérenger d'Oms est qualifié seigneur d'Oms et de Fulha dans un acte du ÿ juin 1398 et aussi seigneur d'Orns, de Taillet, la Clusa, Montesquieu, Sahorre, Py, Mantet et du chäteau de Mantet. Il vendit la maison qu'il habitait à Jeanne de Moredine, femme de Bérenger II d'Oms, son grand-père. Par un acte conclu le 18 juin 1390, Barthélemy Gari céda la baronnie de Montesquieu à Bérenger IV d'Oms. En 1417, les officiers du Domaine du roi intentérent un procès «en réunion de la baronnie de Montesquieu au Domaine pour faire déclarer nulle l’aliénation à cause du dol et de la fraude qui étaient intervenus et de la pravité des usures damnables qu’elle contenait, le prix de l’alié-

pation provenant de différents prêts faits par Gari à l'Infant et au Roy son père, sous un intérêt appelé magobell et retromagobell qui était de 33 °/. du fort principal. » Ce procès fut poursuivi à diverses reprises et dura deux cent soixante-cinq ans. Îl eut son dénouement, le 20 août 1682. à la suite d’un arrêt | rendu ce jour-là, par la de Audience, contre Raymond d'Oms de Santa-Pau. Par cette sentence, la vente de la baronnie de Montesquieu fut déclarée nulle ct les héritiers de Bérenger IV d'Oms durent restituer cette seigneurie au Domaine royal avec les revenus acquis. Le 7 novembre 1390, Bérenger IV d'Oms en qualité d’héritier de sa mère Béatrix, libéra l’université de Canet d’un censal que cette dernière tenait du vicomte de Canet et d'Ille. Il fit une transaction, le 9 mai 1396, avec son frère Arnaud, sur la portion de l'héritage qui revenait à chacun d'eux, à la suite du décès de leur père Bérenger IT, mort ab intestat. Bérenger IV d'Oms avait épousé, à Perpignan, le 6 novembre 1393, Jeanne de Santa-Pau, fille de Hugues de Santa-Pau et de Béatrix, et eut d'elle deux fils : Bérenger, qui lui succéda vers 1423, et Huguet.

Archives des Pyr.-Or., B. 136, 142, 161, 207, 217, 401, d'Oms non classé, E. (Titres de famille), %02-513.

Fonds

OMS (Bérenger V d), fils et héritier du précédent, joua un rôle important, sous le règne d’Alphonse le Magnanime. Il fut conseiller et chambellan de ce prince. Déjà en 1424, on le trouve au château de Collioure, dontil était le gouverneur. Gouverneur de Majorque de 1426 à 1456, Bérenger V d'Oms remplit les fonctions de vice-roi pendant l'absence de la reine Marie d'Aragon, en 1425. Des lettres royales datées du siège de Bonifacio, le 20 novembre 1420. portent don de mille florins d'or à Bérenger V d'Oms, pour le récompenser de ses services, du grand nombre. de gens d'armes qu'ilavaitamenésàl'arméeetlui assigna l'afferme de la Font-Dame de Salses. Il reçut la même année une autre donation de trois mille florins d'or, à cause des frais qu'il avait faits pour la guerre de Corse. En 1425, il contracta engagement avec son frère Huguet, pour suivre le roi d'Aragon, dans le royaume de Naples. La reine Marie lui concéda. en 1428, la châtellenie et le bailliage de Collioure, pour lui et ses héritiers, en récompense des services qu'il avait rendus dans les royaumes de Sicile, de Sardaigne, de Corse et de Naples. C'est

ainsi que la famille d'Oms conserva le gouvernement |

de Collioure jusqu'à la Révolution. Aussi, par une charte d'’Alphonse, roi d'Aragon. datée du camp d'Angliolio contre Naples, le 16 mai 1440, ce souve-

rain, considérant les grandes dépenses nécessitées |

pour la construction et l'entretien de la route et des ponts qui passent par le lieu ou château de la Clusa,

MS 409 mit ces dépenses à la charge de son conseiller Bérenger d'Oms, gouverneur du royaume de Majorque et seigneur de la Clusa, en l’autorisant à percevoir un droit de barre sur tous les passants, savoir: un denier sur chaque homme à cheval ou conduisant une bête chargée ou non, et une obole sur chaque piéton. Ce droit de barre fut confirmé en faveur de Guillaume d'Oms son fils, le 20 juin 1510, par le roi Ferdinandle-Catholique qui, par le même privilège, lui fit concession du droit de mettre en devèse ou défends pour la chasse, la pêche et le pacage, tout le territoire de la Clusa et celui de la baronnie de Montesquiu. Plus tard, le gouverneur de Bellegarde fut substitué au seigneur de la Clusa en ce qui concerne la perception de ce droit de barre, qui était encore levé, au xvur siècle, pour être employé à l'entretien de la route depuis le Volo jusqu'au Perthus. De Naples, le roi Alphonse V écrivit, le 27 mai 1454, à Bérenger d'Oms pour lui ordonner de construire une nouvelle barbacane au château de Collioure, annonçant que « havem sentiment de algunes pratiques e tractes que se tendrien aqui per lo duc d'Enjou ». Ce prince décida d'envoyer en Roussillon Bérenger V d'Oms, gouverneur du royaume de Majorque et châtelain de Collioure, avec charge de faire construire la dite barbacane dans le plus bref délai. En attendant le procureur royal devait faire armer et approvisionner Collioure « de bombardes, ballestes, passadors, polvere, pedres, artillerias et altres coses necessaries a la deffencia del dit castell. » Le 10 décembre 1456, la baronnie de Santa-Pau y Finestres fut vendue à l’encan par les soins de la « Cort real » de Besalu. La propriété de ce fief fut attribuée à Bérenger V d'Oms comme au plus disant, au prix de 5.070 livres de Barcelone de tern. Louis XI chercha à s’attirer un si puissant personnage et, par lettres patentes de 1463, donna à «nostre chevalier et chambellan Bérenger d'Oms, ses justes possessions. justices, rentes, revenus, droiz, franchises, privilèges et libertés ». Bérenger V d'Oms percevait annuellement du roi de France la somme « de mille livres tournois par manière de pension. » Bérenger V d'Oms mourut ab intestat, en 1468. Il avait épousé Raphaëlle Fabre qui lui donna un fils du nom de Guillaume.

Archives des Pyr.-Or.. B. 215, 219, 226, 232, 253. 257, 268, 272,

292, 405, Fonds d'Oms non classé, E Titres de famille), 502-313.

— ALART, Nolices historiques sur les communes ch Roussillon, 2° série.

OMS (Guillaume d’) fils du précédent, seigneur

du château et terroir de la Clusa, des baronnies de

Montesquieu et de Santa-Pau, commandant du chàteau de Collioure, défendit Port-Vendres contre des corsaires bretons. Il reçut, le 20 juin 1510, des lettres patentes de Ferdinand, roi d'Aragon, pour le confirmer dans ses possessions, et fut nommé. en 1517.

410 OMS

vice-roi de Majorque par l’empereur Charles-Quint. Guillaume d'Oms avait épousé à Perpignan, en 1464, Anne, fille de Françoise de Perapertusa et de Marquesa. Neuf enfants (cinq garçons et quatre filles) naquirent de leur union : Bérenger VI, tige de la branche aînée établie et continuée à Barcelone ; Jean, auteur de la branche fixée et continuée jusqu’à nos jours à Perpignan ; Gérard, Honoré et François, dont les notices suivront ; Elisabeth, Béatrix, Angélique et Yolande.

Archives des Pyr.-Or., B. 342, 345, 349, 357, 368, 418, G. 240, Fond< d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Gérard d’), troisième fils du précédent, fut le père de François. Celui-ci n’eut qu'une fille, Anne, laquelle épousa François de Taqui. De leur union naquit Louis de Taqui, père d’Auguste de Taqui et grand-père de Marie-Anne de Taqui qui, le 20 novembre 1660, unit ses destinées à Gérard d’Oms del Viver, dans la ville de Perpignan.

Archives des Pyr.-Or.. Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Honoré d’), un des cinq fils de Guillaume d’Oms et d'Anne de Perapertusa, entra dans les ordres. Administrateur des biens de Fontfroide en 1496, il était, trois ans plus tard, chanoine d’Elne et camérier de la Grasse. À ce titre il détint la seigneurie du lieu de Rivesaltes. En 1515, Honoré d'Oms fut nommé administrateur perpétuel de l’abbaye bénédictine de Notre-Dame d'Arles. Une ordonnance de Charles-Quint lui concéda la faculté de choisir, à Perpignan, une chambre dans la maison d’un docteur pour y établir un tribunal et rendre la justice en matière civile, dans les causes féodales et emphytéotiques. Honoré d'Oms fut enseveli à l’abbaye de la Grasse, le 1° février 1579.

Archives des Pyr.-Or., B. 345, 368, 414, 415, 419, G. 240, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (François d’), frère du précédent, épousa, le 5 avril 1501. Jeanne, une des filles de Gaston de Perapertusa, baron de Joch.

Archives des Pyr -Or., Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

Branche aînée fixée à Barcelone OMS (Bérenger VI d’), fils ainé de Guillaume

d'Orns et d'Anne de Perapertusa. vavasseur de Montescot, seigneur d'Oms, de Santa-Pau, Sahorre, Montesquiu, Claira, Saint-Laurent-de-la Salanque, Taillet,. alcayde de Collioure, obtint un privilège royal donné à Burgos le 8 juillet 1512. qui lui conféra le titre de capilaine-général des côtes du royaume de Grenade. Il contracta trois mariages. De sa première épouse, Anne de Sentmanat, il cut sept enfants : Bérenger VII.

Antoine, Michel dont les notices suivent ; Anne. qui se maria à Jean-François d'Oms, seigneur de Villelongue-de-la-Salanque ; Angèle, qui épousa Pons de Descallar ; Hippolyte, femme de Séraphin de Centelles ; et Isabelle, qui unit ses destinées à François d'Oms. La seconde épouse de Bérenger VII d'Oms, Magdeleine de Vilacorba, mit au monde deux fils qui embrassèrent l’état ecclésiastique : l’un, Jean-François, était archidiacre d’Elne en 1528, et le second, Hot d'Oms, prit l’habit de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Ayant convolé en troisièmes noces avec Elisabeth de Tagamanent, Bérenger VII d'Oms eut de celle-ci une fille, Elisabeth, qui unit ses destinées à celles du vicomte de Rocaberti.

Archives des Pyr.-Or., Fonds d'Oms non classé, G. 115, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Bérenger VII d’), fils ainé et héritier du précédent, eut Le commandement d’une galère durant l'espace d'un demi siècle. Il accompagna Philippe Il durant ses expéditions militaires dans les pays barbaresques et en Portugal. La galère de Bérenger VII d'Oms eut, à maintes reprises, à sa charge, la garde du vaisseau royal. Elle se distingua à la prise du fort de Frigiliana et à la célèbre journée du Portugal. Bérenger VII d'Oms devint ensuite alcayde du chàteau d'Elne, directeur de la fabrique des galères à l'arsenal de radoub de Barcelone et enfin général des galères de la principauté de Catalogne. Il laissa quatre filles : Anne, Marquesa, Magdeleine et Marie. Son frère cadet, Antoine, recueillit la succession en héritant des titres et des fiefs de la maison d'Oms.

Archives des Pyr.-Or., Fonds d’Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Michel d’), frère du précédent, embrassa la carrière ecclésiastique. Il était chanoine et sacristain d'Elne, lorsque les membres du chapitre, réunis le 26 septembre 1535, l’élurent vicaire capitulaire du diocèse, par suite de la renonciatic n à l'évêché d’Elne. faite par le cardinal Dorria. Michel d'Oms représenta le chapitre d'Elne aux corts convoquées à Montçon. le 30 juin 1552. Une seconde fois, il fut député par le même corps ecclésiastique à ces assises royales, à la date du #4 août 1564. Michel d'Oms reçut mandat pour réclamer du roi l'autorisation d'avoir auprès du siège de Gérone, un commissaire de l’église d’Elne, enlevée par Jules IT à l’autorité des métropolitains. Il dut en outre cxiger pour les propriétaires de pâturages Île droit de saisir, de tuer et de retenir après les avoir immolés, les bestiaux qui s’introduiraient sans permission dans les pasquiers. Miche] d'Oms qui était déjà pourvu, en 1564, de l’abbaye‘en commende de Notre-Dame d’Arles, mourut en 1576.

Archives des Pyr.-Or., G. 52, 59, 62, E. (Titres de famille), 502-513.

a mn = maso cime

OMS

OMS (Antoine d'), fils cadet de Bérenger VI d'Oms et d'Anne de Sentmanat, recueillit la succession de son frère Bérenger VII d’'Oms qui, à sa mort, ne laissait que des filles. Il devint vavasseur de Montescot, baron de Montesquieu et de la vallée de Saint-Martin de Montbram, châtelain de Collioure et du château de Saint-Elme. Antoine d'Oms se maria à Lucrèce Çalba qui lui donna deux enfants: Antoine. qui suit, et Anne, qui unit ses destinées à Henri de Sentmanat. Devenu veuf, Antoine d'Oms convola en secondes noces avec Alphonsine, veuve de Jean de Calders. De cette dernière union naquirent six enfants : Bérenger VIII, dont la notice suit; Hot et Jean, décédés en bas-âge ; Anne, dont la fille, Marie-Magdeleine. épousa Bérenger IX d'Oms ; Eléonore, morte encore jeune, et Magdeleine, femme de Jean Çariera.

Archives des Pyr.-Or., Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Antoine d’), fils aîné et successeur du pré: cédent, devint, comme ses aïeux, gouverneur de Majorque. Il céda l’alcaydie de Collioure à son neveu Henri de Sentmanat, et épousa Jeanne d'Oms de Çariera dont il n'eut point de postérité. Son frère Bérenger VIII d'Oms, fils d'Antoine d'Oms et d’Alphonsine de Calders, recueillit sa succession.

Archives des Pyr.-Or.. B. 375, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Bérenger VIT d’), frère et héritier du précédent, se maria à Marie-Anne de Sentmanat. Deux fils naquirent de leur union : Bérenger IX et Antoine. Le premier, après avoir épousé sa cousine-germaine, Marie-Magdeleine d’Oms, ne laissa qu'une fille, Thérèse, laquelle unit ses destinées à celles de son oncle. Antoine d'Oms. Bérenger VIII d'Oms avait été président du Conseil royal de la batllie générale de Catalogne.

Archives des Pyr.-Or., Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-514. :

OMS (Antoine d'), fils cadet du précédent, fut fait chevalier de Saint-Jacques de l'Epée et devint inaître-de-camp pendant les campagnes militaires de Salses. Il prit pour femme sa propre nièce Marie- Thérèse, dont il eut trois enfants : Raymond, qui fait l’objet de la notice suivante ; Marie, épouse d'Emmanuel d’'Oms de Cabrera, par lequel le nom d’Oms se continua; et Gaspard, chanoine de Gérone. Le 2 novembre 1642, Jacques Frexa, prètre, procureur de Marie-Thérèse d'Oins, donataire desbiens de Bérenger d'Oms y de Santa-Pau, son père. prit possession de la seigneurie de la Clusa au nom de cette dame. Mais le Roussillon, déjà occupé au nom de la France, allait bientôt unir ses destinées à celles de la mère-

patrie, et la branche aînée de la famille d'Oms s'étant prononcée pour l'Espagne, tous les biens qu'elle possédait en-deçà des Pyrénées furent confisqués, à la suite de l’insurrection de 1652. Les seigneuries de Montesquiu et de la Clusa furent données à Isabelle Dulach, veuve de Pierre La Cavalleria, qui prit possession de la Clusa, le 31 septembre 1654. La famille d'Oms recouvra ses biens, en vertu du Traité des Pyrénées, en 1660, mais elle était trop engagée dans le parti espagnol pour espérer de rentrer jamais en pleine et paisible possession des biens qu'elle avait en Roussillon, et par acte reçu « au lieu du Portus. paroisse de Saint-Jean d’Albéra », le 8 scptembre 1670, Raymond d'Oms y de Santa-Pau vendit « le château maintenant détruit et le lieu de « Sainte- Marie de la Clusa » à François Puig y Terrats, docteur en droit. Les biens de François Puig (décédé avant décembre 1674) furent de nouveau confisqués pour crime de lèse-majesté, et des lettres de Louis XIV, données à Saint-Germain-en-Laye, le 14 novembre 1674, en firent don à Alexandre du Vivier, fils de Guillaume du Vivier et d'Anne de Verniole, époux de Marie d'Ortafa, dont les descendants ont possédé la seigneurie de La Clusa jusqu’à la Révolution. Archives des Pyr.-Or.. B. 394, 398, 401, Fonds d'Oms non

classé, E. (Titres de famille), 502-513. — ALarT, Notices historiques sur les communes du Roussillon, 2° série.

OMS (Raymond d’'})}, vavasscur de Montescot, noble de Saga, baron de Santa-Pau, de Sahorre, etc., fils du précédent, prit part aux guerres du principat de Catalogne et notamment à la défense de la ville de Puigcerda. Lorsque cette place se rendit pour la première fois, et que la ville d'Olot et autres lieux voisins furent au pouvoir des Français, Raymond d'Oms se retira dans le château de Santa-Pau où il se défendit durant huit jours consécutifs. Il courut ensuite au secours d'un escadron de cavalerie, de deux compagnies d'infanterie et d’une troupe de cinq cents paysans qui, depuis trois jours, étaient cernés dans la ville de Bésalu. Il entretint à ses frais la troupe qu'il commandait. En 1675, il suivit les campagnes militaires de Maureillas et de Bellegarde, entreprises par le maréchal de Schomberg contre les catalans révollés et les Espagnols. leurs alliés. Une sentence rendue, le 20 août 1682, contre Raymond d'Oms. déclara nulle la vente et l’aliénation de la baronnie de Montesquiu faite deux cent soixantecinq ans auparavant, par Barthélemy Gari à Bérenger d'Oms. En conséquence, Raymond d'Oms et de Santa-Pau fut condamné « aux dépens et à la restitution des fruits depuis l'injuste possession ; pour le payement et à la liquidation desquels il perdit et fut dépossédé des autres terres et seigneuries qu’il pos-

sédait en Roussillon, savoir : Claira, Saint-Laurent

de la Salanca, fours de Collioure, Sahorre, Fulla, Pi, Thorent, Mantet et Ralleu ». Pour le dédommager de ces pertes, le roi d’Espagne lui avait accordé une pension mensuelle de cent cinquante écus. En 1683, Raymond d'Oms adressa une supplique au souverain espagnol, pour lui dernander de convertir cette pension en une rente viagère. Raymond d'Oms mourut sans laisser de postérité. Sa sœur, Marie-Thérèse d'Oms de Santa-Pau, qui avait épousé Emmanuel d'Oms de Cabrera, apporta en dot à celui-ci cinquante mille ducats. De leur union naquirent : un fils, Antoine, et deux filles, Jeanne et Emmanuelle. En 1688, les biens de Raymond d'Oms furent donnés à N. de Boisambert.

Archives des Pyr.-Or., Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Gaspard d’), frère du précédent, chanoine de Gérone et abbé de Saint-Féliu, fut vicaire général de l’armée qui combattit sous les ordres de San-Germa à Maureillas et à Bellegarde. Ce prélat mourut durant l'expédition, dans l'exercice de ses fonctions.

Archives des Pyr.-Or., Fonds d'Oms non classé, B. 402, E. (Titres de famille), 502-514.

Branche des seigneurs de Corbère

OMS (Bernard d’), un des fils de Bérenger III d'Ons et de Béatrix de Saga, épousa Marguerite de ÇCagarriga, issue de l'union contractée entre François de Çagarriga, conseiller du roi Martin d'Aragon, seigneur de Corbère, et Huguette de Perapertuse. Lorsque ce prince envoya François de Çagarriga en Sicile pour lui confier le poste de gouverneur du château de Cagliari. il octroya en même temps la charge de châtelain du château de Perpignan à son beau-fils, Bernard d'Oms. Celui-ci reçut, en 1408. à Perpignan, Benoït XIIT, qui venait tenir dans cette ville un concile, à seule fin de procurer à l'Eglise l'unité de gouvernement. Bernard d'Oms fut autorisé, par privilège spécial du roi, à résider à la cour du roi d'Aragon, bien qu'il fut pourvu de la châtellenie de Perpignan. Martin I” abolit, en cette circonstance, la coulume d’Espagne. Il le décora de

la ceinture de chevalier. en considération des servi-

ces qu'il avait rendus en Sicile aux deux souverains, Martin l’ancien et Martin le jeune. Bernard d'Oms continua ses services à Alphonse V le Magnanime, en suivant ce prince dans son expédition du royaume de Naples et en fournissant neuf hommes armés et leurs chevaux. Il vivait encore en 1429, mais il était décédé le 7 février 1430. date à laquelle son fils Louis portait le titre de seigneur et baron de Corbère. Bernard d'Oms eut pour enfants : Eléonore, épouse du chevalier François dez Pla ; Louis et Charles, qui, successivement, occupèrent la sei-

OMS

gneurie de Corbère ; François, chanoine de Gérone ; et Elisabeth, femme du damoiseau François de Rexach.

Archives des Pyr.-Or., B. 147, 192, 228, 241, 254. 268, E. (Titres de fomille), 502-513.

OMS (Louis d’), fils aîné du précédent, seigneur de Corbère, accompagna Alphonse V et son père Bernard d'Oms dans l'expédition du royaume de Naples. Louis d'Oms participa à la guerre en fournissant pour sa part trois chevaux. Devenu seigneur de Corbère, il acquit. Le 29 décembre 1430, Le ruisseau qui portait le nom de son fief. À la suite d'inondations qui avaient détruit l’ancien ruisseau royal de Thuir, Alphonse V fit encore cession de ce canal à Louis d’Oms. Celui-ci mourut sans postérité et son frère Charles recueillit sa succession.

Archives des Pyr.-Or., B. 235, 240, 244, 252, 268, 367, 378, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Charles d’) succéda à son père Bernard d'Oms dans le gouvernement du château de Perpignan, et devint seigneur de Corbère par la mort de son frère Louis. Charles d'Oms fut créé procureur royal et maître des ports, des passages et des eaux des comtés de Roussillon et de Cerdagne, par lettrespatentes, données le 3 novembre 1442. Il remplaça Bernard Albert que le roi d'Aragon nomma gouverneur de Roussillon. Le 12 mars 1437. Charles d’Oms avait épousé la fille de ce dernier, Isabelle. Au mois de septembre 1461, Jean IT envoya Charles d'Oms en ambassade auprès de Louis XI, pour le féliciter de son avènement au trône. Le roi de France observa vis-à-vis du messager du roi d'Aragon la réserve la plus froide, mais après le départ de Charles d'Oms de la cour de Paris, Louis XI chercha à se rapprocher de Jean IT. Lors du traité de Bayonne, conclu le 9 mai 1462 entre Jean IT et Louis XI, Charles d'Oms se vit contraint de défendre le château de Perpignan au nom du Principat de Catalogne. Le 15 juin 1462, il répliqua au délégué Mathieu dez Soleo sur un ton dur. Par un décret du 2 juillet suivant, rendu sur la proposition de l’évêque de Vich. Charles d'Oms fut déclaré ennemi public. Le lendemain, les consuls de Perpignan, accompagnés de six syndics, représentant les habitants. se rendirent au château et sommèrent le châtelain de mettre le château au pouvoir du primogenit mineur et du Principat. Charles d’Oms, escomplant l'intervention plus prompte des Français el se trouvant isolé, céda à la force et donna du moins aux Perpignanais une satisfaction partielle. On lui présenta la formule d'un serment en vertu duquel il jura de tenir le chäleau au nom du primogenit et du Principat et de ne le rendre ni à Jean IT ni à personne. Charles d'Oms s'exécuta et setrouva pris

OMS

entre deux engagements contradictoires, contractés par lui avec une pareille solennité : l'engagement de tenir le château pour le roi de France. celui de le tenir pour le Principat. Dans ces conditions, il fut forcé de se parjurer soit dans un sens, soit dans l’autre. Le 25 juillet, les Perpignanais virent à leur grande surprise la bannière de France flotter sur la citadelle. Philippe Albert et Charles d'Oms avaient entraîné à trahir la cause catalane le vicomte d'Ille, capitaine du Général. Durant la nuit du 27 au 28 juillet, deux mandataires de la reine, le prêtre Samso et Jean Dusay arrivèrent à Perpignan. et dernandèrent, le 29, aux consuls, de révoquer leurs promesses de fidélité au Principat. Les conseillers de Perpignan demandèrent à réfléchir. Comme ils multiplièrent les conférences pour délibérer, Charles d'Oms braqua les canons sur la ville et leur signifia qu'il leur accordait quelques heures seulement pour se décider à lever la bannière royale, faute de quoi il ouvrirait le feu. Le conseil céda et, le 9 août, la reine notifia aux collecteurs des droits de généralité à Perpignan, qu'elle avait assigné à Charles d’'Oms toutes les généralités pour l’'approvisionnement du château. Un revirement se produisit parmi les Perpignanais et la tête de Charles d'Oms fut mise à prix par la Députation. Louis XI, apprenant le nouveau danger que courait le château de Perpignan, envoya une armée en Roussillon, et désigna le duc de Nemours, Jacques d’'Armagnac, pour diriger l'expédition. Le 10 novembre, les Perpignanais assiégèrent le château. Ils élevèrent tout autour des fortifications et des bastilles, et mirenten œuvre des machines de guerre afin de battre les tours. Charles d'Oms et ses compagnons attendant le secours des Français étaient dans une situation précaire. Mais le 7 janvier, une attaque des Français permit aux troupes de Louis XI de faire leur entrée dans Perpignan. Le 10 janvier 1463, le duc de Nemours reçut le serment de fidélité des habitants de Perpignan. dans l’église Saint-Jean de cette ville. Après la capitulation, Louis XI confirma Charies d'Oms dans sa charge de commandant du château pour 1463 et nomma son fils Bernard, gouverneur du Roussillon. Charles d'Oms derneura au château de Perpignan avec deux cents fantassins que Louis XI mit en garnison dans cette place. Charles d'Oms laissa un fils Bernard et une fille Aldoncia qui épousa Gérard dez Pla, fils de François dez Pla, ancien conseiller de Barcelone et maître d'hôtel de don Carlos.

Archives des Pyr.-Or., B. 253, 260, 262, 267, 292. E. (Titres de

famille), 502-513. — CaLMETTE. Louis XI, Jean 11 et la révolution catalane, Toulouse, Privat, 1903.

OMS (Bernard d’), fils du précédent. seigneur de Corbère, fut d'abord capitaine d’'Upie, puis sénéchal de Beaucaire et de Nimes. On ne le trouve point dans

cette charge avant 1461. Le 9 mai 1462. Bernard d'Oms assista comme témoin au traité de Bayonne, conclu entre Louis XI et Jean Il, roi d'Aragon. Le 15 juin suivant, il fut aussi présent, à Chinon, à l’entrevue du roi de France et des mandataires de Jean Il qui réglèrent les dernières formalités du traité. Le 8 juillet de cette même année. Bernard d'Oms se présenta, de la part de Louis XI, devant les Perpignanais, porteur d’une lettre délivrée par le roi à Chinon, le 30 juin précédent. Cette missive renfermait l’ordre d'envoyer des troupes françaises en Roussillon, pour soumettre les sujets rebelles à Jean II. Les consuls de Perpignan demandèrent à Bernard d'Oms de surseoir à l'envoi des troupes jusqu'au jour où le roi de France aurait entendu les justifications des catalans. L'armée française se trouva aux portes de Perpignan, le 12 juillet 1462, après avoir pris Salses et Rivesaltes. Le lendemain, un héraut de Gaston de Foix se présenta, demandant un sauf-conduit au vicomte d'Ille et aux consuls de Perpignan. Après délibération, le sauf-conduit fut accordé pour un seul mandataire, Bernard d'Oms. Celui-ci se présenta le 14 juillet. Il ne put franchir l'enceinte de la ville et fut obligé de derneurer en dehors de la barrière de Notre-Dame. Le jeune évêque d’Elne, Antoine de Cardona, sortit à sa rencontre et l’interrogea sur l'objet de sa mission. Bernard d'Oms exposa qu'il était chargé de demander des hommages pour le roi de France et la foi pour le roi d'Aragon. Il lui fut répondu vertement que les Perpignanais se donneraient au Turc plutôt qu'au roi de France, et il s’en revint mécontent. L'opinion unanime était pour la résistance des catalans. Après l'entrée des Francais à Perpignan, le {1 mars 1463, Louis XI confia à Bernard d'Oms, par lettres patentes datées de Dax, l'office de gouverneur et de capitaine-général de la ville et des deux comtés. En 1464. Bernard d'Oms remplit des ambassades en Savoic et en Bourgogne. En 1467, après une longue absence, Bernard d'Oms fut réintégré dans ses fonctions de gouverneur par Louis XI. Quoiqu'il eut rompu de gaieté de cœur avec Jean ÎT, Louis XI laissa à un des représentants de la plus puissante famille du Roussillon, dévouéc à l'Aragon, une situation prépondérante. Les lieutenants-généraux français qui se succédèrent à Perpignan, de 1463 à 1473, durent subir, dans une large mesure, l'influence de Bernard d'Oms. Les comtés de Roussillon et de Cerdagne furent peuplés, par celui-ci, d'agents prêts à favoriser l’insurrection aragonaise. L'illusion singulière de Louis XI à l'égard de Bernard d'Oms ne peut s'expliquer qu'en supposant une dissimulation profonde de ce dernier auquel Jean ÎT avait tracé un savant programme. Au mois d'avril 1472, Bernard d'Oms devint le chef du parti aragonais. Il fomenta ouvertement des révoltes

et prit possession, au nom de Jean IT, des places fortes du Roussillon. Ce soulèvement échoua et Bernard d'Ormns fut obligé de fuir. Il ne cessa de s’employer à soulever les catalans, et le 1° février 1473, une tentative plus heureuse lui permit d'ouvrir la porte de Canet à Jean IT et à ses troupes qui firent, ce jour-là, une entrée triomphale dans Perpignan. Ce ne fut qu'un mois après que Louis XI écrivit (9 mars 1473) à Bernard d'Oms pour lui mander de venirs'expliquer auprès de lui des soupçons que son attitude faisait naître. Les français ne tardèrent pas à envahir de nouveau le Roussillon. Bernard d'Oms défendit Elne contre eux ; mais cette place ayant été livrée par des mercenaires italiens, Bernard d'Oms fut fait prisonnier, amené au château de Perpignan, où il eut la tête tranchée, le 13 décembre 1474. Bernard d'Oms avait épousé Elisabeth de Requesens qui lui donna un fils, Louis. M. l'abbé Bonafont, curé-doyen d'Illesur-Tet, a consacré une pièce de vers dans ses Ays à Bernard d'Oms. Dans des strophes enflammées, le poète catalan fait pousser à Bernard d'Oms un puissant cri de guerre contre l’envahisseur. L'énergie incomparable de la langue catalane apparaît à travers les expressions vigoureuses de ce petit chef-d'œuvre élégiaque. Le souvenir de Bernard d'Oms est conservé au château de Corbère. Le nom de ce héros se lit sur la margelle du puits de ce manoir. C’est à tort qu’on a cru y lire le nom d’Honoré d'Oms. C’est bien celui de Bernard d'Oms qu’il convient d'y voir gravé. Archives des Pyr.-Or.. B. 283, 289, 290, 292, 408, 409, Fonds

d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513. — Publicateur de 1837. — CALMETTE, O0}. cit.

OMS (Louis 1’), fils du précédent, reçut du roi d'Aragon, immédiatement après l'exécution capitale de son père (43 mars 1475), un privilège qui lui concéda à vie le titre de vice-gouverneur des comtés de Roussillon et de chäâtelain de Perpignan, avec faculté de désigner lui-même son successeur. Après la rétrocession de la province à la couronne d'Aragon, Ferdinand le Catholique reconnut les services rendus à sa cause par Bernard d'Oms. Il confia à son fils Louis, en 1499, le gouvernement des comtés, en rem:placement de Pierre d'Ortaffa. décédé. Louis d'Oms revendiqua, le 6 décembre 1493, des droits sur le château du Vilar d'Ovansa (Mont-Louis) et mourut vers 1512. Il avait épousé Yolande de Cruilles, née après 1461. Celle-ci était la fille de Bernard de Cruilles et de Béatrix de Santa-Pau, baronne de Mosset. qui fut maintenue en possession de certains droits à Corbère. Elle mit au monde deux fils : Jean et Charles, ainsi qu'une fille, Sigismonde, qui épousa Gaudéric Pagès, seigneur de Saint-Jean-pla-de-corts.

Archives des Pvr.-Or.. B. 357, 358, 412, 419, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513. — Abbé J. CaPEtLzEe, La setgneurie de Saint-Jean-pla-de-corts.

OMS

OM8 (Charies d’), fils cadet du précédent, se distingua en Autriche dans les combats que les armées de Charles-Quint livrèrent aux Turcs, en 1533. Il n’était pas âgé de vingt-cinq ans et des lettres de l'empereur portèrent dispense d'âge pour le nommer vice-gouverneur général de Roussillon et de Cerdagne. Le 24 juillet 1529, Charles-Quint, étant à Barcelone, reconnut à Charles d'Oms et à son frère Jean, une déclaration de noblesse et des services de leurs ascendants, et en particulier de Bernard d'Oms leur aïeul et des autres qui « avaient suivi l'empereur Charles Quint dans l'expulsion des Barbares de la province et qui descendaïent des personnages illustres Goths ». Le 19 mai 1564, Charles d'Oms, gouverneur de la province, posa la première pierre du fort qu'on se disposait à construire derrière le Château majeur. Î[l reçut à Perpignan, le 16 octobre 1565, le cardinal Hugues de Boncompanv, légat du Saint- Siège, en l’absence de l'évêque d’Elne, de Lagunilla. Ce prince de l'Eglise devait plus tard monter sur la chaire de Saint-Pierre. sous le nom de Grégoire XITI. Charles d'Oms avait épousé une fille de la maison de Cardone ; son fils Pierre obtint plus tard à vie, de Philippe Il, la châtellenie d’Elne. A sa mort, il fut remplacé au gouvernement du Roussillon par Alphonse d'Eril.

Archives des Pyr.-Or., B. 368, 375, G. 239, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513. i

OMS (Jean d’), fils aîné de Louis d'Oms, seigneur de Corbère, fut inscrit à la confrérie de Saint-Georges de la noblesse de Roussillon et de Cerdagne, dès l’origine de cette institution, le 3 août 1562. Il eut une fille unique, Marie, qui se maria à Louis de Llupia et apporta en dot à cette famille la seigneurie de Corbère.

Archives des Pyr.-Or.. B. 374, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

Branche de Calmella (éteinte)

OMS (Bérenger d’), fils cadet d’Arnald de Montescot, reçut en héritage le lieu de Calmella. Le 24 septembre 1299, Jacques [", roi de Majorque, lui concéda la basse et la moyenne justice, ainsi que des rentes sur cette même localité. Bérenger d'Oms percevait aussi des dimes et détenait des droits justiciers sur divers manses situés sur les paroisses de Saint- Pierre de la Serra, de Calmella et de Taillet. Bérenger d'Oms eut pour fils et successeur Guillaume.

Archives des Pyr.-Or., B. 74, 190.

OMS (Quiilaume d?), fils du précédent, fut désigné, en 1339, par le roi Pierre d'Aragon, pour arrêter la marche des armées du chef mahométan Miramolin qui, ayant pénétré en Castille, se disposait à

OMS

s'emparer de toute la péninsule hispanique. Au dire de la Chronique de Benther, Guillaume d'Oms combattit vaillamment à la célèbre bataille d'Ubeda, où cent quatre-vingt mille Turcs trouvèrent la mort. Il rentra dans cette ville à la suite des troupes aragonaises, après qu'elles l’eurent prise d'assaut. En 1345, Guillaume d’'Oms obtint, de Pierre le Cérémonieux, une pension viagère. Son fils, Bérenger, recueillit sa succession.

Archives des Pyr.-Or., B. 97, Fonds d'Oms non classé. E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Bérenger d’), fils du précédent. avait été conseiller du roi de Majorque, Jacques. Dépossédé de ses Etats, ce prince donna à Bérenger d'Oins, le 26 août 1348, des instructions au sujet des hautes justices du château d'Oms et de la força de Calmella.

Archives des Pyr.-Or., B. 190, 378.

OMS (QGuiilaume d’}) reconnut en fief au roi d’Aragon, le 9 janvier 1370, la troisième part des dimes de Calmella, ainsi que les propriétés féodales qu’il détenait à Saint-Pierre de la Serra et à Taillet. Il épousa Jacma dez Puig, qui apporta en dot au seigneur de Calmella le fief de Tatzo-d'Avail que sa famille possédait depuis le 1°" septembre 1299. De ce mariage naquirent deux fils : Jean, qui garda le fief de Calmella, et François, auteur de la branche d’Oms qui occupa les seigneuries de Tatzo-d'Availet de Villelongue-de-la- Salanque. Jean d'Oms eut pour fils et héritier Urbain d'Oms, lequel était décédé en

Archives des Pyr.-Or.. B. 220, 408, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famillei, 502-513.

OMS (Quiliaume d), fils d'Urbain, seigneur de Calmella, eut ses biens confisqués, en 1477. au nom du roi de France. Louis XI en fit donation au napolitain Jacobo Capeci, mais Guillaume d'Oms ne tarda pas à rentrer en possession de ses fiefs. Il eut trois enfants : Guillaume, qui lui succéda ; Jean, mort sans postérité ; et Anne, qui épousa, en 1545, Jérôme de Arcos.

Archives des Pyr.-Or.. B. 220, 319, 326, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-514.

OMS (Quillaume d’), fils et héritier du précédent, unit ses destinées à Angèle Campredon de Arcos, nièce de sa sœur, et eut d'elle quatre garçons : Guillaume, Nicolas, Antoine et Jean. L'aîné seul prit femme et continua la lignée des d'Oms de Calmella. Le 27 juillet 1532. le fisc intenta un procès à Guillaume d'Oms, parce que ses ancêtres, n'ayant jamais acquitté les droits de lods, leur fief avait encouru la commise et revenait à la couronne avec

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les fruits perçus. La Cour du Domaine prononcça le sequestre et ajourna l'intéressé pour l’exposition de sa défense. Guillaume d'Oms subit provisoirement les conséquences de la saisie, c’est-à-dire le déguerpissement, l'interdiction générale de toute recette et de l'exercice de sa juridiction. A la suite de cette mesure, Guillaume d'Oms vit les panonceaux suzerains évincer sa bannière, non seulement sur le donjon de Calmella, mais encore sur le donjon de ses autres manoirs (N.-D. de Renaugues, de Saint- Jean del Teule, de Montauriol d’arnont et d'avail. de Sainte-Colombe, de Montauriol de Las Illas, de la paroisse de Mollet, du château de Montferrer et de la métairie de Ça Plana, au territoire de Saint-Etienne d'Arles ou de Fontanills), avec défense partout d’y reconnaitre autre immédiation et autorité que celle du roi ou de ses délégués. L'assigné comparut le 4 septembre 1532 - opposa que le titre de Bérenger d’Oms, premier stigaeur de Calmella, était le francalleu ; qu'il avait joui sans trouble et de bonne foi, comme ei: avaient joui depuis plus d’un siècle Guillaume, son père, Urbain et Jean, ses ascendants : qu'il ne s'élait donc nullement cru redevable au trésor, que s'il était dans l'erreur, il n’y avait qu’à le lui déclarer avec injonction de s’amender. L’accusation fut soutenue d’une voix passionnée au point de refuser à Guillaume d'Oms son affiliation à la famille d'Oms et de ne le traiter que de soi-disant sire ou de seigneur intrus de Calmella. Toutefois, des longs débats en point de droit et de fait, il résulta que Guillaume d'Oms était héritier allodial de Bérenger, ne tenant en fief que le tiers de la dime, ainsi reconnue par acte du 9 janvier 1370, par Guillaume d'Oms. Il fut relevé de la saisie et rétabli en pleine jouissance, le 9 décembre 1535.

Archives des Pyr.-Or., Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-313. — Publicateur de 1834.

OMS (Guiliaume d?), fils ainé et successeur du précédent, épousa Emérentienne Joli et Jou, fille de Bernard Joli, bourgeois de Perpignan et seigneur de Pia. Celle-ci, qui était la sœur de Jéromine, veuve de Jean de Llupia, décédée sans enfants en 1648, revendiqua la dot d'Emérentienne d'Oms-Joli ; mais Île différend se clôtura par une transaction à l’amiable. Elle mit au monde quatre enfants: Antoine et Bernard, dont les notices suivent : Emérentienne, mariée en premières noces à Joseph de Béarn et en secondes noces à Martin de Sinisterra ; et Constance, épouse de Joseph Conte, damoiseau de Céret.

Archives des Pyr.-Or., Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 401, G. 266.

OMS8 (Antoine d’), fils du précédent, seigneur de Calmella, mourut au mois d'octobre 1634. 11 avait

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épousé Jéromine Jou, sa cousine, qui mourut à | subir la volonté de la Prieure et du couvent où elle

Taillet le 26 août 1643 et fut inhumée dans la chapelle de la Vierge de l'église de Calmella, dans le caveau de la maison d'Oms. Antoine d'Oms laissa deux filles : Marie-Anne qui s'étant mariée, en 1645, à Ange Delpas, seigneur de Saint-Marsal, mourut peu après, léguant à son époux la seigneurie de Pia; et Dorothée, qui suit.

Archives des Pyr.-Or., Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Bernard d’), frère du précédent, devint seigneur de Calmella, à la mort d'Antoine d'Oms. Il avait embrassé la carrière des armes, et il commandlait le château de Tautahuil avant la guerre de Catalogne. Le 28 août 1639, le comte de Santa-Coloma le mit à la tête d’une compagnie de feudataires qui servaient par substitution. Il figura comme tel dans l’armée des nobles de la principauté de Catalogne que dirigea Dalmace de Queralt. Bernard d'Oms étant décédé sans postérité et Marie-Anne d'Oms. sa nièce, femme d'Ange Delpas, l'ayant suivi dans la tombe, en 1645, Dorothée d'Oms devint dame de Calmella et de Vilaclara ; ce dernier fief lui venait de sa mère, Jéromine Jou.

Archives des Pyr.-Or., B. 389, 390.

OMS (Dorothée d’), riche orpheline, avait été mise dès l'enfance au couvent de Saint-Sauveur. en qualité d’écolière. On lui avait même fait prendre l'habit de l’ordre dès l’âge de onze ans. Cependant, lorsqu'il fut question de son entrée définitive en religion, cette jeune fille, qu'on avait peut-être négligée dans son enfance, devint le sujet d'une vive tendresse tant de la part du couvent que de celle de ses parents. Lorsque, par la mort de sa sœur ainée, elle se trouva l'unique héritière de la maison d'Oms de Calmella, Teresa d'Oms y de Santa-Pau qui représentait la branche aînée d'Oms fixée à Barcelone, fit une vive opposilion au nom de toute sa famille. Le 22 septembre 1648, elle représenta « que la jeune Dorothée n'avait jamais eu la moindre intention d'être religieuse ; qu'elle avait été excitée, violentée et séduite par lesexhortations insidieuses de diverses personnes el notamment de la Pricure et des religieuses de Saint-Sauveur, et cela par le seul motif qu'elle possédait nombre de seigneuries et un bon patrimoine, dont elles voulaient faire leur profit; que, dans ce but, elles lui avaient interdit toute communication avec ses parents, et même avec ses vassaux, désolés de se voir privés de la consolation de leur jeune dame. » Les parents ajoutaient « qu'ils versaient sans cesse des larmes vives, en sachant leur pupille ainsi opprimée et circonvenue, privée de toute liberté, et par suite irrésistiblement forcée de

était enfermée ; et leur douleur était d'autant plus vive qu'ils étaient convaincus que, si Dorothée pouvait s'exprimer sans contrainte. elle ne manquerait pas de déclarer qu'elle ne voulait pas et n'avait jamais voulu être religieuse. » Joseph del Viver. évêque-élu d’Elne, se borna à répondre « que ces prétendues violences et oppressions n'avaient pas le moindre fondement. » Il offrit même de prendre les mesures usitées en pareil cas pour connaître la volonté de Dorothée d'Orns. Le vicaire-général fut délégué à cet effet, et, peu de temps après. on put écrire sur le registre d'actes de Saint-Sauveur : « Cejourd’hui, 27° de novembre 1648, a fait profession dona Dorothée d’'Oms y Jou, ayant été d'abord interrogée par le seigneur archidiacre, vicaire-général. Le s' docteur Samso, confesseur du couvent, a dit la messe, etelle a professé en mains de misenyora dona Maria de Sinisterra, présidente. En foi de quoi, etc. » Sœur Dorothée d'Oms passa le reste de ses jours dans le monastère où elle était entrée, et à sa mort (mars 1692), le couvent de Saint-Sauveur, héritier testamentaire de la noble religieuse. prit possession des seigneuries de Calmella et de Vilaclara, qu'il conserva jusqu'en 1789.

ALART, Echo du Roussillon, 1864.

Branche de Tatzo-d’Avail et de Villelongue-de-la-Salanque (éteinte)

OMS8 (François d’), fils cadet de Guillaume d'Oms, seigneur de Calmella et de Jacma dez Puig, reçut en héritage le fief de Tatzo-d'Avail qui appartenait à sa mère. Il vit ses biens confisqués en 1476, pour avoir pris le parti de Jean d'Aragon contre le roi de France. Lonis XI fit donation des domaines de François d'Oms à Antoine de Chourses, chevalier et seigneur de Maigne. François d'Oms avait épousé. le 24 décembre 1466, Gallarda,. fille de Gaucelm de Bellcastell, seigneur de Villelongue-de-la-Salanque ; il ajouta ce fief à la seigneurie de Tatzo-d'Avail. Il mourut. en 1482. laissant un fils appelé Pierre- Arnaud.

Archives des Pyr.-Or., B. 279, 299. 300, 303, 411.

OMS (Pierre-Arnaud d’), fils du précédent, seigneur de Tatzo-d'Avail et de Villelongue-de-la-Salanque, perdit sa mère, Gallarda. le 5 septembre 1506 et eut pour héritier son fils Jean-François.

Archives des Pyr.-Or., B. 425. 344, 419, 417.

OMS (Jean-François d’) unit ses destinées à sa parente Anne d'Oms de Sentmanat qui lui donna sept enfants : Onuphre qui suit. Bérenger et Pierre-

OMS

Arnaud, morts sans descendance, Marie, Laure,

Yolande et Angèle. :

Archives des Pyr.-Or., Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille),502-513.

OMS (Onuphre d'), fils et héritier du précédent, perdit son épouse Marie de Cabrera, le 29 janvier 1562. Elle futinhumée au monastère de Saint-Dominique, à Perpignan, ainsi qu’'Yolande d'Oms, sa bellesœur, qui mourut le 14 juin 1573. Onuphre d'Oms laissa deux fils : Bernard, son successeur, et François, qui reçut, de Philippe IT, des provisions le nommant au commandeinent de la châtellenie d'Elne.

Archives des Pyr.-Or., B. 38. G. 239.

OMS (Bernard d'), fils aîné du précédent, seigneur de Tatzo-d’Avail et de Villelongue-de-la- Salanque, était châtelain de Tautahull, en 1618. Le 18 octobre de cette année-là, le roi lui écrivit une lettre dans laquelle il lui disait combien ses services lui étaient agréables. Ce prince ajoutait qu'il lui exprimait toute sa gratitude pour le geste de générosité qu'il venait de faire. en subvenant de ses propres ressources à la subsistance des soldats casernés au château de Tautahull. Bernard d'Oms qui avait contracté mariage avec une fille de la maison dez Bach cut pour fils, Joseph.

Archives des Pyr.-Or., B. 384, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Joseph d'), fils du précédent, châtelain de Tautahull, seigneur de Villelongue-de-la-Salanque et capitaine de cavalerie, obtint de Philippe IV, le 26 avril 1634. la faveur de construire un pont de maçonnerie depuis la muraille de sa maison jusqu'à celle de l'église des Grands-Augustins, de percer la muraille de l'édifice religieux et d'élever unetribune dans la chapelle de Notre-Dame pour y entendre la messe et y faire les prières. En 1639, Joseph d'Oms prit rang dans l’armée des nobles catalans que commanda Dalmace de Queralt.

OMS (Emmanuel d'), fils et héritier du précédent, prit parti pour l'Espayne. et dès Le 12 août 1653, vit ses fiefs de Vingrauet de Tautavel confisqués par Louis XIV. Ce roi les attribua à François Romanvya. Le 11 mars 1656, des lettres-patentes du roi de France donnèrent les seisneuries de Tatzo-d’Avail, de Villelongue-de-la-Salanque, de Vingrau et de Tautavel au comte de Noaïilles, pour servir à l'entretien de la garnison de Perpignan. Ces mêmes biens furent concédés, durant le mois de janvier 1668, à Joseph de Pons, baron de Monclar. Un procès fut intenté en 1666, à Emmanuel d'Oms, accusé de félonie. Il

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fut convaincu du crime de lèse-majesté pour sa complicité dans les tentatives faites par Maur de la Réa, abbé de Saint-Génis-des-Fontaines, pour livrer la place de Collioure aux Espagnols. Emmanuel d'Oms unit ses destinées à sa parente Marie-Thérèse d'Oins de Santa-Pau, dernier rejeton de la branche ainée de la maison d’Oms fixée à Barcelone. De ce mariage naquirent: Antoine, qui suit, et deux filles : Jeanne et Emmanuelle.

Archives des Pyr.-Or., B. 394, 401, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Antoine d'), issu de l'union contractée entre Emmanuel d'Oms de Cabrera et Marie-Thérèse d'Omns de Santa-Pau, fut tué en duel à Perpignan, le 2 mars 1705. Cet événement est relaté dans un rapport envoyé, le 4 mars 1705, à M. de Chamillart, ministre de la guerre, par Jean Desprès de Pomeyrol, procureur général au Conseil Souverain du Roussillon. Il écrit que « le 2 mars, entre une heure et deux heures de l’après-midy. Antoine d'Oms. capitaine de cavalerie dans Brissac, et Forcade, prévost des troupes en Roussillon, se battirent sur les remparts, entre la porte Notre-Dame et celle du Sel ; que le dit d'Oms reçut trois coups d'épée, dont il tomba mort sur place ; que sa famille prévenue fit enlever son corps qui fut porté secrètement chez un de ses parents où des perquisitions furent faites sans qu'on l'ait pu trouver. Il semble qu’on ait voulu étouffer tout scandale. Forcade s'’évada après avoir fait le coup et sortit de la ville quoiqu'on ait aussitôt fermé les portes ; on ne put qu'arrêter ses chevaux quand ils se présentèrent pour sortir ; les viguiers et les algua- Zils ont couru après lui, mais inutilement, car en sept heures, il a pu se rendre en Espagne. » Antoine d'Oms laissa une fille, Gaëtane, qui épousa Joseph de Copons, seigneur de la Torre de Moya. La sœur aînée d'Antoine d'Oms, Jeanne, se maria à son cousin Emmanuel de Sentmanat de La Nuça d’'Oms, marquis de Castell de Dos-Rius ; la cadette unit ses destinées à Pierre dez Bach.

Archives du Ministère de la Guerre, vol. 1892 :Comimunica-

tion obligeante de M. Clément de Lacroix). — Archives des Pyr.-Or.. Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

Branches fixées à Perpignan

OM8 (Jean d'), second fils de Guillaume d'Oms, châtelain de Collioure, et d'Anne de Pérapertuse, avait d'abord épousé une fille de la maison de Cardone et avait eu d'elle un fils, Michel, qui devintson héritier. Resté veuf, Jean d'Oms convola en secondes noces, le 12 novembre 1511, avec Elisabeth Giginta, dont le père, François, occupait une chaire de droit à l'Université de Perpignan. De cette union naquirent six enfants : Guillaume, époux d'Anne de Péra-

418 OMS

pertuse et père de Jean et de Guillaume, décédés sans postérité; Anne, morte jeune ; Jérômette, qui unit ses destinées à Jean-François Sampso ; Elisabeth, mariée à Raymond Canta ; Louise et Guiomar, religieuses au couvent de Valldonzella.

Archives des Py: -Or., Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OMS (Michel d'), fils et héritier du précédent, fut inscrit. en 1562, dans les rangs de la confrérie Saint- Georges, lors de la fondation de cette société de nobles. Il testa à Perpignan, le 19 mai 1568, demandant que son corps fut enseveli dans la chapelle du dévot Crucifix de l'église Saint-Jean où était déposé le corps de Jean d'Oms. son père. Le 14 novembre 1578, il envoya à la communauté ecclésiastique de Saint-Jean, un homme d'armes de sa compagnie, nommé Pierre Ville. porteur d’une lettre annonçant que le Souverain Pontife accordait à la communauté de Saint-Jean le privilège de célébrer 40 messes au nouvel autel privilégié de la Conception. Cette nouvelle fut publiée dans les rues de la ville de Perpignan. au son des trompettes et des cymbales. Michel d'Oms avait épousé Anne de Ça Riera, dont il n'eut point d'enfants. Il convola en secondes noces avec Marie-Angélique Sampso, veuve de Jean Calser, et d'eux naquit un fils unique, Balthazar.

Archives des Pyr.-Or., B. 345. 374, 415, G. 240, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513.

OM8 (Balthazar d’), fils unique et successeur du précédent, devint aussi l'héritier de Jacques Calser, chevalier de Saint-Jacques de l’'Epée, châtelain de Salses, et d’Agnès de Caldes. Il fut clavaire de la ville de Perpignan, en 1605, et testa dans cette ville, le 6 janvier 1628. Il avait épousé à Perpignan, le 4 février 1598, Hippolyte-Elvire de Sant-Marti, veuve d'Antich Ça Riera et cut plusieurs enfants : Jean, décédé sans descendance ; Gérard. son successeur ; Marie-Angèle, épouse de Louis Canta ; Magdeleine, mariée à François dez Bach de Descallar ; Marie et Victoire, religieuses au couvent de Valldonzella.

Archives des Pyr.-Or.. B. 437, 4839, G. 256, Fonds d'Oms non classé, E. (Titres de famille), 502-513. .

OMS (Gérard-Boniface-Nicolas d'), fils du précédent, baptisé à l’église Saint-Jean à Perpignan, le 14 mai 1608, testa dans cette ville, le 20 juillet 1639. Gérard d'Oms mourut à Perpignan. en 1645. IL avait épousé, le 26 mai 1630, Catherine del Viveret de Sant- Marti, fille de Thadée del Viver et de Sant-Marti, damoiseau de Perpignan, seigneur de Maureillas. et de Marie de Descallar. Gérard d'Oms laissa quatre fils : Balthazar, héritier de ses père et mère, dont les biens furent donnés, en 1653, au marquis

de Marceli et qui, après avoir testé en faveur de son père Thadée. mourut en 1687 ; François, déjà mort à cette dernière date; Gérard, auteur de la branche existante des d'Oms de Tord, rapportée ci-après ; Thadée, chef de la maison d'Oms de Meca d’Armengau qui suit, et dont le dernier représentant fut Amédée d'Oms, conseiller à la Cour de cassation, mort à Paris, en 1885.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

1° Branche des d'Oms y Meca, Tamaril, Montalt et d'Armengau (éteinte)

OMS (Thadée-François-Joseph-Gérard d'), quatrième fils du précédent. naquit à Perpignan, le 9 septembre 1633. et fut héritier de son frère Balthazar et de Thadéc del Viver, son grand-père (testament du 8 mars 1638), sous condition de porter son nom et ses armes. IÏl avait fait partie de l’armée espagnole de Dalmace de Queralt. mais, après la conquête, il prêta serment de fidélité au roi de France, le 4 septembre 1663, entre les mains de François Romanya, viguier de Roussillon. Il testa le 7 mai 1687 et fixa sa sépulture dans la chapelle du dévot Crucifix, contiguë à l’église Saint-Jean, en la tombe de ses pères. Il avait épousé à Barcelone, le 10 avril 1666, sa cousine Denise Meca, fille de don Antoine Meca et de Fran-

çoise, d'où étaient issus : Catherine, qui. avant hérité

de 6000 livres de son père. mourut avant 1722, après avoir épousé le 25 mars 1693, Joseph de Tamarit, fils de Michel de Tamarit ; elle laissa une fille. Marie, qui devint la femme de Jean d'Esprer, d’Ille; et Joseph-François. qui suit.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OM8 (Joseph-François d'), fils du précédent et de Denise Mecs, né le 24 septembre 1673, seigneur du lieu, château et terroir de Saint-Paul de Calce. contracta deux mariages : le premier, le 20 juin 1702, avec Monique de Tamarit. fille de Michel de Tamarit et de Madeleine de Sant-Menat, d'où est issu Antoine- Thadée qui suit; le second avec Josèphe de Montalt. d'où : Narcisse, qui épousa Joseph d'Anglade de Rocabruna:; Marie, morte en 1774, épousede François- Jean-Antoine de Copons, seigneur de Llar, son cousin (1715-1386), président à mortier au Conseil souverain de Roussillon, mort à Paris. le 6 février 1786, après avoir épousé en dernières noces, en 1778, M'° de Maupertuis, qui figura à la cour de Joséphine de Beauharnais ; Thadée d'Oms de Montalt, rapporté ci-après. Joseph-François d'Oms y Meca testa à Perpignan le 28 juin 1722, institua héritier son fils Antoine-Thadée d'Oms de Tamarit, issu du premier lit, lui substituant Thadée d'Oms de Montalt, son fils du second lit.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS

OMS (Antoine-Thadée-Pierre d'), fils du précédent et de Monique de Tamarit, seigneur du lieu et château de Castel-Rossello, Calça, Maureillas, Saint-Martin de Fenouillar, naquit à Perpignan, le 18 janvier 1708. Viguier de Roussillon et du Vallespir en 1751, chevalier de Saint-Louis en 1752, il fut plus tard nommé commandant des gardes-côtes de la province. Il mourut le 14 août 1779 et avait épousé à Perpignan, le 5 septembre 1735, Marie de Copons, sa cousine, fille de François de Copons de Reart, avocat-général au Conseil Souverain et de Marie- Anne d'Oms de Foix, citée ci-après. De cette union naquirent plusieurs enfants : Thadée-Raymond, qui suit ; Marie-Thérèse. religieuse ; Raymond, ch2valier de Malte (15 octobre 1769); Josèphe, qui épousa, en Espagne, Jean de Vivet; Raymonde, qui se maria aussi en Espagne à Joseph de Portell.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Thadée-Raymond-Antoine d’), fils du précédent et de Marie de Copons. naquit à Perpignan le 27 mars 1745. Il assista à l’Assemblée de la noblesse du Roussillon en 1789 et mourut le 19 février 1744. Il avait épousé à Perpignan, le 17 novembre 1766, Marie d'Oms de Jorda, sa cousine. citée ci-après, dont il eut un fils, qui suit.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Joseph-Marie-Augustin d’), fils du précédent et de Marie d'Oms, né à Perpignan le 29 février 1768, officier au régiment de la Sarre en 1784, fut le dernier descendant de la branche d'Oms de Tamarit issu de Joseph-François d'Oms, ci-dessus. Il fut tué en duel à Perpignan. le 13 septembre 1789, pour soutenir l'honneur de la mère de sa fille naturelle, Anne-Antoinette, qui était née à Perpignan le 26 juillet 1788, d'une liaison secrète. Dernière héritière de la branche d’'Oms de Tamarit, elle épousa à Perpignan, le 23 avril 1811, un de ses cousins Adrien d’'Anglade. issu de la branche d’'Oms de Montalt, par Narcisse d'Oms, citée ci-dessus, qui avait épousé Joseph d'Anglade de Rocabruna. Anne- Antoinette d'Oins, veuve et sans enfants, fit don à la ville de Perpignan de la tour de Château-Roussillon, en 1856. Elle mourut le8 janvier 1863 et sa succession donna lieu à un long procès entre ses héritiers.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Thadée d’}, troisième enfant issu du second mariage de Joseph-François d'Oms, cité ci-dessus, et de Josèphe de Montalt, naquit en 1709. IT embrassa la carrière des armes et entra au service dans l'école d'artillerie de Perpignan en qualité de volontaire. Thadée d'Oms occupa une lieutenance en second

dans le régiment de Piémont à dater du 1° avril 1733 jusqu'au 16 octobre de l’année suivante. Nommé lieutenant au même régiment, le 1” juin 1735, Thadée d'Oms fut promu commandant de compagnie.

le 16 novembre 1743. Il assista au siège de Prague et reçut à la main droite une blessure grave, à la suite de l'éclat d’une grenade. Thadée d'Oms fut estropié et se retira du service le 31 décembre 1746. Le 1° avril 1743, il fut fait chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis. Le 31 décembre 1746, il obtint de Louis X V une pension de quatre cents livres sur le trésor royal. Thadée d’Oms fut affecté à la majorité de Villefranche-du-Conflent, le 31 décembre 1748. Le 16 octobre 1765, il fut nommé à celle de Collioure. Thadée d'Oms épousa, le 22 juillet 1748, Marie-Elisabeth d'Armengau, née en 1725, fille de Christophe d’Armengau, de Vinça, et d'Anne de Hams. Quatre enfants naquirent de leur union : Augustin-Joseph, qui suit ; Josèphe, mariée à Joseph de Vilar de Boisambert ; Elisabeth, qui unit ses destinées à Jean d'Oriel ; et Anne, épouse du chevalier de Sabater. Thadée d'Oms mourut à Perpignan le 19 février 1794.

Archives des Pyr.-Or., C. 1311. — Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Augustin-Joseph d'), fils du précédent, fut admis à l’école militaire de la Flèche, le 5 septembre 1769. Il assista à l’Assemblée de la noblesse du Roussillon en 1789 et épousa à Bordeaux dona de Montchuell.

Archives des Pyr.-Or.. C. 1311. — Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Amédée d'), fils du précédent, naquit à Bordeaux, le 23 août 1800. A vingt-quatre ans, sous la Restauration, il fut nommé conseiller à la Cour de Bordeaux (1824) et avocat-général en 1830. Le gouvernement de Juillet l'envoya comme procureurgénéral à Amiens (1844), à Toulouse (1846), et à Rouen (4849). En 1850, il fut nommé premier président à Douai et conseiller à la Cour de cassation, le 23 octobre 1852. IL continua sa carrière dans ce poste et il était, en 1870, président de la Chambre des mises en accusation. Il fut chargé. en cette qualité et par décret spécial, d'instruire contre le prince Pierre Bonaparte l'accusation du meurtre de Victor Noir, procès retentissant qui se déroula, en mars 1870, devant la haute Cour d'assises, réunie à Tours, et se termina par l'acquittement du prince. Amédée d'Oms avait été nommé chevalier de la Légion d'honneur, le 6 mai 1838, officier Le 14 octobre 1849 : il fut élevé à la dignité de commandeur le 6 février 1875, prit sa retraite le {* mars suivant et mourut à Paris (64, Boulexard Malesherbes) le 9 août 1885. Il avait

épousé Charlotte Blondel Larougerie, dont il eut un fils, Louis-Charles, né à Toulouse, le 3 août 1848, mort à Vernet-les-Bains en bas-âge, le 15 octobre 1850. Une modeste pierre tombale, recouverte de mousse, oubliée dans le vieux cimetière de Vernetles-Bains, signale la dépouille du dernier rejeton de la branche d’Oinis de Tamarit, Montalt, Armengau.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

2? Branche existante des d'Oms del Viver, de Foix el Béarn, de Tord, Tixador el de Vilar.

OMS (Gérard II d’), troisième fils de Gérard I d'Oms, ci-dessus mentionné, et de Catherine del Viver, fut capitaine de cavalerie au régiment de Duplessis, en 1689, puis colonel au régiment royal- Roussillon-cavalerie. Il testa à Perpignan, le 30 avril 1693. Gérard d'Oms avait épousé à Perpignan, le 20 novembre 1660, Marie-Anne de Taqui, fille d’Augustin de Taqui, décédé, et d'Anne.

Archives des Pyr.-Or., G. 152, 299. — Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Jean d’), fils du précédent, né le 5 mai 1667, seigneur de Peyrestortes, Bages, Oms, Taillet et autres lieux, fut nommé colonel du régiment d'infanterie, levé en Roussillon. Il contracta quatre mariages d’où sont issues: la branche d'Oms de Tord, éteinte dans la maison de Contades, et la branche d'Oms Tixador continuée jusqu'à nos jours.

Du 1° mariage contracté à Perpignan, le 10 octobre 1682, avec Françoise de Foix et de Béarn, il eut : Marianne, qui épousa François de Copons de Reart, avocat-général au Conseil souverain, fils de Philippe de Copons. premier président au Conseil souverain et d’'Elisabeth de Tamarit; de cette union naquirent François de Copons, qui épousa Marie d'Oms de Montalt, sa cousine, ci-dessus ; et Marie de Copons, qui épousa Antoine d'Oms de Tamarit, son cousin, cidessus ; François-Xavier, qui suit, tige de la branche d'Oms de Tord.

2° mariage avec Gaëtana de Ros, d’où un fils, Joseph d'Oms de Ros, décédé sans postérité.

3" mariage avec Thérèse de Sagarra, fille de François de Sagarra, président du Conseil Souverain, morte et inhumée à Taillet, le 1” avril 1731, d’où deux filles : Marie et Angélique, chanoinesses de Saint- Sauveur, et un seul fils. Gérard-Benoît-Balthazar d'Oms, né à Sorède. le 11 février 1711, chevalier de Saint-Louis, capitaine de grenadiers (1746), major du régiment de la Sarre (1747). pensionné en 1756, qui épousa à Perpignan, le 19 janvier 1741, Josèphe de Jorda et eut une fille unique, Marie, née le 30 août 1746, morte le 9 juillet 1813, mariée à Thadée d'Oms de Copons, son cousin, ci-dessus.

OMS

4° mariage avec Marie-Thérèse Tixador, d’où un fils, Joseph d'Oms, dont l’article suivra et une fille Marguerite, mariée à Coll de Vivès.

Archives des Pyr.-Or., G. 825, 832. — Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (François-Xavier d'), fils du précédent, issu de son premier mariage avec Françoise de Foix et de Béarn, fut aussi colonel du régiment d'infanterie, levé en Roussillon. Il testa à Perpignan, le 15 août 1754. Il avait épousé à Perpignan, le 30 juin 1717, Marie de Tord de Calvo, morte à Taillet en 1734, et eut sept enfants: Joseph qui suit, François et Antoine, chevaliers de Malte, Marie-Anne, Marie, Marguerite, chanoinesses de Saint-Sauveur et Hippolyte.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Joseph, marquis d’), fils du précédent.

naquit le 25 juin 1722 et servit dans les mousquetaïres. Il hérita de son père de l’hôtel d’'Oms, situé rue Queya à Perpignan (Serra, not., 23 mai 1786). Sur sa demande il reçut, en août 1767, des lettres-patentes du roi Louis XV, érigeant les terres et seigneuries d'Oms. Taillet, Sorède et Bages, en marquisat sous le nom d'Oms. Il assista, en 1789, à l’Assemblée de la noblesse du Roussillon et fut nommé. en 1790, membre du Conseil et du Directoire du département. Joseph d'Oms donna sa démission en août 1791, émigra avec son fils, en août 1793, pour éviter son arrestation, et mourut à Barcelone, le 19 février 1807. C'était un homme d’une haute intelligence qui consacra quarante années de sa vic à recueillir tous Îles titres relatifs aux diverses branches de sa farnille ct ceux non moins importants des familles alliées à la sienne avec les documents relatifs aux seigneuries qu'il possédait ou à celles qui avaient appartenu à ses auteurs. Ces titres sont devenus la propriété des archives départementales par suite de la donation qu'en fit la comtesse de Contades, petite-fille du marquis. Dans un Mémoire inédit, le marquis d'Oms raconte que, de son vivant, « on vit passer un jour sur la place de la Loge, à Perpignan, un officier gascon ayant après lui chevaux de maître et son équipage couvert et caparaçonné aux mêmes armes de la maison d'Oms. Il fut suivi, reçu et accueilli par tous les M. d'Oms et ils furent reconnus parents, descendante de la même famille, nom et armes d'Oms.» Malgré l'antiquité de sa race, Joseph d'Oms n'en tirait point vanité. Quand La Chesnaie des Bois publia à la fin du xvan siècle son A4rmorial de France, il demanda au marquis d’'Oms de Tord de lui communiquer sa généalogie et s’attira une réponse hautaine. M. d'Oms l'assura qu'il se souciait fort peu de produire ses titres et ne se chargeait pas de fournir des renseigne-

OMS

ments, « l’origine de sa maison se perdant dans la nuit des temps ». Pressé aussi par Chérin, généalogiste du roi, de communiquer sa filiation, pour obtenir une lieutenance dans la garde royale en faveur de son fils Dominique, il daigna à peine envoyer une généalogie qui remontait seulement à la conquête française (1659). Le marquis d’(Ims de Tord épousa à Perpignan. le 30 mai 1755, Marie-Anne de Margarit d'Aguilar Casteras, morte le 16 mars

Archives des Pyr.-Or., B. 404. — Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Dominique-Hippolyte, comte d'), fils du précédent, seul héritier de la branche d'Oms de Tord, naquit le 1° mars 1756 et fut envoyé de bonne heure à Paris où il obtint une lieutenance dans le régiment des gardes (1784), grâce aux instances de son oncle de Copons, ancien président du Conseil Souverain. Le comte Dominique d'Oms a laissé une intéressante correspondance avec son père qui a été récemment publiée et qui dépeint les mœurs et les personnages de l’époque. Il émigra et on a pu croire qu’il était mort à l’armée de Condé ; en réalité, il se rendit en Angleterre en 1792 et s'embarqua à Douvres en 1793, pour aller à Rotterdam et passer en Allemagne ; mais le vaisseau qui le transportait fit naufrage en vue des Pays-Bas. Le comte d’'Oms avait épousé à Paris, le 30 avril 1787, Aglaé Françoise de Castellane, morte avant 1799, fille de François-Henry marquis de Castellane, maréchal de camp, chevalier d'honneur du roi, d'où : 1° Eléonor-Auguste qui suit ; 2° Marie-Henriette, née le 2 juillet 1790. hérita de son frère Eléonor et fut remise, en 1815, en possession des biens de sa famille, notamment de la forêt de Formiguères, et à Perpignan de l'hôtel d'Oms; elle testa à Paris, le 2 avril 1858 (Meignen, not.), légua ses biens aux neveux de son mari et les papiers de famille aux archives des Pyrénées-Orientales, où ils constituent un fonds historique important (fonds d'Oms). Elle mourut le 24 novembre 1866, au château de Montgeoffroy, commune de Mazé (Maineet-Loire) ; elle avait épousé le comte Gaspard de Contades et n'eut qu'un fils, Erasme-Henrv, marquis de Contades, mort jeune, le 24 février 1858. La succession d'Henrictte d'Oms, comtesse de Contades, fut partagée entre ses héritiers Marie et Mathilde d'Emieville, la comtesse de Vigneral, née de Vauquelin, Charles et Alphonse de Vauquelin, qui firent vendre tous les biens possédés en Roussillon par leur tante. notamment l'hôtel d’'Oms, confisqué en 1793, racheté par Henriette d'Oms et Aglaé de Castellane et acquis, le 30 mai 1868, par Auguste Muxart.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Eléonor-Auguste-Joseph, marquis d'), fils du précédent et d’'Aglaé de Castellane, dernier rejeton de la branche d’Oms de Tord, naquit le 21 décembre 1788. Il n'avait pas cinq ans quand disparut son père, et sa mère ne tarda pas à mourir. Resté orphelin avec sa sœur Henriette, il fut recueilli par la famille de Castellane et eut pour tuteur Boniface- Louis-André de Castellane, général de brigade, préfet des Basses-Alpes (plus tard pair et maréchal de France) qui l’entraina à l’armée; à vingt ans, il était à Bayonne, sous-lieutenant dans la garde d'honneur de Napoléon. Le 19 mai 1808, il fut nommé au 1°" hussards et placé à la suite de l’Etat-major général de l’armée d’Espagne. Ici surviennent des circonstances longtemps restées mystérieuses et qui avaient caché la mort tragique d’Eléonor d'Oms. Le 31 janvier 1809, cet officier reçut ordre de rejoindre son corps; le 8 juillet suivant, M. de Suniac, colonel du 1°" hussards, écrivit au Ministre de la Guerre qu'il . était sans nouvelles de M. d’Oms et qu’il supposait qu’étant parti de Burgos, pour rejoindre avec un autre officier, ils s'étaient jetés dans Vigo, où ils auraient été pris par les Anglais, lors de la reddition de cette ville. Plus tard le bruit courut de la présence de M. d'Oms à l'étranger; des soupçons circulèrent. Pour y couper court, l'Empereur pria le Ministre de la Guerre de s'informer, et le 26 aoùt 1811, une enquête fut prescrite : les officiers du 1” hussards répondirent que M. d'Oms n'avait jamais paru au corps et qu'on n'avait « aucune connaissance de son sort ». La famille de Castellane ne s’en tint pas là ; les enquêtes administratives ne pouvant aboutir, elle fit elle-même procéder à des recherches. On savait que l'officier qui avait quitté Burgos avec Eléonor d’Oms se nommaiït Le Clerc, mais il avait aussi disparu. On s'informa à Vigo et on apprit que Le Clerc avait été fait prisonnier. Où avait-il été transféré ? On le retrouva enfin sur les pontons anglais et sa déposition établit qu'il avait quitté Burgos avec M. d'Oms et un détachement pour rejoindre le 2° corps d'armée à Vigo. Dans la nuit du 15 au 16 mars 1809, le détachement était engagé dans les montagnes entre Thuy et Ridondella; il fut soudainement attaqué et M. d'Oms, qui s'était porté en avant. tomba mort frappé d’une balle au front.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Joseph d’), issu du quatrième mariage de Jean d'Oms avec Marie-Thérèse Tixador, naquit en 1776. Il assista, en 1789, à l’Assemblée de la noblesse du Roussillon et émigra en Westphalie. Joseph d'Oins fut, après la mort de son cousin, en 1809, le seul représentant de la famille d'Oms. Il épousa Marie de Vilar (Ponteilla), d'où Joseph d'Oms de

Vilar, qui suit. et Victoire. née le 19 mars 1781, " $4

morte le 7 novembre 1850, après avoir épousé, le 10 janvier 1804. François de Roig-Pontich, fils de Jean de Roig-Dotres et de Marie de Pontich.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Joseph d'), fils du précédent, devenu marquis d’Oms à la mort des représentants de la branche d'Oms de Tord, épousa Caroline de Latenay et eut pour enfants : Antoinette, née en 1814, morte le 2 avril 1894, épouse de Thomas de Roig, son cousingermain ; Hélène, supérieure générale des religieuses du Saint-Sacrement de Perpignan (septembre 1870 — 20 décembre 1875): Marie, épouse en premières noces de L. Dauder, et en secondes noces de N. de Selva ; Caroline, épouse de Joseph Amanrich : Gérard, qui suit.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

OMS (Gérard lil, marquis d’), mort à Perpignan ‘en 1895, épousa, à Sainte-Marie-la-Mer, Joséphine (Pepita) Ferrer, née en 1831, morte à Perpignan le 31 août 1891, d’où quatre filles et un fils. Gérard- Charles-Marie-Joseph, né à Sainte-Marie le 7 juillet 1859, actuellement chef d’escadron d'artillerie. chevalier de la Légion d'honneur.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix. :

ORCHAU (Arnaud d’), chevalier, exerçait déjà, en 1366. les fonctions de Gouverneur des comtés de Roussillon et de Cerdagne. Le 5 janvier 1375. il fut remplacé dans cette charge par le chevalier Raymond de Perellos.

Archives des Pyr.-Or.. B. 115, 116, 133.

ORIOLA (Antich), issu d'une famille originaire de la Catalogne, était mercader de Perpignan en 1587. Il épousa Marie-Anne Ponsich. dont un frère était chanoine d'Elne. Celle-ci resta veuve en 1603. Elle testa cette même année et demanda à être ensevelie dans le caveau de la famille Oriola qui était creusé sous la chapelle de Notre-Dame des Anges, au monastère de Saint-François de l’Observance (actuellement hôpital militaire). Antich Oriola, dont un frère. du nom de Jacques. fut chanoine de Vich, laissa cinq enfants : Jacques ; François, religieux de Saint-François; Victoire; Anne, épouse d'Antoine de Brem ; et Augustin qui suit.

Archives des Pvr.-Or.. E. (Titres de famille), 515.

ORIOLA (Augustin), fils du précédent, contracta alliance en 1606, avec Anne Deu, fille d'un négociant de Perpignan. Il se livra au commerce et fut même directeur d'assurances sur la vie. C'est ainsi que l'évêque d'Elne. Gaspard Priéto, prit. le 28 septem-

OMS — ORIOLA

bre 1637, chez Augustin Oriola, une assurance sur la vie et que divers personnages, en cette circonstance, s'engagèrent à verser des sommes déterminées à la caisse de l'agence, si le prélat venait à trépasser dans le laps de temps fixé par la police du contrat. Augustin Oriola, veuf de sa première épouse qui ne lui avait pas donné d'enfants, se remaria avec Marguerite Fia, dont il eut plusieurs enfants : François, qui suit; Augustin, Joseph, morts sans postérité ; Jeanne ; Marguerite, qui épousa Antoine de Travi de Montagut ; Thérèse, qui unit ses destinées à Raphaël Padern, dont le fils, François, fut fait bourgeois honoré de Perpignan. |

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 515. G. 50.

ORIOLA (François d°), fils du précédent, fut créé bourgeois honoré de Perpignan en 1673. Il épousa en premières noces Françoise Cellès, fille de Joseph Cellès, docteur en médecine et bourgeois honoré de Perpignan. Celle-ci étant décédée en 1677, François d'Oriola convola en secondes noces, le 3 janvier 1689, avec Françoise Bonet et Costa, fille de Thomas Bonet, bourgeois noble et docteur ès-lois. Devenue veuve, Françoise d'Oriola de Bonet se rernaria avec François Puig, docteur ès-lois de Perpignan. De son union avec François d'Oriola, elle laissa un fils appelé aussi François.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 515.

ORIOLA (François d’), fils du précédent, épousa en 1706 Josèphe de Gonzalvo, fille de Joseph de Gonzalvo. bourgeois honoré et de Marie-Angélique de Gazanyola. [Il mourut en 1719, après avoir fait un testament dans lequel il demandait à être inhumé dans le tombeau de sa famille situé dans l’église des religieux de Saint-François. Sa veuve se remaria avec Joseph de Règnes, procureur-général au Conseil Souverain du Roussillon. De son union avec François d'Oriola elle avait eu sept enfants, dont plusieurs morts en bas-âge. Les autres étaient : François, qui suit; Joseph, qui possédait en 1723 un bénéfice à l'église de Corneilla-de-la Rivière ; et Jean, qui était, en 1766, capitaine au régiment de Namur, au service du roi des Deux-Siciles.

Archives des Pyr.-Or., E. Titres de famille), 515, G. 774.

ORIOLA (François d’), fils du précédent, naquit le 26 septembre 1708. Capitaine au régiment des milices bourgeoises, il épousa, en 1759, Françoise de Raymond de Lassus, fille de Pierre de Raymond, contrôleur de l'artillerie de Roussillon et Languedoc. François d'Oriola était le doyen d'âge des membres de la noblesse du Roussillon, lorsque l’ordre se réunit, le 21 avril 1789, à l'effet de nommer ses députés aux

ORIOLA — ORIS

Etats-généraux. La présidence de l'assemblée qui se tint dans la chapelle du Tiers-ordre des frères Minimes lui fut dévolue par ordre de Louis XVI, en l'absence du gouverneur et capitaine-général de la province. Après une séance consacrée à la vérification des pouvoirs, François d'Oriola présida, le 23 avril, la seconde Assemblée de la noblesse, qui devait nommer elle-même son président. Avant d'ouvrir le scrutin, François d'Oriola prononça le discours suivant: « Si la vieillesse a des désagréments. elle a aussi quelquefois des avantages : je l’éprouve vivement aujourd'hui; je dois à la providence qui a daigné veiller sur mes jours l'avantage de vous présider dans cette circonstance. Si l'honneur était perdu, a dit un écrivain, c'est dans le cœur d'un gentilhomme qu'on devrait le chercher. Mot sublime, mot consolant, qui me permet encore de me livrer à l'espoir de voir renaître, par vous, le bonheur du Roi et celui de la Natior : C’est, en effet, à la Noblesse qu'il appartient de rendre inébranlable ce trône qu'elle a si souvent défendu au prix de son sang. en l’environnant de l'amour des peuples : aucun sacrifice ne doit lui coûter pour y parvenir. Lien précieux de la nation et du monarque, c’est par nos efforts que doit se raffermir la liberté ; mais elle ne peut exister que dans lunion intime de tous les ordres. C’est à nous. destinés par la naissance à servir de modèle au peuple, à y concourir, par notre exemple. Soyons à jamais en garde contre l'erreur qui cherche à diviser les divers membres de l'Etat : éteignons le flambeau de la discorde qui peat nous diviser nous-mêmes. Nous sommes hommes et citoyens, soyons amis et patriotes : c’est le dernier vœu de mon cœur ; il me serait doux en le formant de penser que je ne suis que l'interprète de vos sentiments. » Le scrutin avant été ouvert, la pluralité des suffrages se réunit en faveur du baron d’Ortaffa, colonel d'infanterie, qui fut désigné comme Président de l'ordre de la noblesse. François d’'Oriola eut trois enfants : Louis. dont la notice suit ; Rose, qui épousa, en 1761, Barthélemy de Champsel, chevalier de Saint Louis, major au régiment de Noaïlles-cavalerie, et en deuxièmes noces (1764) Jean-Baptiste Delpas de Saint-Marsal. colonel, commandant la citadelle de Perpignan ; et Marie-Anne qui contracta alliance avec Michel de Coma-Serra, député de la noblesse aux Etats généreux. |

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 515. — ALanT,

Notes et documents historiques sur le département des Pyrénées- Orientales.

ORIOLA (Louis d’}, fils du précédent, né en 1734, fut capitaine au régiment de Béarn-infanterie. Il mourut en 1774. Louis d'Oriola avait épousé, en 1763, Françoise de Canclaux, fille de Joseph de Canclaux,

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trésorier de l'extraordinaire des guerres et de Catherine Xaupi. De ce mariage étaient issus: Joseph, qui suit ; Louis, né le 10 octobre 1768, sous-lieutenant en 1782 ; Michel, né le 23 mai 1770, sous-lieutenant en 1786, porté sur la liste des émigrés et disparu durant la Révolution.

ORIOLA (Joseph d’), fils du précédent, épousa. en 1790. Marie de Jorda, fille de Gaëtan de Jorda d'Ortéga et de Josèphe d’Esprer. Celle-ci lui donna deux enfants : Augustin, auteur de la branche actuellement existante. et Joseph, magistrat sous la Restauration, démissionnaire en 1830, pour ne pas servir la monarchie de juillet. Le blason de la famille porte : de sable à cinq éloiles d'argent, posées trois et deux, au chef d'argent chargé d'un loriot essoré de gueules.

Archives de la famille.

ORIS (Martin-Jean de), seigneur du château de Oris (diocèse de Vich), damoiseau, domiciliéà Vinça, testa en 1539. Il avait épousé Françoise, qui était dé cédée en 1561, après avoir établi la fondation d'une messe en la chapelle de Notre-Dame de la Magrana, dans l’église Saint-Jean de Perpignan. De leur union

. étaient issus : Gaudérique, qui, après avoir épousé

Anne. laissa un fils du nom de Jacques ; François, seigneur de Oris, déjà décédé en 1562 ; et Rochafort, auteur de la branche fixée à Millas.

Archives des Pyr.-Or., G. 253, E. (Titres de famille), 516.

ORIS (Mathias de), petit-fils du précédent et fils de François de Oris ct de Denyse, seigneur de Oris, domicilié à Vinça, fut mis sous la tutelle de son oncle Rochafort, en 1565. Il contracta mariage, en 1571, avec Emérentienne, fille de Galcerand de Vallgornera, seigneur du château de Vallgornera, situé dans la paroisse de Peralada (diocèse de Gérone) qui toutefois résidait à Perpignan, et de Lucrèce. Mathias de Oris testa en 1588. [l avait en ce moment sept enfants : l'rançois. qui lui succéda ; Thomas; Galcerand, qui épousa une demoiselle de la maison de Castella; Angèle, Emérentienne, Isabelle et Lucrèce. Celle-ci unit ses destinées à Raphaël Joli et fut, en 1633. l’héritière des biens de son frère Galcerand, mort sans postérité.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 516.

ORIS (François de), fils du précédent, se maria, en 1589, à Victoire d'Ortaffa, fille unique de Jean d'Ortaffa. Celle-ci mourut en 1602, et François de Oris ayant convolé en deuxièmes noces avec Francoise Tafurer, eut de cette dernière un fils, François- Jean de Oris. né le 7 mars 1611. François-Jean de Oris

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