‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 181 sur 227 · VIBERT — VILA · texte numérisé non relu

VIBERT — VILA

Réal. Toutefois, il n’est plus à la tête de cet établissement d'éducation en 1822. A cette date, il y est remplacé par un certain abbé Faure, prêtre, licencié en droit et aumônier. Quoique remplie, la carrière de l'abbé Vialar fut longue. Juste appréciateur des talents et des mérites, Jean de Saunhac-Belcastel l'avait appelé dans son conseil épiscopal et lui avait conféré la dignité de vicaire-général honoraire du diocèse. François Vialar mourut à Perpignan, le 22 janvier 1850, à l’âge de quatre-vingt-seize ans. À sa mort. son buste en marbre blanc, œuvre d'Oliva, fut placé au musée de Perpignan. Ses ouvrages sont restés inédits. moins deux pièces de poésies publiées en 1815 dans les Etrennes roussillonnaises.

Archives des Pyr.-Or., G. 377. — Archives communales de Perpignan, GG. 238. — Etlrennes roussillonnaises, Perpignan. J.-B. Alzine, 1815. — HENRY, Le Guide en Roussillon. — J. SINVEN, Biographies roussillonnaises, dans le X° Bulletin de la Société Agricole, Scientifique el Lilléraire des Pyrénees-Orienlales.

VIBERT (Bernard de) occupa l’archidiaconé de Vallespir sous le pontificat de l’évêque d'Elne, Bérenger Batile.

Archives des Pyr.-Or., G. 171.

VICENS (Vincent), magistrat, fut nommé président du Tribunal civil de Prades en 1801, et occupa ce siège jusqu’en 1842. Il avait épousé Thérèse, une des filles de Joseph Jaume (voir ce nom). De cette union était issu un fils. appelé Joseph, qui, ayant uni ses destinées à Marguerite de Figarola. devint le père de Firmin Vicens, dont la notice suit.

E. DELaMoNT, Histoire de la ville de Prades. — Mémoires de Jaume.

VICENS (Firmin) exerça la charge d'avoué près le Tribunal civil de Prades. durant la seconde moitié du xix° siècle. Il a publié : Usages locaux des comtés du Roussillon et de Cerdagne, Prades, Larrieu, 1884, in-8° de 70 pages ; Un livre de raison caïalan du À VIT siècle, à Prades, dans la Revue d'histoire et d'archéologie du Roussillon, t.n ; Les beaux-arts à Prades, Prades, Cocharaux, 1898, in-8° de 55 pages.®

VIDAL (Pierre), notaire de Perpignan, instrumentait dans cette ville, sous le règne de Jean [”. Il reçut une commission de greffier de la Procuration royale de Roussillon, puis fut placé à la tête de cette administration. Le roi d'Aragon, Martin [°, destitua Pierre Vidal de son emploi, parce que ce fonctionnaire s'était rendu indigne de la confiance, dont l'avait honoré ce monarque. Le prince nomme à sa place Arnaud Porta.

Archives des Pyr.-Or.. B. 145, 147. 151, 160, 163, 164, 166, 17%.

VIDAL (Renée), artiste dramatique, née à Illesur-Tet, fut élève du Conservatoire de musique de

Paris. Elle obtint un second prix d’opéra en 1885, et fut successivement engagée à Marseille, puis à Lyon, dans la direction de Campocasso. Renée Vidal entra ensuite à l'Opéra de Paris, où elle se fit applaudir dans Àïda et le Prophète. Elle tint avec éclat le rôle de contralto sur les tréteaux du célèbre théâtre parisien. Renée Vidal abandonna la carrière du chant pour épouser un médecin, M. Planet. Elle mourut à Ille-sur-Tet, le 15 octobre 1911.

Articles nécrologiques parus dans divers périodiques.

VIDALIER (Augustin), nommé chanoine de la Réal en 1738, était bachelier en médecine, docteur en droit et en théologie. Il enseigna, durant de longues années, la théologie à l'Université de Perpignan, et y acquit une grande réputation de savoir. Il obtint une stalle au chapitre de Saint-Jean. devint vicairegénéral de Charles de Gouy et exerça une grande influence dans le diocèse d'Elne, jusqu'à sa mort survenue en 1785. « Augustin Vidalier, raconte M. Torreilles, avait eu pour mère une simple lessiveuse et ne s’en cachait pas. Dans un dîner officiel donné par le maréchal de Mailly, un seigneur crut pouvoir, en plaisantant, lui demander si, lorsqu'il prendrait des armoiries, il n’y mettrait pas un battoir. L'abbé Vidalier, sans répondre, fit aller quérir ses diplômes : Mes armes, les voilà ! dit-il à son voisin interloqué. »

Archives des Pyr.-Or., G. 395, 459, 726, 80%, 806, 1028. — Mémoires de Jaume.

VIGÉ ou VIGER (François), né à Pia en 1653, recueillit, le 21 décembre 1699. la succession de son beau-frère Jean Figuerola, à la tête de l'imprimerie que ce dernier avait dirigée à Perpignan, durant une période de vingt années. En dehors des factums de droit, des indulgences et des goigs en placard qui sont sortis des presses de François Vigé. on cite de cet imprimeur le traité de l'Znilacio de Christo, dont le prêtre Pierre Bonaure est l'auteur. François Vigé mourut à Perpignan, le 29 avril 1707. Son atelier d'imprimerie continua de fonctionner sous le nom de la veuve Vigé, jusqu'en 1714. A cette date, Joseph Vigé. fils de François Vigé. recueillit la succession de sa mèrc et édita divers opuscules. En 1727, Antoine Reynier acquit, par voie d'achat, l'imprimerie de Joseph Vigé, qui ne tarda pas à être réunie à celle de François Reynier, également établie à Perpignan.

CouET, L'Imprimerie à Perpignan.

VILA (Jacques de), notaire de Perpignan, obtint, de la reine Marie d'Aragon. concession à vie des greffes du gouverneur et du capitaine-général du Roussillon. Cette princesse récompensa de cette façon les services que Jacques de Vila avait rendus

au roi d'Aragon en Italie. Elle lui témoigna encore sa gratitude pour l’empressement qu'il avait mis, en avanzant six cents florins d’or à Alphonse V, lorsque ce monarque avait été mis dans l'obligation de se retirer du Milanais.

Archives des Pyr.-Or., B. 253, 292.

VILACORBA (Bernard de), chevalier, acquit par voie d'achat, le 20 juillet 1392, de Bérenger de Perapertusa, l'office de châtelain d’'Opoul ou de Salvaterra. « Il ne restait plus en ce moment, dit H. Bruel, auprès de la forteresse (d'Opoul), que quelques pauvres ménages, des bergers surtout. Quatre années plus tard la baillie fut réunie à la châtellenie d'Opoul. Cette mesure eut pour conséquence d'assurer plus d'autorité au châtelain et d'arrêter l’émigration au moment où tous les bras allaient être nécessaires. En effet, un nouveau danger pour le pays étaitimuminent. Le roi Jean venait de mourir. Son gendre, Mathieu, comte de Foix, prétendit lui succéder. Il essaya d’envahir le Roussillon; mais sa tentative échoua, grâce à la vigilance du vicomte de Périllos, capitaine-général, et du gouverneur des comtés, qui avaient pris des mesures énergiques pour se prémunir contre toute surprise. Le château d'Opoul, en cette circonstance, avait repris sa physionomie des grands jours, sa garnison avait été renforcée d’un corps nombreux levé à Tura: il ne vit pas l'ennemi. Les mêmes mesures furent prises quand le maréchal de Boucicaut menaça le Roussillon en 1412, pour revendiquer les droits du nouveau duc d'Anjou sur cette province. » Au mois de décembre 1398, Bernard de Vilacorba prit un engagement dans l’armée des nobles catalans que leva Pierre de Çagarriga, pour voler au secours de Benoît XIIT bloqué dans le palais papal d'Avignon. Il exerça le commandement de la châtellenie d'Opoul jusqu'en 1424. A cette date, Bernard de Vilacorba se démit de sa charge en faveur de Pierre d'Ortaffa qui avait épousé sa petitefille.

Archives des Pyr.-Or., B. 142, 153, 160, 163, 165, 171, 181, 182, 203, 228, 230, 253. — BruEL, Etude archéologique sur le château el le village d'Oproul.

VILADAMOR (Antoine), né à Barcelone. com- |

posa, en 1585, Cronicon de Cataluña, ouvrage inédit, dont l'historien Pujades a tiré un grand parti. Antoine Viladamor occupait la charge d'archiviste royal de Barcelone, durant l'année 1588. Au dire de Féliu de la Peña, Antoine Viladamor se distingua durant le siège que la ville de Perpignan soutint en 1543, contre les armées françaises de Henri If. TonREs-AMAT, Diccionario crilico de los escritores catalanes.

VILADOMAR (Raymond de) naquit à Thuir en 1738. Il était fils de Joséphine de Viladomar de Rovira

a ——— a Se

VILACORBA — VILAFRANCA

et de Joseph de Bru de Descallar. Dom Melchior de Bru et de Descallar, prévôt de Fillols et prieur claustral de Saint-Michel de Cuxa, lui donna l'habit monastique, le 19 août 1757. Le 21 août de l’année suivante, Raymond de Viladomar fit sa profession religieuse. Il succéda à Melchior de Bru dans l'office de prévôt de Fillols, qu'il occupait en 1772, et qu'il garda jusqu'à la Révolution. Raymond de Viladomar quitta le monastère le 22 février 1791. II fut le dernier bénédictin de l’abbaye de Saint-Michel de Cuxa et mourut à Thuir dans un âge avancé.

E. DELAMONT, Histoire de la ville de Prades.

VILADOT (Joseph de), docteur en droit, remplissait la charge de sacristain-majeur de l’abbaye de Saint-Martin du Canigou, lorsqu'il fut élu abbé de Cuxa, en 1666. A la mort de François de Montpalau, abbé de Banyolas, survenue en 1674, Joseph de Viladot fut nommé sequestre du monastère de Saint- Martin du Canigou. En 1678, ce prélat adressa une supplique à Louis XIV, pour demander l’exemption de la dime et des autres contributions, dont avaient toujours joui vis-à-vis du roi les ecclésiastiques du Roussillon. Joseph de Trobat (voir ce nom) fut nommé abbé de Cuxa, le 29 août 1689, en remplacement de Joseph de Viladot.

Archives des Pyr.-Or., H. 68-69.

VILAFORMIU (Jacques de) reçut, le 7 juin 1660, des provisions qui lui octroyèrent la place de conseiller-clerc au Conseil Souverain du Roussillon. Ce magistrat était encore en charge au mois de juin 1681. On trouve un certain Barthélemy de Vilaformiu, clerc du diocèse de Lérida, successivement curé de Collioure en 1665 et de Baixas en 1675.

Archives des Pyr.-Or., B. 401, G. 724, 772.

VILAFRANCA (Raymond de), chevalier, fit partie d'une commission qu'’institua Pierre III, dans le but de réglementer le salaire des châtelains du Roussillon, après la chute du royaume de Majorque. Raymond de Vilafranca posséda, par hypothèque ou par engagement. divers droits seigneuriaux des domaines de Perpignan et d’Argelès. Il eut un fils appelé Barthélemy qui épousa Yolande dez Pla, de Barcelone et qui mourut en 1410. De leur union naquit Hugues de Ça Pera dez Pla dit de Vilafranca, dont la notice suivra.

Archives des Pyr.-Or., B. 100. — ALarT, Notices historiques sur les communes du Roussillon, 2° série.

VILAFRANCA (Pierre de), de l'Ordre de Saint- Jean de Jérusalem, était commandeur de Bajoles, sous le règne du roi Martin |" d'Aragon.

Archives des Pyr.-Or., B. 138, 222.

VILAFRANCA

VILAFRANCA (Hugues de Ça Pera dez Pla dit de), fils de Barthélemy de Vilafranca et d'Yolande dez Pla, « portait, dit l'historien Alart, le nom de Ça Pera (La Pierre), et nous ignorons d’où il lui venait ; des familles de ce nom existaient aux xrv° et xv° siècles à Gérona et à Fontcoberta (diocèse de Gérone) » Hugues de Vilafranca assista aux corts qui furent célébrées à Barcelone, le 22 avril 1422. Il porta Île titre de seigneur de Ponteilla, après la mort de Françoise dez Fonts. « Dès le 31 août 1434, continue Alart, il donnait procuration générale à Gaucelm de Belcastell, seigneur de Vilallonga-de-la-Salanca, pour régir et administrer en son nom sa seigneurie de Ponteilla.. Le chevalier Hugucs de Vilafranca avait épousé Isabelle, dont le nom de famille nous est inconnu, mais dont le mariage avait peut-être amené l'acquisition de la seigneurie de Ponteilla. En effet, par acte du 9 mai 1438 passé dans sa maison ou chàteau de Ponteilla, cette dame nommait un procureur chargé d’affermer divers biens de son mari situés à Barcelone et pour renouveler, en son nom, l'obligation d’une rente que lui payaient le chevalier François de Vallgornera, seigneur de Vilarnau, et son fils Jacques de Vallgornera, rente qu'elle avait constituée en dot à son mari. » Hugues de Vilafranca laissa un fils, appelé Jean-Hugues, dont la notice suit.

Archives des Pyr.-Or.. B. 214, 232, 274. — ALarRT, Notices hisloriques sur les communes du Roussillon, 2° série.

VILAFRANCA (Jean-Hugues de), « fils unique du précédent, dit Alart, lui succéda à Ponteilla vers l'an 1453. On le trouve marié, en 1446, avec une dame du nom de Catherine, dont la famille estinconnue. Il paraît que ce seigneur, malgré son origine barcelonaise, s’accommoda fort bien de la domination française de Louis XI et de Charles VITE, caron le voit sans interruption en possession du domaine de Ponteilla sous ces deux rois, et on ne trouve aucune trace de confiscation de ses biens au profit des officiers français ou autres qui occupaient alors le Roussillon. Il n'avait qu'une fille unique nommée Elisabeth-Marguerite qui était déjà veuve du donzell Jean d'Oms, lorsqu'elle épousa, en 1486, le donzell Jean-Cyr dez Vivers, dont le père Michel dez Vivers, avait été banni par Louis XI en 1475 après la reddition de Perpignan. »

ALART, OP. Cil.

VILAFRANCA ou VILLEFRANCHE (Joseph de), né à Villefranche-de-Confl?nt, le 7 juillet 1723. descendait d'une vieille famille de citoyens nobles qui resta fidèle à l'Espagne. Un de ses ascendants, Joseph de Vilafranca-Terreros avait participé à la conspiration de Villefranche et avait été condamné à mort en 1653, avec Charles de Llar, Emmanuel de

Descallar et Charles de Banyuls. Joseph de Villefranche prit du service dans l’armée espagnole et se trouvait à Madrid en 1739, garde du corps du roi d'Espagne. Il fit partie de l’escorte qui accompagna, en 1745, l’infante Marie-Thérèse, fille du duc d'Anjou (Philippe V), lors de son mariage avec le Dauphin, fils de Louis XV. Joseph de Villefranche passa à Vienne en 1748 et fit les campagnes des Alpes. Lieutenant au régiment des gardes lorraines, il rentra en Roussillon et commandait à Villefranche, en 1750, pour le prince de Beauveau, colonel du régiment. Capitaine des gardes lorraines à Paris en 1753, Joseph de Villefranche fut condamné pour dettes par le tribunal des maréchaux et enfermé au Castillet, à Perpignan, en 1754. Son frère, François de Villefranche paya ses dettes à leur cousin M. de Blanchefort, capitaine du régiment de Condé à Villefranche. Il fut chargé en 1756 du commandement de la place de Mont-Louis.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

VILAFRANCA ou VILLEFRANCHE (Jacques de), frère du précédent, fut lieutenant dans les fusiliers de montagne en 1744. Promu capitaine, l’année suivante, dans ce même corps que commandait Paul-Bonaventure d'Ortaffa, maréchal de camp, Jacques de Villefranche fut à la tête des someltents de Mont-Louis. Il fit la campagne de Port-Mahon, en 1762, avec son compatriote le chevalier d’'Ax de Cessales, fut pris par un corsaire anglais et mourut à Mont-Louis, le 7 novembre 1156.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

VILAFRANCA ou VILLEFRANCHE (François de), frère des deux précédents, capitaine des somelents et consul de Villefranche, épousa, le 3 octobre 1734, Anne-Thérèse de Lacroix et eut dix enfants. De ce nombre furent : Adrien, garde du corps du roi d'Espagne, lieutenant de cavalerie à Gérone, en 1789; François-Melchior, avocat au Parlement de Toulouse; Jean-Baptiste, lieutenant-colonel et gouverneur de Fontarabie en 1815 ; Joseph, mort à Madrid en 1789, officier général au service du roi d'Espagne. Les armes de la famille de Vilafranca se blasonnent : d'azur à huil besans d'or.

Communication obligeante de M. Clément de Lacroix.

VILAFRANCA (Jacques), religieux carme, menait la vie érémitique dans l'oratoire de Saint- Maurice, situé surle territoire d’Ille-sur-Tet, lorsqu'il obtint du vicaire-général d’Elne, le 12 septembre 1559, la permission d'élever une chapelle dédiée à Notre-Dame de Vie, sur le lieu dit de Graolera.

Archives des Pyr.-Or., G. 149.

VILALLONGA (Raymond de), préchantre de l'église d'Elne en 1194, était abbé de Poblet, lorsqu'il fut nommé évêque d’Elne, en 1212. Le 27 avril de cette année, il consacra l'église, reconstruite sans doute, de Saint-Vincent d’'Eus. Le 23 avril 1213, Raymond de Vilallonga assista à un concile de Narbonne, où l'archevêque Arnaud donna l'église de Cuczac à son chapitre. La même année, il souscrivit la confirmation des privilèges de la collégiale de Saint-Jean de Perpignan. Raymond de Vilallonga mourut en 1216 et fut enterré dans son église cathédrale..

Archives des Pyr.-Or., G. 171. — Puiccart, Catalogue biographique des évêques d'Elne.

VILALLONGA (Simon de), seigneur du château de Vilarnau d’avail, fit l'acquisition de ce fief, par voie d'achat, en 1258. Il le tenait sous la suzeraineté de Guillaume de Canet. Simon de Vilallonga laissa une fille appelée Sibille qui fut son héritière et épousa Jacques de Vallgornera, dans le cours du xr° siècle.

ALART, Nolices historiques sur les communes du Roussillon, 2° série. — Archives des Pyr.-Or., G. 292.

VILALLONGA (Raymond de), damoiseau de Saint-Hippolyte, soutint le parti du dernier roi de Majorque. En 1345, ses biens avaient été donnés par Pierre-le-Cérémonieux aux procureurs royaux Bernard Ramon et Michel Amarell., Mais en 1346, Raymond de Vilallonga recouvra sa fortune.

Archives des Pyr.-Or., B. 97.

VILALLONGA (Bernard de), officier de cavalerie au service de la France, reçut donation de rentes, le 29 août 1653, sur les biens de Mauris, habitant de Saint-Cyprien. Le 23 septembre 1655, une part des domaines confisqués sur le patrimoine d’Hyacinthe de Vilanova fut encore attribuée à Bernard de Vilallonga.

Archives des Pyr.-Or., B. 394, 401.

VILALTA (Marc de), nommé abbé de Saint- Martin du Canigou, le 13 juillet 1397, n'administra ce monastère que durant un court espace de temps. Son successeur, Guillaume Catala. occupait déjà le siège abbatial, à la date du 17 octobre 1397.

Inventaire de dom d'Agullana.

VILALTA (Jérôme), de Perpignan, reçut, le {°° avril 1648, des lettres du cardinal Mazarin, qui lui octroyaient l'office de receveur des deux comtés de Roussillon et de Cerdagne. Il mourut en 1657, et le 21 août de cette année-là, le capitaine-général de

VILALLONGA — VILANOVA

Catalogne, Louis de Foix, désigna Antoine Bonet, mercader de Perpignan, pour lui succéder.

Archives des Pyr.-Or., B. 394, 401.

VILAMARI (Bernard) était capitaine-général des flottes d'Aragon, lorsqu'il fut appelé, le 1” novembre 1452, par le roi Jean II d'Aragon, aux fonctions de gouverneur du Roussillon. Il remplaça dans cette charge Bernard Albert, décédé. Lors de la révolution catalane de 1462, Bernard de Vilamari, qui était un ardent partisan de Jean IT, commanda la flotte d’Aragon. Les négociations des catalans pour faire passer l'amiral de Vilamari dans leur camp n'eurent aucun résultat. Jusqu'au bout, il demeura au service de son souverain et plus tard il servit Ferdinand le Catholique, notamment en Italie.

Archives des Pyr.-Or., B. 292, 406. — CaLmETTE, Louis XI, Jean IT et la révolution catalane.

VILANA (Gaspard), jurisconsulte de Perpignan, occupa, dès 1464, la charge de vice-chancelier, au conseil de don Pedro, roi intrus en Catalogne. Il s’attacha ensuite au parti de Jean II et vit ses biens confisqués, en 1476, par Louis XI qui les donna à Jean de Daïllon, seigneur de Lude.

Archives des Pyr.-Or., B. 290, 299, 300, 302.

Famille des « Vilanova » seigneurs de Paracols ou de Molilg

VILANOVA (Antoine de) était issu de l’union contractée entre François de Vilanova, domicilié à Valence, et Eléonore d'Aragon, de Prades, belle-sœur du roi Martin [”. Il était le neveu de Galcerand de Vilanova, évêque d'Urgell (1388-1415). IL vint sefixer dans le Roussillon, dès Le premier quart du xv°siècle, à la suite du mariage qu'il contracta avec Michaëlle de Trégura, fille de Jaspert de Trégura, seigneur de Paracols. Antoine de Vilanova compta au nombre de ses frères : François, auteur d’une branche de la famille qui eut la baronnie de Bicorb avec le comté de Castello, et Galcerand dont la notice suit. Il eut pour successeur son file, Jean-Ange de Vilanova.

Communication obligeante de M. Raymond de Vilanova- Rossello.

VILANOVA (Galcerand de), frère du précédent, embrassa la carrière ecclésiastique. Il fut nommé successivement chanoine d'Urgell, archidiacre de Cerdagne et recteur de l’église paroissiale de Montcada, au diocèse de Valence. En 1420, il fut pourvu de la camérerie de l’abbaye de La Grasse et comme tel, devint seigneur de Rivesaltes, Prades et Estagel. « Des lettres du roi d'Aragon, Alphonse V, raconte Delamont, nous apprennent que l'Université de Ville-

VILANOVA

franche, lui avait présenté une requête à l'effet d’établir contre Galcerand de Villeneuve, camérier de La Grasse, le droit, qu'elle prétendait avoir, de percevoir certaines redevances dans la ville de Prades : mais par ses letires du 9 juillet 1424, le roi abrogea les pièces à l'appui qui lui avaient été présentées et condamna Villefranche aux dépens dont il se réserva la taxe ». En 1431, la faction française des Pères du concile de Bâle retira à Galcerand de Vilanova le titre de chambrier de La Grasse et en pourvut Mathieu Fournier. La reine Marie d'Aragon publia une ordonnance pour maintenir Galcerand de Vilanova en possession de sa charge monacale. A la suite d'une enquête faite par ses ordres à Lérida, cette princesse connut les faits suivants. De nombreux prélats et plusieurs hommes graves déposèrent que, dans le concile de Bâle, les juges qui s'étaient prononcés contre Galcerand de Vilanova avouaient publiquement qu’ils n'avaient pas eu la faculté de lui rendre justice, parce que les évêques français étaient en trop grand nombre. Galcerand de Vilanova fut, en conséquence, remis en possession de la charge de camérier de La Grasse, qu'il possédait encore en 1449.

Archives des Pyr.-Or., B. 216, 226, 254, 257, 261, 264, 267, H. 127.

VILANOVA (Jean de), neveu du précédent, était fils d'Antoine de Vilanova et de Michaëlle de Trégura. Il contracta alliance avec Elisabeth, dont on ignore le nom patronymique, et eut d'elle un fils, Ange, dont, à titre de tuteur, il dut prendre les intérêts en main, durant l’année 1505. C'était après la mort de Jeanne de Trégura-Marça, dame de Paracols, sa tante. « La succession, raconte Alart, donna lieu à quelques discussions entre Anna, fille du damoiseau Jaspert, d'une part, et noble Jean de Vilanova qui parlait au nom de son fils Ange ou Angelot, dont il faisait remonter les droits aux substitutions contenues dans les dernières volontés du chevalier Jaspert. Selon lui, Pierre de Trégura était mort abinteslat, et son testament, s’il en avait fait, n’avait aucune valeur. Enfin, par acte du 19 juin 1505, Jaspert de Trégura, au nom de sa fille, et Jean de Vilanova, comme tuteur de son fils convinrent de s’en rapporter à l'arbitrage du damoiseau Roger Garriga, du docteur Jean Salvetat, de Jean de Malorgues et de François de Çanespleda, qui décidèrent que la succession de Pierre de Trégura, comprenant la baronnie de Paracols, demeurerait indivise entre Angelot de Vilanova et Anne de Trégura-Çanespleda, leur vie durant. »

Archives des Pyr.-Or., B. 412, 414. — ALarrT, Nolices historiques sur les communes du foussillon, 1" série.

VILANOVA (Ange de), fils du précédent, devint l'unique baron de Paracols, après la mort d'Anne de

Trégura et de son mari Jean de Çanespleda (novembre 1543). « Le 20 mai 1549, au château de Mosset, dit l'historien Alart, moyennant l’acapte d’un chevreau présenté le même jour et un cens annuel d’une charge d'avoine, don Galcerand, fils et procureur de don Johan-Garau de Cruylles y de Santa-Pau, baron de Mosset et de Castell-Fullit, concéda au baron de Molitg (don Angel) quoique absent, et à son fils don Jacques de Vilanova, le droit de faire une prise d’eau, au territoire de Mosset, pour la forge ou molina de Campôme... Le baron de Paracols plaidait en 1554 (4 février), contre le prieur de Corneilla-du-Conflent, au sujet des pasquiers royaux. Il se trouvait, à la même époque, en guerre privée avec la famille Canta, qui possédait la seigneurie de Castell-Rossello. On connaît assez les effets de ces guerres privées, et bien que nous n’ayons aucun détail sur celleci, nous savons que, par acte du 22 juin 1551, en présence des damoiseaux Jacques de Saragosse et Gérard Cadell, et du noble Jean-François d’'Oms, seigneur de Villelongue-de-la-Salanque, don Ange de Vilanova donnait procuration à don Onuphre d'Oms, pour traiter et signer, en son nom, paix et trêve définitive avec Honoré Canta, damoiseau, domicilié à Perpignan, ses amis, défenseurs et valedors, pour tous griefs, dommages, bandosités, rixes et discussions entre eux survenus. Îl est encore fait mention de don Ange de Vilanova dans un acte du 30 octobre 1555. » Le baron de Paracols avait contracté un premier mariage avec Catherine d'Oms. De cette union étaient issus : Michel et François, dont les notices suivront. En 1519, Ange de Vilanova ayant convolé en secondes noces, avec Yolande de Saragosse, eut du second lit trois garçons : Louis, entré dans les ordres, recteur de Marquixanes en 1566 et curé de Molitg en 1571 ; Jacques, commandant du Castillet de Perpignan, époux de Cécile de Réquesens, décédé sans postérité, après avoir institué héritière universelle sa belle-sœur, Stasie de Réquesens, veuve de Galcerand de Caramany, et Frédéric.

Archives des Pyr.-Or., B. 357, 418, G. 933. — ALART, Nolices

historiques sur les communes du Roussillon, 1°” série. — Communication obligeante de M. Raymond de Vilanova-Rossello.

VILANOVA (Michel de), fils aîné du précédent, fut son successeur à la baronnie de Paracols, le 29 juin 1556. « Il trouve place, dit Bernard Alart, dans les annales des guerres privées du Roussillon. Cette province était, à cette époque, troublée par des bandes de brigands qui, sous prétexte de religion, portaient la désolation sur toute la frontière, depuis Estagel jusqu'au Capcir, et les querelles seigneuriales venaient s'ajouter à ce déplorable état de choses. Le 21 janvier 1580, don Miquel de Vilanova et mossen

Bernard Réart, quatrième consul de Perpignan, se dirigèerent vers le Conflent avec le somelent, pour mettre un terme au grand bandol du seigneur de Nver qui tenait assiégés, dans Catilar, don Garau et don Johan de Llupia, avec leurs gens. Le baron de Molitg arriva, comme il put, avec deux cents hommes, en vue de Catllar ; les assiégés firent une sortie pour se joindre à lui, et tous ensemble tombèrent sur les gens de Nyer, près du pont de Prades. Bien valut la nuit qui les sépara, dit le chroniqueur des Mémoriaux de l'église Saint-Jean de Perpignan, car il y eut une centaine de morts, sans compter une infinité de blessés (molls y molts de ferits) qui ne survécurent que deux ou trois jours ; y aixi tothom sen lorna.» Michel de Vilanova fut lui-même victime d’un assassinat, et mourut d'une façon tragique, 2n 1583. Il avait épousé successivement Madeleine de Trago et Jéromine de Castel-Arnaud. Celle-ci ne laissa pas de postérité. Du premier lit, Michel de Vilanova eut six enfants : Jean, dont la notice suivra ; Marie, épouse d'Antoine Giginta; Isabelle, mariée en 1572 à Jean de Josa ; Polycène, femme de Frédéric de Juallar; Stéphanie qui unit ses destinées, en 1583, à Alemany de Trago ; Raymond qui, ayant contracté alliance successivement avec Marie-Anne Descail et Anne de Tamarit, n'eut que trois filles: Isabelle, décédée jeune ; Françoise, épouse de Joseph d'Oms et Marie. |

Archives des Pyr.-Or.. E. (Titres de famille), 793-794, G. 240. — ALAHT, Nolices historiques sur les communes du Roussillon,

1‘ série. — Communication obligeante de M. Raymond de Vilanova-Rossello.

VILANOVA (François de), frère du précédent, fixa sa résidence à Millas. Il unit ses destinées à celles d'Yolande de Réquesens, et de leur mariage naquirent : Mancia, qui épousa Gérard d’Alénya, Raphaëlle et Galcerand. Celui-ci contracta alliance avec Jéromine Paulet, décédée sans enfants, le 4 novembre 1631. Elle fut inhumée dans l'église Saint-Jean de Perpignan, sous la chapelle du Saint- Nom de Jésus (actuellement du Saint-Sacrement). Le 21 février 1626, Jéromine de Vilanova avait fait donation à la communauté ecclésiastique de Saint-Jean, d'une lampe d'argent sur laquelle étaient peintes les armes de son mari et de son père, Louis Paulet, bourgeois de Perpignan.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 793-794, G. 266,

268. — Communication obligeante de M. Raymond de Vilanova- Rossello.

VILANOVA (Jean de), baron de Paracols à partir de l’année 1583, « exploita en grand, au dire d’Alart, les principales forges du Conflent, et eut, à cette occasion, quelques déimêlés avec son voisin, le seigneur de Mosset. Comme d'habitude, les deux barons

VILANOVA

se firent la guerre pendant près de deux ans (1593- 1595), en dévastant leurs domaines et pillant leurs vassaux à qui mieux mieux,eten les tuant au besoin. Divers habitants de Campôme y perdirent la vie, et ceux de Molitg n'osaient plus approcher de Mosset, cette ville n'étant plus, d’après eux, qu’une caverne de voleurs et de bandouliers. » Jean de Vilanova se maria, en 1578, à Polycène Compte. Victoire de Vilanova, leur fille aînée, contracta alliance, en 1612, avec Raymond de Guimera. Angèle, leur fille cadette, descendit jeune dans la tombe. Devenu veuf, Jean de Vilanova se remaria, en 1611, à Magdeleine de Vilanova, issue d’une famille homonyme, dont l'historique va suivre. Celle-ci mit au monde un fils, Joseph, qui suit, et trois filles, Gertrude, Alamanda et Marie, décédées en bas âge.

Archives des Pyr.-Or.. E. Titres de famille), 793-794. — ALART,

Notices historiques sur les communes du Roussillon, 1'° série. — Communication obligeante de M. Ray mond de Vilanova-Rossello.

VILANOVA (Joseph de) était baron de Paracols, en 1623. A cette date, sa mère, qui était veuve, convola en secondes noces avec Gaspard de Llupia (voir ce nom). En 1627, Philippe IV octroya un privilège à Joseph de Vilanova, pour lui accorder la libre administration de ses biens, encore qu'il ne fut âgé que de quinze ans. Joseph de Vilanova mourut le 13 septembre 1636. Il légua la baronnie de Molitg à sa mère Magdeleine. Celle-ci l’apporta en dot à son second mari, Gaspard de Llupia.

Archives des Pyr.-Or., B. 388, E. (Titres de famille), 793-794.

Famille des « Vilanova », châtelains d'Elne

VILANOVA (Michel de), chevalier, né à Corsa (près de Gérone), reçut de Ferdinand I", roi de Castille et d'Aragon, des provisions qui lui confièrent le commandement du château d’Elne, sa vie durant. A sa mort survenue en 1522, Michel de Vilanova laissa deux fils : Jean et Arnaud, dont les notices suivront.

Archives des Pyr.-Or., B. 347, 349, 357, 415.

VILANOVA (Jean de), fils ainé du précédent, recueillit la succession de son père à la tête de la châtellenie d’'Elne. L'empereur Charles-Quint lui conféra cet office. Jean de Vilanova portait aussi le titre de seigneur de Sainte-Eugénie. Il unit ses destinées à celles de Rose Andreu. Ün fils et deux filles naquirent de ce mariage : Espérance, qui contracta alliance avec Jean Albert ; Elisabeth, qui épousa François de Foix et de Béarn ; et Ange, gouverneur d'Elne, dont la notice suit.

Archives des Pyr.-Or., B. 368. — Communication obligeante de M. Raymond de Vilanova-Rossello.

VILANOVA

VILANOVA (Ange de), fils du précédent, fut aussi châtelain d’Elne. Il épousa successivement Angèle Domenech et Anne-Stéphanie de Vilanova, issue d'une famille de bourgeois honorés de Perpignan. Ange de Vilanova étant décédé sans postérité, des provisions de Philippe IT conférèrent la châtellenie d'Elne à Pierre de Cardone, fils de Charles d'Oms.

Archives des Pyr.-Or., B. 368.

VILANOVA (Arnaud de), oncle du précédent, était le fils cadet de Michel de Vilanova et le frère de Jean de Vilanova. Ce chevalier figure dans les rangs des nobles qui fondèrent la confrérie de Saint-Georges à Perpignan, le 3 août 1562. Il se maria à Louise de Ballaro, et les enfants issus de leur union furent: Cécile, époux de Notre-Dame de Bas; Yolande qui, après avoir contracté mariage avec Antoine Roset, convola en secondes noces avec Pierre de Alvarodo; François, religieux de l'Ordre de Saint-Dominiqueet Gaspard, qui suit.

Archives des Pyr.-Or.. B. 374. — Communication obligeante de M. Raymond de Vilanova-Rossello.

VILANOVA (Gaspard de), fils et héritier du précédent, unit ses destinées, en 1559, à celles d'Alamanda de Peralta. A leur mort, ceux-ci laissèrent pour enfants : François, licencié en droit; Jérôme ; Madeleine, épouse successive de Jean de Vilanova (voir plus haut), baron de Paracols, et de Gaspard de Llupia ; et Hyacinthe qui suit.

Communication obligeante de M. Raymond de Vilanova- Rossello.

VILANOVA (Hyacinthe de), fils du précédent, combattit dans l’armée levée par Dalmace de Quéralt dans les rangs des nobles de la principauté de Catalogne, durant le mois d'août de l’année 1639. En 1653, Hyacinthe de Vilanova vitune partie de ses biens confisquée par Louis XIV qui en fit donation à François de Borrell. Deux ans plus tard, les domaines d’Hyacinthe de Vilanova furent mis sous le séquestre, puis attribués à Bernard de Vilallonga, officier de cavalerie. Hyacinthe de Vilanova avait épousé Victoire de Vilaplana, dont il avait eu une fille Alamanda qui contracta mariage avec N. de Tamarit. Resté veuf, il se remaria avec Isabelle de Oluja, et n’eut encore du second lit qu'une enfant Galdérica, laquelle unit successivement ses destinées à celles de Joseph de Pagès, seigneur de Saint-Jean-pla-de-corts et de Marcellin de Çagarriga. Hyacinthe de Vilanova mourut à Perpignan, le 23 avril 1673. I fut inhumé dans un caveau creusé sous la chapelle de Tous les Saints, à l’église Saint-Jean. 11 avait désigné l'abbé d'Arles, Pierre Pont, comme son héritier fiduciaire.

Les biens que la famille de Vilanova possédait à Elne passèrent à la maison de Çagarriga.

Archives des Pyr.-Or., B. 390, 494, 401, C. 1327, E. (Titres de famille), 794.

Fanille des « Vilanova » bourgeois honorés de Perpignan

VILANOVA (Pierre de), de Perpignan, fut attaché à la cour du roi Pierre-le-Cérémonieux. D'abord secrétaire de la trésorerie de l’infant Jean, duc de Gérone, il devint plus tard majordome de ce prince. Le roi d'Aragon lui concéda l’autorisation d'extraire, du Conflent, certaines quantités de minerai de fer, à l'instar de Castillon Patau, de Villefranche-du-Conflent. Dans la suite, Pierre de Vilanova fut revêtu de l'office de garde des objets prohibés, pêcheries, pacages et forêts de Roussillon et de Cerdagne. Il exerça aussi la charge de secrétaire de la cour du bailliage de Perpignan.

Archives des Pyr.-Or., B. 126, 133, 142.

VILANOVA (Guillaume de), licencié en droit de l'Université de Perpignan, était juge d'Ille-sur-Tet, en 1385. {1 eut un fils, appelé Pierre de Vilanova, qui était mercader de Perpignan en 1416.

Communication obligeante de M. Raymond de Vilanova- Rossello.

VILANOVA (Laurent de), bourgeois de Perpignan, s’attacha au parti qui soutenait la cause française en Roussillon, sous le règne de Louis XI. Ce prince lui adressa alors des lettres, par lesquelles il lui concéda une rente sur les revenus de la viguerie du Roussillon et l'office de receveur « des tierces de la bayllie de Perpignan ». Laurent de Vilanova passa ensuite au parti du roi d'Aragon, et se signala même par son dévouement, lorsque Jean II fit son entrée à Perpignan, le 1" février 1473. Louis XI le dépouilla de ses biens, dont il fit donation à Jean Le Boteller, homme d'armes de la compagnie du Château royal de Perpignan. A sa mort, Laurent de Vilanova laissa un fils, Thomas, qui devint consul et bailli de Perpignan après la rétrocession du Roussillon à la couronne d'Aragon. Thomas de Vilanova, à son tour, eut pour héritier son enfant, Michel, dont la notice suit.

Archives des Pyr.-Or.. B. 292, 343, 350, 411.

VILANOVA (Michel de), bourgeoisdePerpignan, reçut de Charles-Quint, en 1528, un privilège qui lui conférait la noblesse ainsi qu'à ses descendants en ligne masculine. Mais ayant épousé Anne del Viver, il n’eut de celle-ci qu'une fille Anne-Stéphanie qui, successivement, contracta alliance avec Ange de

Vilanova, châtelain d’Elne, G.-R. de Rocaberti et N. de Peralta.

Archives des Pyr.-Or., B. 375. — Communication obligeante de M. Raymond de Vilanova-Rossello.

Famille des « Vilanova-Caramany »

VILANOVA (Galcerand de) qui vivait vers la fin du xvi‘ siècle, eut au moins deux fils, Frédéric et Jean. Ceux-ci héritèrent, vers 1577, de leur oncle Alvaro de Caramany et, suivant l'usage espagnol, prirent son nom et ses armes. Frédéric mourut sans postérité. Quant à son frère Jean, décédé en 1627, il laissa deux enfants: Joseph et Pons. Le premier, Joseph de Caramany (voir ce nom) joua un rôle considérable en Roussillon pendant les guerres du xvu siècle. Il fut colonel du Royal-Roussillon, maréchal de camp, et il soutint avec énergie le parti français. Joseph de Caramany mourut en 1672, ne laissant de sa femme, Thérèse de Junyent, que quatre filles : Marie-Anne, mariée à Alexandre del Viver, seigneur de Lansac, colonel du régiment de Languedoc; Françoise, mariée avec son cousin Joseph de Vilanova- Caramany ; Pétronille, épouse de Nicolas Masdeu; et Thérèse qui contracta alliance avec Clément du Bois de Boisambert, vicomte du Plessis, lieutenant du roi en Roussillon. Le frère cadet de Joseph de Caramany, Pons de Vilanova-Caramany, fut le père de Joseph qui unit ses destinées, en 1674, avec celles de sa cousine Françoise de Vilanova. De ce mariage, naquirent : un fils, Jean, décédé en bas âge et deux filles : Marie, qui épousa Joseph de Ros de Vilaras, et dont les enfants relevèrent le nom de Caramany ; et Jéromine qui contracta alliance avec Antoine de Campredon de Sant-Dionis.

Communication obligeante de M. Raymond de Vilanova- Rossello.

VILANOVA (Pons de), abbé du monastère d'Arles-sur-Tech, est l’auteur de deux relevés d’impositions agraires, dues à son couvent par les vassaux. Le premier porte la date du 30 août 1394, et le second celle du #4 avril 1396. En 1398, Pons de Vilanova accorda l'autorisation à Barthélemy Peyro, évêque d’Elne, d’administrer le sacrement de confirmation et de conférer la tonsure cléricale dans l'église des Bains d'Arles. Il administra cette abbaye jusqu’en 1399. A cette date, Bernard d'Ortallo lui avait déjà succédé.

Gallia chrisliana, t. VI, col. 101-1092.

VILAPLANA (Jean de), damoiseau de Perpignan, vivait vers le milieu du xvi° siècle. Il avait épousé Catherine et eut d'elle un enfant unique, Jean-Génis dont la notice suit. Devenue veuve,

VILANOVA — VILAPLANA

celle-ci convola en secondes noces avec Raphaël Tarba, docteur en droit de Perpignan.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 800.

VILAPLANA (Génis de), fils du précédent, figura dans l’assemblée des nobles catalans qui fondèrent la confrérie de Saint-Georges, à la date du 3 août 1562. Ayant contracté alliance avec une demoiselle de la maison de Copons, ce chevalier laissa à sa mort une postérité assez nombreuse. Véronique, sa fille aînée, était née en 1560; Antoinette, la cadette, était venue au monde l’année suivante ; Stasie naquit en 1571; Antoine, fut l'héritier universel de la famille de Vilaplana.

VILAPLANA (Antoine de), damoiseau, fut coseigneur du Soler, de pair avec l’évêque d’Eline. Il unit ses destinées à celles de Marie d’Agullo, et eut d'elle quatre fils: Antoine, François, Michel, Jérôme. Resté veuf, il se remaria avec Victoire de Sant-Marti qui lui donna une fille. Cette dernière reçut au baptême le prénom de sa mère,épousa Hyacinthe de Vilanova (voir ce nom) et descendit dans la tombe, après avoir donné naissance à Alamanda.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 800.

VILAPLANA (Antoine de), fils du précédent, se maria avec Françoise Soler d'Armendaris, sœur de l'abbé de Saint-Martin du Canigou. Il était déjà décédé en 1637. |

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 800.

VILAPLANA (François de), frère du précédent et seigneur du Soler, avait le grade de sergentmajor dans l’armée des nobles catalans que commandait Dalmace de Queralt en 1639. Il épousa, le 8avril 1645, Marie Descamps, fille de Jean Descamps. Celle-ci lui apporta en dot la baronnie de Tresserre et le château de Saint-Hippolyte. François de Vilaplana mourut le 31 mars 1649. Il fut inhumé dans le caveau de sa famille, creusé sous la chapelle des saints Onuphre et Honoré, dans l'église des Frères- Mineurs de Perpignan. Sa veuve descendit peu après dans la tombe. Elle fut ensevelie dans le caveau où reposaient ses aïeux, c'est-à-dire devant l'autel de saint André, à l'église Saint-Jean de Perpignan. A leur mort, François de Vilaplana et son épouse laissèrent deux filles impubères, Marie et Jeanne. Celles-ci furent placées sous la tutelle de François de Taqui et d'Emmanuel de Tord, damoiseau domicilié à Ripoll. Marie de Vilaplana contracta alliance avec Joseph d'Ortaffa (voir ce nom). Jeanne eut ses biens confisqués, en 1653, au profit d’Alexis de Senesterra et de Santa-Eugénia. :

Archives des Pyr.-Or., B. 390, E. (Titres de famille), 800.

VILAPLANA — VILAR

VILAPLANA (François de), chanoine de la Réal en 1664, obtint dans la suite un canonicat au chapitre d'Elne. Il mourut le 1* mars 1693 et fut inhumé devant la grille qui fermait l'entrée de la chapelle de Notre-Dame dels Correchs, dans l'église du Vieux Saint-Jean, à Perpignan. François de Vilaplana fit héritière sa nièce, Françoise de Foix et de Béarn, épouse de Jean d'Oms (voir ce nom.)

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 800.

VILAR, chevalier français, originaire de Carcassonne, fut longtemps exilé en Espagne. Il s'y trouvait en 1285, lorsque Pierre IV s'étant saisi, au château de Perpignan, des fils du roi Jacques de Majorque, les amena prisonniers à Barcelone. Le chevalier Vilar délivra les jeunes princes et les ramena à Perpignan. Il resta dès lors attaché à la cour de Majorque et mourut le 5 août 1300, ainsi que l'apprend l'inscription ci-après, qu'on lit dans la collection des pierres tumulaires du musée de Perpignan :

Anno . Domini. MCCC . nonas. Augusti. nobil.

is. Dominus. Vilarius. miles condam . illustris .

Pni regis . Maioricarum . cujus . anima. per. midiam . Dei. requiescat in pace . Ame.

L. DE Boxneroy, Epigraphie roussillonnaise. — Lie Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Liltéraire des Pyrénées-Orien- {ales.

VILAR (Georges) remplissait la charge de receveur général dans les comtés de Roussillon et de Cerdagne, durant l’année 1473. L'année suivante, il devint lieutenant du Procural royal, Michel dez Vivers, pour le roi d'Aragon, Jean Il.

Archives des Pyr.-Or., B. 410.

VILAR (Gabriel) fut nommé lieutenant du Procureur royal Jean dez Vivers, au début. du règne de Charles-Quint.Il remplaça dans cette charge Gabriel Mulner, qui était démissionnaire. Son chef hiérarchique, Jean dez Viviers, avant été accusé de concussion, Gabriel Vilar prit la direction de la Procuration royale du Roussillon et de Cerdagne et la conserva jusqu'à la nomination du nouveau titulaire François Agosti (voir ce nom). Son frère, Antoine Vilar, dont la notice suit, recueillit sa succession à la lieutenance de la Procuration royale.

Archives des Pyr.-Or., B. 353, 354, 357, 358, 368, 374, 378.

VILAR (Antoine), fut nommé, par Charles- Quint, lieutenant du Procureur royal de Roussillon et de Cerdagne. à la place de son frère Gabriel. Du premier lit il avait eu un fils, appelé Gabriel, qui le remplaça à la Procuration royale, sous le règne de Philippe II. Antoine Vilar convola en secondes noces avec Bcatrix, veuve d'Etienne Puig,teinturier

de Perpignan, tandis que Gabriel Vilar, son fils,unit ses destinées à celles d’Antoinette Puig, enfant de sa marâtre. Gabriel Vilar testa, le 45 décembre 1563, dans sa maison d'habitation de Toulouges, laissant tous ses biens à sa belle-mère Béatrix Vilar. Il fut inhumé dans le caveau que sa famille possédait dans l’église du monastère de Saint-François (Hôpital militaire actuel).

Archives des Pyr.-Or., B. 367, 368, 374, 378, E. (Titres de famille), 801.

VILAR (Luc et Narcisse) exerçaient le métier d'orfèvre dans la ville de Perpignan, dès le commencement du xvi° siècle. De concert avec Jean Pincart et François Pebernat, marchands de cette cité, Vincent Alerigues, apothicaire, et Antoine Clar, ils constituèrent une compagnie de commerce, au capital de 3000 à 3500 ducats. Les expéditions devaient se faire de Perpignan ou de la Catalogne. Luc Vilar représenta l'association en Sicile et à Naples. Il renvoyait le produit des ventes ou acquisitions par voie de Valence, Barcelone, Lyon ou autres villes.

Archives des Pyr.-Or.. B. 353.

VILAR (Michel), notaire de Perpignan, instrumentait dans cette ville, vers le milieu du xvir siècle. Il épousa Marie Revnalt, fille de Jean, mercader de Perpignan, et laissa un fils unique, du même nom que lui.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 802.

VILAR (Michel de), fils du précédent, reçut en 1666, le doctorat en philosophie à l'Université de Perpignan. Il entra dans la magistrature, et après avoir été conseiller au Conseil Souverain du Roussillon, obtint, en 1689, la charge de président à mortier auprès de ce tribunal suprême de la province. Au mois de février 1702, Louis XIV lui octroya des lettres de noblesse, datées du château de Versailles. Michel de Vilar épousa Jeanne Coll et laissa à sa mort, trois fils : Joseph, qui fut l'héritier universel: Raymond, dont les notices suivront; Michel ; et quatre filles : Victoire, Candide, Jeanne et Marie-Thérèse. Deux de celles-ci épousèrent, l’une Antoine de Blay et l'autre Antoine Ribes. Quant à Michel de Vilar, il fut fait seigneur du Vilar d'Ovança (Mont-Louis) et de Planès. 11 fut inhumé dans la chapelle de Saint- Érasme, construite dans l'église des Minimes de Perpignan (actuellement Manutention militaire).

Archives des Pyr.-Or., B. 402, E. (Titres de famille), 802.

VILAR (Joseph de), fils aîné du précédent, seigneur de Vilar d'Ovança et de Planès, fut nommé juge de bayle en 1710. Devenu avocat-général au Conseil Souverain du Roussillon, le 10 avril 1720,

Joseph de Vilar obtint la charge de président à mortier auprès de cette Cour, en survivance de son père, le 12 mai 1725. Il mourut le 22 septembre 1740, fut inhumé à Thuir et fut remplacé au Conseil Souverain par Xavier-Clément du Bois de Boisambert. Joseph de Vilar avait contracté alliance avec Marie Coll y Manalt, qui lui donna un fils, appelé François, dont la notice suit.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 802. — Archives communales de Thuir, GG. 70. — Mémoires de Jaume.

VILAR (François de), fils du précédent, chevalier, seigneur de Vilar d'Ovança, Planès et autres lieux, fut nommé avocat-général près le Conseil Souverain de Roussillon, à la date du 27 juin 1746. I1 devint Procureur-général, le 27 mars 1762. Les notes de l’Intendance disaient sur le compte de ce magistrat : « Il est très honnête homme, très instruit, mais lent ; ce qui provient peut-être et de la douceur de son caractère et du défaut de sa santé assez languissante. » Après avoir exercé les hautes fonctions de Procureur-général jusqu’en 1787, François de Vilar rentra dans la vie privée. « M. de Vilar, raconte Joseph Jaume dans ses Mémoires, se démit de sa place de procureur-général en faveur de M. Desprès, conseiller de la même Cour, et petit-fils de M. Desprès, ancien procureur-général, décédé en 1747, moyennant une pension viagère de 6.800 francs, que dit s. Desprès s’obligea de payer tous les ans au dit s. de Vilar ; ainsi réglé et convenu entre eux par l’entremise de M. de Malartic, premier président, en décembre1787.M.de Lamoignon,alorsgarde des sceaux, refusa de pourvoir M. Desprès de cette place ; et à la sollicitation de M. Albert, qui était alors intendant de police à Paris, il y fit nommer par le roi, en février 1788, M. Noguer Albert qui était neveu du dit s. Albert, et qui était le second des avocats généraux, et fut reçu procureur-général le 3 avril suivant; et M. de Cascastel fils, nommé avocat-général à sa place, y fut reçu le même jour. Néanmoins, M. Desprès se vit obligé de payer à M. de Vilar la pension de 6.000 francs parce qu’en la lui promettant, il s'était soumis à tous les événements; mais enfin, pour accommodement entre eux, elle fut réduite à la moitié, et enfin elle fut éteinte par la Révolution francaise, dès que le Conseil Souverain de Roussillon fut supprimé. » François de Vilar avait épousé Marie de Boisambert de Çagarriga, née en 1718, décédée le 26 décembre 1775. Celle-ci n'eut qu'un fils Joseph, lequel unit ses destinées à Josèphe d'Oms, fille de Thaddée d'Oms, descendue dans la tombe peu de temps après son mariage. Marie de Vilar de Boisambert, épouse du Procureur-général, était la sœur du seigneur de Corbère, Louis de Boisambert, célibataire, décédé au mois de mars 177%, après avoir

VILAR

institué héritier universel son neveu, Joseph de Vilar. Depuis 1769, Louis de Boisambert soutenait un procès que lui avait intenté Sauveur de Caramanvy. domicilié à Barcelone, en revendication de la terre et de la seigneurie de Corbère. Par arrêt du 1“ juin 1781, le Conseil Souverain de Roussillon jugea en faveur de Joseph de Vilar, neveu et héritier de Louis de Boisambert. Sauveur de Caramany se pourvut en cassation contre cet arrêt, au Conseil d'Etat du roi à Paris. Il fut débouté et la seigneurie de Corbère resta jusqu'à la Révolution entre les mains de la famille de Boisambert. François de Vilar survécut à son fils Joseph qui descendit dans la tombe, le 1* mai 1789, laissant deux garçons. Il mourut à son tour, à Thuir, le 17 mai 1798.

Mémoires de Jaume.

VILAR (Raymond de), fils cadet du président Michel de Vilar et de Jeanne Coll, fut conseiller au Conseil Souverain du Roussillon. Il contracta alliance avec Marie-Angélique de Ham, qui luidonna deux fils : Michel, dont la notice suit, et François. Celui-ci suivit la carrière des armes. Il était lieutenant au régiment de la Sarre-Infanterie, en 1746, et assista aux séances de l’ordre de la noblesse en 1789, Il y parut avec le titre de major du fort des Bains.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 802.

VILAR-HAM (Michel de), fils du précédent, né en 1723, exerçait la profession d'avocat depuis le 17 janvier 1746 et celle de greffier en chef du Conseil Souverain du Roussillon depuis 1786, lorsqu'il fut élu juge du Tribunal civil de Perpignan en 1790. Michel de Vilar-Ham dut donner sa démission, durant le mois de juillet 1792. En mai 1793, il fut arrêté et. emprisonné à Montpellier jusqu’'après le 9 thermidor. Michel de Vilar-Ham mourut en 1744.

Memoires de Jaume.

VILAR (François), issu de l'union contractée entre André Vilar, pagès de Céret et Anne, remplissait la charge de scrivent à Céret, lorsqu'il épousa, en 1637, Françoise Martinez, du Boulou. De ce mariage naquit un fils, Joseph, qui devint baron de Nidolères.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 802.

VILAR (Joseph, baron), fils du précédent, naquit au Boulou. Il épousa Marie Companyo, qui était déjà veuve d’Alexis de Pont, bourgeois de Perpignan. «En 1712, écrit J. Sauvy, la baronnie de Nidoleres entra dans la famille Vilar. Elle s’étendait sur une partie de l'arrondissement de Céret ; elle possédait les droits de fiefs, de justice, de pêche, de chasse, mai-

VILAR

son, moulin, cortals, bestiaux, hommes, femmes, enfants et sur tous ceux qui voudraient s'établir à Nidolères. Le baron Vilar, de Céret, qui avait assisté aux séances de l’Assemblée provinciale en 1787 et 1788, mourut en 1788 et par suite n'assista pas aux séances des Etats généraux. Il laissa en mourant plusieurs enfants. dont le tuteur dévora l'immense fortune que leur père leur avait laissée. »

Archives des Pyr.-Or.. E. (Titres de famille), 802. — J. Sauvy, Institutions de la province de Roussillon, Laval, 1890.

VILAR (Joseph de), fils de François de Vilar. procureur-général au Conseil Souverain du Roussillon (voir plus haut) et de Marie-Thérèse de Boisambert de Çagarriga, fut l'héritier du nom, des armes ct des biens de la maison de Boïisambert. Il unit ses destinées à Josèphe d'Oms d’'Armengau qui lui donna deux fils, François et Léon, dont les notices suivront. Joseph de Vilar avait deux sœurs.Marie, l'ainée, épousa Joseph d'Oms (Ponteilla) et Fran-

çoise, la cadette, se maria à Louis de Lachapelle.

VILAR (François de) était le fils aîné de Joseph de Vilar de Boisambertet de Josèphe d'Oms d'Armengau, décédée à Vinça en 1787. Il contracta alliance, en 180$, avec sa cousine-sermaine Henriette d'Oreil d'Oms, née en 1785 et morte en 1837, après lui avoir donné trois enfants : Albert, né en 1810, mort célibataire à Perpignan, le 1” avril 1852; Léon et Gaston, dont les notices suivent.

Archives de la famille.

VILAR (Léon de), fils cadet du précédent, naquit en 1813. Il entra à l'Ecole polytechnique et se retira jeune du service militaire avec le grade de capitaine d'artillerie. De l'union contractée entre Léon de Vilar et Marie Muller sont issus: une fille, Alice, née en 1853, épouse d'Etienne Sire, et un fils Raoul, né en 1837. qui a uni ses destinées à Marie de Paillarès.

Archives de la famille.

VILAR (Gaston de), frère du précédent, était né en 1818. Il se maria, en 1846, avec Marie Arago et eut d'elle trois enfants: Henri, qui épousa Alice Picon ; Léon, décédé en 1877, et Gaston (1854-1882).

Archives de la famille.

VILAR (Joseph de), deuxième fils de Joseph de Vilar de Boisambert et de Josèphe d'Oms d'Armengau, contracta alliance avec sa cousine-germaine Adélaïde d'Oreil d'Oms (1787-1844). Un fils unique est issu de leur union: Edmond, né en 1813, époux de Pauline de Çagarriga. De ce dernier mariage

naquirent : Marie, qui unit ses destinées, en 1872, à Henry de Maynard et Joseph, décédé à Thuir, le 11 mars 1885.

Archives de la famille.

VILAR (Etienne-Jean-Jacques) naquit à Perpignan, le 6 août 1730. Ayant embrassé la carrière ecclésiastique. il obtint, en 1761, un bénéfice à l'église de Saint-Mathieu où il avait été baptisé. Le 14 novembre 1769, Etienne Vilar reçut les bulles de nominalion à la cure de Ponteilla. II fut installé dans cette paroisse, le 29 janvier 17570 ; il Yexerça un ministère fécond durant une cinquantaine d'années. Etienne Vilar agrandit l'église de Ponteilla, en faisant construire, de 1775 à 1781, les deux chapelles de N.-D. de la Victoire et de Saint-Gaudérique. Le retable de cette dernière chapelle est l’œuvre du sculpteur Nècre. Le curé de Ponteilla refusa de prêter le serment à la constitution civile du clergé. Forcé de fuir en exil, le 17 septembre 1792, il trouva un asile assuré au couvent espagnol des Pères Chartreux de Vall de Christo. Après l'entrée des troupes espagnoles dans le Roussillon, Etienne Vilar crut pouvoir retourner au milieu de ses ouailles. Il rentra effectivement dans sa paroisse, le 8 juillet 1793; maisaprès la bataille de Peyrestortes, les armées françaises avant pénétré dans Ponteilla (23 septembre 17931, Etienne Vilar fut de nouveau mis dans l'obligation derevenir sur la terre étrangère. 11 s'établit sur la frontière franco-espagnole, à Torteilla, d'où il ne cessa de correspondre avec ses paroissiens. La fermeté dans la foi. la patience dans les épreuves, la charité dans les relations, tel est le thème des lettres qu’il adressa aux habitants de Ponteilla, depuis 1796 jusqu'en 1800. Le 25 novembre 1800, Etienne Vilar fut de retour dans sa paroisse, pour y reprendre immédiatement ses fonctions curiales. Le 18 juin 1804, après la réorganisalion du diocèse de Perpignan, par l'évêque Ferdinand de Laporte, Etienne Vilar recut le titre de desservant de l'église de Ponteilla, avec charge d'assurer le service religieux dans la localité de Pollestres et dans le hameau de Nyls. Le jubilé de 1805, gagné par la généralité de ses paroissiens, fut un sujet de consolation et de joie pour l'âme du curé de Ponteilla. Le 18 décembre 1818, Etienne Vilar réhabilila l'église d’Anvis, qui avait été profance pendant les mauvais jours de la tourmente révolutionnaire. Il remplit les charges de son ministère avec un zèle admirable jusqu'au jour de sa mort, survenue à Ponteilla le 20 avril 1819.

Abbé TonnetLLes, Un curé de campagne de l'ancien régime, Perpignan, Latrobe, 1893.

VILAR (Isidore), né à Err en 1797, était fils de François Vilar, marchand ambulant, et de Marguerite

Tarrats. À l’âge de douze ans, il fut engagé à Perpignan, comme apprenti tanneur. Mais appelé par Dieu à l’état ecclésiastique, Isidore Vilar ne tarda pas à retourner au foyer paternel, où il demanda à suivre les attraits de sa vocation. Après trois années de latinité passées au collège des Ecoles pies de Puigcerda, Isidore Vilar vint à Perpignan subir son examen d'admission au Grand Séminaire diocésain, alors établi à Carcassonne. Il fut ordonné prêtre par Ferdinand de Laporte, le 165 juin 1821. Nommé vicaire à Ille-sur-Tet. le 1” août de la même année. Isidore Vilar fut appelé à la cure d'Amnélie-les-Bains, le 10 juin 1823. Cet ecclésiastique futensuite pourvu du titre de succursaliste de Marquixanes le 16 août 1828, de desservant de Torreilles le 3 décembre 1830, et de curé de Collioure le 7 juin 1837. C’est principalement dans cette dernière paroisse qu'isidore Vilar déplova les ressources d’un zèle tout apostolique allié à la sagesse la plus consommée. Il fut à la tête de cette cure importante durant l'espace de trente-cinq années. Pendant le coursde son ministère à Collioure, Isidore Vilar fit donaer quatre missions dont les résultats furent progressivement consolants. Après la mission du Père Régis qui eut lieu en 1849, quatre-vingts hommes s’approchèrent de la Sainte Table. Cent quatre-vingts hommes communièrent à l'issue de la mission prêchée en 1857 par les Pères Bénigne et Benoît. La mission de 1865 prêchée à Collioure par les Révérends Pères Exupère et Apollinaire réunit autour de la Sainte Table trois cents hommes. Une communion de trois cent quatrevingt-dix hommes fut le digne couronnement de la mission que les Pères Exupèreet Ladislas donnèrent dans cette mème paroisse en 1879. « Entrez, dit l’auteur de la vie d'Isidore Vilar, dans cette église de Collioure que Mgr Gerbet, en tournée pastorale, a appelée une petile basilique. Depuis la tête jusqu'aux pieds, depuis le vestibule jusqu’au maître-autel, à droite et à gauche, c'est à peine si vous découvrirez ‘un pan de ce vaste édifice, qui n'ait recu de la main de l’abbé Vilar une transformation radicale. » Après avoir été un exemple vivant de vie sacerdotale, Isidore Vilar, que son évêque avait nommé chanoine honoraire, mourut à Lourdes, le 6 juin 1872, durant le pèlerinage diocésain de Perpignan à la grotte de Massabielle.

Sans nom d'auteur, Biographie de M. l'abbe Vilar, Espira-del'Agly, 18735.

VILARASA (Pierre et Raymond de), chevaliers, vivaient à Perpignan durant la première moitié du xv° siècle. Le 14 mars 1444, Pierre de Vilarasa fit une fondation d'anniversaires à l'église Saint- Jean de Perpignan.

Archives des Pyr.-Or., B. 254, 278, G. 236.

VILARASA — VILASECA

VILARASA (François de), chevalier de Perpignan, possédait des créances sur les villes de Thuir et du Boulou, sous le règne de Ferdinand [°.

Archives des Pyr.-Or., B. 345, 357, 418.

VILARASA (Jacques-Jean de), damoiseau de Perpignan, contracta mariage, en 1540, avec Angèle Crivaller. Il testa en 1552 léguant tous ses biens à son épouse.

Archives des Pyr.-Or.. E. (Titres de famille), 804.

VILARDELL (Michel) occupait l’archidiaconé d'Elne en 1664. Ce dignitaire ecclésiastique était en outre chancelier de l'Université de Perpignan, en 1666. Comme tel il eut maille à partir avec le célèbre vicaire-capitulaire Jérôme Lléopart, qui avait enfermé des docteurs en théologie dans les cachots de l’officialité. Michel Vilardell fut désavoué par un arrêt du Conseil d'Etat en date du 1#octobre 1666. Le grand archidiacre Vilardell mourut dans les derniers jours du mois d'août 1674.

Archives des Pyr.-Or., G. 3, 117.

VILARIC (Arnald de), fut nommé par lettres de Pierre-le-Cérémonieux. à l'office de châtelain du Château de Perpignan.

Archives des Pyr.-Or., B. 100.

VILASECA (François de), bourgeois immatriculé de Perpignan, épousa en 1536, Grâce, fille d'Antich Xammar, mercader de la même ville. Il mourut le 2 octobre 1556, laissant quatre garçons et quatre filles : Onuphre; Galcerand, dont la natice suit; Jérôme; Frédéric; Angèle qui fut religieuse au couvent de Sainte-Claire à Perpignan ; Raphaëlle et Louise.

Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 806.

VILASECA (Galcerand de), fils du précédent, contracta alliance avec Denise, fille de Joseph Montaner, docteur en droit. régent de la chancellerie du roi de Sardaigne. Üne enfant unique, Antoinette, naquit de ce mariage. Celle-ci unit plus tard ses destinées à Pierre Lilobet, fils d'Onuphre Llobet (voir ce nom), dont la veuve, Magdeleine, convola en secondes noces avec Galcerand de Vilaseca, resté aussi veuf. Philippe III adressa une lettre à Galcerand de Vilaseca pour lui accorder les privilèges nobiliaires concédés aux citoyens honorés de Barcelone. Galcerand de Vilaseca testa le 1” novembre 1608 et demanda à être inhumé sous la chapelle du Saint-Sacrement. construite dans l’église Saint- Jean de Perpignan. Une rue de Perpignan, située dans le nouveau quartier de la Gare, porte le nom de Galcerand de Vilaseca.

Archives des Pyr.-Or., B. 380, E. (Titres de famille), 806.

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