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VALLGORNERA (Jean de), chevalier, seigneur du château de Valigornera et fils aîné du précédent, contracta alliance, en 1522, avec Catherine de Foixa, fille de Jean de Foixa. Celle-ci, qui était déjà veuve en 1541, ne laissa qu'un fils Galcerand, dont la notice suit.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 773.
VALLGORNERA (Galcerand de), fils et héritier du précédent, unit ses destinées, en 1550, à celles de Lucrèce de Llupia, la fille du procureur royal François de Llupia (voir ce nom) et d'Angèle Xanxo, son épouse. Avec lui finit la branche aînée de la maison de Vallgornera, car à sa mort il ne laissa que deux filles: Angèle qui épousa Michel de Blanes et Maciana qui contracta alliance avec Mathias de Oris. Galcerand de Vallgornera étant décédé en 13593, fut enseveli dans le caveau que sa famille possédait dans l'église du monastère Saint-François (hôpital militaire). Sa veuve Lucrèce, qui mourut le 6 août 1603, fut aussi inhumée dans ce même tombeau. Elle laissa tous ses biens à ses petites-filles Mancia, Isabelle, Lucrèce. Marie, instituant au préalable légataire universel, son gendre, Mathias de Oris.
ne des Pyr.-Or., B. 374, 430, 433, E. (Titres de famille),
VALLGORNERA (Cosme de), auteur de la branche cadette de la maison de Vallgornera, était le second fils de Jean-François de Vallgornera et d'Elisabeth Jaubert. Il eut un fils appelé Benoît, dont la notice suit et qui fut son héritier.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 775.
VALLGORNERA (Benoît de), fils du précédent, épousa, en 1572, Raphaëlle, veuve d'Ange Riu, bourgeois de Perpignan. Devenu veuf, il convola en secondes noces, en 1578, avec Isabelle Domenech, la fille du chevalier François Domen:ch, et de cette union naquirent: Contesina, qui épousa, en 1617, Pierre Canta, et Scipion, dont la notice suit.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 775.
VALLGORNERA (Scipion de), fils du précédent, avait contracté un premier mariage avec Guiomar N. qui lui donna un fils, Antoine, dont la notice suit. Il convola en secondes noces, en 1600, avec Antoinette de Millas, qui était domiciliée à Bésalu. Scipion de Vallgornera eut du second lit un fils, Joseph, décédé sans descendance en 1630, et une fille. Marie-Anne, qui épousa Michel Calha. Scipion de Vallgornera mourut le 7 février 1628. Il fut inhumé dans le caveau que sa famille possédait dans la chapelle de Notre-Dame de la Miséricorde, érigée dans l'église des Dominicains de Perpignan.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 773.
VALLGORNERA (Antoine de), fils de Scipion et de Guiomar, testa, en 1630, en faveur de son neveu Michel Çalba de Valligornera, fils d'autre Michel Çalba et de Marie-Anne de Vallgornera. Ce dernier, qui devint chevalier de l'Ordre de Saint-Jacques, fut un des deux plénipotentiaires que le gouvernement espagnol délégua aux conférences tenues à Céret, en 1660, pour s'occuper de la grave question de la délimitation de la frontière. Les historiens le représentent comme un homme d’un caractère sérieux, austère, qui fit assaut d’érudition avec le savant Marca, durant la tenue de ces célèbres conférences. Ce diplomate ne laissa qu'une fille, Catherine, qui épousa Bernard - Augustin Lopez de Mendoça, comte de Robles, baron de Gariell. Durant les guerres qui suivirent l'annexion du Roussillon à la France, les biens que la famille de Vallgornera possédait à Corneilla-de-la-Rivière furent attribués à Joseph de Ximenès, colonel du régiment Royal d’Infanterie- Roussillon.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 775.
VALLS ou WALLS (Raymond) fut mis à la tête de l’abbaye de Saint-Martin du Canigou, le 9 février 1114. Le Gallia christiana le fait moine de la Grasse et dit qu’il est mentionné dans une charte de la deuxième année du règne de Louis VII, le Jeune, en 1138. La Chronique Colbertine le porte comme ayant administré le monastère pendant dix-neuf ans. D'après les nouveaux éditeurs de l'Histoire de Languedoc, Raymond Valls n'aurait gouverné l’abbaye du Canigou que durant dix années. Raymond Valls, de La Grasse, serait le premier abbé venu de ce couvent à Saint-Martin, après que le comte Bernard- Guillaume, le 12 février 1114, eut donné le monastère de Saint-Martin à l’abbaye de La Grasse, afin que désormais l’abbé de Canigou fut exclusivement élu parmi les moines de la Grasse.
BaLuze, Miscellanea, t. IV. — Histoire générale de Languedoc, t. V, col. 50. — Gallia christiana, t. V1, col. 1110.
VALLS (Antich), chanoine de la Réal, fut préposé à l'office de la « cabiscolie » de cette antique collégiale, le 20 novembre 1586. En 1609, il devint archidiacre de Conflent, à la suite de la nomination de Philippe Jordi, titulaire de cette dignité, à l'évéché de Laxano. L'archidiacre Antich Valls était, en outre, sous-collecteur de la Chambre apostolique. De mœurs faciles, il contrevint aux ordonnances de l'évêque d'Elne, François de Véra, défendant aux clercs d'assister, sous peine d'excommunication, aux spectacles et aux représentations mondaines. Malgré les prohibitions épiscopales, Antich Valls ne craignait pas de se rendre, chaque jour, dans les lieux d'amusements publics. Le 25 avril 1614, il fut
VALLGORNERA — VAQUER
expulsé du chœur de Saint-Jean, comme coupable du délit d'infraction aux règlements diocésains. Antich Valls mourut le 9 décembre 1619.
Archives des Pyr.-Or., G. 25, 123, 241, 389, 397.
VALLS DE FLUVIA (Ignace-Sigismond de), religieux de l'Ordre de Saint-Benoît, fut pourvu, en 1725, de la charge de grand sacristain de l’abbaye de Saint-Michel de Cuxa. Promu à la dignité abbatiale de Saint-Martin du Canigou, à la mort d’Augustin de Llamby, il prit possession de ce monastère, le 1° mai 1729. Ignace de Valls mourut en 1744 et eut pour successeur Jacques .de Bombes.
Archives des Pyr.-Or., H. 154.
VANDENESSE (Quillaume de), né à Gray, en Franche-Comté, était frère de Jean de Vandenesse, surintendant de la maison impériale de Charles- Quint. Guillaume de Vandenesse partagea avec lui la confiance de ce prince, qui le fit son aumônier et le nomma ensuite évêque de Coria. Ce prélat fut appelé au siège d’Elne en 1524, selon les registres du Vatican. Il entra dans son nouveau diocèse, le 22 avril 1525. Le 29 décembre 1527, Guillaume de Vandenesse fut reçu avec la solennité d'usage à Perpignan. Le 14 janvier 1528, il réconcilia l’église de Sainte-Marie de Mailloles. Guillaume de Vandenesse se trouvait encore sur les registres de l'évêché d'Elne jusqu’au mois d’août de l’année 1529. Un mois plus tard, Ferdinand de Valdès recueillit sa succession.
Puiccant, Catalogue biographique des évêques d'Elne.
VAN EYNDE (Jean), fondeur de cloches, est plus connu sous le nom de Joannes a Fine. Les clochettes qui portent la signature À Fine, du fondeur Van Eynde, ont été, à plusieurs reprises, l’objet de curieuses notices dans le Bulletin archéologique de Tarn-el-Garonne, t. x, p. 63; t. x1r, p. 216 ; t. xxx, p. 65, 217:t. x1v, p. 111. L'abbé Morillot a donné un relevé des clochettes connues de Joannes a Fine dans l'Elude sur l'emploi des clochettes, Dijon, 1888, p. 169- 170. En 1892, Berthelé, dans le Bullelin archéologique du Comité des travaux hisloriques et scientifiques a signalé deux autres sonnettes à-main du même fondeur, l’une datée de 1551, l’autre de 1555. La cathédrale d'Elne et l’église de Casteil conservent chacune une clochette de cet artiste. Celle d’Elne fut fondue en 1554.
PALUSTRE, Quelques noms de fondeurs de cloches roussillonnais.
VAQUER (Jean), docteur en droit civil et en droit canon, avait été revêtu, par le roi Alphonse V. de la charge de corregidor de la ville de Perpignan. Il 'exerçait à ce titre les fonctions de juge, d'administraleur et de chef du corps municipal. « Dans ces