‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 127 sur 227 · RE A —— · texte numérisé non relu

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jointes, vêtu de ses habits sacerdotaux et recevant la dernière absoute. Il est entouré de sept membres du clergé, debout, dans l’ordre suivant: au milieu un prêtre, revêtu de la chape, la main droite levée pour bénir ; à sa droite, un acolyte, le chandelier au bras; un autre prêtre, un porte-croix ; à sa gauche, un second acolyte, un clerc portant le bénitier et le goupillon, un thuriféraire avec l’encensoir et la navette. La sculpture de ce marbre est bonne, sans être remarquable. C'est de l’art courant de la fin du x siècle. bien traité, mais fait pour le commerce.

Archives des Pyr.-Or., G. 57, 87, 89, 234, 3758. — DE BONNEFOY, a opie roussillonnaise. — Congres archéologique de France e 1868.

PALMAROLE (François de Bertrand, chevalier de) né en 1712, suivit la carrière des armes. Le 1°" juin 1734, il entra, en qualité de sous-lieutenant au régiment de la Sarre, fut promu lieutenant le 31 octobre de la même année et capitaine le 6 juin 1741. Nommé chevalier de Saint-Louis, Île 28 janvier 1750, le chevalier de Palmarole passa, le 22 mars 1756 à la compagnie des grenadiers du second bataillon dont il prit le commandement. Parti au Canada pour faire la guerre aux Anglais, il assista à la bataille de Québec qui fut livrée le 28 avril 1760. Il y fut frappé mortellement, et survécut quelques jours à ses blessures. François de Palmarole, décédé à Québec, le 4 mars 1760, avait épousé une demoiselle de Soler qui lui donna deux fils : François, qui suit, et Charles, mort en bas âge.

Archives des Pyr.-Or.. GC. 1311.

PALMAROLE (François-Joseph-Antoine de Bertrand, baron de), fils du précédent, naquit à Saint-Féliu-d'Avail, le 9 août 1755. Entré à l’école militaire de La Flèche le 1” octobre 1764, il s'engagea de bonne heure dans le 13° régiment de cavalerie et fut nommé lieutenant le 8 août 1779. Le 25 janvier 1792, 1l était capitaine et chef d’escadron l’année suivante. Son avancernent se poursuivit rapidement à mesure que se précipitaient les événements de guerre. Le 24 mai 1794. François de Palmarole était nommé adjudant général et le 13 juin 1795 il était chargé, comme général de brigade, de la 7° division de cavalerie à l’armée de Sambre-et-Meuse. Ce fut l'apouce de sa carrière militaire qui s'annonçait des plus brillantes si la politique n'était venue l'entraver. Les événements de Fructidor se préparaient. Barras conspirait contre la représentation nationale et s'assurait les moyens de force qui devaient lui permettre de s'emparer du pouvoir. Augeoreau qu'il avait choisi pour diriger l'action militaire recrutait les officiers sürs ; des adresses en faveur d'un coup

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d'Etat circulaient dans l'armée. Le général de Palmarole, sollicité de les signer, s’y refusa en tant que « soldat et républicain ». Il eut à ce sujet une vive discussion avec Hoche, à la suite de laquelle il reçut l'ordre de se rendre de Lille à Paris, où il fut mis en réforme après le 18 Fructidor (27 septembre 1797). En vain demanda-t-il sa réintégration ; ses suppliques restèrent sans réponse, malgré la recommandation de Macdonald, son camarade. et il ne fut remis en activité que le 6 mai 1809 pour se rendre à l’armée d'Allemagne. Il reçut mission de diriger à Augsbourg le dépôt de cavalerie. Dans l'intervalle il fixa sa résidence à Perpignan, sur l'ordre du Gouvernement, et le 1” Germinal an VI, ilécrivit au ministère de la guerre cette lettre, plus soumise qu'orthographiée : « Citoyen ministre, j'ai l'honeur de vous « prévenir que je part dernain pour perpignan pour «ifixer mon domicile, heureux sy je recois des « ordres de vous qui me metent en même de servir « activement ma patrie. Salut et respect. Palmarole. » À Perpignan. il fut nommé maire de la ville et occupa les fonctions de premier magistrat de la cité à deux reprises différentes. Il succéda, le 10 décembre 1804, à Duchalmeau, décédé dans la force de l'âge et conserva l’écharpe municipale jusqu’au 29 septembre 1806. A cette date, il fut remplacé par Jean Amanrich. A son tour, le général de Palmarole retourna à l’Hôtel-de-Ville avec le titre de maire de Perpignan, le 4 mai 1807. Pendant trois ans, il présida à Toulouse les opérations du conseil de révision de la 10° division ; il fut aussi chargé des fonctions de commissaire du gouvernement pour la rentrée des émigrés. Le général fut rappelé en activité le 6 mai 1809 et affecté à l’armée d'Allemagne. Le 6 décembre 1809 il fut chargé du commandement du dépôt de cavalerie de Tours et, sur les instances pressantes de Macdonald, envoyé, le 13 février 1811, à l’armée de Catalogne avec le commandement de la place de Figuères. Il était créé en même temps baron de l’Empire et nommé officier de la légion d'honneur (nov.1811). La guerre d'Espagne terminée, le général de Palmarole fut chargé du commandement de l'arrondissement maritime des Prrénées-Orientales, mais fut mis en demi-solde, le 1° septembre 1814, à la rentrée des Bourbons. Il était dans cette position de non-activilté lorsque Napoléon débarqua de l'ile d'Elbe en mars 1815. Comme tant d'autres, il demanda à reprendre le service de l'Empereur et se mit à sa disposition dès le 25 avril 1815. Il ne fut point employé et, malgré ses requêtes à Louis X VIIT, lors de la seconde Restauration, il fut admis à la retraite avec le titre de maréchal-de-camp, le 1° septembre 1816. Il ne survécut pas à cette disgrâce et mourut à Argelès-sur-Mer, le 12 décembre suivant. Le général de Palmarole avait épousé le 19 fé-

vrier 1796, Josèphe Abrassart, née à Lille en 1762,qui ne lui donna pas d'enfants.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

PALOU (François), maître d'œuvres du Château royal de Perpignan, sous le règne de Martin [°, roi

d'Aragon, fut remplacé dans son office par Antoine Carbo.

Archives des Pyr.-Or., B. 153, 185.

PARACOLS (Raymond-Bérenger de) tenait en fief le château de Paracols (Molitg), sous la suzerainelé des comtes de Cerdagne, au début du xur' siècle. Ce seigneur est mentionné dans le testament de Guillem-Jorda, comte de Cerdagne, au nombre de divers chevaliers chargés d'exécuter ses dernières volontés (13 avril 1102).

ALART, /ÂVolices historiques sur les communes du Roussillon, 1" série.

PARACOLS (Guillaume de) s’attacha à la fortune politique des vicomtes de Fenollet, dont il se montra toujours le vassal fidèle et parfois le conseiller. On le rencontre. Le 23 mars 1139, règlant, de concert avec l'abbé de Cuxa, Grégoire, divers différends qui divisaient Hualger de Fenollet et Adalbert de Camèles, au sujet d’un manse situé dans cette dernière localité. Le 8 avril 1141, ce même vicomte fit une concession à la Milice du Temple, à laquelle Guillaume de Paracols parut comme témoin ; et le 27 juin 1142, une seconde concession fut faite à l'ordre des Templiers en présence du seigneur de Paracols, par le même vicomte Hualger. Guillaume de Paracols est encore mentionné dans un acte de donation faite à la Milice du Temple par Raymond, comte de Barcelone, le 19 septembre 1147. Eulin, dans un dernier document dépourvu de date, mais qui semble appartenir à l'année 1157, Pierre de Domanova fit abandon à la Chevalerie du Temple de Salomon, de quelques droits seigneuriaux qu'il percevait sur Les domaines de la Milice situés au lieu de Centernac, en Fenollet, en présence du vicomte de Hualger de Fenollet, de Guillaume de Paracols. de Bernard, prieur de Sainte Marie de Marcevol, d’Artal. évêque d'Elne, et de plusieurs autres seigneurs laïques.

ALART, Op. Ci.

PARACOLS (Guillaume-Bernard de), successeur du précédent, fut compté. en 1173, au nombre des barons du comté de Roussillon et autres magnats ou barons de sa terre, qui jurèrent des constitutions de trêve, sous l’instigation d'Ildefonse, roi d'Aragon. Le 13 septembre 1175, Guillaume-Bernard de Para-

PARATGE — PARCERO

cols, Bérangère, sa sœur, et Blanche de Conat, son épouse, vendirent à Ugo, abbé de Sainte-Marie de Poblet, tous les ports, pâturages, eaux et boisages qu'ils possédaient dans la vallée de Maran, à Subiran et à Roda et dans toutes leurs limites d’'Angoustrine. Six ans plus tard, par acte fait au château de Conat, le 16 juin 1186, Guillaume-Bernard de Paracols et Blanche de Conat, son épouse, Guillaume de Paracols, Séguier et Guillelma, leurs enfants, accordèrent au précepteur de la Milice du Mas-Deu, le territoire dit Mollères de Morlisag, dans la vallée d’Urbanya. s'étendant jusqu'aux dépendances des domaines que les hospitaliers de Bajoles possédaient déjà dans ces parages. « Nous ne savons, dit Alart, si c'est toujours le même Guillem-Bernard, ou son fils aîné Guillem (G. B. de Paracols), qui jurait l’édit de paix et trêve, publié par le seigneur Nunyo-Sanche, pour tout le diocèse d'Elne et pour la Cerdagne, le 6 des nones d'octobre (2 octobre) de l’an 1217 (D'Achéry, Spicileg, tomelIll, page 587). Guillem-Bernard de Paracols est encore cité comme témoin, dans un privilège accordé à la commune de Villefranche-du-Conflent. par Nunyo-Sanche, seigneur du Roussillon et de la Cerdagne, à la date du 11 des calendes de mars 1235 (Cartulaire de Villefranche-du-Conflent). La famille de Paracols s'éteignit. à ce qu’il semble, sans postérité mâle, vers l'an 1250, et il faut voir sans doute la fille de Guillem-Bernard dans dame Sébilia de Paracols qui, par acte du 15 des cal. de décembre (17 novembre) 1254, renonçait à la redevance d’un agneau que ses prédécesseurs recevaient tous les ans, en raison du brassage, sur le bétail de l'hôpital d’Ille (Arch. de l’hôp. d'Ille, parch. B., 114, et D., 17). Dame Sibilia de Paracols confirmait aussi, le 3 des ides de mai (13 mai) 1264, les acquisitions que le même hôpital venait de faire de quelques possessions situées au territoire d Ille. et tenues par un homme du seigneur de Paracols (Ibid., parch., B., 119). Cette rente avait été approuvée, le même jour, par Raymond d’Urg et Sclarmunde, son épouse, qui avaient reçu, pour droit de mutation, « 25 sous barcelonais bons » et couronnés, valant deux marobotines doubles de bon « or et de jusle poids », ce qui semble indiquer que R. d'ÜUrg et son épouse tenaient ces possessions d’Ille en fief pour dame Sibille de Paracols. Au reste, Esclarmunde se rattachait sans doute à la famille seigneuriale de Molitg, car un acte de 1268 (Lib. feudor., À., f° 74) l'appelle Esclarmonda de Conat, et nous apprend que la villa de Riutort, en Capcir, était tenue en fief, à cette époque, par Bérenger d’En, pour dame Esclarmunda de Conat et Raymond d'Ürg, son mari. — Il parait que dame Sébille de Paracols épousa Xatbert de Barbayran, et celui-ci laissa un fils qui signe Guillem Bernard de Paracols, fils de Xatbert de Barbayran. à la date du 16 des

calendes d'avril 1281. Nous n'avons pu recueillir d'autres indications sur l’ancienne famille seigneuriale de Paracols dont les annales disparaissent complètement, pour nous, à partir de cette époque. Tout porte à croire que la baronnie de Paracols fit réversion au domaine royal après la mort de ce second G. Bernard. Du moins, un acte du 9 des cal. d’avril 1293 montre-t-il les dimes de la paroisse de Molitg tenue: en fief pour le roi, sans autre feudataire intermédiaire que Guillaume de So de Sainte-Colombe ; et, en 1305, Jacques. roi de Majorque, déclare que le lieu de Coma confrontait, à l’ouest, avec le château royal de Paracols. (Liber feudor., À, fol. 90)».

ALART, Op. cil.

PARATGE (Sigismond). prêtre séculier, recueillit, en 1540, la succession du cardinal Cesarini, à la tête de l’abbaye de Saint-Martin du Canigou. Il fut abbé et perpétuel commendataire de ce monastère, Jusqu'en 1554. À cette date, le cardinal Jacques de Serra le remplaça.

Abbé Font, Hisloire de l'abbaye royale de Saint-Martin du Canigou.

PARCERO (Grégoire) naquit à Thuy, dans la Galicie, en 1564. Il entra dans l'Ordre de Saint- Benoît, prit le grade de docteur en théologie et fut nommé abbé de Saint-Martin de Madrid. Ce prélat était général de la congrégation bénédictine de Valladolid, lorsqu'il fut nommé à l'évêché d’Elne, le 12 août 1630. Il en prit possession ct prêta son serment, par procureur, le 11 mars 1631, à l’église Saint- Jean. Le lendemain ib entra à Perpignan et fut reçu avec le cérémonial accoutumé, encore que la cérémonie eût élé contrariée par la pluie. La peste exerçait alors ses ravages dans la ville de Perpignan. « Après avoir inutilement épuisé tous les moyens humains, pour combattre les progrès effrayants du mal, a écrit Mgr Jules de Carsalade du Pont, dans une lettre circulaire en date du 2 avril 1901, les consuls (de Perpignan) eurent recours à l’intercession de François de Paule. Agissant en qualité de mandataires du peuple, ils demandèrent que les reliques du saint fussent portées processionnellement à travers la ville ; ils s’engagèrent par vœux, en leur nom ct au nom de leurs successeurs à perpétuité, à renouveler chaque année cette procession, le jour où l'Eglise célèbre sa fête, et à la faire précéder d’une messe solennelle, chantée à l'autel du saint, en présence du corps municipal et de la population. Le jour même auquel eut lieu cette pieuse manifestation, la peste cessa miraculeusement. Pour perpétuer la mémoire d'un si grand bienfait, Monseigneur Grégoire Parcero, évêque d'Elne, par une ordonnance du 16 mars 1633, éleva au rang des fêtes de

précepte la fête de saint François de Paule. Fidèles à leurs engagements, les consuls de Perpignan renouvelèrent chaque année le vœu de 1633 par l'assistance officielle à la procession et à la messe solennelle et par l’offrande d’un cierge qui devait brûler, au nom de la ville, sur l’autel du saint. Cet acte de religieuse vassalité se perpétua jusqu'aux jours douloureux de la tourmente révolutionnaire de 1793 qui emportèrent, avec l’ancien état politique, la plupart des pieuses coutumes de notre pays. Lorsque le calme fût revenu et que le rétablissement de la religion eût rouvert les églises et ramené les prêtres de l'exil, les consuls de Perpignan s’empressèrent de renouer la tradition interrompue et notre cathédrale revit, au jour de la fête de saint François, les mandataires du peuple venir s'’agenouiller, comme autrefois, au pied de l’autel du saint et renouveler le vœu fait en 1833, avec l’offrande traditionnelle du cierge. La révolution de 1830 et l'agitation religieuse qui la suivit mirent fin à ce pieux usage, et depuis ces tristes jours, il (ne fut plus) repris.» Le 2 avril 1901, Mgr Jules de Carsalade du Pont adressa au clergé et aux fidèles du diocèse d’Elne une lettre circulaire pour reprendre la tradition dans toute son intégrité. Depuis ce jour, la cérémonie du Vœu de la ville a été célébrée chaque année dans la cathédrale de Perpignan.

Le 19 décembre 1633, Ürbain VIII transféra Gréuoire Parcero sur le siège épiscopal de Gérone, dont il prit possession le 21 février de l’année suivante. En 1635, on avait projeté d'’ériger en évêché la ville de Manresa. Grégoire Parcero y fit une forte opposition parce qu'on se disposait à détacher de son diocèse la partie montagneuse de la contrée d'Olot dans le but de l’annexer à l’évêché de Vich. L'évêque de Gérone se rendit à Rome, en 1636, auprès du général des Bénédictins. Durant son séjour à la Ville Eternelle, il fut environné d'honneurs par ses confrères en religion. Pendant la rebellion de la Catalogne en 1641, Grégoire Parcero écrivit une lettre éloquente au gouvernement de cette province pour l'exhorter à rentrer sous l’obéissance du roi. Il quitta ensuite son diocèse et se retira en Castille. C’est durant son absence que Hyacinthe Serroni, évêque d'Orange, conféra à Gérone les ordres sacrés à Michel Pontich qui devait occuper cinquante ans plus tard le siège épiscopal de cette cité. En 1653, Grégoire Parcero envoya au Souverain Pontife sa démission de l'évêché de Gérone. Innocent X lui donna pour successeur Bernard de Cardone, qui ne prit possession de son évèché que le 26 décembre 1656. Grégoire Parcero fut alors transféré au siège de Tortose, où il mourut en 1664. à l’âge de cent ans. On rapporte de ce pontife quil ne prenait connaissance des lettres de recommandation en faveur des ecclésiastiques,

PARER — PARÈS

que lorsque les titulaires étaient pourvus de leur charge.

Archives des Pyr.-Or., G. 25, 241, 404. — ViLLANUEVA, Viaje. lilerario a las iglesias de España, t. V et XIV. — PuicGarit,

Catalogue biographique des évêques d’Elne. — Semaine religieuse de 1901.

PARER (Pierre) refit le clocher du Boulou. en 1606, pour la somme de trois cents livres.

PARÉS (Théodore), né à Rivesaltes, le 19 avril 1796, fut d’abord avocat dans sa ville natale. Il se montra en 1815 partisan fanatique des Bourbons et tira publiquement des coups de fusil contre un buste de l’empereur Napoléon 1°”. Avocat-général à la Cour de Montpellier après 1830, Théodore Parès fut élu député de Prades par le troisième collège électoral des Pyrénées-Orientales, le 6 novembre 1837. Il obtint 104 voix; Joseph de Lacroix, député sortant, en réunit 74. Promu bientôt après Procureur-général près la Cour royale de Colmar, Théodore Parès fut soumis de ce fait à la réélection. Le 1° décembre 1838, les électeurs censitaires de l’arrondissement de Prades lui renouvelèrent son mandat par 115 voix contre 81 accordées à Joseph de Lacroix. Le 2 mai 1839, Théodore Parès fut réélu contre le même concurrent dans le même collège par 105 voix. Nommé député encore, le 16 juillet 1842, par 108 voix contre 85 suffrages recueillis par François Moynier, ancien capitaine d'artillerie, conseiller à la Cour royale de Montpellier, Théodore Parès battit aussi François Arago, aux élections du 1° août 1846. IL obtint 108 voix et le savant astronome eut 78 suffrages. Théodore Parès siégea parmi les ministériels, et fut l'un des 221 députés qui soutinrent le ministère Molé. La Révolution de 18438 le rendit à la vie privée.

RoBErT, BourLoTon et Coucxy. Diclionnaire des Parlemen-

laires. — Horace CHaAUvET, Histoire du parti républicain dans les Pyrénees-Orientales.

PARÈS (Augustin-Françols-Joseph) naquit à Saint-Laurent-de-la-Salanque, le 2avrili827.Ordonné prêtre le 21 décembre 1853, il fut, le 1° janviersuivant. nommé vicaire à Céret. Ilse trouvait dans cette ville depuis quelques mois à peine, lorsque sévit d’une façon particulièrement meurtrière le fléau du choléra. Augustin Parès déploya dans ces périlleuses circonstances un zèle et un dévouement à toute épreuve. Nommé, le 1" août 1859, desservant de Bages,la maladie le força, après quelques mois de séjour dans cette paroisse, à se retirer au sein de sa famille. A près un repos de cinq années, il accepta, en 1865, la succursale de Saint-Hippolyte qu'il desservit jusqu'au 1°" octobre 1867, date à laquelle il fut appelé à la cure de Port-Vendres. Le 1* février 1870, Augustin Parès

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