DUJARDIN
milliers de poudre. Le général espagnol, comte de La Union. n'ayant pas pu empêcher la reddition de Bellegarde, prit position entre cette forteresse et Figuères, avec cinquante mille hommes. Sa ligne formée sur un développement de cinq lieucs, présentait une suite de fortifications dans laquelle on comptait depuis Saint-Laurent-de-la-Muga jusqu'à la mer, plus de quatre-vingt-dix redoutes, la plupart flanquées el fraisées. Le tout était soutenu par un vaste camp retranché établi à Lière. Comptant sur le courage de ses soldats qui étaient aguerris par des milliers de combats sur les montagnes, et habitués à affronter toutes sortes d'obstacles, Dugommier résolut d'attaquer les Espagnols, et commença ses opérations, à cet effet, dans la nuit du 16 novembre. L'attaque générale des redoutes espagnoles eut lieu, des le 17, à six heures du matin, et cette journée fut couronnée d’un succès aussi brillant qne complet ; mais la France le paya cher par la mort du général Dugommier, qui fut tué d’un coup d’obus, étant stationnaire sur la Montagne-Noire, au centre de son armée. Il cut la tête fracassée, et cependant sa prudence ne l’abandonna pas, même dans les bras de la mort. Il profita d'un reste de vie qui l'animait encore, pour dire à deux de ses fils qui se trouvaient à ses côtés et aux officiers qui l’entouraient : « Faites en sorte de cacher ma mort à mes soldats, afin qu'ils achèvent de remporter la victoire, seule consolation de mes derniers moments ». [l expira en disant ces mots. Sur les ordres du conventionnel Delbret, Peérignon prit immédiatement le commandement. et, secondant la valeur d'Augereau, termina l'œuvre de Dugommier. Les Espagnols, outre leur général en chef La Union, et deux autres généraux, laissèrent dix mille hommes sur le champ de bataille. huit mille prisonniers, trente pièces de canon, deux drapeaux et tous leurs bagages.
La tribune de la Convention retentit des plus pompeux éloges de Dugommier. Il fut décrété que le nom de ce général serait inscrit sur une des colonnes du Panthéon. En 1800, les restes du général Dugommier furent transférés de Bellegarde et réunis à ceux du général Dagobert sous une colonne érigée à Perpignan sur la place actuelle du Marché couvert. En 1826, les dépouilles mortelles de ces deux héros furent retirées de leur caveau et portées au cimetière Saint- Martin.
Tuners. Hisloire de la Révolution française. — LAMARTINE, Histoire des Girondins. — HœærEr, Nouvelle biographie génerale. — Vipas. Histoire de la Révolution française dans les Pyrénées- Orientales.
DUJARDIN (Victor), dont un magnifique sarcophage recouvre la dépouille mortelle au cimetière de Céret, était né à Neuilly-Saint-Front (Aisne) Île 9 juin 1030. A l’âge de dix-huit ans. il s’'engagea dans
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l'armée, qu’il quitta en février 1853 avec le grade de sergent-fourrier. De solides études lui permirent d'être titularisé au ministère de la guerre en 1857. Il fut nommé principal en 1868 et rédacteur principal de 17 classe en 1882. fonctions qu'il occupa jusqu'en 1886, où il fit valoir ses droits à la retraite, avec trente-trois années de service et deux campagnes. En rentrant dans la vie privée, il fut décoré de la croix de la Légion d'honneur. Dès qu'il fut libre. Dujardin consacra ses loisirs à écrire. S'étant attaché depuis longtemps et par des liens sérieux au Roussillon, il s’identifia promptement aux mœurs charmantes et pittoresques de nos montagnes. Dès son arrivée à Céret, il étudia le département et le parcourut en tous sens avec l’âme d’un touriste comme le fut Topfer. Aussi donna-t-il dans les Souvenirs du Midi, les meilleurs tableaux de cette nature pleine de contrastes « pour l’homme du Nord » qui parlait le langage du cœur avec tant de verve et de coloris. Son Hisloire du Valois quoique offrant moins d'’attraits pour les roussillonnais. le fait connaître cependant comme un profond philosophe et un observateur consciencieux. Les pages écrites par Victor Dujardin, — celles qui concernent le Roussillon en particulier — constituent un guide précieux pour les étrangers et les excursionnistes. « Véritable encyclopédiste et esprit observateur, comme le dit l'éditeur de ses œuvres, M. Dujardin a cherché à tirer du spectacle de la nature, ainsi que des mœurs, du caractère, des coutumes des populations, des contrastes intéressants, des réflexions sérieuses ou humoristiques. d’un ordre philosophique général et souvent scientifique ». Dujardin mourut à Céret le 15 janvier 1897.
Articles nécrologiques parus dans divers périodiques.
DURAND (Pierre), jurisconsulte de Perpignan, était docteur en droit civil et en droit canonique. En 1357, Pierre IV le nomma commissaire pour enquêter contre les officiers royaux qui avaient été en exercice dans la viguerie de Roussillon et Vallespir durant les trois dernières années qui venaient de s'écouler.
DURAND (François), nésociant de Montpellier, vint en 1720 s'établir à Perpignan et introduisit le premier, dans le Roussillon, le commerce des vins. Du mariage que son fils François contracta, pendant l’année 1751, avec une perpignanaise nommée Fajou. naquirent sept enfants. dont les plus connus furent: Marie-Jacques et François.
® LC] L2 JausenT-CAMPAGNE, Francois Durand, Perpignan, sans date,
in-8° de 58 pages.
DURAND-FAJOU (Marie-Jacques baron), fils du précédent, naquit à Perpignan le 15 août 1738. Il se livra au négoce dans la ville de Montpellier et devint président du tribunal de commerce de cette cité. Elu, le 22 août 1815, avec 113 voix sur 156 votants, député de l'Hérault par le collège de ce département, il vota avec la minorité de la Chambre introuvable, et fit de vains efforts pour soustraire son département à l'inégalité d’une répartition de cent millions. Durand-Fajou obtint le renouvellement de son mandat, le 4 octobre 18146 avec 92 voix, puis le 20 septembre 1817 avec 678 voix. Il siégea alors au centre droit. Louis XVIII lui conféra le titre de baron. Réélu le 9 mai 1822, dans le premier arrondissement de l’Hérault par 358 voix contre 271 à Sales, de Pezenas, et le 27 février 1824 par 344 voix contre 237 à Ratyé de la Peyrade, il prit plusieurs fois la parole à la Chambre des députés sur des questions commerciales et financières. Darand-Fajou reçut un dernier mandat législatif des électeurs de Montpellier. le 23 juin 1830, par 400 voix contre 221 à Pataille. Il combattit le ministère Polignac. et vota, le 16 mars 1830, l'adresse des 221. Durand-Fajou était membre du Conseil supérieur du commerce. Il mourut à Montpellier en 1831.
ROBERT, BoukLoToN et Couc\y, Diclionnaire des Parlemenlaires.
DURAND (François), frère du précédent était le septième et dernier enfant de François Durand négociant et de dame Fajou, son épouse. IL vint au monde à Perpignan en 1768. Tour-à-tour garde national, soldat dans une compagnie de canonniers, officier attaché à l'état-major du général Dugommier, François Durand fit avec bravoure les campagnes de 1793 et 1794 dans les Pyrénées. La paix avec l'Espagne une fois proclamée, il rentra au sein de sa famille. recueillit la septième partie des biens patrimoniaux et posa avec ces fonds la première assise de ce grand édifice commercial si connu dans les deux mondes pendant le xix° siècle. La fortune secondant ses entreprises, il créa des succursales de la maison Durand à Narbonne. en 1802, ct à Barcelone en 1805. Il fit d'Odessa, port franc de la Russie méridionale, la résidence d'un agent spécial et plaça de grands intérêts dans une maison que fonda à Paris un de ses frères. Pendant la guerre de 1808, il se chargea d'approvisionner de grains l’armée francaise enfermée dans Barcelone entre l'escadre anglaise et les guerillas espagnoles. Aidé par d’autres commerçants de Perpignan. il concourut à tenir les ennemis en respect au-delà des frontières prvrénéennes.
La sagesse dont il avait fait preuve dans les opérations de son négoce, la distinction avec laquelle
il présidait le tribunal de commerce, l’activité qu'il déployait aux sessions du Conseil général étaient des motifs suffisants pour classer François Durand dans le cercle des hommes d'élite du département. Aussi, le #4 octobre 1816. le collège du département des Pyrénées-Orientales le porta-t-il à la Chambre des députés avec 95 voix sur 107 votants. Il siégea parmi les royalistes constitulionnels. prit la parole en faveur de l'importation des grains. et fut réélu, le 10 octobre 1821, par 250 voix sur 368 votants. Le 25 février 1824. il recueillit 269 suffrages sur 4327 électeurs. François Durand soutint le ministère Villèle, mais vota quelquefois avec la contre-opposition. Après avoir obtenu le renouvellement de son mandat, le 17 novembre 1827, par 207 voix sur 377 votants, il opina contre le ministère Polignac et fut du nombre des 221. Très souvent membre des commissions qui, chargées d'examiner les projets de loi, réunissent des hommes compétents, François Durand fut particulièrement utile à l'élaboration des lois de la Restauration. Il était souvent mandé aux cabinets du ministère pour éclairer de ses vues personnelles les graves sujets de l’ordre administratif ou financier soumis à la discussion du Parlement. Son dernier mandat législatif fut du 23 juin 1830 avec 254 voix contre 402 votants. Rallié au gouvernement de Louis-Philippe, François Durand échoua aux élections du 30 novembre 1831 et ne réunit dans le troisième collège des Prrénécs-Orientales, à Prades, que 46 voix contre 52 attribuées à l'élu Ferdinand Escanyé. Il se représenta encore. le 21 juin 1834, mais il n'obtint dans ce même collège électoral que 31 suffrages contre 251 à François Arago. François Durand fut victime de la coalition des républicains et des légilimistes. Sa vie politique eut pour récompense la croix de la Légion d'honneur.
C'est sur le terrain commercial que François Durand déplova plus particulièrement les ressources de son intelligente initiative. En 1826. alors qu'il était environné de considération, des circonstances imprévues le forcèrent à prendre, au prix de réels sacrifices. la maison de son frère à Paris. Au sein du plus grand centre d'affaires de l'univers. en correspondance avec des négociants de tous les pays, il ne larda pas à mesurer du regard le vaste champ d'action ouvert devant lui. Il se rendit rapidement compte des besoins et des ressources des différents peuples autant que des avantages qu'offrirait l'échange réciproque des produits du sol et des ouvrases de l'industrie nationale.
Dés 1820. François Durand avait fait un voyage à Londres dans le but d'étudier les moyens d'introduire en Angleterre les vins du Roussillon. H y fut l'objet non-seulement d'un bienveillant accueil, mais
DURAND
encore d'ovations enthousiastes de la part des autorités et de la population britanniques. Aussi, des son arrivée en France, son plan fut-il mis à exécution, bien que de sérieux obstacles parussent devoir en empêcher la réalisation. C’étaient les droits exorbitants qui frappaient les vins français dès leur sortie de la frontière ; dans le département. aucun local n'était assez vaste pour entreposer des fûts ; il fallait risquer des capitaux énormes pour hasarder des achats aléatoires. Mais rien n’arrêta la confiante audace de François Durand. Il savait qu'il pouvait compter sur la honne qualité des vins roussillonnais, garantie encore par la probité du nom de sa maison et par la loyauté de sa marque. Aux alentours du port qui devait leur servir de point de départ, les quais lui refusaient une surface plane. François Durand n'hésita pas à renverser une montagne avaisinante, et là où était une masse rocheuse s'éleva une immense embarcadère. Dans ses vastes magasins s’'accumulèrent des milliers de futailles contenant du vin de plusieurs récoltes successives. En 1825, les premiers crus en cave furent placés comme échantillons sur les tables des principaux hôtels de Londres. En 1832, les barriques de vin de la maison Durand constituaient la cargaison entière de plusieurs bâtiments. Les vins du Roussillon sont redevables à l'initiative de Francois Durand d'avoir frauchi les mers, d'avoir trouvé un débouché dans les Etats-Unis. le Brésil, les Indes anglaises el l'Océanie.
Une circonstance exceptionnelle permit aux roussillonnais d'apprécier l'attachement que leur portait leur riche compatriote. L'année 1846, que marqua une récolte insignifiante, fut calamiteuse pour la France entière. La spéculation juive attendait sur les quais du port de Marseille l’arrivée des paquebots de François Durand revenant d'Odessa, chargés de céréales. Le riche commerçant repoussa les avances d'un bénéfice usuraire et fit diriger les navires à destination de Port-Vendres. Grâce au débarquement de ces blés, les communes des Prrénées-Orientales ne connurent point l'augmentation du prix sur les uraines.
Sur la fin de ses jours. François Durand perdit successivement un fils cadet, Eugène, qui promettait une notabilité artistique, et une fille. Fanny, qui venait, depuis peu de temps, d'épouser M. Granier. A sa mort. survenue le 27 décembre 1852, François Durand laissa deux fils : Justin, qui incarna dans sa personne la notoriété de toute la famille, et Adolphe qui recueillit la succession commerciale de la maison de Paris.
JacBentr CAuPAGNE, Francois Durand, Perpignan, sans date,
in-N° de 3S pages, — RoBEnr, BouURLOoTON et CouGxxs Dichion:naire des Parlementaires.
DURAND
DURAND (François-Louis-Justin), plus connu sous le prénom de Justin, fils du précédent, naquit à Perpignan, le 13 avril 1798, s’adonna de bonne heure au commerce et s'occupa spécialement de finances et d'économie politique. Il se livra aux opérations de la banque et y acquit une fortune considérable. Il fut, dès 1828, membre du Tribunal de commerce de sa ville natale : à diverses reprises, ilen fut nommé le président. Justin Durand remplit aussi un grand nombre de fonctions administratives. Membre du Conseil municipal dès la même année 1828, il fut adjoint au maire de la ville de 1841 à 1846. Membre et plusieurs fois président du Conseil général des Pvrénées-Orientales depuis 1831, ïl ne fut pas réélu en 1848, mais y fut ramené par les élections de 1850. Le 29 février 1852, la circonscription unique du département l’envoya siéger au Corps Législatif par 26.247 voix contre 1014 à François Arago. Le gouvernement présidentiel avait soutenu sa candidature. Le 2 octobre suivant, François Durand. en compagnie des délégués des Pyrénces-Orientales, se porta à Narbonne pour présenter au Prince Président, voyageant dans le Midi de la France, les vœux de leurs concitoyens. Il rappela à Louis-Napoléon que le Conseil général des Pyrénées-Orientales avait été le premier en France qui avait proposé la prorogalion des pouvoirs du Président. Justin Durand s'associa au rétablissement de l'Empire, mais s'attacha beaucoup plus au relèvement des finances, à la création des voies ferrées et des canaux qu'aux questions d'ordre purement politique. Il fut réélu, comme candidat officiel, par 26.521 voix contre 1035 à Emmanucl Arago. Justin Durand ayant voté un blâäme contre l'attitude de Napoléon ITT à propos de la question d'Italie, on craignit un moment que le ministre de l'Intérieur. de Persigny. ne lui retirät l'appui officiel du gouvernement pour en investir Charles Lazerme. Mais Madame Durand usa de la haute influence dont elle jouissait dans les salons parlementaires de Paris, el particulièrement auprès du duc de Morny. président de la Chambre. Les difficultés entre Justin Durand et le Gouvernement furent vite aplanies par elle ; aussi. soutenu par le chef de l'Etat. Justin Durand sollicita pour la troisième fois, Le 14 maï 1863, les suffrages du corps électoral. Mais ayant refusé d'appuyer auprès de Napoléon IT une demande de concession du chemin de fer de Cette à Marseille, la Compagnie du Midi suscila contre lui la candidature d'Isaac Pereire, un de ses premiers administrateurs. Justin Durand, blessé dans sa dignité, suivant sa propre expression, se désista de sa candidature, recommanda l'abstention et donna sa démission de maire de Perpignan et de conseiller général. Isaac Pereire fut élu. le 31 mai1863, par 28.494 voix. Son élection fut soumise à l'appré-
ciation de la Chambre le 24 novembre 1863. Le rapporteur, Le Mélorel de la Haichois, détailla les quatre protestations portant seize cents signatures, qui reprochaient à Pereire des dons, promesses, excitations, etc., puis conclut à la validation. Emile Ollivier observa qu'Isaac Pereire avait fait beaucoup de libéralités à l’occasion de son élection. En conséquence, il demanda une enquête. Isaac Pereire. prenant lui-même la parole pour s'expliquer, s’exprima ainsi : « J'affirme sur l'honneur que l'argent n’a joué qu'un très faible rôle dans le cours de ma tournée dans le département. » — « C’est déjà trop ! » s'écria Jules Favre. [Isaac Pereire fut invalidé. Les électeurs des Pyrénées-Orientales, convoqués pour le 20 décembre 1863, réélurent Isaac Pereire par 20.269 voix contre 13.360 à Justin Durand. Aux élections législatives du 24 mai 1869, Isaac Pereire ne demanda pas aux électeurs roussillonnais le renouvellement de son mandat. Îl comprenait que ceux-ci n'auraient pas manqué de lui demander compte de ses promesses. Son embarras aurait été grand s’il avait dû expliquer les motifs pour lesquels il n'avait pu obtenir les paquebots à Port-Vendres. le chemin de fer d'Arles-sur-Tech et d’autres grands travaux solennellement promis. Justin Durand, qui se présenta, fut élu député de la première circonscription des Pyrénées-Orientales par 13.117 voix contre 8.475 à Emimanuëél Arago. La validation de son élection fut vivement combattue à la tribune française par Jules Simon qui protesta contre les rastells dont elle avait été l'occasion. L'enquête demandée par l’orateur ne fut pas votée; le dossier fut renvoyé au bureau et, le 7 décembre 1869, François Durand fut validé par 135 voix contre 36. Le 4 septembre 1870 mit fin à sa carrière politique. François Durand, qui avait été fait chevalier de la Légion d'honneur le 6 février 1845, observa en matière économique et financière une conduite assez indépendante au Parlement. Il ne donna pas toujours son approbation aux mesures budgétaires du gouvernement impérial.
François Durand avait épousé Antoinette de Cagarriga qui ne lui donna pas d'enfants. Il mourut au Mas-Deu, le 2 décembre 1889. Il légua sa fortune à ses neveux et à ses nièces, laissa vingt mille francs aux pauvres de Perpignan et deux mille francs à chacun des curés de Bages, Trouillas, Toulouges, Bompas et Salses.
RosentT, Bounzorox et Corc\s. Dielionnaire des Parlemen-
laires. — Horace Cut ET, Histoire du parti républicain dans les Pyrenees-Orientales, Perpignan, Imprimerie de l'ndependant, 1909, — Articles nécrologiques parus dans divers périodiques.
DURAND (Adolphe), frère du précédent, régent de la Banque de France et associé à son frère Justin, continua avec lui la maison financière sous la raï-
son sociale : François Durand et C". En mourant il laissa trois filles : l’ainée épousa M. de Gassaud ; la cadette se maria au baron Marie-Louis de Lassus de Saint-Geniès, préfet des Pyrénées-Orientales ; la plus jeune unit ses destinées à M. de Montpinson.
Communication vbligeante de M. Clément de Lacroix.
DURFORT (Nicolas de), écuyer, officier dans le régiment Royal-artillerie, en garnison dans la ville de Perpignan, épousa, le 11 décembre 1719, Agnès Curzay de Bourdeville, fille de François Curzay de Bourdeville, capitaine dans le régiment de Bassigny et d’'Agnès de Bourdeville de Domenech. De ce mariage il eut trois enfants : Louis, Joseph ct Marguerite-