CAMPAGNE — CAMPREDON
hislorique sur sainte Eulalie qu’il prétendait n'être point la vierge-martyre de Mérida. Dans un supplément à sa Dissertation, Campagne essaya de réfuter, non sans talent, les arguments exposés par Alart. Celui-ci riposta en refondant son premier travail, et en le publiant, dans l’almanach le Roussillonnais de 1864, sous une forme nourrie d’érudition inattaquable et de critique impitoyable. La conclusion de ce duel scientifique fut de réduire Campagne au silence. À cette occasion, un poëête perpignanais, Jean Mercadier, fit un jeu de mots qu’on colportait dans les salons : Alart battit la... Campagne.
Ce ne fut qu’en 1888, sur la fin de ses jours, que le petit-fils de Fossa et neveu de Jaume consentit à publier sa savante et intéressante Disserlalion sur l’église Saint-Jean-le-Vieux, parue dans le XXIX° volume de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales. Campagne mourut célibataire, à Perpignan, le 7 décembre 1889.
CAMPREDON (Guillaume), peintre de Perpignan, n’est guère connu que par deux actes du mois de novembre 1317 relatifs à des maisons situées à Perpignan, rue de la Fusteria. Il y est dit que des rentes étaient perçues sur elles par Guillaume Campredon, pintor de la ville.
ALART, Notices historiques sur la peinture et les peintres rous-
sillonnais, dans le XIX° Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales.
CAMPREDON (Barthélemy), peintre de Perpignan, est cité comme témoin dans des actes successifs à la date du 14 juillet 1330, 14 juin 1348 et 10 décembre 1361. IL eut un fils du nom de Barthélemy qui vivait en 1339.
ALarT, Notices historiques sur la peinture et les peintres rous-
sillonnais, dans le XIX° Bullelin de la Sociélé Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales.
CAMPREDON (Georges), riche négociant de Perpignan qui, en 1414, possédait deux navires faisant la traversée de la Méditerranée pour exporter en Italie, en Roumanie et au Levant les draps du Languedoc, le sel d'Iviça, l'huile et diverses autres marchandises. Üne de ces embarcations fut réquisitionnée pour servir aux expéditions militaires d’Alphonse V en Sicile.
Archives des Pyr.-Or., B. 199, 218, 226.
CAMPREDON (Bonaventure) reçut de Philippe IV, le 15 février 1635, des lettres-patentes portant privilège de noblesse en faveur de sa famille. En 1639, Bonaventure Campredon figure dans les rangs de l’armée des nobles catalans que commandait Dalmace de Quéralt, comte de Santa-Coloma.
Archives des Pyr.-Or., B. 388, 390.
CAMPREDON — CANADAL 101
CAMPREDON (Thérèse de), épouse de François de Foix et de Béarn, jeune et belle personne de vingt ans, appartenant aux plus nobles familles du Roussillon, fut décapitée à Perpignan, le 13 mai 1662, après avoir subi quatre fois la question, sans qu'on put lui arracher un aveu. Inculpée dans l’affaire d’assassinat d’un jeune homme nommé Emmanuel San-Dionis, qui, d'après l'information, avait été son amant, elle fut condamnée, ainsi que plusicurs complices, à la peine de mort, par le Conseil souverain. Des traditions dignes de foi portent à croire que des causes politiques eurent plus de part que des intrigues galantes au terrible résultat de cette malheureuse affaire. San-Dionis fut frappé de cinquante-deux coups de poignard, dirigés contre le dénonciateur d’une conspiration tendant à se délivrer de la domination française à laquelle le Roussillon fut longtemps rebelle. La réunion de toute la noblesse roussillonnaise auprès de François de Foix et de Béarn, durant l'exécution capitale de son épouse sur la place de la Loge, vient à l'appui de cette assertion, soit que ce fut là le vrai motif, soit qu’on voulut masquer ainsi la honte d'un assassinat.
HENRY, Le Guide en Roussillon. — (GazANYoLs, Hisloire du Roussillon.
CAMPREDON (Louis de) était le fils cadet de Bonaventure de Campredon de Caramany et de demoiselle de Cahors de Boisambert. Né en 1742, il fut destiné à l’état ecclésiastique et reçut lhabit monastique de bénédictin. le 5 octobre 1755, des mains de dom Melchior de Bru ect Descallar, prieurclaustral de l’abbaye de Cuxa. Dom de Campredon prit le grade de docteur en théologie, fut nommé sacristain-mineur du couvent de Cuxa en 1759, devint ensuite prieur de Saint-Jacques de Calahons etyarda cet office jusqu’au mois de décembre 1772. Il fut à cette époque nommé par Louis XV grand sacristain à la place de dom de Réart, appelé à la dignité abbatiale el garda cette charge jusqu'en 1794. Il était encore vicaire-général du diocèse d’'Elne. Différent des autres religieux de son monastère qui prenaient pour but de leur promenade Prades ou Codalet, dom de Campredon, suivi d’un domestique, montés tous deux sur de magnifiques chevaux espagnols qui lui appartenaient, dirigeait d'habitude ses pas du côté de Taurinya, et passait la soirée en compagnie de l’abbé Sans, curé de la paroisse, ancien jésuite et homme fort instruit. Dom Louis de Campredon fut, avec Pierre Llanes, curé d'Ur, député par l'ordre du clergé à l’Assemblée provinciale du Roussillon tenue à Perpignan les 20-22 octobre 1787. Il quitta le couvent de Cuxa le 30 janvier 1791 pour sc retirer au sein de sa famille. Il émigra ensuite en Espagne, quelque temps après, et fixa sa résidence à Barcelone
où il se trouvait encore fixé en 1812. Son frère aîné, Bonaventure, chevalier honoraire de Saint-Jean de Jérusalem, avait épousé Marie-Thérèse de Ponte d’Albaret. Il émigra durant la Révolution et mourut à Gérone, en 1803, laissant un fils et une fille. Benoît, son frère cadet, était chevalier de Malte.
Archives des Pyr.-Or., G. 788, 823. — DeELAmoNT, Histoire de
la ville de Prades. — Marcel SELLER, L'Assemblée provinciale en Roussillon.
CAMPS (Joseph), né à Millas le 21 juin 1821, fit ses classes de grammaire au Petit-Séminaire de Prades, puis alla les compléter avec succès au collège de Perpignan. Contrairement à ce qui se fait habituellement, il commença ses études de droit par la pratique. Après avoir passé plusieurs années dans le notariat, il se rendit à Paris pour se fortifier dans la connaissance des affaires litigieuses. Il fit des séjours successifs chez plusieurs avoués, dans l'étude desquels il remplit les fonctions de premier clerc. Il fit son entrée au barreau de Paris en 1851. Immédiatement après il fut appelé à faire partie de la rédaction du Contrôleur de l'enregistrement où il succéda à un éminent jurisconsulte, Championnière, un des auteurs du Traité des droits d'enregistrement. À dater de ce moment, Camps se consacra spécialement à l'enregistrement, et devint le collaborateur de.Rigaud, avocat à la Cour de cassation et rédacteur en chef du Recueil. Une matière aussi aride et aussi peu connue que celle qui ouvrait son champ au jeune jurisconsulte présentait des difficultés de nature à rebuter des esprits autrement trempés que celui de Camps. Ses travaux précis, soigneusement élaborés, lui valurent une véritable autorité en matière d'enregistres ment. Quelques années après. Camps sentit le besoin de faire profiter de ses recherches et de ses connaissances juridiques tous ceux qui s'égarent dans les sentiers tortueux de la fiscalité. Il publia le Code et Diclionnaire d'Enregistrement qui est un guide intelligent et sûr pour les gens d'affaires. Cet ouvrage, dont le mérite fut promptement reconnu, valut à Camps, sur le rapport de Demante, professeur de droit à Toulouse, le titre de membre correspondant de l’Académie de législation. Camps poussa encore plus avant ses investigations dans le domaine juridique. Son activité et son savoir le déterminèrent à fonder presque seul le Moniteur des Tribunaur. Ce recueil de jurisprudence bi-hebdomadaire, est un véritable monument élevé à la science du droit pratique. Il rend tous les jours des services signalés à la magistrature et au barreau.
Tissenow, Annales historiques, 31° volume.
CANADAL (Bernard-Guillaume de) obtint, en 1410, du roi Martin, le bailliage du Perthus. En 1412,
Blanche, veuve de Michel dez Guëll, désigna son parent Bernard-Guillaume de Canadal pour régir la châtellenie de Bellegarde pendant la minorité de son fils. En 1413, Bernard-Guillaume de Canadal fit réparer la grosse tour du château, car le vicomte de Pérellos, capilaine-général de la province, avait donné ordre de prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir une invasion des Français qui soutenaient les prétentions du duc d'Anjou à la couronne d'Aragon contre Ferdinand de Castille nommé héritier par le compromis de Caspe. En 1422, Bernard- Guillaume de Canadal partit pour guerroyer en Languedoc contre les Anglais, sous la bannière de Bernard Albert, gouverneur de Roussillon, pour le comple du roi de France, Charles VIT. La petite troupe était avec Alphonse V à Tours au mois de décembre 1426 et à Melun au mois de février 1427. A cette date, Bernard-Guillaume dez Guëll avait atteint sa majorité et régissait personnellement la châtellenie de Bellegarde.
Archives des Pyr.-Or., B. 192, 202, 203, 219, 253. — GazaxyoLa, Histoire du Roussillon.
CANESPLEDA (Roger), chevalier roussillonnais, fit la campagne du royaume de Naples avec Alphonse V. En 1425, de concert avec Bernard Albert et Jean de Pau, il avait effectué la levée des nobles qui s'étaient engagés à suivre le roi d'Aragon dans son expédition militaire. En 1462, Roger Çanespleda était seigneur des Fonts (près de Galce). Il eut un fils, Jean, qui devenu seigneur de Cuxus, épousa, en 1496, Anne de Trégura, dame de Molitg.
Archives des Pyr.-Or., B. 268, 417. — ALanrT, Nolices historiques sur les communes du Roussillon, 1" série.
CANET (Ferrer de) fut, dès l'avènement de Jacques IT au trône de Majorque, nommé majordome du palais royal. Il fit partie de la légation que Picrre 1V envoya, l'an 1341, pour calmer Philippe VI de Valois justement irrilé contre Jacques IT. Celui-ci, profitant du conflit envenimé de la France el de l'Angleterre semblait vouloir assister cette dernière, afin de soustraire son domaine de Montpellier à la suzcraincté du roi de France. Le roi de Majorque, beau-frère de Picrre IV, fit valoir auprès de lui les liens du sang, la protection qu'avaient droit d'attendre ses autres états rangés sous la mouvance d'Aragon et l'inconvénient qu'il yavait à ce que Philippe VI s'agrandit d'une enclave qui morcelait son royaume. Le roi de France expédia vers Pierre IV un négociateur, Michel Ortiz, chargé de répondre à la mission de Ferrer de Canet. Le roi d'Aragon conseilla à Jacques IT d'envorver à Paris une ambassade qu'il appuicrait d'une autre pour terminer atmiablement le conflit. Ferrer de Canet, Bernard de Thous et Arnaud du Vivier parti-
CANESPLEDA — CANTA
rent donc à cet effet à la cour du roi de France. Mais ils eurent beau représenter, Philippe VI remit la cause à son Parlement. Les armées françaises allaient envahir Montpellier et le Roussillon, lorsque Jacques IF, trahi par son beau-frère, dut se rendre à Paris pour demander grâce. Ferrer de Canet ayant quitté le service de Jacques Il pour s'attacher à Pierre IV fut envoyé à la cour papale d'Avignon, demander, pour trois ans, le produit des dimes, et pour cinq ans, la moitié du tribut dont la Sardaigne était redevable au pape, à la seule fin d’aider le royaume d'Aragon dans la guerre qu’il soutenait contre les Marocains. Le 7 avril 1347, Ferrer se trouve au rang des grands personnages qui reconnurent héritière du trône, faute d’hoirie mâle, l'infante Constance. Il ne tarda pas à être éloigné de la cour, sur son refus de servir d'ôtage entre les mains de l’union légalement armée contre la dérogation de Pierre à la loi salique.
Publicateur des Pyr.-Or., 1834.
CANET (Dalmace de), viguier de Roussillon, durant l’espace de trois ans (1397-1400).
Archives des Pyr.-Or., B. 176, 185, 188, 222.
CANET (Raymond de) remplaça Pierre Blan à la lieutenance du gouvernement des comtés de Roussillon et Cerdagne, et eut la direction intérimaire de cette administration, à la mort du gouverneur Raymond de Pérellos (1440).
Archives des Pyr.-Or., B. 253, 262.
CANET (Jacques), peintre de Perpignan (1328- 1334).
ALART, Noles historiques sur la peinture et les peintres roussillonnais dans le XIX° Bulletin de la Sociélé Agricole, Scientifi- ° LA e LA ’ Q que el Lilléraire des Pyrénees-Orientales.
CANTA (Jacques), riche marchand de Perpignan, faisait le commerce maritime, dans la seconde moitié du xiv° siècle. Il fournit une galère à Martin [" pour permettre à ce roi de se rendre dans l'ile de Sardaigne.
Archives des Pyr.-Or., B. 178.
CANTA (Jean), fils du précédent, continua les spéculations financières de son père. Il percevait les revenus des leudes de Collioure. Sur la fin de ses Jours, en 1459, Jean IT lui envoya la provision de licutenant de la procuration royale, en remplacement de Pierre Bancells promu aux fonctions de licutenant de mailre-racional de Catalogne. Le souverain stipulait qu'il maintenait Jean Canta dans sa charge, malgré l'opposition du procureur royal. Charles d'Oins.
Archives des Pyr#Or., B. 201, 234, 292.
CANTA — CAPDEBOS
CANTA (Galcerand) épousa en secondes noces Marguerite. veuve d'André Miquel, seigneur de Saint- Féliu. Louis Canta, fils de Galccrand, ayant uni ses destinées à celles de Marguerite. fille de sa marûâtre, encourut, ainsi que son père, une sentence d’excommunication pour avoir contracté mariage entre alliés au troisième degré et parents au quatrième. Ils en furent relevés le 26 novembre 1502, moyennant la pénitence de six ducats d'or, par frère Guillaume Tolza, commissaire du Saint-OfMfice. Louis qui était seigneur de Castell-Rossella mourut en 1535 et son fils Jean lui succéda.
ÂLART, Nolices historiques sur les communes du Roussillon, "série,
CANTA (Garau) était commandeur de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1588. À ce titre il possédait les commanderies de Bompas et d'Orle.
Archives des Pyr.-Or.. G. 729, B. 435.
CANT A (Onuphre), seigneur de Castell-Rossello, remplit les fonctions provisoires de gouverneur de Roussillon, lors de la nomination de Jean de Quéralt au gouvernement de Catalogne (1599).
Archives des Pyr.-Or., B. 380.
CANTA (Jean), chanoine de la Réal depuis 1754, fut nommé membre de l'Assemblée du district du Roussillon par l'Assemblée provinciale de 1787.
Archives des Pyr.-Or., G. 395. — Marcel Sezrien, L'Assemblée provinciale en Roussillon.
CANTALLOPS (Bérenger de) fut élu évêque d'Elne en 1258, au dire du Gallia chrisliana. Wne prêta serment de fidélité au métropolitain qu'en 1254, après les quatre temps de seplembre, selon les archives du chapitre de Narbonne. Cependant Bérenger de Can- Eillops jouissait de ses droits épiscopaux en 1258, puisque le 45 mars de cette année-là, qui finissait Ta veille de Päques, Raymond d'Urg reconnut entre ses mains, tenir en fief de l'église d'Elne, le tiers de la dime de Thuir. Le 24 février 1259, Galcerand d'Avinvo reconnut également entre ses mains, tenir en fief de la dite église. pour sa femme Guillemine., fille de Gaucelm de TFatzo d'\Xmont, tout ce qui lui revenait de la dime de Tresmals. En 1263, 1e mème évêque obtint du roi d'Aragon. pour lui et ses sucesseurs, la porlion compétente au trésor royal des amendes qu'encouraient les violateurs de la paix et trève de Dieu. En 1265, il publia une lettre pour permettre de bâtir l'église de Notre-Dame du Pont de Perpignan. Le ü octobre 1266, il confirma à frere Guillaume de Bas, commandeur de la maison de la Merci de Perpignan, la cession du prieuré de Saint-Martin, de la même ville, que venait de lui faire Gaufred. prieur de Saint-
Michel de Cruilles, ordre de Saint-Benoît (diocèse de Gérone), avec l’assentiment de son supérieur, l'abbé de Saint-Michel de Clusa, en Piémont. Le 3 septembre 1270, il renonça par transaction avec les consuls de Perpignan. au droit d'exiger les lits et Les vêtements des particuliers qui mouraient dans cette ville, et à toute exaction pour l'administration des sacrements, movennant la cessation que firent les consuls de certaines portions de dime dans divers lerritoires. La mème année il assigna quatre-vingt livres pour la vicairie de Saint-Christophe du Vernet. En 1272, il fut un des évêques qui fit part à Grégoire X de l'élection de Picrre de Montbrun pour archevêque de Narbonne, en le priant d'envoyer au plus tôt l'élu à son Eglise. Le 25 mars 1279, il transigea avec le roi de Majorque. Le 4 mai de la même année, il assista au concile que réunit à Béziers l'archevêque de Narbonne. Le 29 janvier 1280 il termina, au moyen d’une transaction, les violentes querelles qu'il vŸ avait depuis bien longtemps entre les évêques du diocèse et leur chapitre au sujet de la juridiction temporelle de la cité d'Elne.
Puiccai, Catalogue biographique des évéques d'Elne. — Gallia christiana, VE, col. 1099, 68.
CAPDEBOS (Pierre-François), peintre, né à Perpignan le 27 février 1797, était membre de la Société libre des Beaux-Arts, de la Société de statistique universelle et de celle des Prrénées-Orientales, Perpignan lui doit la création de son musée de tableaux qui fut ouvert le 1° mai 1833, et pour lequel il avait fait de nombreux sacrifices. Le 31 mai de la méme année. l'autorité municipale voulant récompenser son zèle et son talent, le nomma directeur et conservateur du Musée et professeur de dessin à l'école gratuite. Capdchos a traité des sujets religieux et des sujets familiers. Il à fait aussi des lithographies estimées ; mais il s'est fail connaitre surtout par ses portraits. En 1824, la ville de Perpignan Île chargea de faire ceux de Charles X et de Henri IV. Le premier et celui de Louis XVTIF peint par Maurin pere furent brülés par le peuple, en 1830, sur la place de la Loge. Le second fut déposé au Musée. Ses portraits sont d'un physionomiste excellent ; en général ils sont d'une vérité et d'une ressemblance parfaites. Son coloris et sa manicre décellent un éléve des urands maîtres, et principalement de Rigaud qu'il avail constamment étudié. Capdebos dirigeait, en 1530, à l'école de médecine de Paris, un travail ana: tomique intéressant pour l'art auquel i s'était voué ; la révolution de juillet le lui fit interrompre. En 1833, il concçut l'idée de former à Perpignan unc Soctiélé libre des Beaux-Arts, Sciences et Belles-Lettres. Bien que ce projet n'ait pas pu se réaliser, il est jusle de dire que c'est aux réunions préparatoires de plu-
sieurs personnes qu'il avait convoquées, qu'est due, en partie, la création de la Sociélé Philomathique, devenue Sociélé Agricole, Scientifique el Liltéraire des Pyrénées-Orientales. L'impulsion qu'il donna alors produisit d’heureux résultats. Le nom de Capdebos figure sur la liste des fondateurs de cette société ; il prit une part aclive à ses travaux. Ses collègues, voulant lui donner une preuve de leur estime, Île nommèrent vice-président. Capdebos mourut à Paris, le 31 juillet 1836, des suites d'une attaque d'apoplexie.
CROUCHANDEU, Calalogue raisonné des objets d'art du Musée de Perpignan.
CA PERA (Bernard) était, en Sicile, à la cour du roi Martin. En récompense des bons offices rendus à ce souverain, Jean [° d'Aragon lui accorda, en 1390, le bailliage des lieux du Pertus et de Paniçars. Quelque temps après, il obtint la garde du château de Bellegarde, à la mort de Bernard Ça Rovira. Bernard Ça Pera mourut étant titulaire de la châtellenie de Bellegarde, sous le règne de Martin [".
Archives des Pyr.-Or., B. 163, 177.
CAPMANY (Pons de), damoiseau qui possédait le château de la Clusa, en 1285, lorsque Île roi de France Philippe ITI entra en Roussillon pour s’emparer du royaume d'Aragon, dont le pape lui avait fait don. Son rôle est tout à fait inconnu au milieu des événements qui sc déroulèrent à cette époque sur ses terres. Tout ce que l'on sait, c'est que, par la force même des choses, tandis que son seigneur féodal immédiat, le seigneur de Serrallonga, embrassait Le parti du roi d'Aragon, il fut obligé de recevoir dans son château une garnison française envoyée par le roi de Majorque, qui était devenu son seigneur suzcrain par la confiscation de la baronnie de Cabrens. Il dut à cette circonstance la conservation de ses biens et il mourut le 20 février 1292, selon l'inscription de son tombeau encore existante dans l’église de la Clusa. Elle est ainsi conçue :
Tercio deciumo kls marci
i anno domini m. cc. nonage simo primo obiit Poncius de Capile Magno domicellus dominus castri de Clusa Rogo le ul ores deum pro me.
Le cadre de cette inscription, orné de douze croix à douze pointes pometées est accroché à l’un des piliers de gauche, dans l’intérieur de l’église de la Clusa.
Pons de Capmany décédé ab intestal, ne laissa qu'une fille du nom de Blanche, sous la tutelle de son grand'père maternel Pierre Adalbert, bourgeois