‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 49 sur 227 · COMA — COMES · texte numérisé non relu

COMA — COMES

clôtura son volume par une Episcopologie d’Elne qui, naturellement, s'arrête à la date de son décès. Cette dernière a été continuée et poursuivie par une main inconnue jusqu'en 1801, année de la mort de l'évêque d’Esponchez. Cet ouvrage, quoiqu'un peu diffus et inexact sur certains points d'histoire locale. contient cependant des éléments précieux qui sont d’une réelle utilité.

Bibliotheque de la Ville de Perpignan, manuscrit n° 82. —

Archives des Pyr.-Or., G. 234. — Archives de l'Etat civil de Perpignan, GG. 55. — CARRÈRE, Voyage en France.

COMA (Antoine) fut nommé, en 1710, professeur de droit canonique à l’Université de Perpignan. Il se démit de sa chaire en 1745, et mourut le 17 mai1757.

Memoires de Jaume.

COMA-SERRA (Michel de), né à Perpignan, le 6 janvier 1735, était homme de loi et propriétaire à Perpignan lorsqu'il fut élu, le 29 avril 1789, au premier tour de scrutin, député de la noblesse aux Etatsgénéraux par la province de Roussillon. Il siégea à droite et montra peu de goût pour les idées nouvelles. De concert avec son collègue, le chevalier Banyuls de Montferrer, il protesita par une lettre contre la réunion des trois ordres. En 1790, à propos de la constitution civile du clergé, une émeute ayant été fomentée à Perpignan entre la société contrerévolutionnaire Les Amis de la paix et la société révolutionnaire Les Amis de la Constitution, Coma- Serra et son collèzue se trouvèrent compromis dans les troubles. Les patriotes allèrent les chercher à leur domicile et les conduisirent au département. Ils furent, par respect pour leur inviolabilité, laissés en liberté et accompagnés avec calme chez eux par six administrateurs. Le 21 décembre 1790, Muguet rendit compte de cette affaire à la Constituante. Arrêté le 17 mai 1793, il fut conduit à Montpellier ; il ne dut son salut qu'au 9 thermidor. |

Michel de Coma-Serra mourut en 1813. Il légua au chevalier Banvuls de Montferrer la jouissance de l'ancienne maison Serra, sise rue Font-Froide ;: en outre, il déclarait avoir en lui la plus complète confiance pour l'exécution de pieuses libéralités.

ROBERT, BOURLOTON et Coucxx, Dictionnaire des Parlementaires, — Abbé TorREizzes, Histoire du clergé dans le départe-

ment des Pyrénées-Orientales pendant la Révolution française et Les Elections de 179.

COMES (Guillaume de) était écrivain majeur de la maison de la procuration royale lorsque Pierre IV le Cérémonieux l'éleva à la dignité de procureur royal. [Il remplissait cette charge en 1360.

Archives des Pyr.-Or., B. 101, 102, 112.

COMPANYO

COMPANYO (Pierre) était secrétaire de la reine Marie d'Aragon en 1423.

Archives des Pyr.-Or., B. 220.

COMPANYO (Baudile-Jean-Louis) vint au monde à Céret le 16 décembre 1781, et mourut à Perpignan le 10 septembre 1871. Il était fils d’un docteur en médecine, intendant des Eaux d'Arles, (aujourd’hui Amélie-les-Bains), ayant publié sur ces thermes des observations approfondies qui lui valurent le titre de membre correspondant de l'Académie de médecine de Paris, et de Claire Lanquine son épouse, originaire d'Arles.

Orphelin de bonne heure, le jeune Companyo s’efforça de suivre les traces paternelles. Il commença ses études à la Faculté de Montpellier. Il ne tarda pas à devoir les interrompre pour servir la patrie. Ce fut pour être, à la suite d’un concours, nommé chirurgien sous-aide major dans le quartier général du prince Murat, en Espagne (1807). Là naquirent ses relations amicales avec le célèbre baron Larrey et surtout avec le brave comte Déjean, très savant entomologiste, dont il partagea la fougue dans plus d'une hasardeuse excursion. Volontiers ils oubliaient qu'ils étaient poursuivis par l'ennemi pour chasser à leur tour de pacifiques coléoptères. Un jour le comte Déjean entend un coup de feu, glisse de son cheval; Companyo, à distance, accourt, le croyant ou blessé ou tué. Le général avait aperçu un carabus rulilans ; s'en étant emparé, il montrait triomphant cette rareté à son aide-major. Plus tard, interné à Perpignan pour cause politique, le comte Déjean fut heureux d'y retrouver le compagnon des expéditions guerrières et scientifiques de leur enthousiaste jeunesse.

Companyo, rentré dans le département après la uuerre d'Espagne. fut chef de service à l'hôpital militaire créé à Prades. Obligé par raison de santé de rentrer dans la vie civile, il redevint étudiant à l’âge de trente ans. Il termina ses études par une remarquable thèse de doctorat, qu'il subit à Montpellier, le 17 juin 1812. Dès ce moment, Companyo pratiqua son art avec un dévouement, une affabilité qui nesce démentirent jamais. Il recucillit souvent des marques de gratitude qui se manifestèrent soit dans l'exercice de ses devoirs. soit dans ses voyages, soit dans l'extension progressive de différentes collections qui lui valurent une grande notoriété. Aucun savant ne passait à Perpignan sans les visiter et féliciter leur auteur. Il travailla à leur accroissement pendant vingt ans. Grâce à des démarches auprès de nos compatriotes et à l'aide de dons partliculiers, il installa dans les salles du Musée de Perpinan des collections précieuses, dont il fit don à la

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Tout ce qui avait trait à la statistique, à l’instruction publique, à la salubrité, à la surveillance des prisons, à la pépinière départementale, à la sériciculture, aux diverses branches de la science agricole, ne le laissait indifférent. Les régimes de la Restauration, ceux de 1830 et de 1848 surent reconnaître scs capacités. Ils lui confièrent des charges et des emplois où il montra toujours une grande compétence.

Mais en 1852, il ne lui fut point pardonné d'avoir refusé le serment politique. Le Gouvernement Île destitua de ses fonctions de médecin des prisons et de directeur de la pépinière. Il comprit quel refuge il (trouverait dans ses chères études et surtout dans ses doctes amitiés. Elles furent nombreuscs et s’étendirent bien loin en France et à l'étranger.

Chaque année, en dépit des fatigues et de l’âge, il augmenta ses collections. En 1844 ct en 1845, la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales lui confia sa direction avec le fauteuil présidentiel.

Companyo étudia, d'une manière spéciale, les cours de nos rivières ct les divers terrains qu'elles traversent. Îl en fit une exposition des plus originales et des plus instructives ; on peut la voir avec intérêt dans une des salles du Museum. Avec tous les éléments divers dont il s'était rendu maitre, Companyo se décida enfin à faire imprimer l'inventaire complet de ses observations dans les trois règnes de la nature. A l’âge de quatre-vingts ans, il entreprit la publication, en trois forts volumes, de l'Histoire nalurelle du déparlement des Pyrénées-Orientales. Les palmes d’officier de l'Instruction publique, en 1864, la croix de la Légion d'honneur, en 1867, celle de l'ordre Impérial de François-Joseph d'Autriche en 1870 vinrent honorer les derniers jours du savant naturaliste.

Companyo a fait éditer Les publications suivantes:

Mémoire descriplif el osléologie d'une baleine échouée le 27 novembre 1828, sur les côles de la Méditerranée, près Saint-Cyprien ;

Rapport sur un serpent de 11 pieds de longueur et 18 pouces de circonférence, lué dans le département des Pyrénées-Orientales, 1836, IT Bulletin de la Société Philomathique de Perpignan ;

Rapport sur un tableau contenant la colleclion des mollusques terrestres el fluvialiles, offert à la même Sociélé par M. Aleron. 1837, II Bulletin de la Société :

Catalogue des aiseau:r, soil sédenlaires, soil de passage trouvés dans nolre département (classification de Temmink) 375 espèces ;

ville en 1837. Le 21 novembre 1840, un arrêté du | Notice sur les insectes qui ravagent, dans quelques can-

maire le nomma Directeur conservateur du Museum. |

tons, les vignobles du département des Pyrénées-

Orientales avec cartes indiquant les cantons les plus ravagés par la pyrale (en catalan couque) et l’attice (babot), 1839, IV° Bulletin de la Société ;

Catalogue raisonné de divers objets offerts à la Société des Pyrénées-Orientales, pour le cabinet d'Histoire naturelle, 1841, V° Bulletin de la Société ;

Calalogue descriptif des mammifères qui ont été observés el qui vivent dans le département des Pyrénées- Orientales, 1841, V° Bulletin de la Société ;

Rapport sur l'industrie sétifère du département des Pyrénées-Orientales en 1842 el 1843. La Société Agricole des Pyrénées-Orientales vota l'impression de ce compte-rendu, dont le maréchal Soult, ministre de la guerre, acquit vingt exemplaires pour les magnaneries de l'Etat, en Algérie, 1843, VI° Bulletin de la Société ;

Itinéraire des quatre vallées du département des Pyrénées-Orientales, suivi du Catalogue des quarante premières familles de plantes observées dans celle contrée ; |

Observalions sur la présence de trois oiseaux nouveaux pour la Faune du département ;

Descriplion d'une nouvelle espèce de mulette trouvée dans les eaux douces du département, en collaboration avec Paul Massot, avec planches ;

Notice sur l'Histoire naturelle de l'île Sainte-Lucie (Aude) ;

Rapport sur l'éducation des vers-à-soie Trivollini et sur le mürier mullicaule ;

Rapport sur les plantations de mûriers el d'oliviers dans les Pyrénées-Orientales ;

Mémoire au sujet de la greffe du chêne-liège sur le chéne-verl ;

Mémoire sur deux nouvelles plantes de la famille des génislées, genre Sarothamnus, découvertes par Companyo même dans les Pyrénées-Orientales, 1848, VIT" Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales ;

Considérations sur des ossements fossiles trouvés dans le bassin du Roussillon : mastodonte et hippopolame, el sur deux léles humaines, l’une trouvée dans les cavernes calcaires des Corbières, l'autre lêle éburne de dimensions colossales, trouvée dans le cimetière d'Oms, 1851, VII Bulletin ;

Considérations sur le gutla-percha et sur les services qu'il peut rendre à l’industrie :

Catalogue des insectes coléoplères (carabiques) observés dans les Pyrénées-Orientlales, avec indication des localités :

Notice sur la priorité de la découverte de la subularia aqualica dans les eaux du plaleau de Carlite ;

Note sur lu présence de l'Eider, Anas mollissima (Linné), dar s le Roussillon, 1854. IX° Bulletin ;

Suile du ralalogue des insectes coléoptères observés

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