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SAINT-JEAN

mièrement, l’inculpé donnait la dime de Palasol (aujourd’hui Palol dans la paroisse de Céret, pour qu’il fût fondé, dans l'église de Sainte-Marie du Volo, deux bénéfices ecclésiastiques dont les titulaires « devaient chanter à perpétuité pour les âmes des « défunts J. Llaurador et P. Rabass » ; cette dime pouvait être remplacée par une rente annuelle de 900 sols de Barcelone, prise sur les revenus que le seigneur de Saint-Jean percevait au Volo, à Maurellas, à Montesquieu et à Perpignan ; — /{em, une rente annuelle de dix livres, au capital de 500 sols, devait être faite aux enfants de P. Rabassé, sur les revenus de la dîime de Saint-Pierre del Vilar dans la Salanca, et de Clayra ; — enfin, Bérenger donnait à Boneta, fille de J. Llaurador et à ses deux jeunes frères, la seigneurie du lieu de Riunoguers, avec toutes ses rentes et propriétés du Volo. Dans le cas où cette dernière clause ne serait pas exécutée dans l’espace de trois ans, les héritiers Llaurador avaient droit à une indemnité de 40.000 sols barcelonais de tern, à prendre sur la seigneurie de Saint-Jean-pla-de-Corts. Ce traité fut signé le 8 des ides de juillet (8 juillet) 4345, par Bérenger, qui était encore en prison et déclarait d’ailleurs qu'il n’entendait nullement, par ces concessions, avouer sa culpabilité ni celle d'Huguet d’Ille, son compagnon; mais, dans ce même article, les amis des victimes juraient, de leur côté, de ne jamais pardonner les diles morts a nuyll qui hi sia eslat consent ne ajudador. La reine Marie, à qui le traité fut soumis, y ajouta cette condition, que la fille de Jacques Llaurador épouscerait un des fils du chevalier P. de Cornella. Il paraît qu'après ce traité, toutes poursuites judiciaires cessèrent à l'égard de Bérenger de Saint-Jean, qui mourut sans enfants vers 1350, et légua sa succession à ses deux sœurs. La fille de Llaurador était morte aussi avant Île mariage convenu, et il y eut de longues négociations pour le règlement de l'indemnité acquise à Marc et Guillaume, les deux fils survivants de Jacques Llaurador ; car le vicomte de Rocaberti, quiétaitseigneur suzerain du lieu de Riunoguers, s’opposait à ce que ce fief passât dans les mains d’une famille de roturiers. Enfin, il y eut une sentence arbitrale d’après laquelle il fut convenu que le lieu de Riunoguers serait vendu à une personne généreuse (noble) que les pupilles à indemniser désigneraient eux-mêmes, et que le prix de cette vente leur serait donné à la place des 40.000 sols qui leur avaient été promis. La sentence fut approuvée et confirmée le 7 mai 1353, au château de Montner. par Guillelmine, veuve d’Arnald de Saint-Marsal, et au château de Pontella, par Bérengère.£pouse de François de Bellcastell : c'étaient les deux sœurs hérilières de Bérenger de Saint- Jean. »

Abbé J. Carte, op. cit

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