‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 40 sur 227 · ÇA ROCHA — CARRÈRE · texte numérisé non relu

ÇA ROCHA — CARRÈRE

malgré l'opposition de l’Intendant. Cette élection fut cassée par le roi Louis XIV, et Louvois déclara par lettre que, de dix ans, Carrera ne pourrait être élevé aux fonctions de recteur. Les sept docteurs qui lui avaient donné leur suffrage furent privés de toute voix active et passive, ainsi que de tous les profits et émoluments de l’Université pendant l'espace de quatre ans. En 1667, il fut appelé à la cour de Madrid, où il fut nommé à la place de second médecin des armées. En 1677. il fut promu à l'emploi de médecin en chef des armées, qu’il occupa avec honneur pendant quatorze années. L'amour du sol natal et le désir de finir ses jours au sein de sa famille, l'engagèrent à demander sa retraite. Il l'obtint, avec une pension de deux cents ducats, ct retourna à Perpignan en 4690. Mais cette ville appartenait alors à la France ; on cessa bientôt de lui payer sa pension. Cette disgrâce l’engagea à passer à Barcelone en 169%, pour solliciter ses arrérages ; mais avant d'avoir pu faire les démarches nécessaires, il tomba malade et mourut le 11 mai 1695, à Barcelone.

Il avait employé son crédit pour faire répandre les bienfaits du souverain espagnol sur la Faculté de médecine de Barcelone ; aussi cette Faculté consacrat-elle à sa mémoire une inscription très honorable qu’elle fit placer sur la porte de ses écoles.

Carreraécrivitcontre l’astrologicjudiciaire: De vario omnique falso astrologiæ conceplu, Barcelone, 1657, in-4, et sur les précautions nécessaires pour la conservalion de la santé des soldats : De salule mililum tuendä, Madrid, 1679, in-8°. Il est le premier qui se soit occupé de cet objet important.

Archives des Pyr.-Or., C. 719, 1364. — HExny, Guide en Roussillon. — Hœæœrer, Nouvelle biographie générale.

CARRÈRE (Joseph), médecin français, neveu de François Carrcra, né à Perpignan le 8 décembre de l'année 1680 selon les uns, de l’an 1682, selon d’autres, mort le 11 avril 1737 dans la même ville. Il étudia la médecine à Montpellier et à Perpignan, où il prit ses grades en 1704. Il excrça ensuite son art dans sa ville natale jusqu’à sa mort, qui survint pendant qu'il occupait pour la troisième fois la charge de recteur de l'Université. Il l'avait déjà occupée en 1716 et en 1723.

Il eut trois fils : Thomas, dont nous allons avoir à nous occuper; Joseph qui, après avoir étudié la médecine et pris ses grades, embrassa l’état ecclésiastique ct mourut prêtre à Savone, en 1739 ; tandis qu'au contraire le cadet, Jean, quitta l'état ecclésiastique pour se vouer à la médecine qu’il exerça à Elne jusqu’à sa mort survenue en 1767.

Quant au père, objet de cet article, ila, comme l'un des médecins du Malade imaginaire, soutenu une thèse contre la circulation du sang.On dit qu’il l'écri-

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