‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 39 sur 227 · ÇA PERA — CARAGUEL · texte numérisé non relu

ÇA PERA — CARAGUEL

de Perpignan. Celle-ci épousa Guillaume de Crexell qui appartenait à une maison de lAmpourdan très connue en Roussillon depuis deux siècles. Elle fit son testament à la Clusa le 4 avril 1324 et institua héritier universel son fils Dalmace de Crexell.

ALART, ÂNolices historiques sur les communes du Roussillon, 1" série.

CAPPOT (André), né aux environs d'Agen, appartenait à une famille de bourgeois nobles, créée en 1727. Il exerça la profession d'avocat au Conseil souverain du Roussillon, et sût s'attirer les bonnes grâces de l’Intendant d'Albaret. En 1720 il fut nommé juge au bailliage ; le 24 avril 1734, il obtint un siège de conseiller au tribunal suprême de la province. Il mourut le 15 septembre 1766.

CAPPOT (Jean-André-Sébastien), fils du précédent, naquit le 17 janvier 1718. Nommé avocatgénéral au Conseil souverain du Roussillon, le y avril 1743, il devint conseiller, en remplacement de son père décédé, le 11 octobre 1766. ILexerçait encore ces fonctions en 1790 quand le Conseil souverain fut supprimé.

Mémoires de Jaume.

CARAGUEL (Jean-Augustin-Emile) naquit à Labruguière (Tarn) le 17 août 1821. Il fit ses études au Petit-Séminaire de Castres et au Grand-Séminaire d'Albi ; déjà il fournit des preuves d'un futur talent oratoire. Ordonné prêtre le 20 décembre 1845, il entra dans la maison des Missionnaires du diocèse d'Albi. L'abbé Caraguel donna de nombreuses missions dans toutes les parties du diocèse. Il prêcha à Albi, avec l'abbé Combalot, le jubilé accordé à l'univers, lors de l'avènement de Pie IX, et ses discours oblinrent un succès signalé. L'abbé Combalot dit à l'archevêque d'Albi, de Jerphanion: «Faites étudier saint Thomas à l’abhé Caraguel ; ce sera un sujet d'élite ; je réponds de lui.» Nommé pro-curé de Labastide, le 5 décembre 1852, l'abbé Caraguet fit renaître la paix troublée au scin de cette paroisse ; il mérita d'en devenir le pasteur titulaire, le 29 janvier 4855. Le discours funèbre qu'il fut appelé à prononcer sur la tombe du curé de Mazamet lui conquit les suffrages des catholiques et des protestants de cette ville. D'une voix unanime, on Île demanda comme successeur du prêtre défunt.

Nommé effectivement curé de Mazamet, le 23 août 1862, il fit un pélcrinage à Rome où il prêcha une retraite aux prêtres de Saint-Lazare. Chanoine honoraire d'Albi en 1863, il devint archiprêtre de la métropole du diocèse, le 1” juillet 1872. En 1876, il prononça une remarquable oraison funèbre de

CARAMANY

l'archevêque d’Albi, Lyonnet ; le 14 juillet 1877, un décret présidentiel le nomma évêque de Perpignan. Préconisé le 21 septembre de la même année, il prit possession par procureur du siège épiscopal, le 10 octobre suivant. Ce prélat fut sacré dans la cathédrale d'Albi le 25 novembre, et fit son entrée solennelle à Perpignan, le 8 décembre 1877. Le 24 mai 1878, il fonda une maîtrise inlerne pour la cathédrale sous le nom d'Ecole du Sanctuaire. Durant vingt-cinq ans, ce séminaire, vérilable pépinière de vocations sacerdotales, a rehaussé de ses chants les cérémonies du culte à Saint-Jean. Jean Caraguel consacra l'église de Villelongue-de-la-Salanque le 1" juin 1878; celle d'Eus, le 25 mars 1879 ; celle de Pia, le 28 octobre 1879 ; celle du monastère d'Espira-de-l'Aglv, le 29 novembre 1883 et celle du Sacré-Cœur, le 25 avril 1884. Ce pontife mourut à Labruguière. son pays natal, le 26 juillet 1885. IL avait pour armes : D'aiur à un soleil d'or, chargé d'un lys au nalurel ligé el feuillé de méme, soulenu par un croissant versé d'argent el surmonté d'une couronne de doute éloiles du méme, avec la légende : Signum magnum : Felir cœli porla.

Semaine religieuse du diocèse de Perpignan, 1877-1R8N3.

CARAMANY (Pons de), chevalier roussillonnais, épousa une fille de Pierre de Villalongue, dont il n'eut qu'une enfant, Hélène, au nom de laquelle il fit une reconnaissance de fief, le 17 mars 1281. On le trouve ensuite, en 1309, en possession du tiers de la seigneurie de Cases-noves, qu'il occupait encore en 1321. Il fut viguier de Cerdagne de 1303 à 1309, et lieutenant-général du roi de Majorque de 1311 à 1314. En 1305, Jacques 1”, roi de Majorque, en considération des nombreux et agréables services que Pons de Caramany lui avait rendus, et lui rendait encore, donna et inféoda à ce chevalier le château de Coma, vendu au roi par feu Carner de Mosset, ainsi que le vilar de Stenills, compris dans son territoire. Après l'énoncé des conditions de la concession, le prince donna l'investiture de ce fief en passant ses gants dans les mains de Pons de Caramany, dans la chambre du châtcau royal de Perpignan, le 29 mars 1304. Le vassal prêta serment et hommage de bouche el de mains, après avoir payé pour cette concession dix mille sous barcelonais. Pons de Caramany, qui devint aussi plus tard seigneur de Paracols, fizura avec distinction à la cour des deux derniers rois de Majorque, Sanche et Jacques IT. Il fut présent au palais royal de Barcelone, le 1°" octobre 1327. lorsque Jacques IT, assisté de son tutcur et oncle, Philippe de Majorque, prêta foi et hommage au roi Jacques d'Aragon. Il vivait encore en 1340.

Archives des Pyr.-Or.. B. 15, 190, 401. — n'AcuEry, Spicile-

gium, I. — AraurT, Nolices hisloriques sur les communes du Roussillon, 1" séric.

CARAMANY (Guillaume de), ou de Venès, fut lieutenant-général de Boffile-de-Juge, gouverneur des comtés de Roussillon et de Cerdagne durant la domination de Louis XI et de Charles VIIT Il usa de toute son influence pour faire échouer les négociations relatives à la restitution de ces comtés à la couronne d'Aragon. qui se tramaient à Narbonne entre commissaires des deux nations. Le 4 juin 1492, il écrivit à la sœur du roi de France, et lui fit écrire par les consuls de Perpignan, dévoués à la France ou intimidés par ses menaces, pour représenter à celte princesse combien cette restitution serait nui-

- sible au royaume, peu agréable aux roussillonnais.

et la supplier en conséquence d'user de toute son influence pour en détourner le roi. Guillaume de Caramany, craignant apparemment que les consuls. dont l'élection devait avoir lieu le 24 juin, ne fussent disposés à contrarier ses vues, employa tous Îles moyens possibles, même les plus violents, pour l'empêcher; et, y ayant réussi, il fit lui-même la nomination. Les bourgeois en portèrent au roi des plaintes, appuyées par un chevalier nommé Joubert, qui avait été député de la province aux Etats de Tours. et obtinrent la révocation des consuls nommés par Guillaume de Caramany. Les commissaires français se transportèrent de Narbonne à Perpignan pour y protéger la liberté de la nouvelle élection ct examiner la conduite du lieutenant-général. Après avoir, le 6 septembre, installé les magistrats élus suivant les formes ordinaires, ils condamnèrent Île lendemain Guillaume de Caramany, en présence de Jean de Narbonne, gouverneur d’Elne, à une amende de cinquante marcs d'or, en punition de ses violences, ct désignèrent un jour pour l'élection des autres membres du corps municipal. Ce jour arrivé, Île lieutenant-général, escorté de ses satellites, se présenta dans le local où avait lieu l'élection, en chassa les consuls nouvellement installés. ainsi que le chevalier Joubert, et les troupes qui devaient maintenir l'ordre. Les commissaires n'étant pas les plus forts se retirèrent à Narbonne, et Guillaume de CaramanY installa les consuls de sa création. Le 28 seplernbre. Jean d’Ax, seigneur de La Serpent et viguier de Carcassonne, entra dans Perpignan à la tête d'un corps de troupes chargé de prêter main forle à un autre corps de troupes à qui les commissaires avaient confié l'exécution de leur arrêt. Des ordres du roi adressés à tous les capitaines leur enjoignaient, sous peine de mort. de protéger les opérations du magistrat. En conséquence, celui-ci installa, dès le 20 octobre, les véritables consuls. Le # novembre, on procéda à L'élection des autres membres du corps municipal. et Guillaume de Caramany fut renvoyé par devant le roi pour lui rendre compte de sa conduite. Guillaume de Caramany, qui avait épousé Aldonse de

Torrelles de Pcrellos. portait le titre de vicomte de Roda. Il était seigneur de Millas, Nefiach, Céret, etc. Lors de la restitution du Roussillon à Ferdinand [°, il fut dépossédé de ses domaines seigneuriaux. Il engagea alors une série de procès pour rentrer en leur possession. Sa fille, Aldonse. plaidait encore en 1540.

GazAN OLA, {lislotre de Roussillon. — Abbé J. CaPEiLzEe, Elude hislorique sur Millas.

CARAMANY (Joseph de) était maréchal de camp, brigadier des troupes royales, colonel du régiment de Roussillon, à l'époque de l’annexion de la province à la France. Il possédait de magnifiques haras à Saint-Pierre Pescador (Espagne) : en 1666, le gouvernement français en fit l'acquisition et Joseph de Caramany les transporta en Roussillon. Très attaché au parti français, il se vit octroyer par Louis XIV la scigneurie de Corbère qui fut confisquée à son maitre. Joseph Çacirera de Llupia d'Oms. Joseph de Caramany, qui avait épousé Thérèse de Junyent. mourut à l'établissement thermal de Bourbon, le 4 janvier 1672. Son cœur, enveloppé dans une boîte d'argent, fut porté par l’aumônier militaire du régiment de Roussillon. Casadavall, et remis au clergé de Saint-Jean de Perpignan, le 5 février 1672, à la charge de l’inhumer d'après les indications des exécuteurs teslamentaires.

Archives des Prr.-Or., GC. 719, 1364. 1366, G. 260.

CARAPS (François de), cinquante-cinquième abbé de Saint-Michel de Cuxa (1610-1617).

Foxr, Histoire de l'abbaye royale de Saint-Michel de Cura.

CARBO (Antoine) fut nommé architecte du chàâteau royal de Perpignan par le roi Martin, en remplacement de François Palou, mis à la retraite. La reine Marie lui attribua plus tard cette charge à vice. Antoine Carbo élait encore protecteur de la cominurnauté des créanciers de l’aljama des juifs de Perpi- £nan. Il publia une déclaration par laquelle il disait que tous les juifs ou juives étrangers qui viendraient s'établir dans le Call pour le peupler, seraient exempts de contributions.

Archives des P\r.-Or., B. 185, 192, 226, 253, 257.

CARBONNELL (Antoine-Jacques) naquit à Perpignan le 27 juillet 1778. Il entra par goût dans la carrière de l’enseignement ct professa les belleslettres dans le collège de Perpignan.Carbonnell publia en 1808 un roman pastoral intitulé Daphné, imité de Gessner. Cet ouvrage parut à une époque où ce enre de littérature n'était plus en honneur ; aussi ne tarda-t-il pas à être oublié. En 1817, Carbonnell fit éditer à Perpignan, un recueil de poésies ayant

CARAMANY — CARDONA

pour titre : Essais, opuscules divers, in-8°. Un grand nombre de ses productions poétiques parurent dans l’Almanach des Muses, les Etrennes roussillonnaises et le Publicateur des Pyrénées-Orientales. En 1820, Carbonnell fit paraître l'ode : Mailly ou le tribul de la reconnaissance précédée d'une notice sur Joseph- Augustin de Mailly d'Harcourt, chez Alzine, in-8° de 32 pages. Il fut rédacteur du Mémorial administratif du département des Pyrénées-Orientales créé en 1815. Carbonnell a composé un poème inédit sur les Pyrénées-Orientales ; il est divisé en trois chants. Carbonnell est décédé à Perpignan le 20 janvier 1834.

X° Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Lilléraire des Pyrénées-Orienlales.

CARCASSONNE (Maurice-Mathieu) naquit le 23 septembre 1796, à Perpignan où son père était marchand-droguiste. À l'âge de vingt-cinq ans, il fut reçu docteur en médecine de la Faculté de Montpellier. Le célèbre professeur Delpech sut découvrir le talent naissant du jeune docteur et lui voua une amitié qui ne se démentit jamais. Carcassonne fut nommé prosecteur-adjoint, chef de clinique chirurgicale en la Faculté de Montpellier, membre titulaire de l’Athénée médical, de la Société chirurgicale d'émulation et membre correspondant de la Société académique de médecine de Marseille. Rentré à Perpignan, il se consacra à l'exercice de la médecine et principalement de la chirurgie. On lui doit la découverte de l’aponévrose intermusculaire du périnée ou interpérinéale, rapportée sous le nom de Carcassonne dans tous les traités d'anatomie. Sa thèse de doctorat est remarquable parce qu'il y signala pour la première fois le ligament qui, depuis, porte son nom. Cette découverte a rendu son auteur célèbre parmi les anatomistes. En outre, le docteur Carcassonne a écrit une Notice sur les bains el douches de vapeurs élablis à Perpignan, Perpignan, J. Alzine, 1827, in-8° de 106 pages. Il rédigea aussi un Mémoire sur un célacé échoué, le 27 novembre 182$, sur la côte dépendant de la commune de Saint-Cyprien, Pyrénées-Orienlales, présenté à l'Académie des sciences, Perpignan, M'" Tastu, 1829, in-8° de 27 pages. Carcassonne mourut à Perpignan le 24 décembre 1847.

Articles nécrologiques. — Archives de l'Elat-civil de Perpignan. — Communication oblisveante de M. le docteur Albert Donnezan.

CARCER (Pacien), archidiacre de Conflen (1034-1642). |

Archives des Pyr.-Or., G. 123.

CARDONA (Antoine de), fils de Jean-Raymond

Folch [, second comte de Cardona et de sa deuxième épouse Béatrix de Pallars, était archidiacre de Cer-

C&RDONE — CARNELL

dagne, dans le diocèse d’'Urgell. N'étant âgé que de vingt-neuf ans, il fut élu évêque d’Elne, le 23 septembre 1461, à la suite de la translation de Jean de Margarit, qui occupait ce siège à l'évêché de Gérone. Le 8 mars 1462, il prêta, par procureur, son serment comme chapelain-majeur du chapitre de Saint-Jean. Le 10 du même mois il fit son entrée solennelle à Perpignan, sans avoir encore été consacré ni même revêtu du sacerdoce. Le 30 avril 1463, Louis XI à qui Jean IT, roi d'Aragon, avait engagé les comtés de Roussillon et de Cerdagne, accorda à cet évêque la confirmation des privilèges des églises et monastères de son diocèse. Le 14 juillet suivant, Antoine de Cardona prescrivit des cérémonies à l’occasion de l'ouverture du Parlement de justice qui allait se tenir à Perpignan. Quatre mois après, Louis XI le nomma son conseiller avec quinze cents livres tournois de pension. Antoine de Cardona mourut le 11 septembre 1467, à Ille-sur-Tet, dans le château seigneurial de sa nièce, Marguerite de Cardona, épouse du vicomte Galcerand de Pinos. Il n'était âgé que de trente-cinq ans. Son corps fut porté à Elne et enseveli dans le chœur de la cathédrale.

Joan SERRA-ViLano, Histoire de Cardona. — Puiccarr, Catalo- HN tre Le des évêques d'Elne. — Archives des Pyr.-Or.,

CARDONE (Henri de) fut le cinquante-unième abbé de Saint-Michel de Cuxa. Il occupa le siège abbatial durant l’espace de vingt-un ans (1518-1539). Il reçut de Rome avec prière de le transmettre en personne, un induit apostolique qui accordait à l'abbé de Saint-Martin de Canigou l’usage de la mitre et la permission de conférer la tonsure et les ordres mineurs aux novices et autres clercs dépendant du monastère, de réconcilier les églises et les cimetières pollués, avec de l’eau bénite par un évêque.

FonrT, Histoire de l'Abbaye royale de Saint-Michel de Cura.

CARDONE (Jean-Baptiste), chanoine de la cathédrale de Valence, fut nommé en 1579, abbé de Saint-Michel de Cuxa. En 1584 il fut élu évêque de Vich ; en 1587, il passa sur le siège de Tortose. Il fut nommé par Grégoire XIII membre de la commission chargée de rétablir dans leur intégrité le texte des Pères. IL avait déjà restitué, d'après les manuscrits, plus de huit cents leçons de saint Léon-le-Grand et de saint Hilaire, lorsqu'une mort prématurée l’enleva en 1589 à la culture des lettres et aux dignités ecclésiastiques. Il fut enterré dans le cloitre de la cathédrale de Tortose, à côté de la porte qui donne accès à la chapelle du Saint-Nom de Jésus. On grava sur son tombeau l'épitaphe suivante : Joannes Baptista Cardona vir suorum lemporum erudilissimus, primo Auselanæ, secundo Dertusanæ ecclesix episcopus, hic

conditur. Vita funclus III Kal. Jan. 1589. On a de lui: Oratio de sanclo Slephano, discours prononcé devant le pape l’an du jubilé 1575 ; De erpurguendis hœreticorum propriüs nominibus, eliam cum nihil malæ doctrinæ, aut nihil proprium edilis libris consignant, dédié à Grégoire XIII, Rome, 1576, in-8° ; De regia sancli Laurentii bibliothecä libellus, sive consilium rcogendi omnis generis uliles libros, el peridoneos minislros frucluose callideque cuslodiendi. Ce livre qui contient encore De Bibliothecis, extrait de Fulvius Ursinus, De Valicana, tiré des papiers d'Onuphrius Pavinius et De Diptychis commentariolum, fut publié à Tarragone, 1587, in-4°.

TORRES-AMAT, Diccionario crilico de los escritores catalanes. — Hoœœrer, Nouvelle biographie générale. — Luis Napaz, Episcopologia de Vich.

CARDONE (Pierre de), fils de Charles d'Oms, gouverneur des comtés de Roussillon et Cerdagne, obtint de Philippe IL, et pour toute la vie, la châtellenie d’Elne, vacante par le décès d’Ange de Vilanova. Il remplit aussi les fonctions d’alcayde du château majeur de Perpignan pendant la minorité de Jacques de Madrigal.

Archives des Pyr.-Or., B. 468, 375.

ÇA RIBERA (Clément) alias Blan, dainoiseau de Perpignan, céda en 1490, le château de Boaça en emphytéose à François Rexach, bourgeois. En 1502, il se dit seigneur du mas de Puig-Lengarda, sur le territoire de Prats-de-Mollo ; il possédait encore un fief à Salses qui provenait de Jean de Mora. Il devint en 1505 viguier de Roussillon ; il maria sa fille Jeanne à Jean-François Andreu, bourgeois.

Archives des Pyr.-Or., B. 413, 414, 415, 416, 418, 419.

CARLES (Georges), était orfèvre à Perpignan en 1589.

Archives des Pyr.-Or., G. 240.

CARMONA (Gonzalve), orfèvre de Perpignan.

fabriqua en 1518 une croix d'argent pour l'église de Baixas.

Archives des Pyr.-Or., G. 525.

CARNELL, fondeur du lieu de Vaudricourt, au diocèse de Toul, demeurait parfois à Perpignan. En 1410, il reconnut avoir reçu en dépôt de maître Jean Lixo, aussi fondeur, habitant Perpignan, un alphabet gothique gravé sur planches de buis. Maître Jean Lixa déclara que Pierre Carnell Favait bien et fidèlement servi pendant les deux ans qu'il devait le seconder.

PALUSTRE, Quelques noms de fondeurs de cloches roussitlonnais.

CA ROCHA (Guillaume), chevalier, reçut de Jacques [", roi de Majorque, la concession des justices de Porcinyans, Nver et le château de la Rocha.

Archives des Pyr.-Or.. B. 190.

CA ROCHA (Raymond), fils du précédent, épousa Catalana Toit, fille du seigneur de Jujols. IT mourut sans descendance et la seigneurie de Nyer passa à son oncle, Dalmace de Banyuls, en 1378.

Archives des Pvr.-Or.. B. 103, 118, 119.

CA ROCHA (Pierre), damoiseau fut nommé chàtelain de Força-Réal, au mois de mai 1391 par Martin 1". roi d'Aragon, en remplacement de Raymond de Ger, décédé. Pendant le temps de son commandement militaire, des réparations furent faites à la forteresse. Îl mourut en 1416 et eut pour successeur Galcerand de Cartella.

Archives des Pvr.-Or.. B. 192, 203, 253.

CA ROVIRA (Bernard), nominé châtelain de Bellegarde le 30 mai 1388, garda cette situation jusqu'à sa mort; il fut remplacé par Bernard Ça Pera.

Archives des Pyr.-Or., B. 177.

CARRERA (Pierre) était fils d'un autre Pierre Carrera, originaire de Molins de Rey, en Catalogne. Il était arrivé à Perpignan, dans la bande ou compagnie du connétable Guillaume de Pugacler, et bon ouvrier en bois, il finit par obtenir la place d’obrer du château royal. Carrera qui n'avait pas réussi à se maintenir à l'Escarcellaria ou poste de geôlier de la prison royale de Perpignan, se fit donner la survivance de la place de son père, et fut au château « fuster et meslre de l’alarotje (horloge) ». Mais il ne cessait de convoiter le poste de geôlier, et en 1391, il réussit à en déposséder un certain Arnaud Mathoses, tout à fait inconnu, qui avait succédé à Bernard de Tarba. Le 27 juillet 1405. il fut déclaré adjudicataire à perpétuité de cet office, qu’il rendit héréditaire dans sa famille. De la famille Carrera, l'Escarcellaria passa dans celle des Traginer.

Archives des Pvr.-Or.. B. 147, 151, 156, 164. 190, 192, 228, 253. — DEsPLanQue, Les Infames dans l'ancien droit roussillonnais.

CARRERA (François) naquit à Perpignan le 11 mars 1622. Il commença l'illustration d'une famille qui a donné à la société plusieurs médecins d’un mérite distingué. Après avoir étudié depuis 1641 à Barcelone, où il prit ses grades en 1654, il exerça la médecine dans la mème ville avec beaucoup de succès. En 1666, après s'être attiré la disgrâce de la cour royale de Paris par son attachement au particspagnol, Carrera fut élu recteur de l'Université de Perpignan,

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