CARRÈRE
De retrogrado sanguinis molu, ibid., 1772. in-8° ;
Trailé théorique et DrGUQUE des maladies inflammatoires, Paris, 1774, in-4° ;
Le médecin ministre de la nature ou Récherches et observations sur le pépasme ou coction pathologique, Paris, in-12. C’est un excellent commentaire de l'aphorisme d’Hippocrate : concocta medicari oporlel non cruda ;
Bibliothèque littéraire, historique et critique de la médecine ancienne el moderne, Paris, 1776, 2 vol. in-4°. Cet ouvrage devait avoir 8 vol. ; il s'arrête au mot Coivart. Eloy lui reproche un grand nombre de fautes, de répétitions et d'erreurs. Cependant les articles de Carrère sont en général plus complets et plus exacts que ceux d’Éloy, au jugement d'un savant bibliographe, M. Benchot ; on ignore pourquoi Carrère ne continua pas son travail ; peut-être fut-il découragé par les critiques dont il avait été l’objet dans le Journal de Médecine, n°* de marsaoût 17717 ;
Lettres à M. Bacher, Paris, 1771, in-8° en réponse à une critique faite de la Bibliothèque littéraire, etc., dans le Journal de Médecine de décembre 1776 ;
Dissertalion medico-pralique sur l'ouvrage des raffraichissants el des érhauffants dans les fièvres exanthémaliques, Amsterdam et Paris, 1778, in-8° ;
Mémoire sur la douce-amèr'e ou solanum scandens, dans: le trailement de plusieurs maladies, el surlout des maladies dartreuses ; Paris, 1781, in-8° ;
Calalogue raisonné des ouvrages qui ont été publiés sur les eaux minérales en général, et sur celles de la France en particulier, Paris, 1785, in-# (son ouvrage le plus estimé après la Bibliothèque) ;
Manuel pour le service des malades, Paris, 1786 et 1787, in-12, traduit en allemand, Strabourg, 1787, in-8° ;
Précis de la malière médicale, par Venel, avec des notes, Paris, 1786, in-8°, 1802, 2 vol. in-8° ;
Recherches sur les maladies vénériennes chroniques, Paris, 1788, in-12 ;
Tableau de Lisbonne en 1796, suivi de lettres écrites en Portugal sur l'élal ancien et actuel de ce royaume, par miss. Ph. Stcphens, le tout publié par Janson, Paris, 1797, in-8°. Ces lettres représentent Le Portugal comme le pays le plus mal gouverné du monde ; la nation elle-même comme la plus avilie qui fut jamais ; et la capitale, comme la ville la plus détestable.
On attribue aussi à Carrère des romans, des pièces de théâtre, des poésies, etc. Alexandre de Laborde a enrichi son /linéraire descriptif de l'Espagne (Paris, 1808) d'un grand nombre de notes sur ce royaume, recueillies par Carrère. L'article du Roussillon dans le Voyage pliloresque de la France, qui renferme de
CARRERES — CASAMAJOR
nombreuses biographies de roussillonnais marquants, serait aussi dù à la plume de Carrère. Archives des Pyr.-Or., C. 2097. — HœærEr, Nouvelle biographie
générale. — \° Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales.
CARRERES (Antoine), du diocèse de Gérone, fut promu archidiacre d’Elne, en 1553. Le marquis d'Aguilar, capitaine-général de la Catalogne, par une lettre en date du 18 mai de cette année-là, confirma Raphaël Julia dans la possession du grand archidiaconé d'Elne, qu’il gérait au nom d'Antoine Carreres, pourvu de cette charge après la résignation de Bérenger Jusses, du diocèse de Lérida. Un procès fut intenté au titulaire de l’archidiaconé d’Elne qu'on accusait de simonie dans l'obtention de sa charge ; le 11 juillet 1555, les revenus de son office furent mis sous séquestre.
CARRERES (Joseph), religieux Augustin, originaire de Barcelone, professa la théologie à l’'Université de Perpignan. Il fut nommé recteur de ce corps enseignant le 7 janvier 1644. Devenu prieur du couvent de Barcelone, il fut dans la suite définitcur, visiteur et enfin provincial de son Ordre. Il mourut à Barcelone le 17 février 1682. On cite de lui un ouvrage intitulé : /ndulgencias de la S. correa de Barcelona.
TORRES-AMAT, Diccionario crilico de los escriltores calalanes.
CARTELLA (Pierre-Galcerand de) succéda, le 5 août 1416, à Pierre Ça Rocha, dans le commandement militaire de Força-Réal. Par une provision en date du 23 avril 1420. Alphonse V permit à Cartella de disposer, à sa mort, de son emploi en faveur de l'un de ses héritiers. Lors de son décès, il ne laissa qu'une fille, Élisabeth. En 1438, Bernard d’Avinyo était investi du titre de châtelain de Força-Réal.
Archives des Pyr.-Or., B. 253, 254, 297.
CARVAJAL (Bernard de), cardinal de Sainte- Croix, évêque de Sagonte, reçut, le 1° août 1501, des bulles pontificales lui conférant la possession de l'abbaye de la Réal. Il l’administrait encore en 1513.
Archives des Pyr.-Or., H. 5, B. 348.
CASADAMONT (Jérôme) fut pourvu de l’archidiaconé d'Elne, en 1610, bien qu'il ne fut pas engagé dans les ordres sacrés. Il ameuta la population d’Elne contre le vicaire-général Onuphre Compter, dans le but d'empècher celui-ci de procéder à la visite de la cathédrale de cette ville. Il se fortifia dans sa maison, puis s'esquiva prudemment à l’arrivée du gouverneur du Roussillon. Casadamont fut cxcommunié le
19 janvier 1617, parce qu'il se refusait à payer ses dettes.
Archives des Pyr.-Or., G. 116.
CASAMAJOR (Eugène-Hyacinthe-Nicolas), né le 12 décembre 1825, vicaire à Olette en 1852, professeur d'humanités au Petit-Séminaire de Prades en 1854, de nouveau vicaire à Olette en 1856, curé de Canaveilles en 1857, de Molitg en 1862, de Saint- Estève en 1866, mourut à Molitg le 11 juin 1870. Il s'était d'abord fait connaître par un recueil de cantiques intitulé : Hymnes el cantliques à Marie, suivis du Sous-diaconat, poème, Paris, 1856, in-18. Ce dernier travail est un petit chef-d'œuvre de sentiment sacerdotal et de vraie poésie. Plus tard, il attira sur lui l'attention du public lettré en donnant dans la Revue du Monde catholique quelques pages d’un vif intérêt sur Ja vie intime de Mgr Gerbet. Mais son ouvrage le plus estimé est le roman qui a pour titre {a Religieuse du Carmel. Voici en quels termes le journal le Monde a analysé et apprécié ce volume : « La Religieuse du Carmel » est une thèse sur la vie cloitrée. Cette thèse démontre tout ensemble l'utilité et le droit du cloître, pris à son extrême qui est le mysticisme ct la contemplation. Un jeune homme et un vicux prêtre, l’un et l'autre doués d’une intelligence supérieure, forment le point de départ. Provoqué à l'épanchement de ses souvenirs, le prêtre veut bien livrer au jeune homme, dans ses longs et curieux détails, l’histoire d'une religieuse du Carmel qu'il est parvenu à conduire au port, en dépit de tous les obstacles. Cette religieuse, née dans le meilleur monde, ne put satisfaire à sa vocation qu'après avoir dompté les résistances paternelles, et son père qui l'idolâtrait était un philosophe plein d'érudition, de grand esprit et de grand cœur. Le prêtre et le philosophe discutent donc en se tenant sur les hauteurs. De proche en proche, le père arrive à la conversion et il monte au niveau de la piété lumineuse où sa fille l'attendait dans l'espoir et les pleurs. En résumé, la Religieuse du Carmel est un livre curieux en raison du tour pittoresque qu’il donne à un sujet banal : utile, parce qu’il renferme une espèce d’arsenal complet où l’on trouve rangées les meilleures armes de la polémique religieuse ; attrayant, parce qu'il a une forme littéraire très belle. très jeune, très musicale. » On trouve sous la signature de l’abhé Casamajor dans le Journal des Pyrénées-Orientales, année 1868, n° 70 et 51, un article historique : De la main gauche et d'une parlie de l'avant-bras de Saint Jean-Baptiste, relique conservée autrefois dans la cathédrale de Perpignan. Sa polémique contre Lefranc, rédacteur de l’Indépendant, ne fit qu’accroitre sa réputation. Dans des lettres devenues populaires il combattit avec une verve intarissable et légèrement ironique, avec une érudi-
tion puisée aux véritables sources de l'histoire, diverses attaques dirigées contre l'Eglise.
En 1869, Casamajor publia aussi une Vie de Saint- Gualdr'ic.
CASAMIRA (Joseph), sculpteur, de Ripoll (Espagne), construisit, en 1640, l'autel des saints Julien et Baselice pour l'église Saint-Michel de Labastide.
Archives des Pyr.-Or.. CG. 446, 728.
CASANOVA (Jean de), barcelonais, rentra dans l'ordre des Frères-Prêcheurs en 1403, alors qu'il était dans un àge mûr. Il étudia successivement la grammaire et la logique dans divers couvents de Dominicains, à Huesca, Gérone, Lérida et Saragosse. En 1413, il se rendit à Barcelone pour y enseigner à son tour la grammaire. Ordonné prêtre le 24 mars 1414, Jean de Casanova passa cette année-là à Salamanque pour y occuper une chaire de philosophie scolastique. Sa science el sa vertu brillèrent d’un si vif éclat, que le pape le nomma, en 1418, maïtre du Sacré-Palais, charge qui était toujours dévolue à un dominicain. Le 16 novembre 1420, Jean de Casanova reçut en commende le prieuré de Sainte-Marie de Besalu qui était alors un couvent de chanoines Augustins. En 1424, Marlin V le nomma à l'évêché de Bosano, en Sardaigne, tout en lui conservant la charge de chapelain ct de pénitencier du Souverain Pontife. Il percevait une pension de deux cents florins sur la mense de larchimandrite du monastère de Saint- Sauveur de Linguafari, situé dans le territoire de Messine. Martin V transféra Jean de Casanova au siège d'Elne, le 29 décembre 1425 ; mais il ne pril possession de son évêché que le 24 mars 1428. Jusqu'à cette date Jean de Casanova fut attaché à la cour d'Alphonse V, à titre de confesseur du roi; ses vicaires-généraux Pierre Garrejac et Jean Ribes administrèrent le diocèse en son absence. Le jour de son installation, il jura personnellement d'observer en sa qualité de chapelain-majcur les statuts, usages et privilèges de l’église de Saint-Jean de Perpignan. Le 8 août, l'évêque d'Elne termina par une transaction la série de longs procès commencés entre ses prédécesseurs et Le chapitre d'Elne, concernant leurs droits respectifs. Cette année-là encore, il accorda un grand nombre de grâces et d'indulgences à tous ceux qui contribucraient, par leurs aumônes, à l'entretien et au soulagement des pauvres de l'hôpital de Perpignan, auquel il permit d'avoir un bassin dans toutes les églises du diocèse, pour recevoir les donations des fidèles. Ce privilège fut confirmé par Raymond de Pérecllos, gouverneur des comtés de Roussillon et Cerdagne. Avant été nommé cardinal-prêtre par Martin V, en 1430, Jean de Casanova ne fut plus qu'administrateur de l'église d'Elne. C'est ainsi qu'il
CASAMIRA — CASSANYES
est appelé dans le registre du Vatican, le 6 août de celte année-là. Il prit lui-même ce titre avec celui de chapelain-majeur dans une lettre en date du 28 octobre suivant, où il rappelle la fondation de l'église collégiale de Saint-Jean, mère, dit-il, de toutes les églises de Perpignan. Le 4 juillet 1431, Eugène IV, qui venait de succéder à Martin V, lui envoya la barrette avec le titre de cardinal de Saint-Sixte: le 3 octobre suivant, il lui donna l'administration perpétuclle de l'Eglise de Gérone. Le cardinal Casanova se montra d'abord du parti contraire à Eugène IV ; mais ensuite, ayant changé de sentiment à son égard, il prit sa défense à tel point qu'il écrivit et luidédia un traité De poleslale Papæ supra concilium et deux Contra schismalicos Basileenses. Lorsque l’on traitait au concile de Bâle de la déposition d'Eugène IV, le roi d'Aragon proposa pour lui succéder Jean de Casanova avec deux autres membres du Sacré-Collège, le cardinal de Foix et Dominique Ram. Jean de Casanova mourut à Florence le 18 mars 1436 et son cadavre fut transporté à Barcelone, dans le couvent de son Ordre.
Archives des Pvr.-Or., G. 9. — Marca hispanica, col. 1227. — VILLANUEVA, Viaje literario «à las iglesias de España, t. XIV. — TORRES-AMAT, Diccionario crilico de los escrilores calalanes. —
Puiccant, Calalogue biographique des évêques d'Elne. — ZUniTA, Indices rerum ab Aragonte regibus gestarum.
CASCASTEL (Joseph - Gaspard Pailhoux de), avocat au Parlement de Toulouse, fut nommé, le 28 novembre 1759, conseiller au Conseil souverain, en survivance de Michel Serra. Celui-ci n'étant mort qu'en 1769, Joseph de Cascastel devint alors consciller titulaire. Les notes de l'Intendance portent sur lui le jugement suivant : « Il est du Languedoc, fils d'un médecin qui épousa en secondes noces la veuve de M. le comte de Durban, père. Il prétend avoir trouvé des titres de noblesse qu’il est fort curieux de faire valoir. C'est un honnête homme.» Le conseiller de Cascastel mourut en 1781 et fut remplacé par son fils.
CASELLES (Louis) fut successivement lieutenant el procureur royal en Cerdagne, durant l’occupation du Roussillon par Louis XI. A sa mort, le notaire Gabriel Montaner recucillit sa succession.
Archives des Pyr.-Or., B. 295, 315, 322.
CASSANYES (Jacques - Joseph - François) naquit à Canet le 11 novembre 1758. IL était fils de Jacques Cassanves, chirurgien, et de Magdeleine Bernis. L'abbé Alavail, curé de la paroisse, lui enseigna la grammaire française et les premiers éléments de la langue latine. A l’âge de treize ans, Cassanyes