BOSCH — BOUIS
Presul Jaspertus jacet hic jurista diserlus.
Lector sis cerlus viril sine labe repertlus, Annis millenis octo simul ocluagenis
Inde ducentenis temporibus de ordine plenis, Aprilis nonas lerno numerum sibi ponas.
Sancti Felicis abbas laudandus amicis
Sic eras unde fuit inde sacrista Gerunde Inde Valentine sedis Paslor medicine
Utrosa (sic) virtutis gregibus dans dona salutis. Pulrer, formosus, largus, lelus, generosus.
Querere de genere si vis descendit a quo
De Castro genitrice novo palre de Botonaco Presbylerosque duos altare quod edificavit Magdalena tuos slaluit divine Matris honori.
Tolum se tribuit Domini subjectus amori.
Requiescat in pace. Amen.
Dic paler noster pro animé sud.
ViuLaNtEva, Viaje literario a las iglesias de España, t. X. — He xry, /lisloire de Roussillon, t. EL. — Tor DE Borpas, L'Ordre de Saint François d'Assise en Roussillon. — Abbé J. CAPEILLE, Figures d'évéques roussillonnais.
BOUIS (Dominique-Mathieu-Joseph), fils d'un pharmacien de Perpignan, en renom, naquit dans cette cité, le 41 décembre 1797. Ses goûts le portèrent vers l’étude spéciale de la chimie. Par une faveur particulière, il fut reçu pharmacien par le jury médical, à l’âge de vingt ans. C’est à cette époque qu’il commença son cours de chimie dans le local de l'Université. Il occupa cette chaire jusqu’en
.1848, date à laquelle elle fut transférée au collège.
Lorsque le savant professeur Anglada, préludant à son Trailé des Eaux minérales demanda au département un aide pour l'analyse des eaux thermales, Villiers de Terrage, alors préfet des Pyrénées-Orientales, s’'empressa de lui donner D. Bouis. Anglada découvrit dans son jeune ami tant de belles qualités qu'il lui consacra dans son ouvrage quelques lignes, dans lesquelles il lui donne un témoignage public de son amitié et de sa satisfaction. En 1822, Bouis se fit reccvoir une seconde fois pharmacien, par l'Ecole de Montpellier. En 1830, il remplaça son père aux hospices, avec le titre de pharmacien en chef. Bientôt les nombreux travaux qu'il publia attirèrent l’attion sur fui. Il fil paraïtre :
Tableau des terrains traversés par M. Fraisse aîné, dans le sondage qu'il a fait, à sa campagne près de Toulouges, elassés par M. Bouis, professeur de chimie (Bulletin dela Société d'agriculture, arts et commerce des Pyrénées Orientales. 1820-1829, n° 11) ; Couche d'argile noire, eramen de celte substance (Publicateur des Pyrénées-Orientales. 1832, n° 36 et 37) ; Mine de sine du Puiq Cabrera (Bulletin de la Société philomathique de Perpignan. t. IE, 1836) ; Recherches sur les gypses (pierres à plâtre) employées dans le département des Pyrénées-Orientales (Bulletin de la Société philo-
BOURRAT — BOUSQUET
mathique de Perpignan, t. II, 1836) ; Compte rendu de 1836 (Id., ITE, 1837) ; Eaux sulfureuses de Vernet (Id., IL, 1837) ; Composition de pierres à chaux du département des Pyrénées-Orientales (1d., IE, 1837) ; Minerai de manganèse de la Poussangue et Missègre (Id.,[V, 1838) ; Alcoolicité de plusieurs vins du département (Id., IV, 1838) ; Observations sur les eaux minérales du département et analyse de l'eau d'Amélie, (Id., V, 1841) ; Note sur un nouveau gisement de sulfate de manganèse (Id., VI, 1843) ; Eaux sulfureuses de Vernel. Copie du rapport joint à la demande pour oblenir l'autorisation de les employer en bains et en boisson (Publicateur des Pyrénées-Orientales, 1832, n°” 43 et 44) ; £aux minérales. À propos de l'ouvrage d'Anglada sur les eaux minérales du département (Id., 1833. n° 32 et 33) ; Ertrail d'un rapport de M. Bouis, professeur de chimie, imprimé dans le Bullelin de la Sociélé des sciences, belles-lettres, arts industriels el agricoles des Pyrénées-Orientales. Eaux sulfureuses de Vernet. Sources Mercader. Sans date, in-8° de 10 pages ; Notice sur les eaux thermales sulfureuses d’Arles-les-Bains (Amélie-les-Bains), département des Pyrénées-Orientales, el sur un projet de Société pour l'erploilation de ces eau, J.-B. Alzine, 1840 ; Eaux minérales sulfureuses de Molitg avec une notice médicale par M. Paul Massot, M'" À. Tastu, 1841. in-8° de 66 pages ; {fydrologie : Source l'auvelle à la place Saint- Dominique de Perpignan; eaux jaillissantes de Bages, Toulouges, Rivesalles ; hypothèse du parcours des eaux (Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales, VII, 1848) ; Notice sur les eaux thermales, alcalines, sulfureuses el non sulfureuses d'Oletle, Perpignan. J.-B. Alzine, 1852. in-8" : Eaur minérales sulfureuses de Molitg, Perpignan. J.-B. Alzine, 1861, in-8° de 56 pages. en collaboration avec Paul Massot ; Vallée de la Tet. Affluents el itinéraires (Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénécs-Orientales, XI, 1858). Plusieurs sociétés savantes se disputèrent l'honneur de posséder le savant chimiste dans leur scin. Bouis fut successivement nommé membre de l'Académie des sciences de Toulouse, de la Société de pharmacie. de la Société de chimie médicale, de la Société polytechnique, toutes les trois de Paris. Dans une de ses excursions scientifiques. la variété et l'abondance des eaux de Thuës l'avaient séduit. Avant, sur la fin de sa carrière, abandonné la pharmacie, il concentra tous ses efforts vers la création de l'établissement thermal de Thuës-les-Bains. D. Bouis est décédé à Perpignan le 17 mai 1866.
Journal des Pyrénées-Orientales, article nécrologique.
BOURRAT (Jean), naquit à Saint-André le 12 décembre 1859. Boursier au collège de Perpignan, il entra ensuite à l'Ecole des Arts et Métiers d'Aix où
il étudia durant trois ans (1876-1879). À sa sortie, il passa dans l’Administration des Ponts-et-Chaussées comme agent auxiliaire. A ce titre, il fut chargé des études de la ligne du chemin de fer de Marvejols (Lozère). Conducteur des Ponts-et-Chaussées en 1881. il fut affecté aux travaux de la ligne de Narbonne à Cerbère. 11 se lança de bonne heure dans la politique. Elu conseiller municipal de Perpignan en 1888, il fut candidat l’année suivante, dans l'arrondissement de Céret, aux élections législatives contre MM. Bartissol et Coste. En 1892, il fut réélu conseiller municipal de Perpignan et arriva premier sur sa liste. Le 31 juillet de la même année, il se présenta à l'élection au Conseil général du canton Ouest de Perpignan contre Jules de Laimer qui le battit. Il fut encore candidat aux élections législatives, dans la deuxième circonscriplion de Perpignan, Le 20 août 1893, contre M. Emile Brousse. Bourrat fut élu conseiller général du canton Est de Perpignan, le 29 juillet 1895, par 2352 voix contre 2129 attribuées à Théophile Ponchon. A la suite de la démission du siège de député par M. Emile Brousse. Bourrat fut nommé à sa place par 4181 suffrages contre 2254, qu'obtint l'inspecteur d’Académie Lloubes. Deux ans plus tard, aux élections législatives du 9 mai 1898. il triompha, avec 6705 voix, de M. Eugène Bardou, son concurrent, qui en recueillit 2869. Réélu conseiller général de Perpignan le 22 juillet 1901 contre M. Marius Clamont, il fut aussi réélu député aux élections législatives du 28 avril 1906 contre M. Eugène Sauvv. Bourrat triompha, le 16 décembre 1907. de M. Joscph Denis, candidat aux élections au Conseil général ; il fut battu aux élections sénatoriales du 3 janvier 1909. Au Palais-Bourbon, Bourrat siégea sur les bancs du parti radical-socialiste el soutint de ses votes les lois proposées par les ministères Waldeck-Rousseau et Combes. Il fit partie des commissions du budget et du comilé consultatif des chemins de fer. Jean Bourrat mourut à Perpignan, le # août 1909.
BOUSQUET (Georges), compositeur et critique, naquit à Perpignan le 142 mars 1818. Son père, employé des postes, avait un goût passionné pour la musique et saisissait toutes les occasions où il pouvait en entendre, soit à l'église, soit au théâtre. Il se faisait accompagner par le jeune Bousquet, dont les heureuses dispositions se développèrent rapidement par les impressions fréquentes que Part faisait sur lui. Dès l'âge de huit ans. il était enfant de chœur à la cathédrale, et jouait assez bien du violon. À dix ans, il entra au collège où il fit des études souvent entravécs par sa passion pour la musique. Enfin il se décida à se rendre à Paris, en 1833, dans l'espoir d'être admis au Conservaloire comme élèvevioloniste.