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RIBES

3495 livres à Raymond-Bérenger de Tord et à son épouse Françoise. François de Ribes vendit la viguerie, le bailliage et les droits de la vallée de Ribes au chevalier, Pierre de Marça, de Corneilla-de-la-Rivière. Il eut un fils appelé Jean et une fille, Yolande, qui épousa Guillaume de Gileu. En 1505, à la suite du décès de son frère Jean de Ribes, Yolande, qui était déjà veuve, racheta la viguerie, les droits et les revenus de la vallée de Ribes qu'elle transmit ensuite à son fils, Jean.

Archives des Pyr.-Or., B. 110, 121, 138, 205, 234, 254, 267, 6.

RIBES DE VILAR (Michei), né en décembre 1731 à Thuir, d'Antoine Ribes et de Jeanne de Vilar, reçut l’habit monastique le 4 octobre 1748, des mains de l’abbé dom Sauveur de Copons et de Tamarit, et fit sa profession le jour suivant. Il succéda dans l’office de prieur de Riquer à dom Raymond de Rovira mort en 1772. Il était déjà prieur claustral à cette époque. Depuis le commencement de cette année 1772 jusqu’au mois de décembre, c’est-à-dire depuis la mort de l’abbé dom Jean-Baptiste de Guanter jusqu’à la nomination de dom de Réart de Taqui à l’abbatiat, dom Ribes fut vicaire-général de l’abbaye, et, après la mort de dom de Réart, il fut, par délibération du chapitre, du 29 novembre 1790, nomméde nouveau vicaire-général de l’abbaye. Lors de la Révolution, il se retira à Codalet, où il était encore le 7 avril 1793, jour où la municipalité de ce village voulant se mettre à couvert « du décret de la Convention nationale concernant les prêtres non assermentés » et craignant qu'il s’étende sur {ous ceux de la République « Françoise », priait « les corps administratifs de ce département » de vouloir bien employer leur crédit auprès des commissaires de la Convention qui sont actuellement à Perpignan, pour que le «citoyen Michel Ribes, prêtre, âgé de soixante-deux ans et d’une santé fort faible » n’y soit pas compris. Le Conseil certifia que le dit Michel Ribes, domicilié en cette ville, s'était toujours conduit « en citoyen passifique, qu'il s'était toujours conformé aux lois, » qu'il n'avait jamais causé de trouble le plus léger et qu'il était un « bon et fidèle patriote ». Malgré le bienveillant appui de la munïicipalité de Codalet, dom Ribes de Vilar ne put continuer à résider dans ce petit village. Il se réfugia en Espagne et élut son domicile à San Cugat, bourg à deux lieues à Barcelone, où il mourut le 25 octobre 1799, à l’âge de soixante-huit ans. En 1774, Michel Ribes écrivit une traduction en catalan de la tragédie d'Athalie composée par le poète français, Racine. Ce travail n’a été publié qu'en 1912. Il fut entrepris pour subvenir aux frais de l'œuvre de la nouvelle église paroissiale de Thuir qui était alors en construction et qui ne fut consacrée que le 6 août

1816. En 1792, Agel, imprimeur à Thuir, édita unetraduction en catalan d’Esther, écrite par Michel Ribes de Vilar.

E. DELAMONT, Histoire de la ville de Prades.

RIBES (Louis), né le 17 novembre 1756, à Vinça, était homme de loi à Perpignan et membre du directoire du département des Pyrénées-Orientales, à l'aurore de la Révolution. Il fut élu, le 1° septembre 1791, député suppléant de ce département à l’Assemblée législative, à la pluralité des voix sur 125 votants. Admis de suiteà siéger, en remplacement de Laferrière, non-acceptant, Louis Ribes siégea dans la majorité et fit partie du comité de législation. Il attaqua ce que l’on appelait alors le parti Orléans, réfuta Chabotqui, en dénonçant le comité autrichien, inculpait le roi et demanda un décret d'accusation contre Dumouriez et Bonne-Carrère. Après les sessions de la Législative, Louis Ribes ne reparut plus sur la scène politique. Conseiller à la Cour d’appel de Montpellier, il présenta en son nom un rapport sur le Code civil; mais en désaccord de vues avec l'Empereur, il fut amené à prendre prématurément sa retraite dans sa ville natale, où il mourut vers 1830. Louis Ribes a écrit: Des lois el usages sur les cours d'eau servant d'irrigation des lerres dans le département des Pyrénées-Orientales. Cet ouvrage n’est connu que par les citations insérées dans un mémoire de l’avocat Lafabrègue intitulé : Analyse des titres des arrosants d'Estagel, Rivesaltes et Clayra, Perpignan, Alzine, 1836, in-4° de 62 pages.

ROBERT, BOURLOTON et Coucny, Diclionnaire des parlemenlaires.

RIBES (François) naquit à Perpignan, en 1800. Issu d’une famille qui n’avait pas reçu l'opulence en partage, il comprit de bonne heure que pour réussir il ne devait compter que sur lui-même et sur son assiduité au travail. Après avoir fait de fortes études littéraires à Sorèze, il suivit les cours de médecine à la Faculté de Montpellier. L'école de médecine de cette ville brillait alors d’un éclat tel qu'elle était réputée la première de l'Europe. Le savant commentateur de Barthez, le professeur Lordat, voyait se presser autour de sa chaire une foule d'étudiants avides de savoir et, parmi eux, il ne tarda pas à distinguer François Ribes, qui excellait par son ardeur à l'étude. Lorsque, après quatre années de labeurs, François Ribes soutint sa thèse pour prendre le grade de docteur, la Faculté entière acclama le jeune étudiant, qui, dans son œuvre, avait défendu victoricusement les doctrines de l'Ecole hippoacratique, remises en honneur par Barthez. François Ribes vint exercer l'art de la médecine dans sa ville natale. A cette époque, Charles X créa les places d'agrégés

RIBOT — RICAUDY

dans les Facultés de médecine. Ces chaires se donnèrent au concours, et il ne fut pas difficile à François Ribes, à peine âgé de vingt-huitans, de conquérir le diplôme de professeur titulaire à la Faculté de médecine de Montpellier. Ce nouveau succès ne fit qu'augmenter son ardeur pour l'étude ; peu de temps après il commença à publier des écrits dans les revues médicales qui lui valurent une haute réputation dans lemondesavant. Durantplusdetrenteans,ildistribua les leçons de son enseignement à des générations d'étudiants en médecine qui reçurent de lui une formation sûre et une science approfondie. François Ribes qui avait été créé chevalier de la Légion d'honneur, mourut le 21 février 1864, étant doyen de la Faculté de médecine de Montpellier. Son corps repose dans un caveau de famille creusé au cimetière Saint-Martin de Perpignan.

Articles nécrologiques parus dans divers périodiques.

RIBOT (Joseph) naquit à Montella, en Cerdagne, vers la fin du xvunr siècle. Versé dans les sciences ecclésiastiques, il entra dansles ordres et devint curé d'Uret de Vilar. Il entra ensuite dansla congrégation de Saint-Philippe de Néri, à Vich, et composa un ouvrage ascétique qui se divise en deux parties. Dans la première partie, l’auteur indique le chemin à suivre pour arriver à la perfection chrétienne, et dans la seconde, la voie sur laquelle il faut marcher pour atteindre à la perfection évangélique.

TORRES-AMAT, Diccionario crilico de los escrilores calalanes.

RICAUDY (Louis-Anselme-Alphonse de), né à Sisteron (Basses-Alpes) le 4 juillet 1789, était fils de César de Ricaudy, avocat à la Cour, et de Césarine de Saizieu. Il s’engagea en 1801 comme mousse, fut nommé aspirant le 17 septembre 1803 et bientôt après officier de flotille sur la frégate Le Rhin. Louis de Ricaudy fit la campagne d'Amérique sous les ordres de l’amiral de Villeneuve, assista à plusieurs engagements, notamment au combat des escadres francoespagnoles contre l’escadre anglaise de l'amiral Calder tjuillet 1803) et à la célèbre bataille de Trafalgar (21 octobre 1805). La frégate Le lihin que montait Louis de Ricaudy put échapper au désastre. mais après avoir tenu la mer quelque temps encore, elle fut capturée par les Anglais le 28 juillet 1806. Prisonnier de guerre pendant plus de cinq ans en Angleterre, le jeune officier de marine profita des loisirs de la captivité pour se livrer à l'étude et étendre son instruction dans Ie domaine de la littérature et des sciences. Îl était à peine de retour en France, qu'il subissait avec succes, le 13 novembre 1N11, des examens qui lui valurent le grade d'aspirant de 17 classe. Nonimeé enseigne de vaisseau sur la goëlette La Bac-

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