‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 149 sur 227 · ROQUER — ROS · texte numérisé non relu

ROQUER — ROS

ROQUER (François) était maître fondeur de la ville de Perpignan en 1675. Son fils Paul est qualifié, dans un acte du 19 décembre 1725, de fondeur à l'Hôtel de la Monnaie de Perpignan, qui avait élé rétabli par un édit porté au mois de juin 1710.

Archives des Pyr.-Or., G. 434. — B. PALUSTRE, Quelques noms de fondeurs de cloches roussillonnais.

ROQUER-TRILLES (Joseph), ancien fondeur à l'Hôtel de la Monnaie de Perpignan, expertisa, le 29 avril 1753, une cloche que Raymond Criballer avait fondue pour l’église de Thuir.

B. PALUSTRE, op. cüil.

ROS (Jean), docteur en droit de Perpignan, remplissait en 1515 dans cette ville, la charge de lieutenant du juge de la Cour du Domaine royal. Il avait épousé Marguerite qui, à sa mort survenue le 28 mai 1551, laissa deux fils, Antoine et Pierre, devenus les auteurs des deux principales branches de cette famille.

Archives des Pyr.-Or., B. 420, E. (Titres de famille), 657.

Branche aînée

ROS (Antoine), fils du précédent, naquit à Perpignan, au commencement du xvr siècle. Il conquit le diplôme de docteur en droit dans l'Université de sa ville natale, et devint recteur de cette faculté en 1541. Jurisconsulle consommé, particulièrement versé dans le droit civil, Antoine Ros fut nommé conseiller au Conseil royal de Catalogne et publia à Barcelone, en 1564, un ouvrage nourri d’érudition qui a pour litre: Ad inviclissimum felicissinumaque Plhilippum Hispaniarum regem catholicum Memorabilium Juris Libri TT. En 1543, ce imagistrat avait uni ses destinées à celles d’Angele d'Oms, fille de Gérard d'Orns de Perapertusa. De cette union étaient issus : Jacques ; Antoine, décédé sans postérité en 1591 ; Espérance, épouse de François d’Argensola ; N., femme de François Réart ; Hippolyte, religieuse du monastère de Jérusalem, à Barcelone.

Archives des Pvr.-Or., E. (Titres de famille), 657, — Tonnes-

AMAT. Diccionario ertlico de los escrilores catalanes. — Annuaire des Pyrenées-Orientales de IN.

ROS (Jacques), fils aîné et hériticr universel du précédent, contracta alliance avec Magine de Requesens. Il tesla à Perpignan en 1591, exprima la volonté d’être inhumé après sa mort dans le caveau de famille construit dans le cimetière de Saint-Jean et, après avoir désigné son fils aîné comme légataire universel, disposa d'une partie de sa fortune en faveur de chacun de ses nombreux enfants. Jacques Ros mourut le 20 janvier 160%. Il laissa quatre fils : François, Joseph, Louis, Raymond, et quatre filles :

Angèle mariée à Gérone, Jéromine, Emérentienne et Monique. Raymond Ros entra dans les ordres, et après avoir été bénéficier à l'église Saint-Jean de Perpignan, obtint, en 1631, un canonicat à la collégiale de la Réal; Louis, son frère, épousa. en 1618, Marie Coma-Joli, décédée en 1628, et peu de temps après convola en secondes noces avec Jéromine d’Ortaffa. La fille de ces derniers, Jeanne, devait épouser plus tard François Ros d’Alemany, son cousin-germain. Louis Ros desc:ndit dans la tombe en 1652.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 657.

ROS (François), fils du précédent, unit ses destinées, en 1619, à celles d'Agnès d’Alemany, fille de Jacques d’Alemany, domicilié à Portella, et d'Hélène de Meca, décédée. François Ros élait docteur en droit civil et en droit canonique. Il mourut en 1628, laissant un fils appelé François comme lui, qui fut son héritier universel et une fille nommée Marie.

ROS (François de), fils du précédent, épousa Marie de Meca. Celle-ci descendit bientôt dans la tombe, après lui avoir donné une fille, Jeanne de Ros, qui se maria, en 1679, à Charles de Ros. veuf, son parent éloigné. François de Ros convola en seconiles noces avec sa cousine-germaine Jeanne de Ros d'Ortaffa. De cctte union naquit, en 1654, François de Ros de Ros. Au mois d'août 1639, François de Ros d’'Alemany était enrôlé dans l’armée des nobles catalans, que commandait Dalmace de Queralt. Il fut un partisan ardent de la domination française en Catalogne ; aussi Louis XIV lui fit don, au mois de mars 1651, des terres et de la juridiction de Saint- Jean et de Mailloles. Des lettres écriles en novembre 1654, par Armand de Bourbon. prince de Conti, lieutenant et capitaine-général de Calalogne, portèrent don en faveur de François de Ros des biens confisqués au détriment d'Henri de Sentmanat et de ses fils. Le 1° janvier 1666, François de Ros acquit, par voie d'achat, d'Antoine de Rocaberti de Pau, les localités de Saint-Féliu d'avail et de Saint-Féliu d'amont, moyennant une somme de cinq mille doubles d'or. Ces ficfs avaient appartenu aux familles de Fenouiïllet et de Perellos. jusqu’au commencement du xv” siècle. En vertu d'un testament qu'elle fit le 25 fevrier 1419, Constance de Fenouillet de Perellos de Proxida, vicomtesse d'Ile et de Canet, les céda à sa fille Yolande de Perellos (voir ce nom). À sa mort, Yolande de Perellos inslitua héritier universel un bourgeois de Perpignan appelé Pierre Pinva. Mais comme elle laissait un enfant naturel du nom de François Burgues, qui fut plus tard légitimé par le roi Alphonse V. celui-ci devint le seigneur des lieux de Suint-Féliu d'avail et de Saint-Féliu d'amont.

Grégoire, fils de François Burgues, fut procureur de Majorque, et, à sa mort survenue en 1505, il légua ses baronnies à son fils Jean. Ce dernier, qui recueillit aussi la succession de son père à la Procuration de Majorque, mourut sans laisser de postérité. Il fit donation des licux de Saint-T'éliu d'avail et de Saint- Féliu d’amont à son frère Grégoire, qui fut également placé à la Léête de la Procuration de Majorque. Grégoire Burgues étant décédé en 1553, transmit ses domaines seigneuriaux à sa fille Catherine. Celle-ci épousa Jean de Boxadors qui mourut ab intestat, en 1576, laissant un fils, Jean, et quatre filles : Isabelle, Gertrude, Catherine et Marguerite. Le 17 juillet de cette même année, les quatre sœurs vendirent les baronnics de Saint-Féliu d'avail et de Saint-Féliu d'amont à leur frère Jean de Boxadors, qui, à son tour, les transinit par testament, à son fils Bernard, le 15 novembre 1585. Bernard de Boxadors, comte de Cavalla, et Isabelle son épouse firent donation de ces fiefs à leur fille Marie de Boxadors. Celle-ci contracta alliance avec François de Rocaberti, seigneur de Pau, de Bellera et des Abellas (voir ce nom) et apporta en dot à son mari les baronnies de Saint-Féliu d'avail et de Saint-Féliu d'amont. Leur fils Didace de Rocaberti recueillit leur succession, le 26 janvier 1643. Il mourut en 1650, instituant héritier Antoine, fils qu'il avait eu de son union avec Anne Ça Riera. Le 1° janvier 1666, Antoine de Rocaberti vendit à François de Ros les lieux de Saint- Féliu d’avail et de Saint-Féliu d'amont avec toutes leurs juridictions. Au mois d'avril 1680, Louis XIV, qui se trouvait à Saint-Germain en Laye, délivra en faveur de François de Ros des lettres érigeant en comté les terres de Saint-Féliu d'avail et de Saintl'éliu d'amont. François de Ros mourut en 1698 et laissa sa succession à sou fils, François de Ros de Ros.

Archives des Pyr.-Or., B. 390, 394, 400, 401, E. (Titres de famille), 658.

ROS (François de), fils du précédent, comte de Saint-Féliu, épousa, le 1° avril 1673, Josèphe de Sorribes, fille unique et héritière de Joseph de Sorribes, baron de Cabrens et de Théodorine d'Ortaffa. En 1675, François de Ros était capitaine de cavalerie au régiment du Roussillon. Il eut de sa femme, deux filles : Gaëtane, née en 1674, seconde épouse de Jean d'Oms de Taqui; Jeanne, née en 1675, et Jean qui fut son successeur. François de Ros mourut en 1703.

Archives des Pyr.-Or., E. (litres de famille), 658.

ROS (Jean de), fils et héritier du précédent, comte de Saint-Féliu et baron de Cabrens, contracta alliance avec Marie de Margarit. Il mourut en 1719, laissant deux fils, Antoine et Jean-Baptiste, dont les

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