SFORZA — SICART
lui susciter des embarras. Le poison ou la peste, om ne sail lequel, l’arracha brusquement à ses ténébreuses intrigues pour le conduire au tombeau. IL mourut à Rome, Le 28 mars 1505.
HœrEr, Nouvelle biographie générale.
SIAU (Françuis-Emmanuel-Léonard) était négociant à Perpignan avant la Révolution. Délégué en 1790, par la garde nationale de cette ville, pour exposer à la Constituante les troubles provoqués par le vicomte de Mirabeau. il fut élu, le 1” septembre 1791, député des Pyrénées-Orientales à l’Assemblée Législative, le quatrième sur cinq, à la pluralité des voix sur 139 votants. François Siau fut membre du comité du commerce, ne joua aucun rôle en vue et disparut de la scène polilique après la session parlementaire.
RosErT, BoURLOTON et Covcxy, Diclionnaire des parlemenlaires.
SIAU (Antoine), né en 1799, fut, au rapport de M. Pierre Vidal, «un des plus zélés ci des plus intelligents propagateurs du progrès agricole et horticole, et spécialement de ce qui concerne l'éducation régénérée et perfectionnée des vers à soie. Siau fut l'ami de Pasteur, et lorsque cet illustre savant vint dans les Pvrénées-Orientales, en 1867, il lui fit visiter plusieurs éducations dans diverses localités. Cette visite fut le point de départ des progrès si remarquables de l'industrie séricicole dans le Roussillon ; ils sont dus aux découvertes et aux leçons de Pasteur et au prosélytisme ardent et éclairé d'Antoine Siau. En 1880, Siau fut nommé chevalier de la Légion d'honneur. C'était le couronnement d'une longue, très longue carrière consacrée au bien et aux intérêts publics ; il avait alors 81 ans. II mourut un an après. Quelque temps avant sa mort. Léon Brousse fit son portrait qui fut exposé au Salon de 1882. Pierre Véron a décrit ct caractérisé en quelques lignes cette superbe toile : « M. Siau, assis, accoudé sur un fauteuil, interrompt sa lecture et lève sa tête vénérable, ouvre la bouche et, du regard, semble interroger. Faciés fouillé d'étude et d'une expression des plus sincères. »
XXI Bullelin de la Soiclé Agricole, Scientifique et Littéraire
des Pyrenées-Orientales. — Pierre Vipat, Histoire de la ville de Perpignan, Paris, Welter, 189S.
SICART DE TAQUI (François de), citoyen noble, devint en 1775 viguier de la Cerdagne française, el excrça celte charge jusqu'en 1787, date de sa mort. [ épousa, en 1775, à Villefranche-de-Conflent Anne d'Alougny, fille de Louis d’Alougny,chevalier de Saint-Louis, major de la place de Villefranche et