‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 17 sur 227 · BANYULS — BARO · texte numérisé non relu

BANYULS — BARO

il fut promu chef de bataillon des chasseurs de l'Ariège (1808). IL remplissait l'office de major au 1" régiment étranger, en 1813. Le duc d’Angoulème le nomma colonel, le 3 avril 1815. Destitué durant

les Cent-Jours, le comte de Montferrer fut confirmé !

dans son grade par Louis XVIII le 14 août 1815. Chargé de commander d’abord la légion de l’Aude, il passa ensuite à la tête de celle des Pyrénées-Orientales. Il fut promu au grade supérieur de maréchal de camp le 2 octobre 1823, et mis en réforme en 1830. Joseph de Banyuls ctait chevalier de Malte, de Saint-Louis et officier de la Légion d'honneur. Il avait épousé, le 15 septembre 1791, Marie-Anne- Françoise-Victoire de Lacroix Vagnas.

Archives des Pyr.-Or., C. 1311. — Communication obligcante de M. Clément de Lacroix.

BANYULS (Gaston de), fils aîné du précédent, fut blessé à la prise du Trocadéro où il se conduisit en héros ; il parvint le premier sur la brèche. Commandant démissionnaire, il était officier de la Légion d'honneur et chevalier de Saint-Louis.

BANYULS (Ernest-Marie de), chevalier, puis vicomte de Montferrer, frère du précédent, naquit à Barjac (Gard) le 18 août 1795. Enrôlé dans l’armée dès 1814, il fit les campagnes de 1811-1812 en Italie, de 1813 à 1815 à l’armée du Midi. Le 3 octobre 1813, il avait été blessé à la main droite : il fut, dans cette circonstance, fait chevalier sur le champ de bataille.

Ernest de Banyuls protesta contre les Cent-Jours et signa négativement l'acte additionnel de Napoléon. En 1815, il fut affecté comme sous-lieutenant au 1° régiment étranger dont son père élait colonel. Il se trouvait au Pont-Saint-Esprit lorsque l'Empereur débarqua de lile d'Elbe. Le père et le fils se rallièrent au duc d'Angoulême après la capitulation de la Palud. Le chevalier de Montferrer fut envoyé à Dijon et il se refusa à signer l'acte additionnel : il fut alors destitué et mis sous la surveillance de la haute police. Au début de la seconde Restauration, des troubles ayant éclaté à Dijon, il se mit à la tête de la population et désarma les fédérés. Une délibération du conseil municipal lui témoigna la reconnaissance de la ville. Rentré peu après en activité, il fut tué en duel à Verdun, en 1826, à la suite d’une querelle survenue au mess avec un de ses camarades, contre lequel il avait pris la défense de la duchesse de Berry. Il avait épousé, celte même année, la fille du marquis de Montécler et en eut un fils, né le 26 décembre 1826.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

BARASCO (François), né à Gérone, était chanoine d'Elne en 1575. Il remplissait au sein du chapitre les fonctions de notaire apostolique et épis-

copal : à ce titre, il compila dans nn registre une collection d'actes concernant les prérogatives des évêques du diocèse d’Elne que Puiggari a utilisés dans son Calalogue biographique des pontifes ayant occupé ce siège. Il mourut le 22 septembre 1582.

Archives des Pyr.-Or., G. 134 — Puicaart, Catalogue biographique des évéques d'Elne.

BARCELO (Jean), maître de la Monnaie de Perpignan que Île roi Philippe IT nomma, le 6 novembre 1606, à la suite du décès de Joseph Boquet.

Archives des Pyr.-Or., B. 380.

BARO (Pierre), dit le Vieux, peintre de Perpignan en 1367, exécuta diverses œuvres dans l'église de Sainte-Eugénie d'Ortafa. En 1383, il fut chargé de faire un travail pour l'église de Saint-Etienne de Salces ; le 27 août 1388, il passa un traité avec les consuls de Saint-Cyprien pour le retable de Sainte- Marie de leur église. Il mourut à Perpignan, le 20 juin 1399.

P. Vipa, Recherches relatives à l'histoire des Beau:c- rs el des Belles-Lellres en Roussillon.

BARO (Pierre), fils aîné du précédent, est qualifié de peintre dans un acte du 15 juin 1381. Le père et le fils travaillaient ensemble. Cependant le fils figure seul, le 13 juin 1397, dans un contrat qu'il passa avec les fabriciens de l'église Saint-Félix de Paziols. Ce dernier mourut en 1400.

P. Via, op. cit.

BARO (Jean), dit Le Vieux, fils cadet de Pierre Baro, s’adonna plus spécialement à la peinture des verrières ou vitraux. On connaît de lui une quittance du 29 décembre 1403 portant qu'il lui a été payé vingt-deux sols huit deniers «entre plomb, étain, verre et main-d'œuvre des vitraux de l'église Sainte- Croix du château royal de Perpignan ». Jean Baro peignit des vitraux à Elne en 1448 et mourut en 1458.

P. Vipa, op. cil. :

BARO (Jean), fils du précédent, fut aussi peintreverrier. Il exécuta deux vitraux dans l'église d'Elne, en 1448. Un de ses tableaux fut vendu vingt deniers, le 3 avril 1460, à un certain Etienne Dominici.

P. Vibas. op. cil

BARO (Dominique), né à Dorres le 10 mai 1788, et ordonné prêtre en 1812, fut nommé le 15 juin de cette année vicaire à Saint-Laurent-de-Cerdans. Il était curé de Glorianes depuis le 1° mai 1814 lorsqu'il fut mis à la tête du collège de Prades (1” octobre 1815). En 1825, l'autorité ecclésiastique ayant transformé cet établissement en Petit-Séminaire, Dominique Baro fut désigné pour occuper la chaire de troisième. En 1829, il fut nommé principal du collège de Céret. Depuis 1831 jusqu’en 1855, il se livra à l'enseigne-

nemt et aux œuvres du ministère paroissial. À cette dernière date, il se retira dans son village natal où il mourut le 21 août 1865. Il fit paraître à Avignon, en 1841, une brochure contenant des cantiques catalans et l’édita sous le titre : Nova colleccio de cantichs espiriluals sobre las principals verilats catolicas dedieals als parrocos y missionislas. C’est un recueil de chants religieux et populaires renfermant des considéralions sur les devoirs des chrétiens, les fins dernières, les fêtes liturgiques, adaptés aux airs des cantiques de Saint-Sulpice, en vogue à cette époque. Archives de l'Evêché de Perpignan.

BARRERA (Pierre-Jean-Cosme de), qui descendait d’une ancienne famille anoblie en septembre 1658 par le roi d'Espagne Philippe IV, naquit à Prades, le 8 mai 1736, de Clément de Barrera-Vilar et de Pétronille Bordes. Après avoir terminé ses humanités, il suivit les cours de la Faculté de médecine de Perpignan et alla ensuite se faire recevoir docteur à Toulouse. Il fut, peu de temps après, en qualité de médecin militaire, envoyé à Perpignan d'abord, puis à Narbonne et en dernier lieu à Mont- Louis, où il resta plus de vingt ans et où le trouva la Révolution ; il passa ensuite dans l’armée des Pyrénées-Orientales. Le docteur de Barrera utilisa son séjour à Mont-Louis au profit de la science en soccupant de remarquables travaux sur la topographie médicale de cette ville ainsi que sur celle d’autres pays : il rédigea aussi de savants mémoires sur les épidémies : ses divers écrits furent trois fois couronnés par l’ancienne Académie royale de médecine dont il fut plus tard nommé membre pendant son séjour à Mont-Louis.

Pierre-de Barrera publia, en 1797, un Mémoire analylique el pratique sur les eaur minérales du Vernet (Perpignan. an VIT in-12 de 129 pages), dont, après s'en être rendu acquéreur en 1788, il avait été nommé intendant et où il fit d'importantes réparations.

Lié d'une élroite amitié avec le célèbre Gouan, professeur de botanique à la Faculté de médecine de Montpellier, avec lequel il entretenait une correspondance scientifique très active, Pierre de Barrera, qui était lui-même un botaniste distingué, prêta un précieux concours au minéralogiste Palasson, aux botanistes Séguier et abbé Pouret, Roemer, Bridel. ainsi qu à Laperrouse qui, dans son /lisloire abrégée des plantes des Pyrénées, Vappelle le « Nestor des botanistes dans les Pvrénécs-Orientales », et pour lcquel Barrera écrivit généreusement un /linéraire du bolaniste dans les Pyrénées-Orientales : mais le principal ouvrage de Barrera est la Flore topographique el mélhodique des Pyrénées-Orientales : cet ouvrage a élé postérieurement augmenté d’un volume par le docteur Clément de Barrera, son neveu.

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