DESCAMPS
DESCAMPS (Franoiïi s-Vital), fils ainé du précédent, fameux jurisconsulte de Perpignan, lieu de sa naissance. docteur en droit de l’Université de cette ville le 27 août 1556, recteur de cette Üniversité le 7 janvier 1558, prieur de la faculté de droit le 23 mai 1563, fut en même lemps avocat aux sièges royaux de la viguerie et du bailliage de Perpignan. et à la cour des Domaines. ll'en remplit les fonctions avec distinction, et rendit à son souverain des services importants qui lui méritèrent, en 1585, des lettres de noblesse avec armature. Il fut élevé peu de temps après à la première dignité de la magistrature de la Catalogne, par sa nomination à la place de régent de la chancellerie de la principauté de Catalogne et des comtés de Roussillon et de Cerdagne.
Archives des Pyr.-Or., B. 375, 378, 432, 434. — CannèRe, Le Voyage en France.
DESCAMPS (Jean-François), frère du précédent, avait été pourvu, le 15 décembre 1570, de l’archidiaconëé d’Elne, en remplacement d'Antoine Clauses. Celui-ci engagea un procès contre lui pour lui disputer cette dignité. Jean-François Descamps, en compensation de son titre d’archidiacre perdu, fut nommé sacristain d'Elne. Il était encore en possession de cette charge en 1600.
Archives des Pyr.-Or., G. 115, 128, B. 437.
DESCAMPS (Louis) était fils de François-Vital et de Raphaëlle de Tord. Il reçut, le 24 avril 1584, d'Antoine de Saint-Gassian, procureur de la Grasse, moyennant un cens annuel de cinq livres, la possession du château et du territoire des Fonts. Il mourut vers 1620, laissant un fils, Jean Descamps de Tord, et une fille, Stéphanie, qui épousa Gaston de Foix de Béarn.
Archives des Pyr.-Or.. B. 437, 439, G. 277.
DESCAMPS (Jean), fils du précédent, seigneur de Vilamolaca, figura, au mois d'août 1639, dans les rangs des nobles enrôlés dans la milice de Dalmace de Quéralt. Il s'y trouvait en compagnie de son fils Bonaventure.
Archives des Pyr.-Or., B. 390.
DESCAMPS (Antoine-lgnace), fils du précédent, était l'oncle de François de Foix de Béarn, baron de Tresserre et de Vilamolaca, le malheureux mari de Thérèse de Campredon, guillotinée sur la place de la Loge en 1662. Antoine-Ignace entra dans la compagnie de Jésus en 1630 et enseigna dans l'Université de sa ville natale la rhétorique. la philosophie et la théologie. Avant d'être pourvu de cette dernière chaire, il avait élé reçu docteur en théolo-
aussi consulteur et qualificateur du Saint-Office. Il précha le carême à la cathédrale de Perpignan pendant onze stations différentes, les années : 1660, 1661. 1665, 1666, 1667, 1668, 1669, 1670. 1672, 1673, 1674 ct 1676. « Un sermon prêchéen français en 1676, à l’église de Saint-Jean, dit Xaupi, parut un phénomène. » Louis XIV qui en eut connaissance, écrivit aux consuls de Perpignan, le 8 septembre 1676, pour leur recommander de ne nommer que des prédicateurs qui sussent la langue française, et de tenir la main à ce qu'ils prêchàssent en français, afin d'engager par là les habitants à s’instruire dans cette langue. Cet ordre si précis du roi ne put être mis à exécution qu'en 1684, faute de prédicateurs français. Antoinc- Ignace Descamps a composé la Vie du Père François Suare: qu'il fit imprimer à Perpignan par Jean Figarola, en un seul volume. durant l’année 1674, Cet ouvrage eut une seconde édition en deux volumes. l’année suivante. Antoine-Ignace Descamps avait fait aussi paraître en 1666, un autre ouvrage intitulé : Congregacio de la Verge Maria del Socos aprobada per Alerandro VIT, un vol. in-4, édité à Perpignan. |
Xauri, Recherches listoriques sur la noblesse des ciloyens honorés de Roussillon el de Barcelone. — Tonnes-\Mar, Diceio-
nario crilico de los escritores calalanes. — Semaine Religieuse de Perpignan, 1893.
DESCAMPS ou D'ESCAMPS (Henri), d'origine roussillonnaise, naquit en 1815 à Pointe-à-Pitre, puis, vint en France en 1825, où il fit de brillantes études. De bonne heure il conçut le projet d'écrire une histoire générale de l’art, et visita dans cette intention. la France, l'Angleterre, l'Ttalie, l'Espagne, même Athènes et Constantinople. En 1855, il rendit visite au célèbre collectionneur de statues, Pietro Campana. Celui-ci se lia d'amitié avec le jeune archéologue et lui confia le soin de publier la Descriplion des marbres antiques du musée Campana, accompagnée de 108 planches. Paris, Plon, 1856. En dehors de cet ouvrage, Henri Descamps n'a rien plus édité. Il se contenta d'obtenir en quinze ans, neuf prix dans les divers concours manuscrits ouverts par l'Académie des Beaux-Arts. Aucun de ces mémoires n'a été imprimé, etil n'y a pas lieu de le regretter, car Henri Descamps fut un médiocre archéologue. Non seulement ses notices sont insignifiantcs et ampoulées, mais encore il paraît avoir accepté sans critique toutes les fausses indications de provenance données par Campana, til s'est abstenu d'en indiquer les restaurations, souvent tellement considérables que plusieurs statues reproduites sur ses planches sont presque des faux. Mais ces planches elles mêmes sont fort belles. C’est le premier exemple
gie, le 18 février 1644. Antoine-Ignace Descamps fut ! d'une grande publication photographique consacrée
à des marbres gréco-romains. Henri Descamps fut inspecteur des Beaux-Arts.
Salomon Reiacu, Esquisse d'une Histoire de la collection Campana dans la Revue archéologique, 1904.
DES CLOT ou DEZ CLOT (Bernard), historien, vivait vers la fin du xur° siècle. Compatriote et contemporain de Muntaner, esprit fin, caractère sérieux, écrivain habile, il composa en catalan une histoire remplie de documents précieux, intitulée : Cronica del rey en Pere, et qui a été traduite en espagnol par Raphaël Cervera en 1616. Elle a été aussi traduite en français par Buchon dans sa collection des chroniques étrangères.
Tonnes-\uar. Diceionario erilico de los esrrilores calalanes.
DES FONTS (Ermengaud) possédait, en 1266, la seigneurie des Fonts (près Calce) avec certains droits sur quelques mnasades de Saint-Hippolyte ainsi que desrevenus de même genre à Saint-Féliu-d'Avail, à Pézilla, etc. Ce chevalier qui avait un frère nommé Guillaume, avait épousé Sibille. Celle-ci fut veuve en 1276. Elle avait eu un fils nommé Dalmace.
AcanT, Nolices historiques sur les communes du Roussillon, t'° série.
DES FONTS (Dalmace), fils du précédent, se reconnul vassal de Jasbert de Castellnou. le 1° septembre 1299. pour les revenus du vilar de la Roca (Camélas). Dans un document de l'an 1303, Dalmace Des Fonts s'intitule donzell de Pézilla. Il n’est plus fait mention de lui dans la suite. Il laissa deux fils : Jaubert et Guillaume.
ÂLART, Op. Cul.
DES FONTS (Jaubert), fils ainé du précédent.
portait le titre de damoiseau en 1307, et possédait la seigneurie des Fonts. Il avait épousé Sibille qui ne lui avait pas donné d'enfants. Dès lors la question de sa succession le préoccupa. Il écrivit successivement trois Lestaments : le premier en date du 20 mars 1343. le second, le 18 décembre 1345 et le dernier, le 19 janvier 1346. C'est dans celui-ci qu'il déclare vouloir être enseveli dans l’église de Sainte-Marie des Fonts. à laquelle il légua vingt-cinq livres pour la fonte d'une cloche et cinq mille livres pour la fondation d’un bénéfice ceclésiastique. Il institua héritier universel son neveu, Guillaume, fils d'autre Guillaume et de Sibille, en lui substiluant sa sœur Brunissende.
\LART, op. CU.
DES FONTS (Guillaume), frère du précédent, chevalier en 4314, s’altacha à la fortune de l'infant Ferrand, frère de Sanche, roi de Majorque, et com-