SALVAT — SAMPSO
la pica de la aigua beneida », mais sans aucune inscription, ainsi que sa modestie l'avait ordonné. Cependant il voulut que ses paroiïissiens conservassent sa mémoire. Dans ce but, il légua par son testament à la collégiale de Pons une maison avec un jardin, dont les revenus devaient suffire tous les ans aux frais d'une mission. Ce pieux désir fut respecté jusqu’au jour où le Gouvernement espagnol s’empara des biens ecclésiastiques. L'œuvre remarquable qui a rendu célèbre en Espagne, parmi ses contemporains, le docteur Pierre Salsas est un traité de la Doctrine chrétienne écrit en catalan, dédié à l'évêque d'Urgell, Sébastien de Victoria, Emparan y de Loyola, et dont voici le titre : Prompluari moral sagrat, y cuthecisme pasloral, de pralicas doctrinals y espiriluals, sobre tots los punts de la Doctrina christiana.… ulilissim a lols los Reclors..… ulilissim lambe als Pures de familias.. Ce traité comprend cinq volumes in-8", tous publiés à Barcelone, chez Piferrer : Tome 1”, xxiv-437, index de 27 p., Barcelona, en la estampa de Teresa Piferrer, viuda, a la .plaça del Angel, any 1754; Tome 2, vin-437, index de 18 p., Barcelona, idem, any 1755; Tome 3. vir-606, index de 21 p., Barcelona, idem, any 1755; Tome #4, vnr-497, index de 16 p., Barcelona, idem, any 1757 ; Tome 5, x11-422, index de 16 p., Barceiona, idem, any 1757. Ainsi, la publication de cet important ouvrage, qui compte 2399 pages de texte, dura quatre années. L’approbation ecclésiastique donnée à Barcelone, le 13 juillet 1754, par le P. Sala. de l’ordre de la Merci, est des plus flaliteuses pour l’auteur. Le P. Sala fait surtout l'éloge de la malière, du style et de l'utilité du livre. Il qualifie le style de « clar, pla y palpable ». La langue employée est le calalan. Le docteur Salsas, dans son prologue, donne lui-même les raisons qui l'ont décidé à écrire dans cet idiome local. Au lecteur qui voudra lui reprocher d'avoir publié une œuvre catalane écrite « en nostra Hengua vulgar », il répond : « lo tercer reparo es insufrible perque fou sempre y es providencia especial del Cel que oigan los Christians la divina paraula en la sua mateixa propria y materna llengua ». Pierre Salsas ajoute qu'il a voulu se conformer aux désirs du concile provincial de Catalogne, tenu cn 1727, et dont la Constitution n° ordonne l'explication de l'Evangile en catalan: ne paliantur Evangelium erplicari alit linguä quam malernä. Le Prompluari fut traduit en castillan par le P. François Espinach y Cardona, de l'ordre du Carmel. Cetle édilion en espagnol a été imprimée à Madrid en 1801, et comprend également cinq tomes, comme l'édition originale. Outre son Prompluari, Pierre Salsas laissa de nombreux manuscrits, entre autres un traité historique sur le droit catalan : De conslilulione el origine juris Calhaloniæ. Cette œuvre est restée inédile, de mème qu'un essai sur l'Episco-
pologie d'Urgell. La révérende Mère Véronique Trillas, de La Llagonne, qui fut abbesse du couvent de Sainte-Claire de Perpignan pendant le triennat de 1692 à 1695, était la tante du docteur Pierre Salsas.
TORRES-AMAT, Diccionario crilico de los escrilores catalanes. — A. Puyoz y SaronT, Hijos ilustres de Cerdaña. — Toina pE Bon- DAS, L'Ordre de saint François d'Assise en Roussillon.
SALVAT (Arnaud), chanoine d’Elne, était doyen de Roussillon et Vallespir en 1370. Il élait encore revêtu de cette dignité ecclésiastique en 1382.
Archives des Pyr.-Or., G. 113.
SALVETAT (Antoine),docteurendroit,avocaten la cour de la procuration royale, fut nommé en 1463, à l'office d’assesseur du Gouverneur du Roussillon et de Cerdagne. Il eut un fils, Jean-Antoine, qui entra aussi dans la magistrature.
Archives des Pyr.-Or., B. 283, 292, 345.
SALVETAT (Jean-Antoine), docteur en droit de Perpignan, fut successivement nommé, par ordonnances royales de Ferdinand-le-Catholique, aux fonctions d'avocat fiscal el de juge du Domaine.
Archives des Pyr.-Or., B. 357, 409, 418, 419, 490.
SAMARA (Antoine), fondeur de Perpignan, fabriqua une cloche pour l’église de Thuir en 1600. En 1608, il fit des réparations aux cloches de la même ville.
PALUSTRE, Quelques noms de fondeurs de cloches roussillonnais.
SAMPS8SO (François de), fils de Raymond Sampso, chevalier de Gérone, contracta alliance, en 1448, avec Yolande, fille de Galcerand de Marcça (voir ce nom). De leur union naquit un fils appelé Jean, dont la notice suit.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 678.
SAMPSO (Jean de), fils du précédent, chevalier. prit parti contre Louis XI. Considéré comme rebelle. Jean Sampso vit ses biens confisqués par le roi de France en 1477, et attribués à Jean Le Bouteiller, homme d'armes. Il avait épousé Marguerite qui lui donna un fils connu sous le même nom de baptême que son père. Jean Sampso mourut le 1" juin 1499, et sa veuve le suivit dans la tombe, le 17 juin 1505.
Archives des Pyr.-Or., B. 302, 325, 412, E. (Titres de famillo),
SAMPSO (Jean de), fils du précédent, chevalier, unit ses destinées. en 1509, à celles d’Antoinette de Splugues, fille de Michel de Splugues, damoiseau de Clayra. Ine larda pas à descendre dans la tombe. Itesta le 26 février 1513, et deux ans plus tard, son
fils Jean-François Sampso se disait son héritier, quoique placé sous la tutelle de Pierre Torrent. Antoinette Sampso lui survécut jusqu'en 1549. Le 25 août de cette annéc-là, elle déclara vouloir, après sa mort, être inhumée dans l’église du couvent de Saint-François de Perpignan, où son époux était déjà enseveli.
Archives des Pyr.-Or., B. 413, E. (Titres de famille), 678.
SAMP80 (Jean-François de), fils du précédent, chevalier, était décédé en 1557. Il avait épousé Jéromine et avait eu d'elle un fils appelé Jean-Onuphre, dont la notice suit, et une fille, Louise. Celle-ci, après avoir épousé Jean-François del Viver, devint l'héritière des biens de la famille Sampso, à la mort de son frère, décédé sans descendance le 9 décembre 1581. Jean-Onuphre Sampso avait contracté alliance, en 1570, avec Poncia Domenech, fille du chevalier François Domenech.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 678.
SAMPSO (Jean de), auteur d’une seconde branche de la famille Sampso, en Roussillon, était aussi originaire de Gérone. Son père s'appelait Michel Sampso. Jean Sampso épousa à Perpignan, en 1562, Marimunde, fille de Jacques Cahors de Soler et de Louise d’'Oms. De leur lignée était issu Antoine Sampso, né en 1601, recteur de Corneilla-del-Vercol en 1629 et bénéficier de la communauté ecclésiastique de Saint-Jacques de Perpignan, à partir du 20 décembre 1630. Antoine Sampso mourutle 18 août 1663. Son portrait peint à l'huile est conservé dans la sacristie de la chapelle du Christ, à l’église Saint- Jacques de Perpignan. La légende suivante est gravée sur la partie supérieure du tableau: 4dm. R. Ant. Samso Perpin. S. Theol. doctor S. Jacobi pr'æsb. benef. Obtit die XVIIT aug. anno a nal. Domini M. DCLXIII, ætalis suæ LXTII, cujus anima requiescat in pace.
LL des Pyr.-Or., G. 504, 578, 775, E. (Titres de famille),
SAMPS8O (Etienne de), bourgeois noble, domicilié à [lle-sur-Tet en 1727, avait un frère appelé Boniface. Il épousa Catherine Cornet et eut d'elle trois fils: Antoine dont la notice suit, Etienne et Pierre.
Archives des Pvr.-Or., E. (Fitres de famille), 678.
SAMPS8O (Antoine de), bourgcois noble, domicilié à Ille-sur-Tet, épousa Marie-Thérèse Cornella. De cetteunion naquirent: Antoine qui épousa Marie Bombes et assista à l'assemblée de l'ordre de la noblesse roussillonnaise en 1789, Michel et Marie-
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