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V. Aracow, Un poële roussillonnais, Pierre Batlle

BAYART (Antoine) fut procureur royal et trésorier-général de Roussillon et Cerdagne, durant l’occupation française de la province par Louis XI, pendant l'espace de quatorze ans (1480-1494). Un de ses frères, Michel, remplissait l'office de licutenant à la procuration royale, et un autre était chanoine de Sainte-Marie d'\igucperse, au diocèse de Clermont.

Archives des Pyr.-0r.. 323, 325, 412, 413.

BEAUPLET, graveur français ; on connaît de sa composition deux gravures sur bois: Le siège de Perpignan en 167? et le Cardinal de Richelieu sur son lit de mort.

BEAULIEU (Germain-Michel Camus de) succéda, le 17 février 1676, à Eticnne Carlier dans l'Intendance de la province de Roussillon. Il reçut mission d’aliéner ct de vendre les biens confisqués sur les complices des conspirations de Villefranche, et sous son administration, Vauban construisit des fortifi-

cations à Perpignan et dans les places de la province.

he

L'Intendant de Beaulieu fut nommé, en 1681, commissaire général de l'artillerie de France.

Archives des Pyr-Or., GC. 1404-1407. — Abbé ToRREILLEs, L'œuvre de Vauban en Roussillon, Perpignan, Latrobe, 1901.

BÉDOS (Joseph-Jacques-François), né en 4865, fit son éducation cléricale dans le séminaire de Saint-Sulpice. Devenu prêtre, il occupa une chaire de directeur, d’abord au grand séminaire d'Aix, puis à celui de Bordeaux. Il y professa durant six ans les cours d'Écriture sainte. Il rentra dans sa famille et, désireux de faire servir à la gloire de Dieu et au bien des âmes les talents que Dicu lui avait départis, se mit à la disposition de l'autorité diocésainc. Mgr de Saunhac lui confia les fonctions de secrétaire-général de l'évêché. I Le fit successivement chanoine (1838), vicaire-général et membre de son conseil. Il mourut le 27 mai 1870, étant doyen du chapitre de la cathédrale.

Archives de l'évèché de Perpignan.

BÉDOS (André-Augustin-Stéphane), un des plus généreux donateurs du Musée, naquit à Perpignan en 1813. En 1837, il était jeune avocat à Paris, mais son goût pour les Beaux-Arts se manifestait déjà, et il le montrait par des articles de critique qu'il publiait dans les journaux. Il était lié avec les artistes, avec Isabey notamment, et c’est ainsi qu’il en vint à former une collection nombreuse de tableaux et de dessins. Cette collection, Bédos l'a donnée de son vivant, presque toute entière, au musée de Perpignan, en 1876 et en 1880.

Bédos avait été substitut du procureur-général à Montpellier et bâtonnier de l’ordre des avocats à Perpignan. Il est mort en 1883.

CROUCHANDEL, Catalogue raisonné des objets d'art el d'archéoloyie du Musee de Perpignan.

BÉGUIN (Louis) naquit le 10 mars 1811, d'une honnête et laboricuse famille d'ouvriers. Il fit de brillantes études au collège de Perpignan; il fut reçu avec le premier numéro à l'Ecole centrale. Mais sa vocation était l'instruction publique; il s’y consacra tout entier. Dans ce temps où la mobilité et l'inconstance sont le partage de beaucoup d'esprits. une seule pensée, une œuvre unique ont absorbé sa vie. Celte pensée, cette œuvre, c'est l'Ecole normale. [ linaugura en 1833 ; il l’a dirigée quarante ans: il en personnifiait les traditions.

Très versé dans les études scientifiques, il enseinait avec une clarté parfaite les sciences physiques, chimiques et naturelles. L'ensemble des travaux de l'École était l'objet de sa vigilante attention : mais en même temps il donnait les plus grands soins à la direction morale. Il savait persuader aux élèves que

Se ———————î— au

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la profession d’instituteur est aussi belle que féconde, qu'ils doivent l'aimer pour elle-même, pour les services qu'ils sont appelés à rendre à la société. Il s’efforçait d'élever leur cœur à la hauteur de leur mission, et il x parvenait, parce qu’il prêchait d'exemple...

L'autorité supérieure appréciait le mérite de Louis Béguin ; elle lui accorda les palmes d’or de l'Instruction publique et la croix de la Légion d'honneur. Il avait reçu plusieurs médailles pour son école. Mais modeste autant que dévoué à sa lâche, il continuait de demander le meilleur prix de ses labeurs à sa conscience, à l’intime satisfaction de l’accomplissement du devoir.

En 1836, Louis Béguin commença, dans une tour ancienne qu’on peut encore apercevoir sur les bords de la rive droite de la Basse, une série d'observations qu'il continua jusqu’en 1841. Elles furent alors interrompues jusqu'en 1850.

À cette époque, l'Ecole normale fut transférée dans le local qu'elle occupe actuellement ; Louis Béguin y reprit ses observations et il les a continuées depuis, sans lacunes, jusqu'au moment (30 juillet 1873) où une mort subite l’a enlevé à ses travaux.

C'est donc pendant une durée de vingt-neuf ans que le zélé directeur de l'Ecole normale s'est imposé l'obligation de lire, à heure fixe et plusieurs fois par jour, la série des instruments nécessaires aux études météorologiques. Ceux-là seuls qui font des observations régulières pendant longtemps connaissent l’'intelligente attention et la persévérance laborieuse qu'exige ce travail.

Béguin n’a rien publié; nous devons cependant reconnaître le grand mérite de l’homme qui entreprit les observations météorologiques, dont il pressentait l'utilité alors qu’elles étaient presque universellement abandonnées ct fort mal appréciées.

XAX/° Bulletin de la Sociélé Agricole, Scientifique et Litléraire des Pyrénées-Orientales.

BELLCASTELL (Pierre de), chevalier roussillonnais que le roi Sanche de Majorque choisit pour son majordome ou officier chargé du service de la table. En 1319. ce prince lui fit concession en fief honoré de certaines justices ct droits sur Vilallongade-la-Salanca, avec obligation de payer tous les ans, au Domaine royal, un cens de trente livres.

Archives des l'yr.-Or., B. 190, 344.

BELLCASTELL (François de), fils du précédent, seigneur de Vilallonga-de-la-Salanca, acquit, en 1353, de Picrre Fuster, une créance sur le lieu de Pontella, et hérita à la mort de son beau-frère, le chevalier de Saint-Jean, de la scigneurice de Saint- Jean-pla-de-Corts. Jean Fernandez Munyos et Ber-

BELLCASTELL — BÉRENGER

nard d'Olzinelles, co-scigneurs de Pontella, revendiquèrent des droits sur ce fief. Les deux parties en vinrent à un arbitrage, et une sentence prononcée à Perpignan, le 4 février 1356, par Raymond de Perellos, déclara que les prétendants renonçaient à tout droit sur Pontella en faveur de François de Bellcastell, qui serait tenu toutefois de payer deux cents florins pour les indemniser des frais occasionnés par leurs réclamations. François de Bellcastell était conseiller de Pierre IV le Cérémonieux. Il seconda ce monarque dans la guerre qu'il avait entreprise contre le roi de Castille, en lui avançant la somme de 1982 livres, de concert avec Bérenger d'Oms, ct en faisant une levée de vingt chevaliers équipés pour servir dans l’armée aragonaise. François de Bellcastell était décédé en 1368 : il laissa deux fils qui lui succédèrent à Pontella. Jean de Bellcastell, fils et héritier de François, est cité en 1368 comme seigneur de Saint-Jean-plade-Corts. Par acte des 6 et 7 février 1370, il vendit, du consentement de son grand'père, Pauquet de Bellcastell, la moitié de la scigneuric de Caladrocr à Béatrix, épouse de Bérenger d’Oms et dame de Mosset. Il était encore seigneur de Saint-Jean-pla-de-Corts en 1372, mais il mourut jeune, et nous ne savons si son frère Pauquet lui survécut. Quoi qu'il en soit, ces deux jeunes gens étaient décédés en 1375. et ils eurent pour successeur leur oncle Pauquet de Bellcastell.

Archives des Pyr.-Or., B. 99. 109, 129, 133. — ALarT, Nolices historiques sur les communes du Roussillon, 2° série, 1878, Perpi-

gnan, in-12. — Abbé J. CaPprizzr, La seigneurie de Saint-Jeanpla-de-Corts, 1903, Céret, in-$°.

BELLCASTELL (Pauquet de), châtelain de l'importante place forte ou château de Castellnou, reçut ordre, en 1347, de Pierre IV d'Aragon, de conduire les machines et engins de guerre nécessaires pour assiéger le château de Ria qui persistait à se défendre au nom de Jacques de Montpellier. Il hérita, en 1375, les seigneurics de Pontella et de Vilallongade-la-Salanca, à Ha suite de la mort de ses neveux, Jean et Pauquet. Mais il ne conserva pas longtemps celle de Pontella, car une ordonnance du procureur royal rendue le 17 juin 1377 en fit la remise à Gueralda dez Volo; le fief de Vilallonga resta à son fils François ; quant à la seigneurie de Saint-Jean-plade-Corts, elle fut dévolue à Bérenger d'Ortafa, chambellan du roi Jean [°° d'Aragon.

Archives des Pyr.-Or., B. 110, LX3. — ALanT, op. ci. — Abbé J. CAPEILLE, op. cil.

BELLERA (Guillaume de) était gouverneur des comtés de Roussillon et de Cerdagne au moment de la chute du royaume de Majorque. Le 16 décembre 1344, il fut chargé par Picrre IV de reprendre l'enquête judiciaire sur l'atelier monétaire de Perpi-

gnan et l'accusation de faux-monnayage qui pesait sur Jacques II. L’instruction de cette affaire dura jusqu'au 8 février 1345. À cette date, une ordonnance du roi d'Aragon porta nomination en faveur de Guillaume de Bellera de chätelain du château royal de Perpignan et lui permit de centraliser entre ses mains l'administration civile et militaire du Roussillon. Une lettre du même prince lui conféra juridiction absolue pour pourvoir au remplacement des officiers et notaires roussillonnais, presque tous décédés à la suite des pestes, maladies et guerres récemment survenues. Les honoraires de son traitement annuel s'élevaient à la somme de dix mille sols. En 1358, il reçut une commission pour mettre à exécution les donations en franc-alleu des lieux de Vinça, Clavra et Saint-Laurent-de-la-Salanca faites par le roi en faveur des deux infantes, Constance. reine de Sicile, et Jeanne. filles de Pierre IV.

Archives des Pyr.-Or.. B. 97, 100, 106, 110. — LECOY DE LA MarcueE, Les relalions politiques de la France avec le royaume de Majorque, t. 1.

BENENATUS, é: êque d'Elne, suivant les preuves données par le P. Sismond et d’autres savants critiques, souscrivilt le troisième concile de Tolède, ouvert le 6 mai 589, dans lequel plusicurs prélats wisigoths encore attachés à l’arianisme abjurèrent leurs erreurs. La même année, Benenatus se trouva au concile de Narbonne, réuni le 1° novembre, en exécution d’un canon de celui de Tolède portant qu'on tiendrait tous les ans, à pareil jour, un concile dans chaque province ecclésiastique.

Puiccant, Calalogue biographique des eveéques d'Elne.

BÉRENGER (Raymond), dix-neuxième abbé de Saint-Martin-de-Canigou, élu le 9 décembre 1360, mourut le 28 janvier 1380. Le 29 juin 1366, ilaccorda, de concert avec ses religieux, l'affranchissement des droits de queslia, inleslia, rorquia, cugucia aux hommes et femmes des licux d'Odello, Vilalta. Pardinella, Egucd,Targasona et Pla. [Len fitautant. le 12 juin 1370, en faveur des habitants de Marquixanes. Le monastère de Saint-Martin avait éprouvé des dommages considérables et de nombreuses vexations durant l’année 1374, lorsque lInfant de Majorque, avec ses partisans. vint de nuit, par des chemins détournés et à travers la montagne, envahir l'ahba\e. Ce prince maltraita et blessa l'abbé et les moines, les emmena prisonniers, emporta les joyaux de léglise, prit ensuite et ruina le village et le château de Vernet. Le 18 octobre 1375, le roi d'Aragon accorda des lettres d’absolution à l'abbé, aux moines et aux prêtres de Saint-Martin pour les crimes à eux imputés lors de cette invasion de leur monastère, de leurs chà-

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