ARTAUD — AUBERGE
à Bérenger, archevêque de Narbonne, et à l'évêque Artaud contre Gausfred TIT, comte de Roussillon, qui avait répudié sa femme Trencavelle pour en prendre une autre. Le 13 octobre 1157, Artaud consacra avec d’autres prélats la nouvelle église du monastère d'Arles, à la construction de laquelle il avait contribué, ainsi que son prédécesseur Udalgar. Le 11 novembre 1158, il consacra égalément l'église de Saint-Etienne, dans la ville d'Arles ; le 26 octobre précédent, il avait consacré celle de Saint-Martin de Cortsavi, et le 21 novembre suivaut celle de Sainte- Cécile de Cos. Le 22 novembre 1159, il cousacra encore l'église de Saint-Laurent-de-Cerdans. et le 17 décembre du mois suivant celle de Saint-Pierre de Riuferrer. En 1162, Artaud assisla aux cortès convoquées à Huesca par Pétronille, reine d'Aragon. Le 2 août de la même année, il donua à Pierre, abbé d'Ardorel (ordre de Citeaux dans le diocèse d’A\bi), le monastère de Clariana ou de Jau. pour le régir suivant la règle de saint Benoît. Le 11 octobre de cette année, \rtaud corrobora de son témoignage le testament de Raymond Bérenger, comte de Barcelone ct prince d'Aragon. En 1164, il consacra l'église de Saint-Laurent du Mont, en Vallespir. Le 29 août 1165, le pape Alexandre IIT écrivit de Montpellier à l'archesôque de Narbonne, à l'évêque Artaud et à d'autres évèques de ne pas permettre que Gérard, comte de Roussillon, fut inquiété, au sujet de la succession qu'il lui avail assurée, par la femme adultère ou par le fils adultérin de son père Gausfred TE En 1169, ïl souscrivit l'acte de donation fait par EÉrmengaud de Vilarasa à Notre-Dame d'Espira-de-l'Agly entre les mains de Pons, prieur de ce chapitre. Le 22 scptembre 1170, il souscrivit avec Girard, comte de Roussillon, un acte de donation fait à la milice du Temple par Bernard, seigneur du château de La Roca.
Porc, Catalogue biographique des évêques d'Elne. — Marea
hispaniea, CO. O8 HIS, F2, 324, 1324, 1325, CE39, 510, — \rchises des Pyr.-Or., B. 157.
ART AUD, «rchidiacre de Conflent en 119%, puis évêque d'Elne, assisla, le 5 novembre 1200, à la dédicace de Sainte-Marie et de Sainte-Croix de Montpellier. I mourut en 1201 et fut enseveli le 5 septembre, au témoignage de son épitaphe qui existe encore dans le cloître de Féglise d'Elne et qui est ainsi conçue:
Pontificum floris \rtaldi vasis honoris Corpus pelra tegil aninuun Christas pelra legil
tano viventis lapso cum mille ducentis Nonis seplembris posilis sub marmore membris.
Poiceun, Catalogue biographique des évêques d'Elne.
ARTUS (Pierre) naquit au Boulou en 1761 et mourut à Perpignan le 10 janvier 1846. Violoniste distingué, jouissant d'une popularité justement acquise, il fut le boute-en-train des soirées musicales
de Perpignan, durant la première moitié du X[X' siècle. Il possédait, comme exécutant, un talent musical que les Rhodes, les Kreutzer, les Lafont applaudirent. Il fut attaché à l'orchestre de Perpignan durant plus de cinquante ans, comme premier violon. Il se faisait remarquer par la pureté de son jeu, la vigueur de son coup d'archet et sa grande facilité à exécuter une partition à première vue.
X° Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Lilléraire des Pyrenées-Orientales.
ASMARIA, quatrième abbé de Saint-Michel de Cuxa, n'occupa le siège abbatial que durant trois ans, depuis 860 jusqu’en 863.
For, Histoire de l'Abbaye royale de Saint-Michel de Cucra.
ASSARIC, abhé de Saint-Génis des Fontaines, obtint de Louis-le-Pieux, en 819, un privilège d'immunité.
Gallia chrisliana, NX, col. 1105.
ASTROS (Antoine d’), issu d'une famille provençale, naquit en 1765. IL était vicaire de M. Tolra. prieur d'Espira-du-Confleut, au moment de la Révolution. Celui-ci le chassa à cause de sa ferveur pour la Constitution civile du Clergé : il subissait, sans en entrevoir les conséquences, linflucnce de sa famille mêlée au mouvement révolutionnaire. I devint vicaire épiscopal de Deville, évêque constitutionnel des Pyrénées-Orientales. Les excès de la Terreur le déterminèrent à prendre le chemin de l'exil et à rétracter son serment à la Constitution. Lors du rétablissement du culte en France, il fut placé dans les cadres du personnel diocésain et nommé, le 24 juin 4804, vicaire à la paroisse de Saint- Jacques de Perpignan. Il occupa ce poste jusqu'au 1°" octobre 1811. Son parent, Paul d’Astros, avant été nommé évêque de Bayonne, l'appela auprès de lui et le nomma chanoine de sa cathédrale. Antoine d'Astros était oratcur : il précha à la Cour, sous la Restauration.
Abbé TonneiiLes. Histoire du Clerge dans le département des Pyrenées-Orientales pendant la Revolution francaise. — Registres de catholicité de l'église Saint-Jacques de Perpignan.
AXAT (Bernard d’}, religieux de Saint-Michel de Cusa, élu abbé de Notre-Dame d'Arles en 1304. rédigea en 1308 le Capbrey de cette abbaye. I siégea jusqu'en 1312.
Gallia chrisliana, NA col. 1OK9,
AUBERGE (François), docteur en théologie, fut nommé. de 17 janvier 1755, vicaire de Saint-Picrredels-forcats auprés de son oncle, le curé \rnaud, auquelil succéda, le7 août 1756. [a éeritles /téflerions morales Qu'il a insérées à la fin des registres parois-
siaux, à l'intention de ses successeurs. Ces instructions ou avis sur le ministère pastoral ont été publiées en 1899 par M. l'abbé Gibrat.
Abbé GisrarT, Un docteur de l'ancien régime.
AUBERGE (P. J. F.), ancien médecin principal des armées françaises, a écrit : /!ydrologie de l'élablis-
sement thermal de La Preste, Pyrénées-Orientales, Perpignan, 1861. :
AUDESINDE, évêque d’'Elne de 860 à 885, assista au concile de Thusi, au diocèse de Toul, l'an 860. Dans sa souscription à ce concile, il porte le titre de Roscellensium episcopus : au 1ix° siècle encore la ville d'Elne s'appelait Roussillon, au dire de dom Vaissète. Audesinde sacra en 885, avec l'assistance de deux autres évêques, Théodard, métropolilain de Narbonne.
PuiGcani, Catalogue biographique des évêques d'Elne. — Marca hispanica, co. 365.
AUGER (Amaiïrich), né à Béziers, fut prieur du monastère de Sainte-Marie d'Espira-de-l’Agly et chapelain du pape Urbain V. Ilécrivit en 1322 les Ac/us Pontificum rormanorum usque ad Joann. NAIL, sive ad annum 1321 ordine alphabelico ab auclore digesti.
TonrEs-\uar, Diccionario crilico de los escritores calalanes.
AUGUSTIN (Michel), écrivain agronomique, nalif de Bañolas, en Catalogne, vivait vers la fin du XVI° et au commencement du XVIF siècle. Il fut d'abord chapelain de l'ordre de Saint-Jean et prieur de ce même ordre à Perpignan. I'composa en catalan : Libre dels secrels de agricullura, Barcelone, 1617, in-folio. Il à joint à ce recueil un cinquième livre, et traduit le tout en espagnol, Perpignan, 1626, La dernière édition parut à Madrid en 1781.
Le premier livre traite des signes du beau ou du mauvais temps. des époques de la semaille et des plantations ; le second, des arbres fruitiers et de l'engrais ; le troisième, des vins: le quatrième, des animaux domestiques: le cinquième, de la chasse. A la fin se trouve un vocabulaire en six langues (espagnol, catalan. latin, portugais, italien et français). Cet ouvrage, très instruclif pour le temps où il parut, est aujourd'hui généralement consulté par les fermiers de la Calalogne. On ne le désigne que sous le nom de Livre du prieur.
Tonnes-\uar, Diccionario criiro de los escriores catalanes. —
Hevny, Histoire de Roussillon. — HœŒrERr, Nouvelle biographie générale,
AURAN (Falcon), archidiacre de Conflent en 1522.
Archives des Pyr.-Or.. G. 124.
AUBERGE — AYBRI
AURUS (Guillaume), appelé aussi Uruc et Hurus, était fils de Pierre Aurus, nommé châtelain de La Tour Cerdane, à la date du 1° mars 1404. Il recueillit la succession de son père à l'alcaydiat de ce point militaire. À ce titre, il fut envoyé comme député, au mois de juillet 1463, à Limoges, auprès de Louis XI, présenter à ce monarque la soumission du Roussillon et de la Cerdagne, à la condition que le roi de France mainticndrait les privilèges du pays catalan. Guillaume Aurus et les autres délégués prêtérent serment en présence de Louis XT et « devant le chef de monseigneur Saint-Marsal»:; le roi de France confirma à son tour les privilèges de la province du Roussillon.
AnanT, Nolfices hisloriques sur les communes du Roussillon, 1: serie.
AUX (Emmanuel d’), fils de Vidal d'Aux, de Perpignan, était à la tête d’une compagnie de cavalerie française aux sièges d'Ille, Argelès, Elne et Millas. aux combats de Corneilla-del-Vercol. Mont-Juhic (64Doûilse signala par sa vaillance. Le) février 1642, il obtenait d'Urbain de Brézé, maréchal de France et capilaine général de Catalogne, Roussillon et Cerdagne, des lettres qui lui conféraient, ainsi qu'à ses descendants, le titre de chevalier et le privilège de la noblesse. Le roi le gratifia en même temps d'une pension annuelle de six cents livres. En 1653, Louis XIV lui confia le commandement d'un régiment de cavalerie étrangère qu'il venait de crécr ; Emmanuel d'Aux. qui était consul de Perpignan en 1660, avait épousé Marie Monier ; il mourut à Nuls. le 25 juin 1665. Son corps avait été trouvé noyé dans l'étang de ce lieu. Ün de ses frères, Raphaël, capilaine de cavalerie dans le régiment du marquis d'Aguilar, en 1654, servit en qualité d'oflicier dans l'armée du roi de Portugal. et mourut à Lisbonne.
Archives des Prir.-Or.. B. 394, 401, G. 152, — Revue Calalaune. décembre 1907, janvier, mars 190$.
AVINYO (Jean d’) fut abbé de Notre-Dame de la Réal à partir de l'année 1430 jusqu'en 1459. date de sa mort.
Archives des Pir.-Or., IE #4.
AYBRI (Bernard), bourgeois de Perpignan, fut un des chefs de la conspiration qui, en 1325, enleva Jacques TT à la tutelle de son oncle, Philippe de Majorque. Il fit partie de l'ambassade que les perpignanais envorèrent à Avignon auprès de Jean XXII pour lui demander la dispense nécessaire à l'union de Jacques H avec Constance d'Aragon. A la chute du royaume de Majorque, il s'attacha à la fortune de Pierre IV, roi d'Aragon, qui Fappela à la cour (1345) : mais après trois mois de séjour auprès du souverain,
AYBRI — AZEVEDO
il demanda à rentrer à Perpignan. Il percevail des cens à Perpignan, Malloles, Bajoles. Cabestany et possédait des biens fonciers à Toluges.
ltevue d'Histoire et d'Archéologie du Roussillon. & NE — \rchives des Pyr.-Or., B. 97, 99 ot 147.
AYBRI (Guillaume), bourgeois de Perpignan, que Jacques Il avait allaché à sa cour comme conseiller. Iembrassa plus tard le parti de Pierre IN d'Aragon qui le fit procureur royal de Roussillon et de Cerdagne.
\rchives des Pyr.-Or., B. 100 et 101.
AYBRI (Bernard) était fils d'un autre Bernard, bourgeois de Perpignan, qui mourut pourvu de la châtellenie de Força-Réal. Le I octobre 1452, Alphonse V le nomma à l'emploi de garde ou essayeur de l'or. argent et'autres mélaux frappés à la Monnaie de Perpignan. Lors de l'annexion du Roussillon à la France par Louis NT. Bernard Avbri. élant demeuré fidèle à la cause de Jean d'Aragon, vil ses biens confisqués et attribués à Antoine de Chourses, chevalier et seignoeur de Maigne.
\Xrchises des Pyr.-Or., B. 292, 2984, 299, 2304, 3054, 207, GS, 405.
AYBRI (Jean), fils de Bernard, était docteur èslois. En récompense des services rendus par son père, Ferdinand 1° nomma Jean Avbri assesseur du gouverneur de Roussillon, en 1493. En 1496, il lui renouvelace même mandat; mais le 23 décembre 1500, Jean Abri fut destitué de sa charge à la suite de dénonciations calomnicuses. Le 21 février 1502, le roi le réhabilita en déclarant ou'à la suite de l'enquête faite par François Franch, régent de la chancellerie, Abri avait justifié de sa bonne administra- Lion el qu'en conséquence toute procédure engagée contre lui était annulée. Il fut réintégré dans son office d'assesseur. Jean Avbri avait épousé Françoise dez Vivers qui, devenue veuve en 1507, reconnut au Domaine les terres de Toluges qu'elle tenait en fief pour le roi. Un membre de cecile famille, François Abri, était viguier. de Roussillon en 1504, et un autre, Gaspard Avbri, était commandeur de Saint- Autoine-de-Vienne à Perpigüas, en 1.
Archives des Pvyr.-Or., RES, ASS 157, AE 416, 417.
AYMAR (Jean-Michel), né à Dorres le 8 octo-
bre 1818, fut successivement : vicaire à Thuir, le 19 juillet 1843 ; à Rivesaltes, le 14 février 1844 ; curé d'Alénya, le 14 octobre 1847; du Soler, en 1859 ; de Fontpédrouse, le 11 février 1874 el de Villelongue-dela-Salanque, le {juin 1873. Il mourut le 26 août 1894. On a de lui: VNovena de san Josep, Perpignan, Comet, 1889 ; Manual del chrislia ahont son continguts lo formulari de las pregarias, las epislolas y los evangelis en calala y en francès, Perpignan. H. Roque, 1886. I fut le traducteur officiel de la Bulle /neffabilis en langue calalane. Celle œuvre à élé comprise, au Vatican, dans la collection des quatre cents volumes luxuceusement reliés qui renferment la Bulle de Pie IX sur l'Immaculée-Conception, exprimée dans chacune des langues de l'univers. L'édition en catalan, exécutée à Perpignan par le cher Frère Exupère, directeur des Ecoles chrétiennes de cette ville, porte sur sa couverture, chef-d'œuvre d'ornementalion et de dorure, les armes de la cité avec la légende: /nnala Jidelitas in corde Perpinianensium. L'initiale E par laquelle commence la bulle, s'étend sur toute la hauteur de la page et représente l'Immaculce. La tête de la Vicrge — une de nos Madones roussillonnaises — d'une beauté tranquille, est d'un charme inexprimable. Les lignes du visage, tracées à la plume, sont d'une grande ténuité. L'écriture du manuscrit esl semi-gothique, nette et régulière; bon nombre de miniatures marginales, d'une gräce exquise et la plupart à fond de paysage. scrpentent le long des feuillets et se soudent à la dernière page avec Îles armoiries d’'Etienne Ramadié, évéque de Perpignau.
AYMARD, huitième abbé de Saint-Michel de Cuxa, occupa le siège abbatial depuis 886 jusqu'en NOK. For, lisloire de l'\bbaye royale de Saint-Michel de Cura.
AYMERIC, abbé de la Réal en 1408.
\rchives des Pyr.-Or., Gi, 153.
AZEVEDO (Antoine d')}, moine augustin du couvent de Notre-Dame de Grâce, à Perpignan. fit paraître dans eetle ville, en 1590, chez Samson Arbus : Calecismo de los mislerios de la Fe, Ce volume est un petit in-4° contenant 828 pages de texte.
fe $
BABYLAS, second abbé du monastère de Notre- Dame d'Arles, vivait on 8:32.
TorLrs DE Bonpas, Histoire du marlvre des Saints \bdon el Sennen.
BAHO (Jacques), fondeur de Perpignan, fabriqua une cloche pour l'église de Vinça, en 1411.
PALUSTRE, Quelques noms de fondeurs de cloches roussillonnais.
BAILLE (Gabriel)naquit à Saint-Paul-de-Fenouillet, Le 15 août 1832. C’est dans sa ville natale qu'il apprit les premières notions de l'art musical sous la direction de deux chefs de la société orphconique de la localité. Il passa ensuite au Conservatoire de Perpignan. En 1850, on le trouve à Paris, où il suivit pendant trois ans les cours et les leçons du célèbre professeur de violon Delphin Allard. Un élève de d'Elwart, Papault linitia à l'harmonie ; Baille compléla cette étude sous les inspirations de Victor Dourieu, ancien chef d'orchestre du Théâtre italien, el d'Elwart. alors professeur au Conservaloire. Admis, à la suite d’un concours. à faire partie de l'Union musicale dirigée par Félicien David et de la Société Sainte-Cécile dirigée par Seghers, il partil ensuite pour l'Espagne, x donna des concerts, concourut pour la place de violon-solo du grand théâtre du Liceo, à Barcelone, remporta le prix, revint quelques années après à Perpignan pour y occuper lemploi d'organiste à Saint-Mathieu et de violon-solo au théâtre. En 1860, il organisa l'Orphéon de Perpignan. Sous la direction de Baille, cette société chorale remporta de brillants succès dans les concours auxquels elle prit part, notamment à Marseille (I861), Beaucaire (1862), Nîmes (1863), Bordeaux (865), Paris (1867), Paris (1889) L'œuvre musicale de Gabriel Baille est considérable, et on ne lui doit pas moins de cent-vingt compositions éditées à Paris et en province. Parmi celles-ci, plusieurs furent l'objet de distinctions dans les concours. En 1862, une messe chorale dont il était l’auteur fut couronnée par l'Union musicale de Paris. En 1864. une de ses mélodies fut couronnée : il fut l'organisateur, cette même année, du festival donné à Perpignan par les sociétés
orphéoniques du département des Pyrénées-Orientalcs. En 1887, au concours de composition de la ville de Nantes, il remporta un second prix pour un prélude et rondo fantastique à grand orchestre, un diplôme d'honneur pour un Ave Maria à quatre voix mixtes en style sévère et un premicr prix pour un morceau de piano intitulé Berceuse. Nommé, en 1868, directeur de l'Ecole municipale de musique de Perpignan, il donna ses appointements pour la défense nationale, en 1870, el continua de diriger gratuitcment l'Ecole. Le 21 octobre 1884, il fut promu par le ministre des Beaux-Arts directeur de l'Ecole nationale de musique de cette ville. Par décret du 17 décembre 1880, il ful nommé officier d'académie. et par décret du 14 juillet 1885, officier de l’'Instruction publique. Gabriel Baille est encore l’auteur d'un grand nombre de chœurs pour orphéons, tels que Bonsoir, la Brise du Vallespir, Montagnes fortunées. Aubade, Berceuse qui ont été imposés et couronnés à des concours. Parmi les nombreuses cantates qu'il a composées en vue de cérémonies officielles, on cite celles écrites, en 1865, pour l'inauguration de la statue de F, Arago, à Estagel, et, en 1879, pour l'érection de la statue de ce grand astronome. à Perpignan. Cest de sa cantate Les morts glorieux qu'est extrait le beau chœur Recordare. édité chez Lors. Parmi les œuvres religieuses de Gabriel Baille, on cite surtout l'Are Maria, à quatre voix mixtes, en style sévère, qui lui obtint un diplôme d'honneur en 1887, et le molel O fons pielalis qu'on entend sourvent dansles concerts spirituels. Les Derniers moments de Gilbert, mis en musique par Baiïlle et qu'exécutent aussi les chanteurs d'orphéon durant les services funèbres, est une mélodie empreinte de mélancolie et de tristesse. Gabriel Baille est mort à Saint-Paulde-Fenouillet, le 12 août 1909.
Articles nécrologiques insérés dans divers périodiques.
BALANDA (Jean), issu le 18 septembre 1698 d’une famille qui fut classée dans la catégorie des bourgcois nobles durant l’année 1714, pril possession, en 17145, d'un canonicat à la Réal. Il devint ensuite grand sacrislain d'Elne et professeur de droit canonique à l'Universilé de Perpignan. Le 9 juillet 1742, il fut
ES RE D OR me ne ee ee
BALANDA — BANYULS
nommé conseiller-clerc au Conseil souverain du Roussillon. En 1758, il fut fait Intendant du Bureau d'administration de l’hospice de Perpignan et exerça ces fonctions jusqu'au jour de sa mort survenue le 15 octobre 1781. Par son testament, il fit plusieurs dons considérables à l’hospice de la Miséricorde : il affecta notamment la somme de trois mille francs à la construction des bâtiments de l'hôpital adossés au rempart. L'inscription suivante, gravée sur une plaque en marbre blanc, se lit dans la Chapelle du Christ de l'église de l'hôpital : Pro pauperibus laboravil inler illos el per ipsos requiem œternam eroptavit Joannes Balanda prœæsbyter s. Ecclesiæ Elnensis sacrysla major qui e calhedra juris canonici ad supremum Ruscinonensium senalum jamdudum provectus hujus hospilii desideratus fuit deinceps præfeclus, istoque sibi gralissimo per viginti tres annos munere funclus, magnum sui desiderium apud charilatis socios reliquilt defunctus die XV oct. MCCL\XXA\NI ætalis suæ anno L\XAIV.
Archives des Pyr.-Or., B. 459. Memoires de Jaume.
AT Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Liltéraire des Pyrénées-Orientales.
BALANDA (Joseph), frère du précédent, naquit le 24 août 1721. Après avoir été premier juge du bailliage de Perpignan et de la viguerie de Roussillon, lieutenant à l'amirauté de Collioure, il fut nommé professeur de droit français à l'Université de Perpignan en 1756. Il mourut le 12 décembre 1787.
Archives de la famille.
BALANDA (Joseph), né le 23 janvier 1742, était fils du précédent. Pourvu de la sacristie-majeure d'Elne en remplacement de son oncle, le 16 décembre 1760, il recucillit aussi sa succession au Conseil souverain, ct émigra pendant la Révolution. Il mourut le 9 février 1816.
\rchives des Pyr.-Or., G. 129, — Mermoires de Jaume.
BALANDA (J.-B.), né le 29 octobre 1744, fut le second fils de Joseph et le dernier viguier de Roussillon. Îl passa en Espagne pendant la Terreur ct rentra en France en 1802. Ia laissé un journal dans lequel ïl relate ses pérégrinalions durant l'émigration. M. le chanoine Torreilles à édité ce mémoire à la fin du tone TITI de son ouvrage: Perpignan pendant &a Révolulion. Y.-B. Balanda mourut le 10 novembre 1808.
\rchives de la fainille.
BALDERAN (Jean), recu docteur en théologie, en droit civil et en droit canonique, enseigna la théologie à l'Université de Perpignan, vers la moitié du xvnr siècle. Il fut pourvu d'un bénéfice à la com-
munauté de la Réal, en 1758; plus tard, il passa à celle de Saint Jean. Le 18 janvicr 1768, le chapitre d'Elne le nomma à la cure de Montescot ; le 12 juin de cette même année, il fut appelé à celle du Boulou, et le 24 décembre 1772, il prit possession de la rectorie de Maureillas. Par son testament olographe du 26 janvier 1805. il fit l'Hôpital et l’Hospice de la Misé ricorde ses héritiers universels.
\rchies des Prr.-Or., G. 395, #16, 733, 807, R20.
BALDO (Louis), fils d'Onuphre Baldo. lieutenant du procureur royal, fut désigné, le 21 avril 1625, pour gérer la charge de son père infirme. Le 23 fcvrier 1629, il fut nommé assésseur du gouverneur de Roussillon. Il a écrit en castillan la Description de los condados de Rossellon y Cerdaña. On le dit aussi auteur de l'ouvrage ayant pour titre : Acclamacion pia y justa al rey D. Felipe IT por Luis Balbo emba jador de la vila de Perpiñan que por juslas causas se han de separar la generalidud y dipulacion de los condados de Rossellon y Cerdauña y sus anne.ros. de la que hoy los comprende « ellos y «l principado de Cataluña. Son frère Raphaël qui combattait dans les rangs des nobles catalans de l'armée de Dalmace de Queralt, en août 1639, fut nommé, le 7 septembre 1643, maître de la Secea ou Monnaie de Perpignan. Avant pris parti contre la France, Charles de Foix. capitainegénéral de Catalogne, Roussillon et Cerdagne, donna tous ses biens, le 17 juillet 1657, à Jean de Giminells. ancien viguier de Montblanch.
Archives des Pyr.-Or., B. 388. 1390, 394, 401, 443, 444. — Tounes- AuaT, Diccionario crilico de los escrilores calalanes.
BALLARO (Jean-Geraud), archidiacre de Vallespir en 1520, fut fait vicaire-capitulaire d'Elne, sede vacante, le 28 août 1556, à la mort de l'évêque Raphaël Ubach, jusqu'au 20 juillet 1558, date de la nomina tion de Loup Martinez de la Gunilla au siège épiscopal d'Elne. Vingt ans plus lard, un de ses neveux, Dimas Ballaro, chanoine de Saint-Jean, devint à son tour vicaire-capitulaire du diocèse, à la suite du décès de l'évêque Pierre-Martyr Coma.
Archives des PrrOr.. QG IST, 49 BALLE (Raphaël), ‘icaire-capiluluire sede
vacanle, en 1588, fut grand-vicaire de l'évêque d'Elne François Sala-Robuster. En 1598, il fut nommé abbé de la Réal el occupa cette charge jusqu'au 8 décembre 1612.
Archives des Pyr.-07., 6. 12, BR ES, HR.
BALMA (Joseph), chanoine d'Elne, fut envoyé à Rome, en 1657, par le Chapitre de la cathédrale, pour activer la nomination d'un évêque sur le siège diocésain et obtenir la permission de réciter l'office des
ed ea.
38 BANYULS
saintes Eulalie et Julie. Il s’acquitta de sa mission avec sagacité, obtint une charge en cour de Rome et ne retourna plus dans son diocèse d’origine. I possédait une nraison à Rome où il donna souvent l'hospitalité à saint Joseph Oriol, à titre de protégé d'Olaguer de Montserrat, fondateur de l'Oratoire philippin de Barcelone, son ami personnel.
\rchises des Prr.-Or., GG. 62, 124, — Cominunication obligoante de M. l'abbé G. de Liobet, vicaire-général de Perpignan.
BANYULS (Arnaud de) est cité par la Chronique de Benther au nombre des héros qui se distingucrent à la célèbre bataille de las Nanas de Tolosa (1212).
BANYULS (Dalmace de), fils de Raymond. chevalier en 1294, élail conseiller du roi Sanche de Majorque en 1417. Ce monarque le nomma son lieutenant dans les Iles Baléares. A l'avènement de Jacques [IT (132%), Dalmace de Banyuls fut nommé chancelier du royaume. Ientra dans la conjuration qui s'opposa à la régence de Philippe de Majorque et devint mème un des chefs de l'insurrection. Au mois de décembre 1325, il alla à Avignon, en ambassade, pour obtenir de Jean XXIT la dispense nécessaire à l’union de Jacques IT avec Constance d'Aragon. Au mois de mars 1326, Dalmace de Banyuls fut exclu, avec douze autres révoltés, de l'amnistie accordée par le régent Philippe aux perpignanais révoltés. [se vit alors assigner comme arrêt le chàleau du Boulou; avec la promesse que son pardon lui serait signifié apres quelques jours de détention. Le viguier de Roussillon avant résolu de l'enfermer dans une plus dure geôle, au château de Montesquicu Dalmace s'évada de sa prison et se réfugia à la curie. \ sa majorité, Jacques IT donna sa confiance à Dalmace de Bansuls qu'il rétablit dans la charge de licutenant du royaume. Ce prince lui concéda, le 12 jativier 13439, la haute justice sur Saint-Jean-la- Dalimace de Banyuls mourut vers 1345, ne laissant qu'un fils du même nom que lui. du mariage qu'il avait contracté avec Françoise.
\bbeé J. Carrie, La seigneurie de Banvuls-dels-Aspres. —
\bbé G. Mort, Jean XAID el la succession de Sanche. roi de Majorque.
BANYULS (Grimald de), frère de Dalmace, fut le trente-sixième abbé de Saint-Michel-de-Cuxa. Nommé en 1315, il oecupa le siège abbatial durant vingt-six ans. jusqu à sa mort survenue en 1341. Les débuts de son administration furent marqués par les généreuses donations dont le roi Sanche gratifia le monastère de Cuxa et par la tenue d'un synode qu'il convoqua dans l'église de Saint-Vincent de Ria. Le 19 mars 1:19. il oblint du roi concession du droit d'ériger des fourches dans tous les lieux où il avait
haute justice. Grimald de Banvuls adopta avec âäpreté le parti de la résistance contre Philippe de Majorque. Une lettre de Jean XXI, en date du 1" septembre 1324, l'eXeoimmunia nommément. Mais l'abbé de Cuxa avant porté ses doléances à la curie papale, Jean XXII délégua deux nonces pour procéder à une enquête. Sur une nouvelle plainte formulée par Grimald contre les procédés des nonces, le Souverain Pontife cita l'abhé de Cuxa à son propre tribunal, à Avignon. Grimald se trouva encore à la cour pontificale, au mois de décembre 1325, en compagnie de son frère Dalmace. Ils faisaient partie d'une ambassade qui solhcitait la dispense de mariage en faveur de Jacques IL Le 14 février 1341, Grimald de Banvuls fit concession à la communauté de Codalet d'un privilèéwe lui permettant de nommer ses consuls.
Archives des Pyr.-Or., H. 66. — \bbeé Foxr, Histoire de l'ab-
baye de Saint-Michel de Cura. — \bhé MoLcar, Jean XXIT el la succession de Sanche, roide Majorque.
BANYULS (Raymond de), fils de Bernard. et familier de Jacques Il, fut pourvu de l’abbaye de Saint-Martin du Canigou, le 31 juillet 1336, el occupa ce siège durant une seule année. Il fut député deux fois auprès de Clément VI, par le roi de Majorque. pour traiter de différentes affaires concernant ce prince. Il accompagna à Montpellier et à Saint- Saloni la reine Constance, le roi lui-même à Montblanch et enfin les dames de la cour à Arles en Provence, où elles devaient entrer dans certaines maisons religieuses. À la chute du royaume de Majorque, il fut nommé abbé d'Arles. Pierre IV d'Aragon lui accorda la juridiction civile sur Fourques, Codalet et les Bains. IT mourut en 1350.
BANYULS (Dalmace de), fils du lieutenant du roi de Majorque, ajouta, en 1378, à son fief de Banyuls-dels-Aspres les scigneuries de Nyer, Porcinyans, Laroque, en Conflent, qui lui revenaient de droit par suite du décès de son neveu, Raymond Ca Rocha. Il géra ses biens depuis l’année 1346 jusqu'en 1408 el, en mourant, laissa de son: épouse Brunissende quatre enfants: Jean, qui lui succéda ; Arnaud, qui contracla alliance avec Catherine, fille de Guillaume Jorda, docteur &ts-lois de Perpignan ; Marquesa, qui unit ses destinées à Jean de Foixa, licencié en droit, et Françoise.
\bbé J. Capeizer, La seigneurie de Banvuls-dels- \spres. BANYULS (Jean de), lils aîné et successeur de Dalmace, suivit les expéditions militaires d’Alphonse \ en Corse, Sardaigne, Castille et dans le ro\aume de Naples. Il mourut sur la terre étrangère en 1434. 11 avait épousé Catherine, fille de Raymond Asalbert. bourgeois de Perpignan, qui mit au monde
BANYULS
cinq enfants: Francois. Jean, André, Raymond ct | le désignèrent pour prendre le commandement de
Brunisseude.
Abbé J. CaPEiLre, La seigneurie de Banvuls-dels-\spres.
BANYULS (François de), fils et héritier de Jean, épousa. le 27 juillet 1445, Florentine Roure, fille de Guillaume Roure, notaire à Perpignan. H se vit dépouillé de ses biens par Louis XI qui les donna à un de ses partisans, Auger de la Coste.
\bbe J. Carriere, La Seigneurie de Banvuls-dels-Aspres.
BANYULS (Jean de), fils de Guillaume, seigneur de Montferrer, réunit sous son domaine, à la fin du xv” siècle, les seigneuries de Nver, Réal, en Capcir, et Furnols, en Conflent (Campôme). En 1510, il fut nommé viguier de Conflent el Capcir.
XANIX" Bulletin de la Société Xgricole, Scientiique et Litléraire des Pyrenées-Orientales.
BANYULS (Jacques de), nominé abhé de Saint- Martin du Canigou, le 6 décembre L488, mourut en 1506. Sous son abbatiat eurent lieu de fréquentes processions générales des quatre paroisses de Perpignan, à l'occasion de l'arrivée et du départ de la châsse de saint Gaudérique qu'on portait de son abbaye à la mer pour obtenir la pluie.
Archives des Pyr.-Or., G. 238,
BANYULS (Thomas de), fils de Jean-François, avait juré une haine implacable au baron de Moliter, son voisin, qu'il avail réussi à lenir assiégé dans Catllar. Le 21 janvier 1580, il fallut que le gouverneur et les consuls de Perpignan entreprissent une expédition mililaire pour mettre un terme à ces hostilités intestines. Un combat se livra entre les deux camps, près du pont de Prades, où il y eut une centaine de morts. La nuit sépara les belligérants. Thomas de Banyuls mourut à Nver, le 17 mai 1627, laissant ses domaines à son fils François. Celui-ci épousa Emérentienne d'Oris et finit ses jours en Hi. Les peintures du tabernacle de l'église de Nver représentent les images de sainte Emérentienne et de saint Thomas et reproduisent les traits de la dame de \ver et de son fils qui joua un rôle important dans l'histoire du Roussillon, à l'époque du traité des Prrénées.
AANIX Bulletin de la Societé Agricole. Scientifique el Lilléraire des Pyrénées-Orientales.
BANYULS (Thomas de) s'engagea dans le parti des Catalans contre le roi d'Espagne et, dès l'entrée des Français dans le Roussillon, fut nommé par Louis XII à Poffice de procureur roxal des comtés CG juin 16421. Le 15 janvier 1443, des lettres ro\ales
la citadelle et de la ville de Perpignan, où il recueillait la succession du maréchal de Vaubecourt. Quinze jours après, il devenait gouverneur de Roussillon et Cerdagne, à la suite du décès de Raymond de Bas. Le 10 décembre suivant, il recevait l'ordre de Larmothe-Houdancourt, capitaine-général de Catalogne, de se porter en Capcir pour arrêler les rebelles qui s'\ réfugiaient pendant l'expédition faite à Gérone par le lieutenant-général. reçut de nombreuses gratifications, en témoignage des services rendus à la couronne de France. C'est ainsi que, le 28 février 1646, Henri de Lorraine, comte d'Harcourt et Heutenantsénéral en Roussillon, lui fit remise de mille Bivres sur les revenus de la vicomté de Canet ; il racheta. au mois d'avril fG4R, la seigneurie de Montferrer ct reeut en fief honoré les justices des lieux de \ver Réal et Odeillo. Les troubles de la guerre, dont son pays élait le théâtre, et qui avaient servi à l'élévation de Thomas de Banvuls, amenérent aussi sa ruine. Îl crut un moment au succès des troupes espagnoles : il quitta le parti de la France en 1652 el, tandis que les armées françaises faisaient le siège de Villefranche, il occupait le Haut-Conflent avec un bataillon de volontaires. La résistance ne fut pas de longue durée et les Français furent bicntôl maîtres de tout le pays. se retira à Barcelone, où il mourul peu de lemps après. Sa charge de procureur royal du Domaine des deux comités fut donnée, le 20 septembre 1653, à Antoine Riu et Coronal, et ses biens confisqués furent attribués, le 8 juin de cette même année, à Joseph Margaril, marquis d'Aguilar. Après le traité des Pyrénées, son épouse, Francoise Comte et de Llupia. ainsi que leurs enfants Charles et Françcois, rentrérent en possession de leur patrimoine.
Archhes des Par.-Or., B. 494, — Victor \nacos, Le Roussillon aus premiers lemps de son anne.rion @ l« France.
BANYULS (Charles de), fils aîné du précédent, fut, en 1674, le fauteur principal de la conspiration de Villefranche qui prétendait reslituer te RoussiHon à l'Espagne. Le complot devait Sexéculer le 17 mars 1674: renvoyé au 22 du même mois, il fut découvert et Charles de Banvuls fut obligé de se réfugier à Barcelone. Sa baronnie lui fut confisquée, comme elle l'avait été une première fois à son père, Vingt ans auparavant. Mais Louis XIV Ja donna à sa femme, Thomasine d'Ardena x de Aragon, qu'ilavait épouscée en 1662, Au mois d'avril 1675, la terre de Montferrer fut érigée en marquisat en faveur de la même dame eten souvenir du dévouement de son pére, Joseph d'Ardena, Hliecutenantgénéral de cavalerie, lué en combattant contre Trinxeria. À la mort de Charles de Banvuls, sa veuve se remaria (687! avec un oflicier francais, Pierre d'Hervaull, capitaine au régi.
ment allemand de Gredler. Elle lui laissa tous ses | biens, par testament du 23 juillet 1693.
\rchives des P\r.-Or., C. 1403, B. 401. — Araco\, Le Roussillon aux premiers lemps de son anne.cion à la France. — XXXI° Bul- |
letin de la Socielé Agricole, Scientijique et Lilléraire des Pyrenées-Orienlales.
BANYULS (François de), second fils de Thomas, commandant au régiment français de Calvo et d'Eng#hien, pendant que son frère tramait le complot de Villefranche, obtint. en 1694, cession de la baronnie | de Nyer. Par lettres de passe, Louis XIV lui transféra en même temps le marquisat de Montferrer. Il mourut à Nyer le 19 juillet 1695. De son épouse Anne de Martin, de Mézicres, il avait eu trois enfants : Francois, Michel-Ange, qui devint vicairc-général de Saint-Martin du Canigou, et Angélique, qui fut prieure des chanoïinesses de Saint-Sauveur de Perpi- #nan.
AXXIX Bullelin de la Socielé Agricole, Scientifique el Littéraire des Pyrenées-Orientales.
BANYULS (François de), fils du précédent, restaura la maison seigneuriale de Nycr en épousant, en 1716, Madeleine, fille de Joseph de Forcade, riche bourgeois noble de Perpignan. Il laissa plusieurs enfants parmi lesquels on distingue, outre Joseph, son successeur, Jean-Baptiste et Antoine.
BANYULS (Jean-Baptiste de), plus connu sous le nom de chevalier de Montferrer, naquit à Perpi- #nan, le 15 juin 1735. Il était capitaine de cavalerie el chevalier de Saint-Louis en 1769, au régiment de Royal-Navarre. S'étant reliré du service en 1789, le 30 avril de cette mème année, la noblesse de la province du Roussillon l'envoya siéger comme député aux Elats-généraux. Il opina avec la droite de la Constituante et entretint, de concert avec son colleue de Coma-Serra, une correspondance intéressante avec le comité de la noblesse du Roussillon. Alart l'a publiée dans ses Noles el documents historiques sur le département des Pyrénées-Orientales. Sous la Législative et la Convention, il rentra dans la vie privée, se retira à Laroque-des-Albères, y fut dénoncé et arrèlé, au mois de mai 1793. Le chevalier de Montferrer était accusé d'avoir arboré la cocarde blanche : el de porter la croix de Saint-Louis avec un ruban | rose. On lui reprocha aussi d'avoir poussé la popu- ! lation à se rendre aux Espagnols qui approchaient en grand nombre. Quand l'affaire fut déférée au tribunal, on reconnut que l'imputation était calom- : nieuse. On allait libérer le chevalier de Montferrer quand l’accusateur public reçut une réquisition du général commandant la place, exigeant sa détention jusqu'à nouvel ordre. Il fut emprisonné à la citadelle de Montpellier. Reläché après le 9 thermidor, il revint dans son pays, où il mourut en 1820. |
BANYULS
BANYULS (Antoine-Henri de), docteur en théologie, successivement curé de Saint-Félix de Ropidéra, chanoine d’Elne, recteur de l'Université de Perpignan, vicaire-général de Narbonne. devint prieur de Corneilla-du-Conflent en 1767. Il passa en Espagne durant la Terreur, et mourut à Barcelone peu de mois après son émigralion.
BANYULS (Raymond-Jean-Baptiste-Camo de), marquis de Montferrer, fils aîné de Joseph de Banyuls et de Jacquette de Bellissen, né à Nyer le 19 septembre 1747, fut sous-lieutenant au régiment d'Aquitaine en 1768, et capitaine au régiment d'Anjou en 1777. It fit la campagne de Corse en 1779. Il était chevalier de Saint-Louis, de Malte et de Saint-Jean de Jérusalem:et avait obtenu du marquis de Montferrer, son père, le marquisat de Montferrer et Leca, en Vallespir, Nver en Conflent, Réal et Odeillo en Capcir et Millepetit (Aude). Emigré en 1794, il servit dans l'armée de Condé en 1792, fit la campagne de 1793 dans la compagnie du régiment de Médoc.
En 1794, il passa au service de l'Espagne, et fut envoyé à Mallorca en 1798. Le marquis de Montferrer ne rentra en France qu'en 1807 ; il fut mis à la retraite comme lieutcnant-colonel, le 16 mars 1816. La commission chargée de prononcer sur la remise des biens sequestrés et non vendus lui fit restituer, en 1817, les droits d'usage sur la forêt de Thuës. Il se retira, sur la fin de ses jours, chez un de ses parents, dans l'Ariège. C’est là qu'il mourut, le 29 avril 1829. Il avait épousé en premières noces Jeanne de Ros de Vassé, el en secondes noces Thérèse Gandouard de Magny, fille d'Edme-Basile de Magny, capitaine au régiment d'Artois, et de Thérèse de Cremadells.
XNAIX Bulletin de la Sociélé Agricole, Scientifique et Liltéraire
des Pyrénées-Orientales. Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.
BANYULS (Joseph-Jean-Baptiste-Pierre de), comte de Montferrer, lroisième fils de Joseph de Banyuls et de Jacquette de Bellissen, né à Perpiuwnan le 14 mars 1764, élait cadet-gentilhomme à l'École royale militaire de Paris en 1779. Sous-licutenant l’année suivaule, il fut nommé adjudant-major au régiment de Soissonnais en 1790. Il protesta, le 15 septembre 1791, contre le serment exigé à la Constitution, et passa à l’armée de Condé en 1792. I servit dans l'escadre de Nelson, en Egypte, en 1797, et devint successivement major au service du roi de Naples (1799) ct lieutenant-colonel au régiment d'Albanie de l'armée napolitaine, commandée par Île comte de Damas (1800). Fait prisonnier de guerre à Campo-Revese, en 1806, il rentra ensuite en France el futimis en dépôt à Nimes. Avant fait une demande de service pour être engagé dans l’armée impériale,