‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 54 sur 227 · HABEBAT · texte numérisé non relu

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DESBACH — DESCALLAR

De toutes les constructions que Raymond Desbach fit élever dans le monastère on ne retrouve plus aujourd'hui que les claustra restaurés depuis quelque temps et le Palacium, toujours connu sous son premier nom de palau qui est devenu presque une ironie. Le reste des constructions mentionnées sur l'épitaphe est détruit ou méconnaissable. Raymond Desbach fit un accord. le 23 novembre 1280. avec le roi de Majorque, au sujet des droits de justice du monastère. Il augmenta de deux le nombre des moines qui auparavant n’était que de vingt. I acheta le mas de Falgars au mois d'août. (La vallée de Falgars fait face à celle de Riuferrer, sur la rive opposée du Tech, et toutes deux viennent déboucher aux portes d'Arles). En 1269, Raymond Desbach avait engagé, au sujet du château de Codalet, situé entre Arles et les Bains, un procès qui fut instruit par l’abbé de Saint-Paul de Narbonne, délégué du pape. On ne connait pas l'issue de la procédure ; mais il résulte de l'inventaire du visiteur Agullana, que l'abbé Raymond acheta Le château de Codalet, le 29 avril 1296, et que cet acte fut ratifié par le roi de Majorque, le 13 février 1298. Cet abbé fit aussi une donation au vestiaire des religieux, au mois de novembre 1303.

Gallia Christiana, VI, col. 1089. — L. de Boxxerox, Epigraphie roussillonnaise.

DESBACH (Bernard), infirmier du monastère de Notre-Dame d'Arles, futélevé à la dignité abbatiale, le 16 avril 1316. IT figura par procureur au concile de Béziers, et résigna sa charge en 1325. T1 fut nominé prévôt de Canohès et mourut le 2 décembre 1345. Bernard Desbach avait fondé, en 1332, un bénéfice dans l’église de l'abbaye d'Arles.

Gallia Chrisliana, NL, col, 1090.

DESBACH (Guillaume), obtint de Pierre IV, roi d'Aragon, des lettres-patentes lui conférant à vie la châtellenie et le bailliage de Salses. Plus tard, l’infant Jean ajouta à cette concession le droit de transmettre ces droits à ses fils.

Archives des Pyr.-Or., B. 133, 147.

DESBACH (Bérenger), commandait en 1455, la galère du chevalier Bernard Pax.

Archives des Pyr.-Or., B. 27%.

DESBACH (N.), succéda en 1552 à Michel d'Oms

sur le siège abbatial d'Arles.

Gallia Chrisliana, NE col. 1092.

DESCALLAR (Pons de), chevalier catalan, quitta, en 1286, la Sicile qui avait été le théâtre de ses prouesses guerrières, et se couvrit de gloire, lors

de la conquête de Minorque par le roi d'Aragon Alphonse TITI, Le Libéral.

Puyoz Y SAFoNT, Hijos ilustres de Cerdaña. — Abbé P. BoxET, Impressions et Souvenirs (Ille-sur-Tet et ses environs).

DESCALLAR (Jacques de), frère du précédent.

en récompense de ses glorieux services militaires, fut comblé d'honneurs par le roi d'Aragon Alphonse TT, et mourut à Naples en 1294, gouverneur de Castelnuevo.

PuyoL Y SAFONT, 0p. cil. — Abbé P. RoNET, 0p. cit.

DESCALLAR (Pons de), soutint la cause de Jacques IE, roi de Majorque. En 1344, lorsque ce prince couvrit le Roussillon de ses troupes, Pons de Descallar reçut le commandement militaire du chàteau d'Elne. Mais après la chute du royaume de Majorque, Pons de Descallar embrassa le parti de Pierre IV qui lui octroya la châtellenie et les revenus de Llivia, en Cerdagne. Il acheta à Bernard de So, vicomte d’Evol, son droit de propriété sur la châtellenie pour la somme de treize mille sols barcelonais. Cette vente fut confirmée par le roi d'Aragon qui lui donna ensuite l'office héréditaire de châtelain de Llivia. Pous de Descallar eut quatre fils : Pons, qui lui succéda, Bérenger, Galccrand et Raymond.

Archives des Pyr.-Or., B. 133, 163, 164, 253. — Puyor x SAFONT, op. cit.

DESCALLAR (Arnaud de), frère du précédent, entra dans l’ordre des Frères-Précheurs. Sa haute vertu, sa grande science le firent choisir par Pierre IV comme son conseiller intime. Son éloquence lui valut le titre de prédicateur de la cour.

Pusoz x SAFonT, 0p. cit. — Abbé P. Boxer. op. cil.

DESCALLAR (Pons de), fils aîné de Pons de Descallar, recueillit la succession de son père à la châtellenie de Llivia. En 1370, il assista à une réunion des chevaliers tenue à Barcelone et éleva la voix contre les abus commis par certains seigneurs catalans qui imposaient des droits arbitraires à leurs sujets et exerçaient sur cux une juridiction supéricure à leurs pouvoirs respectifs. Pons de Descallar laissa trois fils : Damien, François et Thomas.

Archives des Pyr.-Or., BR. 204, 248, 253, SAFONT, Op. Cl.

257, 272, — Puoz Y

DESCALLAR (Galcerand de), fils cadet de Pons de Descallar. prit lhabit bénédictin au monastère de Saint-Michel de Cuxa, en 1357. En 1382, il fut élevé à la dignité abbatiale et occupa le siège jusqu’en 1405. Durant le temps de son administration, ce prélat célébra huit synodes. Un seul, celui tenu en 1384, fut célébré dans l'église du monastère; les

autres se tinrent dans l’église de Ria. Les ordonnances que Galcerand de Descallar y édicta sont relatives : au culte divin ; au costume de chœur des prêtres, des diacres et des sous-diacres ; à la sonnerie de l’Angelus après la messe ; à la fréquentation des excommuniés ; au changement du palit du tombeau d'autel ; aux pricres à faire pour le bon gouvernement de l'Eglise, pour la conservation des rois d’Aragon et des autres princes chrétiens, pour les prélats, les excommuniés, les pécheurs, les justes et les défunts ; au payement des droits ecclésiastiques ; au chant du Salve regina après la grand’messe en temps ordinaire et du Regina cœli au temps pascal ; à la défense imposée aux excommuniés d'entrer dans l'église ; au port du manteau long que tout prêtre doit revêtir en entrant dans l’église; à la résidence que doit observer tout bénéficier ; aux droits et particulièrement au droit agraire dont jouissent les prêtres : à l’ordre formel de sonner trois fois la grande cloche au moment de l'élévation et au renouvellement des pouvoirs ecclésiastiques. Galcerand de Descallar avait eu quelques démêlés avec Barthélemy Peyro, évèque d’Elne ; le 16 mai 1402, il défendit, sous peine d'excommunication, aux quatorze curés soumis à sa juridiction de recevoir et de publier les lettres ou les ordonnances de l’évêque d’Elne. Déjà en 1393, un conflit s'était élevé entre ce prélat et le viguicr de Villefranche, Arnaud de Banyuls. Galcerand de Descallar avait été obligé de sévir contre certains religieux de son monastère. Arnaud de Banyuls se transporta au couvent de Cuxa avec une poignée de soldats. Après avoir forcé les portes de l’abbare, le viguier de Villefranche se saisit de Galccrand de Descallar et de plusieurs moines et les conduisit prisonniers à Villefranche. L'abbé de Cuxa se plaigænit au roi Jean ΰ d'Aragon qui condamna Arnaud de Banyuls à une amende de mille florins d’or envers Galcerand de Descallar.

For. Jlistoire de l'abbaye royale de Saint-Michel de Cura. — Puyoz Y SAFONT, 0D. cit.

DESCALLAR (Raymond de), frère du précédent, entra dans l'ordre de Saint-Benoït, auquel Galcerand était déjà affilié. Apres de bonnes études, il fut pourvu du diplôme de bachelier en décrets. Ses talents et ses vertus lui valurent d’être élevé, en 1383. à la dignité abbatiale, dans le célèbre monasère de Ripoll (diocèse de Vich). Raymond de Descallar eut le mérite d'achever le fameux cloitre de cette abbaye, commencé depuis 1172 par l'abbé Raymond de Berga. Ce monument est une véritable merveille d'architecture romane ; il encadre dignement l'antique ct sévère église du 1x‘ siècle, « Toda la fantasia de Edad Media està alli acumulada, a écrit un jeune poële, trop tôt enlevé aux lettres catalances ;

DESCALLAR

todos los simbolos que ide6 aquella epoca de misticismo en el arte, todos los animales fantasticos que en sus ensueños vi6, todo el fuego de su inspiracion y el poder de su genio estän estereotipados en esos claustres, todo el gusto exquisito en combinar arabescos, todos los relieves y molduras que el genio de los hijos de Oriente coloco en sus muslimicas mezquitas, rodean y rematan estas columnas ; por fin, un delirio de escultura, un caudal de pulcritud y paciencia, un oceano de inspiracion. »

Raymond de Descallar était à la tête de la célèbre abbaye de Ripoll lorsque Benoît XIII le nomma à l'évêché d’Elne, le 24 septembre 1408. Les bulles de sa promotion à l’épiscopat furent expédiées de Perpignan, où Pierre de Luna se trouvait depuis deux ans, préparant la tenue du concile de la Réal, annoncée pour le 1°” novembre suivant. C’est un témoignage d'estime toute particulière que Benoît XIII donna à Raymond de Descallar en l'appelant au siège du diocèse d’Elne, où se trouvait momentanément fixé le Pape de l’obédience avignonnaise. Toutefois, le 19 décembre de cette même année 1408, alors que le concile de la Réal avait célébré ses onze principales sessions, Raymond de Descallar scellait certains statuts de la communauté ecclésiastique de Saint-Jean de Perpignan du seing de ses armes abbatiales ; il déclarait qu'il ne possédait pas d'autre sceau. D'autre part, ce jour-là, Pierre de Luna transféra Raymond de Descallar sur le siège de Gérone et désigna François Eximénés, patriarche de Jérusalem, comme administrateur du diocèse d’Elne. Le pontificat de cet illustre prélat sur la terre roussillonnaise fut très éphémère : il dura un mois à peine.

Dès le 8 janvier 1409, Raymond de Descallar prit possession de son nouvel évêché. Ce dernier recueillait la succession de François de Blanes qui, après cinq mois à peine d'épiscopat, passait sur le siège de Barcelone. Le prédécesseur immédiat de celui-ci avait été le cardinal Bérenger d'Anglesola, décédé à Perpignan le 23 août 1408. Le 12 juin 1409, Benoît XIIT. se rendant de Perpignan à Tarragone, fut de passage à Gérone. Au préalable, Raymond de Descallar avait envoyé une lettre aux abbés. pricurs et supérieurs des communautés religieuses de son diocèse, pour les prier de venir présenter leurs respectueux hommages au Saint-Père. Toute sa vie, l’évêque de Gérone fut un zélé partisan de Pierre de Luna. Celuici le retint constamment auprès de lui, à sa cour papale. En 1412, alors que des troubles éclatèrent dans Gérone, à l'occasion de la succession au trône de Martin I", les magistrats de la ville adressèrent une requête à Benoît XIII pour le supplier de mettre

“un pasteur à la tête de leur bercail. Pierre de Luna

se contenta de répondre qu'il ne pouvait accéder à leurs désirs, parce qu'il était dans l'obligation de

DESCALLAR

garder auprès de lui leur évêque, auquel il confiait | Descallar se trouva en présence des Français. Il fut

d'importantes missions. Aussi, Raymond de Descallar mourut-il à Valence, où se trouvait la cour de Pierre de Luna, durant la nuit du 5 mai 1415. Le livre du secrétariat de la cathédrale de Gérone, qui a conservé la date du décès de cet évêque, se sert, en cette circonstance, des expressions d'un texte qu'il ermprunte à la liturgie de l'Eglise pour le temps de Noël : Dum silentium lenerentl omnia, el no: in medio sui cursus essel.

VILLANUEVA, Viaje lilerario à las iglesias de KEspaña, t. XIN. — Puiccart, Catalogue biographique des évêques d'Elne. — Puyor y

SAFONT, Hijos ilustres de Cerdaña. — Abbé J. CapEilze, Figures d’évéques roussillonnaïs.

DESCALLAR (Bérenger de), frère du précédent, obtint de Jean I‘, le 26 décembre 1388, une rente de soixante-dix livres sur les revenus des moulins de Salces, à l’occasion de son mariage avec Eléonore Boyl, familière de la reine. Il mourut sans postérité et François, son neveu, hérila de ses biens.

Archives des Pyr.-Or., B. 375, 408.

DESCALLAR (Damien de), fils de Pons, châtelain de Llivia et seigneur de Callar (château situé aux sources du Ter, entre Prats-de-Mollo et Camprodon), épousa Jeanne d'Ortaffa qui lui apporta en dot la seigneurie de Formiguères. En 1463, il accepta en apparence la domination de Louis XI, mais demeura l’agent dévoué de Jean TT d'Aragon. Le roi de France lui reconnut tous les avantages que sa famille avait reçus des anciens souverains espagnols. Le 9 août 1463, Louis XI lui fit don des lieux et chàteaux de La Bastide, d'Olette et d'Estavar, et des revenus que le vicomte d'Evol possédait en Cerdagne et en Conflent. Le 34 août suivant, il lui confirma l'office héréditaire de châtelain de Llivia. Mais à partir de 1473, la politique de Damien de Descallar change. A la suite d’un démêlé qu'il avait eu avec la ville de Puigcerda et en faveur de laquelle Louis XT avait opiné. le châtelain de Llivia suivit l'exemple des nobles roussillonnais qui s'étaient soulevés contre la domination française. N'ayant pas assez de soldats pour aller assiéger Puigcerda où les Français avaient une garnison, Damien de Descallar fut surprendre à quelques lieues de là la Tour cerdane. Cette forteresse, qui défendait la vallée de Carol, fut enlevée d'assaut et son infortuné gouverneur. Machicot, fait prisonnier et pendu. Le 13 juin 1477, le châtelain de Llivia tenta de s'emparer de Puigcerda. A la tête d'une troupe de sept cents hommes, il arriva au milieu de la nuit sous les murs de cette ville. On posa les échelles et les soldats s’élancèrent à l'escalade des remparts. L'éveil avait été donné à la garnison. Parvenu au faîte de la muraille, Damien de

atteint d'un coup de pique à l'épaule et renversé dans le fossé. Ses soldats se retirèrent, emportant avec eux leur chef blessé. Vingt d'entre eux, élant restés prisonniers entre les mains des Français. furent pendus, le lendemain. sur les remparts de Puigecrda. Damien de Descallar se réfugia dans son château de Llivia. Des troupes de renfort furent envoyées par Louis XI en Cerdagne. Elles investirent la forteresse de Damien de Descallar. Celui-ci, trompant la vigilance des assiégeants, réussit à s'échapper, mais le vieux château de Llivia fut pris d'assaut par les armées françaises et impitoyablement rasé. Damien de Descallar, ne pouvant plus guerroyer en Cerdagne, passa en Catalogne, dans le comté de Besalu, où se trouvaient ses deux seigneuries de Callar et de Besora. Il rassembla sans tarder de nouveaux soldats, et de concert avec Guillaume Dezbach, dépossédé lui aussi de sa châtellenie de Salces par Louis XI et réfugié dans son château de Rocabruna, ils firent tous deux. à la tête de leurs partisans, des incursions répétées en Roussillon, où ils commirent de grands ravages. en 1478. Boffile de Juge, gouverneur français, s'en plaignit vivement à Louis XI. faisant observer que ces incursions des deux capitaincs catalans étaient une violation flagrante de la trève survenue en ce moment entre les rois de France et d'Aragon. Louis XI répondit que la nouvelle qu'on lui communiquait ne le surprenait nullement, car il ne pouvail ajouter foi à la parole du roi d'Aragon, tant qu'elle n'avait pas élé confirmée par les rois de: Bach el dez Callar. Damien de Descallar eut la satisfaction de voir de son vivant la restitution des comtés de Roussillon et de Cerdagne à la couronne d'Aragon. En 1493, on le trouve au nombre des dix-huit nobles catalans convoqués aux cortès de Barcelone pour recevoir, de Ferdinand [", notification du traité concluavec la France. Damien de Descallar élait encore vivant en 1905.

Archives des Pyr.-Or.. B. 292, 408, 409, 417. — ZuniTsa. Anales de la corona de Aragon, 1. XIN. — Ducros. Hisloire de Louis XI, iv. VII — Puyoz 1x Saronr, lijos ilustres de Cerdaña. — Revue d'Histoire et d'Archéologie du Roussillon, t. WE.

DESCALLAR (François de), frère du précédent, hérita des biens de son oncle Bérenger. mort sans enfants.

Archives des Pyr.-Or., B. #08.

DESCALLAR (Thomas de), frère des précédents, devint chanoine d'Elne, le 5 juillet 1417. * Archives des Pyr.-Or.. G. 132.

DESCALLAR (Pierre de), archidiacre de Conflent (1550-1552).

Archives des Pyr.-Or., G. 123, 174.

166 DESCALLAR — DESCAMPS

DESCALLAR (Pierre de), viguier de Cerdagne en 1587. était vice-gouverneur de Puigcerda au mois de mai 1598, lorsque trois mille Français. commandés par M. de Durban, firent invasion dans la vallée de Carol. Les assaillants étaient à peine arrivés à Porta qu'ils furent découverts par la Tour cerdane, qui tira aussitôt son artillerie pour donner le signal d'alarme. Ils prirent alors à gauche, au lieu de suivre le cours de la rivière l’Aravo et se dirigèrent vers Villeneuve-des-Escaldes, par Fanez. Notre-Dame de Belloch et Dorres. brûlant et ruinant tout sur leur passage. Îls furent altaqués à Villencuve par les somalens de Cerdagne, et repoussés d'Angoustrine, ils furent oblisrés de se réfugier et de passer la nuit dans les imontagnes de Valmarans. Leur général, M. de Durban tomba entre les mains de Pierre de Descallar. Celui-ci épousa Jeanne de Rubi, et de leur union naquit un fils, nommé Dalmace.

Pa voz y Saronr, {ijos lustres de Cerdaña — \ianr, Notices historiques sur les communes du Roussillon, 1” série.

DESCALLAR (Dalmace de), fils du précédent, servit longtemps, comme sergent et alferez, dans les compagnies espagnoles de Ortensio d'Armengol et de Jérôme d'Oms, se distingua en Languedoc contre les calvinistes au temps de la Ligue, et plus tard au siège d'Opoul. Philippe IIT le nomma, en 1599, chàtelain de Puigvalador et baïilli du Capcir. En 1643, il repoussa les gens de la Main armée de Perpignan qui vinrent assiéser Villefranche-du-Conflent. Les habitants de celte localité s’élant refusés à envoyer les reliques de saint Gaudérique dans là capitale du Roussillon, une expédition de deux mille trois cents hommes fut organisée et se dirigea contre Villefranche. Dalmace de Descallar fut dans cette localité l'organisateur de la défense. Le 29 janvier 1613, il occupait avec ses troupes la hauteur du Pla d'A mbulla lorsque la Main armée de Perpignan vint l'en déloger. Une mêlée s'en suivit ; Dalimace de Descallar reçut un coup de feu d'arquebuse qui ne lui fit aucun mal; sa cuirasse Île préserva du danger. Obligée de battre en retraite, la petite armée de Dalmace de Descallar rebroussa chemin. Elle était arrivée sur le pont d'en Gorner, lorsqu'elle fil une salve de mousqueterie contre les perpignanais. Ceux-ci ripostérent et tuèrent deux cents combattants sur les huit cents qui composaient la troupe de Descallar. La Main armée victorieuse prit avec elle les reliques de saint Gaudérique et les accompagna jusqu'à Perpignan. Dalmace de Descallar épousa, en 1603, Angèle de Fivaller, fille de Christophe de Fivaller, membre de la Royale Audience de Majorque et de Stéphanie de Codol. De leur mariage naquit un fils, Hyacinthe.

Archives des Pyr.-Or., B. 378, 30. — Revue d'hisloire et d'archéologie du Roussillon, +. TM.

DESCALLAR (Hyacinthe de), fils du précédent, recueillit la succession de son père à la châtellenie de Puigvalador, le 23 mars 1639. Lors des guerres de Catalogne, ses biens furent donnés par Louis XIV à Jean-Louis de Casteras, seigneur de Palmes.

Archives des Pyr.-Or., B. 394, — Revue d'histoire et d'archeologie du Roussillon, À WE.

DESCALLAR (Narcisse de) défendit, en 1674, la rade de Collioure contre les navires français. En 1697, il reçut délégation du corps de la noblesse catalane pour se rendre à la cour de Madrid et exposer au roi le péril qui menaçait Barcelone. Le roi lui octroya, à cette occasion, le titre de marquis de Besora. En 1705, Charles FIl nomma Narcisse de Descallar président de la noblesse de Catalogne.

Puoz Y SAFONT, op. ci.

DESCALLAR DE PERA (André de) épousa sa nièce Marie-Thérèse de Descallar de Batlle, d'Illesur-Tet. Les deux branches de la famille de Descallar établies à Puigcerda et à llle-sur-Tet, furent alors fondues en une seule, qui revint s'établir à Puigcerda. Ginq enfants naquirent de cette union, dont un, Raphaël. était, en 1722, prêtre-bénéficier de Saint- Etienne d'Ille. Nicolas de Descallar, chevalier de Malte, était, en 1763, commandeur de Bajoles, Cabestany et Saint-Nazaire. La maison des Descallar, à Ille-sur-Tet, située sur la petite place de lHuile, est aujourd’hui la propriélé de M. Sire de Vilar. Celle des Descallar, à Puigcerda, se trouve sur la Plaza major. Elle est devenue depuis 1894 le Cercle de l'Agriculture et du Commerce.

Archives des Pyr.-Or., G. 737, 795. — Abbé P. BoxET, /mpressions el souvenirs (Ille-sur-T'el el ses environs).

DES CAMPS ou DEZ CAMPS (Pierre), notaire de Perpignan, percevait, en 1400, des rentes sur les revenus royaux. Ïl possédait la serivanie de la viguerie du Roussillon et Vallespir que lui avait concédée Jean [°. roi d'Aragon.

Archives des Pyr.-Or., B. 176, 190, 192.

DES CAMPS ou DEZ CAMPS (Siméon), fils du précédent, instrumentait à Perpignan, vers le milieu du xv° siècle. Son frère, Pierre, fut abbé de Vallbonne. Siméon Des Camps eut un fils nommé Jean qui lui succéda dans le notariat.

Archives des Pyr.-Or.. B. 185, 214, 292, 375.

DESCAMPS (François), fils de Jean Descamps, reçu docteur en droit civil à l'Universilé de Perpignan, obtint de Charles-Quintles provisions d'avocat fiscal. Il épousa une fille de Louis Modaguer, damoiseau, qui lui donna deux enfants : François-Vital et Jean-François. |

Archives des Pyr.-0r.. B. 36%, 375, 418.

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