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SICART

de Marie-Thérèse de Miquel. De cette union naquit un fils appelé aussi François, dont la notice suit. MIQUEL DE Riu, Extrail des souvenirs de M. François Sicarl

d’Alougny, dans le XXXVIII* Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Lilléraire des Pyrénées-Orientales.

SICART (François de), fils du précédent, né en 1778, fut nommé viguier de Cerdagne, à la mort de son père, bien qu’il fut à peine âgé de neuf ans. Un substitut remplit les fonctions de cette charge jusqu'à l'époque de la Révolution. Après avoir pris du service dans un régiment de cavalerie, François dé Sicart d’Alougny retourna dans le Roussillon en 1803. Il contracta alors alliance avec une demoiselle Miquel de Riu-Calmètes et revint en Cerdagne pour y relever les débris de sa fortune. En 1810, les armées espagnoles ayant envahi la Cerdagne, ravagèrent et incendièrent les domaines de François de Sicart d'Alougny, qui quitta alors le département des Pyrénées-Orientales pour entrer dans l’administration des douanes. François de Sicart d'Alougny prit sa retraite en 1845, étant inspecteur. Il avait été élu deux fois maire de Villefranche-de-Conflent, en 1806 et en 1850. Il mourut à Perpignan le 26 décembre 1853.

Miquez DE Riu, op. cit.

SIMON (Jean), plus connu sous le nom de Coll- Suspiné et de Tocabens, naquit en 1821 à Saint- Martin de Forès (Espagne). Il exerçait dans cette localité le métier de marchand desafran. Jean Simon arriva dans le Roussillon en 1840, à la suite des réfugiés carlistes, victimes de la guerre civile. Doué d'un tempérament vif et d'une intelligence supérieure, il ne tarda pas à se crécr des relations avec certains de ses coreligionnaires politiques. Le 21 février 1845,il avait déjà organisé, à Las Illas, une bande de treize brigands qui, durant une année et sous le nom de Trabucayres, jetèérent l’épouvante et l’effroi dans le département des Prrénces-Orientales. Le 27 février de cette même année, les Trabucayres arrêtèrent une diligence dans une forêt située entre Gérone et le village de Tordera. Vingt voyageurs furent pillés et maltraités. Trois d'entre eux furent retenus en Ôtages, parmi lesquels un jeune étudiant de seize ans, Jean Massot, originaire de Darnius. Après avoir demandé le silence aux vo'ageurs avec de terribles menaces, les assassins disparurent dans les bois. Les autres sequestrés, accablés sous le poids de la fatigue et des ans, ne pouvant plus suivre à travers la montagne la inarche forcée des séides de Coll-Suspiné, ne tardèrent pas à succomber. Restait le jeune Massot. Les Trabucayres décidèrent de le mettre en lieu sûr et sous bonne garde : ils risquaient en le trainant apres eux de lui fournir le moyen de s'évader, à l'occasion d'une rencontre

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