PONS — PONT
qui posséda la baronnie de Monclar, unit ses destinées à Jeanne de Ros et eut d’elle une fille, Thérèse, qui épousa Claude-Hyacinthe de Rebé, marquis de Rebé, mort en 1690. La marquise de Rebé et sa mère étant entrées en possession du fief de Monclar, Antoine de Pons, frère de Joseph, le revendiqua, en tant qu'héritier mâle, et commença, en 1698, un procès à l’Audience royale de Barcelone contre sa nièce. Ce procès durait encore au moment de la mort d'Antoine de Pons, survenue en 1701. Lors de son décès, ce dernier laissa deux fils Joseph et Michel et une fille Jéromine qui épousa François dez Pujol. A défaut de ses frères incapables, celle-ci continua le procès. Mais pour la même raison d'incapacité des enfants mâles d'Antoine de Pons et vu qu’il ne laissait qu'une fille suivante, François de Junyent fit opposition à la succession de la baronnie de Monciar, comme arrière-petit-fils en ligne directe de Magdeleine de Pons, fille de Guillaume-Raymond et épouse de son bisaïeul François de Junyent. Il eut gain de cause et l’Audience royale de Barcelone lui adjugea la baronnie de Monclar en 1761. Les maisons du Bourg et de Montbarrey, héritières de la marquise de Rebé formèrent appel contre cet arrêt et le procès se poursuivit jusqu’en 1764. (V. Monclar).
Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.
PONS (François) était orfèvre à Perpignan en 1646. Le 11 septembre de cette année-là, il passa un contrat avec le chanoine Onuphre Pi, pour la fabrication d’une statue en argent de la Vierge.
Archives des Pyr.-Or., G. 136.
PONT (Pierre), né à Osséja en Cerdagne, le 17 novembre 1582, était fils du « senyer en » Pierre Pont, agriculteur-pagès d'Osséja, et de son épouse Bosém, de Sallent, paroisse de Bolvir (Cerdagne espagnole). Etudiant ès-arts en 1607, « micer » Pierre Pont était déjà docteur en droit civil et canonique en 1610. En 1615, il épousa dona Jeanne, fille de don Jean-Charles de Cadell, seigneur d’Espira-de-Conflent, dont il eut plusieurs garçons et filles. Pierre Pont fut anobli par le roi Philippe IV d'Espagne, aux termes de ses lettres-patentes données à Madrid le 24 mars 1639. Ce privilège de chevalerie lui octrova le blason suivant : « De gueules, à un pont de trois « arches d'argent, maçonné de sable, sur une rivière « d'argent ondée d'azur. » Plus tard, ces armes parlantes, furent, par ses descendants, écartelées de celles des maisons alliées de Cadell, de Trinyach et de Pincart. On trouve en 1654 et 1655 Pierre Pont, damoiseau, membre de la Députation ou Commission permanente des Cortès de Catalogne, où il exerçait les fonctions d’Auditeur de comptes pour l'Ordre de la Noblesse catalane. (Ohidor del Bras Militar de
la Diputaci del General del Principat de Catalunya y dels comtats de Rossellé y de Cerdanvya). Pierre Pont dicta son dernier testament à Perpignan le 25 janvier 1655 et mourut dans cette ville avant le mois d'avril de la même année, dans la maison Trinyach appartenant à sa belle-fille. Pierre Pont avait pour frères : Onuphre Pont, né à Osséja le 1” mars 1600, créé citoyen honoré de Barcelone ; il était domicilié en 1655 à Puigcerda ; André Pont, né à Osséja le 15 août 1606, moine bénédictin, qui devint abbé d'Amer et Roses, et mourut à Perpignan en 1653. Pierre Pont laissa deux fils : François et Pierre. François Pont y de Cadell, damoiseau, fils aîné, fut l'héritier des titres et des domaines paternels; il était né à Osséja le 4 avril 1618. En 1657, il exerçait les fonctions de viguier de la Cerdagne, réservées exclusivement aux gentilshommes. Il épousa en juin 1644 Françoise Trinyach, dernière héritière d'une vieille famille de bourgeois honorés de Perpignan. IL était déjà décédé en 1664. C’est de lui que sont issus tous les membres de la maison de Pont d'Osséja, actuellement éteinte masculinement. Pierre- Vincent, appelé aussi Pierre seulement, naquit à Osséja le 31 janvier 1623, et suivit la carrière militaire. En 1654, le « capitä » Pierre Pont y de Cadell tenait garnison à Prats-de-Mollo ; en 1655, il était lieutenant de cavalerie dans le régiment du marquis d’Aguilar. En 1658, avec le grade de capitaine, il remplissait les fonctions de lieutenant du Procureur royal. En cette dernière qualité, son salaire fut augmenté par des lettres-patentes de Louis de Vendôme. Il vivait en 1664, et paraît être mort sans laisser aucune descendance.
Cominunication obligcante de M. Albert Salsas.
PONT (Pierre) était originaire du mas Pont, situé sur la paroisse de Sainte-Marie de Armadas, dans le diocèse de Gérone. Il embrassa la carrière ecclésiastique, conquit les diplômes de docteur en théologie, en droit canon et en droit civil, puis fut nommé chanoine de la cathédrale d'Urgell et archidiacre de la Cerdagne. A l’époque des guerres de Catalogne, Pierre Pont adopta le parti français. Il suivit les armées de Louis XIV, en qualité d'aumônier de l'artillerie, dans la campagne de Flandres et de Luxembourg entreprise sous le commandement de Louis de Bourbon, duc d'Enghien. Le 30 juin 1644, Pierre Pont fut nommé abbé de Saint-Pierre de Bhodes, par décret royal. Le siège abbatial d'Arles étant devenu vacant, Pierre Pont qui avait fait profession religieuse dans l’ordre de saint Benoït, fut mis à la tête de ce monastère. le 26 janvier 1647. Il ne fut agréé par Rome qu'une dizaine d'années plus tard et porta longtemps le titre d’abbé élu d'Arles. Un brevet de Louis XIV, en date du 6 avril 1661, confirma
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à Pierre Pont sa nomination à l’abbaye d'Arles, à charge de faire une pension de 1200 livres à Anne de Noailles, chanoine de l’église cathédrale de Saint- Flour. Durant le séjour de Marca en Catalogne, Pierre Pont fut attaché à la maison du vice-roi. Le 8 mars 1660, celui-ci devenu archevêque de Toulouse, ayant à conférer avec les diplomates espagnols pour établir la délimitation de la frontière créée par le Traité des Pvrénées, chargea Pierre Pont de s’entendre avec le marquis de Mortara, gouverneur de Catalogne, dans le but d’asseoir les préliminaires des conférences. Le 11 janvier 16614, Pierre Pont échangea le bien patrimonial d'Armadas contre un riche domaine situé à Argelès-sur-Mer, appartenant à Isidore de Ferrer. natif de Fortia. L'abbé d'Arles siégea plus tard au Conseil Souverain du Roussillon, comme membre honoraire de ce tribunal supérieur. Il mourut en 1684.
Archives des Pyr.-Or., IH. 55. — Abbé DuBanarT, Nolice biographique sur Pierre de Marca. Pau, 1894. — Abbé Gisrar, Recher-
ches hisloriques sur Pierre Pont, abbé d'Arles, Céret, Roque, 1906, et Deur familles catalanes, dans la Revue catalane de 1907.
PONT (Jean-Raphaël), frère du précédent, combattit dans les rangs des troupes françaises, durant les guerres de Catalogne. Il se distingua en plusieurs rencontres, et pour récompenser ses services, Louis XIV lui accorda le titre de citoyen honoré de Barcelone, le 17 mars 1643. Le 15 avril de cette même année, Jean-Raphaël Pont fut nommé capitaine et gouverneur du château de Bellegarde. Le 17 juin 1654, il fut revêtu de la charge de lieutenant du procureur royal patrimonial des comtés de Roussillon et de Cerdagne, en remplacement de Michel Frexa, décédé. Jean-Raphaël Pont laissa un fils appelé Joseph, qui fut procureur juridictionnel de l'abbé d'Arles. Vers le milieu du xvunr siècle,
Marie Pont épousa Dominique de Coma-Serra.
Archives des Pyr.-Or., B. 394, 401. — Abbé G1BRAT, op. cit.
PONTICH (Michel de), de Bouleternère, reçut de Philippe IV des lettres-patentes, en date du 20 février 1639, qui lui concédèrent le privilège de bourgeois de la ville de Perpignan.
Archives des Pyr.-Or., B. 388.
PONTICH (Michel) naquit à Bouleternère, le 20 novembre 1632, de François Pontich et d'Anne Izern. Aussitôt après qu'il se fut appliqué aux classes de grammaire, ses parents l'envoyèrent à Perpignan pour y faire ses humanités et sa philosophie. Il prit, très jeune, l'habit de l'Ordre de Saint-François, à Perpignan. L'année de son noviciat expirée, Michel Pontich fut admis à la profession ; et. après avoir été pendant quelque temps chargé de l’enseignement
de la langue latine dans le couvent des religieux franciscains d'Ille-sur-Tet. il fut envoyé à Gérone. Le 16 mars 1652, il fut agrégé à la cléricature. Le 10 du même mois, Hyacinthe Serroni, évêque d'Orange, lui conféra les ordres mineurs et le sous-diaconat dans l’église du monastère de Saint-Pierre de Galligans, à Gérone. Après avoir élé employé pendant un certain temps comme lecteur ès-arts au couvent de Reus, Michel Pontich fut envoyé à Vich, pour s’y adonner à l'étude de la philosophie et de la théologie. Dans le courant de l’année 1654, il fut promu au diaconat ; le 10 décembre, l’évêque de Vich, Raymond de Sentmanat, lui conféra la prêtrise. Appelé d'abord à professer la philosophie dans cette même cité de Vich, Michel Pontich débuta dans la chaire en improvisant un sermon, qu'on l'avait prié de prononcer lorsque la cérémonie était déjà commencée. Nommé ensuite lecteur de théologie, il remplit successivement celte fonction à Gérone, à Tarragone et à Barcelone. Délégué par sa province au Chapitre général de Tolède, il conquit les suffrages de ses frères par sa science et la douceur de ses manières. Michel Pontich devint gardien de Tarragone et custode. Dans ces diverses situations, il ne chercha à s'élever au-dessus de ses subordonnés que par sa fidélité à observer la règle de l'Ordre Séraphique. Le pain étant venu à manquer dans le couvent, on vit Michel Pontich, comme un simple frère-lai, se charger de la besace et aller demander l’aumône de porte en porte. Ce fut sur ces entrefaites, que le Général de l'Ordre, voulant utiliser la science et la vertu de Michel Pontich, le choisit en qualité de commissairevisiteur des couvents du royaume de Sardaigne. Le P. Zarcosa, commissaire-général de l'Ordre, ayant eu connaissance des qualités du saint religieux et de la manière dont il avait rempli sa mission en Sardaigne, le désigna au Général comme commissairevisiteur pour la province de Valence. Ce même P. Zarcosa, ayant convoqué le chapitre général de Catalogne, dans la ville de Reus, le 18 mars 1684, Michel Pontich y fut élu Provincial à l'unanimité. Il remplissait en même temps la charge de Qualificateur du Saint-Office. Michel Pontich était depuis un an à peine à la tête des Franciscains de la Catalogne, lorsque le roi d'Espagne, Charles IT, le désigna comme évêque de Gérone, sur la recommandation du marquis de Legañez. Innocent XI agréa la proposition et expédia les bulles de nomination, le 30 avril 1686. Le nouvel évêque de Gérone fut consacré dans l'église d'Arenys-de-Mar, le 25 juillet 1686, par J.-B. Desbach, évêque d’'Urgell. assisté d'Antoine Pascual, évêque de Vich, et de Joseph Mora, auxiliaire de l'archevèque de Tarragone. Le 8 octobre suivant, Michel Pontich fit son entrée solennelle dans sa ville épiscopale. En prenant possession de son siège,
PONTICH
le nouveau pontife remarqua l’état dans lequel se trouvaient les alentours de son église-cathédrale. Il conçut le projet de faire construire un grand escalier pour en faciliter l’accès. Aussitôt qu'il eut obtenu l'agrément du chapitre, le prélat se mit à l’œuvre et fit construire cet escalier somptueux, composé de quatre-vingt-dix marches, formant trois grands paliers, le tout d’une largeur de vingt mètres, qu’on admire aux pieds de la cathédrale de Gérone. Sur la demande de l’évêque, les chanoines ne firent aucune difficulté de réunir le chœur au presbiterium, d'autant que le généreux prélat s’'engageait à supporter deses deniers les frais nécessaires à la construction des grilles et du trône épiscopal (14 avril 4690). Cette même année, Michel Pontich sollicita et obtint de Rome une décision favorable à son chapitre, qui désirait depuis longtemps voir résoudre quelques questions de préséance au sujet des places destinées. dans les cérémonies, soit aux chanoines, sait aux magistrats de la ville. Le 12 décembre 1690, l’évêque de Gérone présida à la fondation du couvent établi sous le vocable de Saint-Michel de Clodells. La Catalogne ne tarda pas à être violemment agitée par la guerre. Le maréchal de Noaiïlles, ayant gagné sur les troupes espagnoles la bataille du Ter, la conséquence de cette victoire fut la reddition aux Français de la ville de Gérone, après dix ou douze jours de siège. Cette place demeura au pouvoir des Français (1694-1697) jusqu'au traité de Ryswick, qui remit la couronne d'Espagne en possession de tout ce qui était précédemment tombé au pouvoir de Louis XIV. Ces événements mirent Michel Pontich dans la nécessité de s'éloigner de sa ville épiscopale et de son diocèse. ll se retira, le 10 juillet 1694. à Arenys, d'où, en 1697, il se rendit à Reus, dans le couvent franciscain où il avait autrefois enseigné la théologie. L'évêque de Gérone rentra dans sa ville épiscopale vers la fin du mois de janvier 1698, au milieu des applaudissements et de la joie universelle, qui rappelaient sa première prise de possession ; mais ce fut pour y mourir bientôt après. Dans le courant du mois de septembre qui suivit sa rentrée à Gérone (1698), il déclarait à son neveu, D. Sulpice Pontich, chanoine de sa cathédrale, qu'il ne tarderait pas plus de trois ou quatre mois à quitter cette vie, et que l’église de Sainte-Claire serait le dernier degré de son escalier, faisant allusion à l’église du couvent des Clarisses qu'il venait de restaurer, et à l’escalier de la cathédrale qui avait été un des premiers travaux de son épiscopat. Le décès de Michel Pontich survint dans le palais épiscopal de Gérone, le 26 janvier 1699. La dépouille mortelle du prélat fut déposée le 30 du même mois sous le presbiterium de la cathédrale. On grava sur sa tombe l'inscription suivante qui se recommande par sa singularité. Elle est rédigée en
phrases léonines de quinze syllabes à hémistiches rimés, et conçue en ces termes :
Prorsus omni laude dignus. Fr. Michael Pontich, Pauperum pater benignus, ardens zelo, jacet hic. Sedis hujus almæ præsul virtutum demonstravit A domo Gallisuæ exul annos quatuor pavit Dilectum sibi commissum tot gregem manu et ore. Ardue tractans remissum, debilem sed amore Quem religio minorum prœæsideim jam fecerat Ad exemplar doctiorum, Bula mundo dederat.
Absque scalis magnæ portæ, plures sunt memoriæ Quæ fletum movent in morte, preces atque gloriæ. Annos terdecim Pastoris jam fere compleverat, Cum finem tanti laboris pax Dei decreverat.
Die XXVI januarii MDCXCIX.
ViLLANUEVA, Viaje lilerario a las iglesias de España, t. XIV. — España sagrada, t. XLIV. — Tours be Bonpas, L'Ordre de saint François d'Assise en Roussillon. — Abbé J. Capelle. Figures d'évéques roussillonnais.
PONTICH (Ignace de), neveu du précédent.
naquit à Bouletcrnère. Il entra dans le couvent de la Chartreuse de Montalègre, où il vivait encore en 1726. [1 a laissé un récit des Révélalions et faveurs célestes du vénéruble Jean Fort, chartreux du couvent de Scala-Dei, et un livre manuscrit intitulé Le hamecon d’or qui fut recueilli et publié par les soins du savant Pierre Serra y Postius.
TORRES-AMAT, Diccionario critico de los escrilores catalanes.
PONTICH (Sulpice de), frère du précédent, naquit à Bouleternère et mourut à Gérone en 1738. Il avait terminé à quinze ans ses études de théologie ; il prit à dix-huit ans ses grades de docteur en philosophie, en théologie et en droit. Chanoine de Gérone, il consacra ses loisirs à la composition d’un grand ouvrage intitulé : Diclionnaire alphabétique de {out ce qui est relatif à l'église el au diocèse de Gérone. Le tome IV de cette œuvre constitue une épiscopologie de ce diocèse, depuis la conquête de Charlemagne jusqu'en 1730. L'ensemble de l’ouvrage est demeuré inédit, et le manuscrit en est conservé dans les archives de la cathédrale de Gérone. Sulpice de Pontich avait aussi composé une vie de son oncle, l’évêque Michel Pontich, dont l'original se trouve au couvent de Montalègre.
ToRRES-AMAT, Diccionario crilico de los escrilores calalanes.
PONTICH (Bonaventure de), fils de Joseph de Pontich et d'Anne Dalmau, épousa Françoise Roig et Vilar. Celle-ci jouissait du talent inné de rebouter les membres disloqués. Elle le mit charitablement au service de ceux qui avaient recours à elle dans leurs infirmités, comme en fait foi le certificat suivant délivré en sa faveur, dans le but de l’exempter du logement des gens de guerre : « L’'épouse de Bona-
venture de Pontich, qui a le don de remettre et de guérir avec facilité toutes sortes de disiocations et de fractures d’os (ce qui lui est commun avec tous ceux de sa famille), a fait faire dans sa maison à Vinça, une grande salle où elle traite avec beaucoup de charité et gratuitement tous ceux qui sont affligés de ces sortes d'accidents, le riche comme le pauvre, le soldat comme l'officier ; il y a peu de jours dans l'année où elle n'ait à exercer ses talents à cet égard. » De l’union contractée entre Bonaventure de Pontich et Françoise Roig et Vilar naquirent trois fils : Bonaventure, dont la notice suit ; François, qui embrassa la carrière ecclésiastique, Antoine, capitaine au régiment du Limousin, décédé à Vinça en 1786.
Archives des Pyr.-Or., C. 742, 747. — Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.
PONTICH (Bonaventure de), fils du précédent, unit ses destinées, le 7 juillet 1739, à Marie de Descallar, domiciliée à Ille-sur-Tet. De ce mariage sont issus : François, qui suit; Antoine, major au régiment de Foix, chevalier de Saint-Louis, mort durant l'émigration ; Paul, capitaine aux gardes d'Espagne, chevalier de Saint-Louis, qui figura à l’Assemblée de l’ordre de la noblesse roussillonnaise en 1789 ; Marguerite ; Elisabeth ; Marie, qui épousa Thomas de Roig, le 28 février 1764.
Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.
PONTICH (François de), fils aîné du précédent, assista à l’Assemblée de l’ordre dela noblesse roussillonnaise, en 1789, en compagnie de son frère Paul de Pontich. Il s'était marié à Antoinette de Sicart et Taqui qui lui donna quatre enfants : François, qui suit; Antoine (1773-1865), qui fut maire de Vinça sous la Restauration et devint le père d’Antoinette, épouse d’Auguste de Lazerme ; Louis, décédé avant la première Révolution ; et Rite, femme de Thomas de Pallarès.
Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.
PONTICH (François de), fils aîné du précédent, suivit la carrière militaire et parvint au grade de chef de bataillon. 1l eut trois fils : Hector, colonel d'artillerie ; Léon, mort le 21 avril 1887 : et Henri.
Communicalion obligeante de M. Clément de Lacroix.
PONTOS (Udalgar de), archidiacre de Vallespir. signa, de concert avec les archidiacres d’Elne et du Conflent, un statut de l'évèque Bérenger de Santa- Fe qui réduisait à quinze le nombre des canonicats de la cathédrale. Il mourut le 7 des ides de décerm-
PONTICH — PORRASSA
bre 1300 et fut inhumé dans le cloître d'Elne. On peut voir encore aujourd'hui sa pierre tombale, sur laquelle on lit l'inscription suivante :
+ Septimo idus Decembris anno Domini M
CCC obiit dominus Huaiguerius de Pontonibus
Archidiaconus Vallispirii in Elnensis ecclesia,
Qui instituit ibi in perpetuum unam (sic)
Sacerdotem in altari sancti Marti
ni, quem construxit, et suum anniver
sarium cuius anima per misericordiam requiescat
[in pace. Amen.
Huit ponts à trois arches, armes parlantes de Pontos, et douze roses à huit lobes encadrent cette inscription d'une double bordure. Les caractères sont très usés.
Archives des Pyr.-Or., G. 169. — L. pe BoNxerovy, Epigraphie roussillonnaise.
PONTOS (Bérenger de), moine bénédictin, était sacristain-majeur de Cuxa lorsqu'il fut appelé à recueillir la succession de Guillaume de Sans, en 1411, sur le siège abbatial de ce monastère. Il administra durant trente années l’abbaye de Saint-Michel et mourut en 1442. Bérenger de Pontos avait un frère appelé Louis qui possédait les fiefs de Saint-Martin de l’Albera et de Villelongue-dels-Monts. Ce dernier mourut jeune et laissa un fils du nom de Michel qui fut placé sous la tutelle de son oncle, l’abbé de Cuxa. Michel de Pontos entra à son tour dans l’ordre de saint Benoît et fut sacristain-majeur de Saint-Michel de Cuxa (1494-1500).
Archives des Pyr.-Or., B. 234, 239, 262, 268, 272, 413. — Abbé For, Hisioire de l’abbaye royale de Saint-Michel de Cura.
PORCELL (Jean), marchand de Puigcerda, prit possession, le 15 janvier 1499, de l'héritage de son oncle, le chevalier Antoine Mercader, ancien viguier de Cerdagne et l’un des agents les plus dévoués de la politique de Louis XI. Cette succession, composée en grande partie à l'aide de confiscations sur les monastères et sur les partisans du roi d'Aragon, comprenait les seigneuries de Bolquère, Err, Palau, Guills, Urg, Alp et Caixans. Jean Porcell, qui prit dès lors le nom de Mercader (V. ce nom), mourut sans postérité et Jlégua tous ses biens à la communauté des prêtres de Sainte-Marie de Puigcerda, qui posséda jusqu'en 1789 ceux de ces lieux situés dans la Cerdagne française.
Archives des Pyr.-Or., B. 415, 416, 417. — ALART, Echo du Roussillon, n° du 15 janvier 1865.
PORRASSA (Joseph), religicux bénédictin de Montserrat, fut élu abbé de Notre-Dame d'Arles en remplacement de Pierre-Jean dez Guell, et mourut en 1644.
Gallia chrisliana, VI, col. 1094.