VIII INTRODUCTION
Ainsi donc, tel que le Zxctionnatre se présente, avec plus de 700 pages d’un texte compact, abondant de références et de citations, ce « Mémorial Roussillonnais » apparaît comme une vaste Encyclopédie qui à élargi l'horizon de nos connaissances, complété nos traditions, fortifié nos souvenirs et à laquelle, nous le répétons, devra forcément recourir quiconque étudiera désormais l’histoire de notre province.
Napoléon aurait voulu que l’fnstitut créàt des catalogues, par ordre de matières, des sources authentiques où les auteurs pourraient puiser leurs renseignements. L'homme désireux de s’instruire, disait-il, ressemble à un voyageur qui, pénétrant dans un pays dont il n'a pas la carte, est obligé de demander son chemin aux passants.
Le Dictionnaire de Biographies Roussillonnaises restera le guide des curieux explorateurs d'histoire. On peut envier M. l’abbé Capeille ! d'avoir conçu cette œuvre ; on doit le féliciter, le remercier de nous l'avoir donnée ; le temps la grandira et lui décernera sa vraie récompense.
Vernet-les-Bains, mars 1914.
Clément DE LACROIX.
! M. l'abbé Capeille n'est pas seulement connu en Roussillon par ses nombreux travaux historiques. mais il a été appelé à collaborer au Dictionnaire d'histoire el de bivygraphie ecclésiastiques et au Dictionnaire de biographie française, ouvrages considérables en cours de publication à Paris. sous la direction de personnalités éminentes.
DE
BIOGRAPHIES ROUSSILLONNAISES
ABENABLE (Louis d’), napolitain, neveu de Boffile de Juge, était abbé de La Réal en 1489 et aussi de Saint-Génis-des-Fontaines. Il mourut en
Archives des Pyrénées-Orientales, H. #&. — Gallia christiana, t. VI, col. 1107.
ACATULUS, évêque d’Elne depuis 633 jusqu’en 638. Il assista au quatrième concile de Tolède, le 6 décembre 633, et au sixième qui eut lieu dans la même ville le 9 janvier 638.
Puiccart, Calalogue biographique des évêques d’Elne.
ADAM (Jean), secrétaire de Louis XI, fut nommé en 1476 procureur royal et trésorier du Roussillon et de Cerdagne. |
Archives des Pyr.-Or., B. 410 et 411.
ADÉLARD, septième abbé de Saint-Michel de Cuxa, siégea de l’année 882 à 885.
For, Histoire de l'Abbaye royale de Saint-Michel de Cura.
ADESMUNDE fut le troisième abbé de Saint- Michel de Cuxa. Il administra ce couvent depuis 841 jusqu'en 860.
For, Hisloire de l'Abbaye royale de Saint-Michel de Cura.
ADHÉMAR (Jean d’), d'une famille distinguée du Languedoc, était, quand la Révolution éclata, chevalier de Saint-Louis et lieutenant-colonel du régiment de Cambrésis. En 1791, son corps étant en garnison à Perpignan, on l'accusa d’avoir voulu livrer la citadelle aux Espagnols, de concert avec trente-cinq autres personnages. De Saillant, Chollet,
lui et les autres furent décrétés d'accusation. Moynié, procureur-général-syndic, était convaincu, en effet, «qu'un complot était formé, que la citadelle devait être entre des mains ennemies, que c'en était fait de la ville de Perpignan et qu'ils n'avaient évité les malheurs dont ils étaient menacés que grâce au patriotisme du 20° régiment que les ennemis de la patrie croyaient avoir mis dans leurs intérêts ».L’instruction de cette affaire se poursuivit avec activité ; la plupart des accusés furent mis en état d’arrestation le 7 décembre ; d’après un décret de l'Assemblée nationale du #4 janvier 1792, ils durent être transférés devant la Haute-Cour nationale à Orléans. Les prisonniers partirent de Perpignan dans deux voitures, le 12 janvier, à 11 h. du matin, et arrivèrent après mille dangers à Orléans où ils furent écroués dans les prisons de la Haute-Cour nationale, le 9 février. La procédure subit des retards et des ajournements extraordinaires à cause de l'éloignement et de la dispersion des témoins civils et militaires qui furent assignés ; l'affaire n'était pas encore jugée lorsque survinrent les événements du 10 août. Les prisonniers accusés du complot de Perpignan furent extraits des prisons de la Haute-Cour d'Orléans, le 4 septembre 1792, pour être conduits à Versailles et y être jugés définitivement. Mais ils furent massacrés par le peuple ameuté, à leur arrivée dans cette ville, le 9 septembre.
ADOLFE, abbé de Saint-Génis-des Fontaines au début du X’ siècle.
Gallia christiana, IV. col. 1105.
2 ADUART — AGOSTI
ADUART (Jérôme), procureur de la communauté ecclésiastique de Saint-Jean, à la cour de Rome, en 1584, devint archidiacre du Vallespir en 1589. En 1593, il soutint un procès contre Raphaël- Antoine Devi, damoiseau de Perpignan, au sujet de la juridiction du château d’'Ultrera. Il mourut le 19 mars 1002.
\rchives des Pyr.-Or., G. 240, 126, FO3K.
AGAY (Jean-Gabriel d’}, issu d'une noble famille de Besançon, naquit le 16 mars 1731. Son frère aîné, le comte François-Marie d'Agay, devint intendant de Bretagne et de Picardie. Après avoir pris le grade de docteur en théologie, abbé d'Xeay fut fait chanoine de Saint-Claude, vicaire-général et ofMcial de lévôque d'Autun et commendataire de Boscaudon. I fut nommé par le roi Louis XVI coadjuteur de l'évêque d'Elne, Le 18 juillet 1779. Le 1% août suivant il obtint du mème prince l'abbave en commende de N.-D. de Soréze. Le 20 septembre de Ja même année il fut proclamé par Pie VE dans le consistoire ponilical, évêque de Canope tn parlibus avec droit de future succession au siège d'Elne. I fut sacré le 30 janvier à [ssv, dans la chapelle de la maison rurale du séminaire de Saint-Sulpice par l'évêque d'Autun, assisté de ceux de Riez et de Nanex. Le 31 janvier 1780, il fit son entrée solennelle à Perpignan, jura d'observer les statuts du chapitre : mais, Le premier des évêques de ce diocèse, il refusa d'être admis à la communauté des prétres de Saint-Jean. Le sacrislain d'Elne, Jean Balanda. chargé de la procuration de ce prélat, prit possession de la coadjutorerie Je 2 mars F7S0. Jean-Gabriel d'Xsgax se rendit à Perpignan au mois de juin de cette même année et \ fit un séjour d'environ neuf mois, Son prédécesseur étant mort à Espira-de PAglx le 1% mars 1783, le chanoine Thomas Rovira, professeur de thcolouie à FUoiversité, fondé de procuralion du coadjuteur, se présenta le même jour devant le chapitre d'Elne et demanda la bre el pleine possession de la crosse et de la mitre d'Elne. Le chapitre avant nommé quare Conmuissaires pour examen des titres du nouvel évêque ajourna sa décision au Jundi 3 mars. Mais la commission avant trouvé des vices de forme dans l'acte de procuration présenté par le chanoine Rovira, il fut convenu qu'on prendrait Favis d'avocats consulteurs. La prise de possession de l'évêché par Mur d'Agas cut néanmoins lieu le lendemain #4 mars. Le 6 juillet 1783 le roi lui assigna les revenus de lfnquisition sans l'en nommer titulaire. En 1787, il fut nomané par Louis XVI président de l'Assemblée provinciale du Roussillon. Le 15 décembre 1787, il procéda à l'ouverture des sessions de ces Etats-gœéné- ‘aux de la province. Un excès de travail altéra sa santé ; le 16 mars 1788 les médecins reconnurent en
lui des symptômes d’apoplexie. Il partit toutefois pour la Franche-Comté le 20 mai, et se rendit à Paris au commencement du mois d'août suivant. Le 21 août 1788 il fut foudroyé par une attaque apoplectique dans le palais que évêque d'Autun occupait à Paris. En se levant de table, il perdit l'usage de la parole qu'il ne recouvra dans le courant de sa maladie que pour balbutier quelques mots incompréhensibles. Il expira, aprés une agonie trés longue, Île 28 août 1788, à deux heures du matin, n'ayant pu recevoir que le sacrement d'Extrême-Onction. f fut enterré Le lendemain dans l'église de la paroisse de Saint-Nicolas des-Champs. Le chapitre d'Elne hérita de sa chapelle, la majeure partie en nature ; le reste, qui se trouvait à Paris lors de son décès, ful vendu par les économes rovaux et l'argent fut remis aux chanoines de sa Cathédrale.
Cou, Noficies de le ialesia insigne collegiadæ de Sant-Joan de Perpinva (Supplément posthume) — Poiceunr, Cataloque biographique des évêques d'Elne, — Marcel SELLER, L'Assemblée provinciale en Roussillon.
AGEL (Guillaume), né à Thuir le 16 janvier 1753, fut nommé résgent de lécole de celte localité Île 18 novembre 1780. Greflier du juge de paix Le 10 janvier 1791, il fut charge de diriger la Hiquidalion des biens confisqués aux émigrés. Arrêté le 31 décembre 1800 pour faits politiques, il resta en prison jusqu'au #4 mars IS01. Toul en s'occupant de pédagogie et d'écritures procédurieres, Agel se Tivra à l'art de l'imprimerie, En 1792, il publia le Calendart eurios y ulilo alinanach rossellones per lo any birel de gracia M DEC \CIL, in-12 de seize feuillets non paginés. Ce périodique parut en français à partir de 1745 jusqu'en 1813. À daler de celte derniére année, l'almapach fut imprimé à Lvon et édité à Perpignan, chez An, libraire. Agel imprima aussi, à Thuir: Esther, lragediaæ sante traduhida en versos calolans. 1792; Jesus balejal per Sant Joan-Bapliste, A6: Tragedia dels martyrs sants Cosma x Damia, YT9T: Ordo... jussu et auclorilale presbiterit Pyrenæortun ortentaltun, 1797. et Les Goigs en alabansa delglortos sant Naïari, martyr, sans date. — En 1802, Agel vint s'établir à Perpignan, mais il retourna bientôt à Thuir reprendre ses fonctions d'instituteur. FE y mourut Île Liimars LN32.
Couer, L'Imprimerie à Perpignan.
AGOBERT, abbé d'Arles en 917.
Gallia chrisliana, VE, col. 10K5.
AGOMESINDUS, abbé d'Arles en 945 ct 949.
Gallia chrisliana, NE, CO. TON.
AGOSTI (Augustin de), mercader de Perpignan qui obtint le 3 février 1468 la concession d'une mine de cuivre au territoire de Montbolo, fut orfèvre dans sa ville natale. Il fabriqua des objets d'art en métaux
AGOSTI — ALART 3
pour des églises du Roussillon jusqu'au premier quart du XVI: siècle.
Archives des Pyr.-Or.. B. #09, 410, C1. 762, 790.
AGOSTI (François), commandeur de l'ordre de Calatrava, fut nommé par Charles-Quint procureur royal de Roussillon et Cerdagne, en remplacement de Jean dez Vivers, démissionnaire (1520). I garda ses fonctions jusqu'à sa mort et eul pour successeur Alphonse de Rebolledo.
Archives des Pyr.-Or., B. 357 et 36%.
AGRAMONT (Etienne d’) était archidiacre de Vallespir en 1394. Le 7 juin 1#10, par une lettre datée de Barcelone, Jérôme d'Ochon. évèque d'Elne, Île nomme son vicaire-général. I portait en même temps le titre de prieur de N.-D. de Gualter, au diocèse d'Urgell En 1412, 143 et F4, il fit divers actes d'administration diocésaine en Fabsence de l'évêque.
Archives des Pyr.-Or., G. 9 168, 247, SON, BB. 232 et 240.
AGUILAR (Melchior-Louis-Xavier de Bon de Margarit, marquis d’), lils de Pierre Françots- Ignace Bon, de Cruilles, de Santa-Pau, de Biure, de Margaril, comte de Montégul, marquis d'Aguilar, seiwneur de la ville et baronnie de Mosset, ancien major. chevalier de Saint Louis, chevalier honoraire de Malte, et de Jeanne-HHippolite-Rose, comtesse de Montégut, liltérateur francais, né en 1755 à Perptonan, mort à Toulouse en IS38. FT était membre de la Société des Sciences de Montpellier, de F\eadémie des Belles Lettres de Toulouse et maintencur des Joux floraux. Outre quelques pièces insérées dans le Recueil des Jeux floraux, on a de Fur:
Recueil de vers. \imsterdun (Parisi, FTSS. ne": Traduction en vers de quelques poésies de Lope de
Veua, précédée d'un conp d'œil sur la langue et la
littérature espagnoles et sur Lope de Vega, Partis
et Montpellier, sans date, in-8":
Slances dithvrambiques. ete. Toulouse, Dalles, 1824
In -&".
Du Mège prononça Féloge du marquis d'Xeuilar Le 24 avril 1839, dans la séance publique de FAcadémie des Jeux floraux.
Hocvcen. Nouvelle Biographie generale. Paris, Firmin-Didats 1854
AGUSER (Jean), curé de l'église Saint Jean à Valence (Œspagne)r, fut vicaire général de Gui de Terrena, évèque de Mallorca, en 321. igure avee le titre d'archidiacre de Conflent dans un svnode lenu le 26 avril 1325, sous Fépiscopat de Bérenger Batlle.
Archives des Pvr.-Or.. G. 169, — VinLAntEvA, Fiaje lüerario a las iglesias de España. À. N\T.
AGUSTIN (Pierre), docteur en droit canon, était chanoine régulier de l'ordre de Saint-Augustin el prieur de Sainte-Marie de Roda (diocèse de Lérida)
lorsqu'il fut nomimé à l'évêché d’Elne, le 21 janvier 1544, en remplacement de Ferdinand de Loazes promu à celui de Lérida. Ce même jour, son procureur prit possession du siège épiscopal d'Elne et prêla serment pour lui le lendemain. Le 24 mars suivant, le nouveau prélat fit son entrée solenuelle à Perpignan. Le 2 avril 1544, il confirma un statut, porté Le 4 mai 1402, par un de ses prédécesseurs Barthélemy Pevro, qui accordait annuellement deux mois de vacances aux chanoines et trois mois à l'évêque d'Elne. Le 23 avril de cette année-là, il prit une’sage mesure pour unificr la récitation de l'office divin dans le diocèse. À eel effet, il désigna deux chanoines chargés de rédiger FlOrdo diocésain. décida encore que les membres du chapitre de Saint- Jean qui ne garderaient point la résidence ne perce vraient plus de rentes sur la mense capitulaire. Il réunit en assemblée les ecclésiastiques du diocèse pour procéder à la répartition du don du elcrgé au roi. Le 19 août 1544, il nomma des procureurs, el dans ce document il ne portait encore que le tre d'évéque élu d'Elne, ne ful consacré que Les février dans l'église Saint-Jean. Dans le courant de cette apnée, Pierre Agustin fut transféré au siège de Huesca. JL assisla avec ce titre au coneile de Trente en 1563 et mourut dans son diocèse cn 1572
Cour, Volicies de la sglesia insigne collegioda de Sant-Joan de Perpinva. — Poire, Catalogue biographique des eveques d'Etne. — Archives des PxreOr.. Gi NS ON2.
AIMERIC, abbé d'Arles, fit consacrer les trois églises de Sainte-Marie, de Saint-Pierre el de Saint- Paul. 0 ealle Atbaniana, par Arnaud. évêque de Gérone.
Marca hispanients Co STE.
ALAQUI (Jean), habitant de Perpignan el fondeur de cloches cn 132%.
pe Boxveros, Epigraphie roussillonnaise dans le XYZ Bulletin de ta Socielé Agricole. Scientijique el Lilléraire des Prrénées- Orientales.
ALART (Julien-Bernard) naquit à Vinca Île Le mars 1824. Après avoir suivi le cours des classes élémentaires duns sa ville natale, ilentra au Collège de Perpignan, au mois d'octobre IS37. Il passa ensuite à celui de Toulouse, d'où il sortit avec le diplôme de bachelier ès-lettres, Le 10 août 143. 1 prit un engaswement de dit ans dans FUniversilé et débuta, celte année là, au collèse de Châtellerault. en qualité de maître d'études. Le 15 avril 1S%44, 1 fut envoyé au collège de La Rochelle où il demeura jusqu'en 1848. Le 9 février de cette méme année, il était nommé à Cahors, et Le 31 décembre il devenait régent de sixième et de septième au collège de Lectoure. Il resta cinq ans dans celle place ; Le 2 novembre 1833 il était désigné pour professer la classe de