PAU — PAUL
lone le 13 juin 1466. Carbonnell a consacré les vers suivants à sa mémoire :
Hic Jacobus Paulus situs est qui gloria Cœsar (Ei) magnum juris jubar in orbe fuit :
Hunc paulina domus : hunc regis curia lugent : Hunc sibi prœceptum flet stndiosa cohors : Flete super quem similem nec prisca tulerunt Sæcula, nec talem fortè futura dabunt.
TORRES-AMAT, Diccionario crilico de los escritores calalanes.
PAUC (Pons) occupa l'archidiaconé d’Elne, au début de la seconde moitié du xur° siècle. Son nom ne figure pas sur la liste des archidiacres publiée dans l'introduction de l’Inventaire sommuire des Ar-chives des Pyrénées-Orientales, série G.
Archives des Pyr.-Or., G. 40.
PAUL DE PERPIGNAN (Le Bienheureux), dont le nom de famille est inconnu. avait oblenu de brillants succès dans ses études et était déjà docteur en théologie, lorsque, jeune encore, il prit l’habit de Frère-Mineur, au couvent de Perpignan, sa ville natale. Il se montra fidèle et scrupuleux observateur de la règle de Saint-François, fervent disciple de l'oraison et dévot serviteur de la Vierge Marie. On le trouvait souvent en prières devant une statue de la Madone connue sous le vocable de N.-D. de Consolalion, au pied de laquelle il devait souffrir le martyre. Ses études terminées, le bienheureux Paul de Perpignan se consacra spécialement à la direction des âmes dans le tribunal de la Pénitence. Un jour de l’année 1458, une jeune femme engagée dans des liens coupables se présenta au confessionnal du saint religieux. Celui-ci, après lui avoir représenté l’'énormité de sa faute et la gravité de son état, employa tout son zéle et sa charité à lui inspirer une horreur salutaire pour le péché en lui retraçant, non seulement la hideur de son àme, mais encore Îles suites du mauvais exemple et du scandale public. la suppliant avec larmes de rentrer en elle-même et d'obtenir miséricorde du Seigneur par un sincère repentir et une vraie pénitence. La péchercesse, émue el justement épouvantée du triste élat de son àäme, consentit à son amendement, et protesta de la ferme résolution où elle était de congédier le militaire complice de ses désordres. Ce que voyant, le confesseur s’empressa de rendre gräces à Dieu; mais il ne crut pas devoir lui accorder immédiatement la faveur de l'absolution. C'est pourquoi le sage directeur, voulant mettre sa pénitente à l'épreuve, lui imposa un délai, après lequel ses bonnes dispositions et sa fidélité devaient êlre couronnées par l'absolution sacramentelle, qu’il serait heurcux de donner lui-même. Elle rentra chez elle les yeux baïgnés de larmes, le cœur brisé par la douleur et le remords, mais profondément consolée. Plusieurs