‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 72 sur 227 · FERRIOL — FINES · texte numérisé non relu

FERRIOL — FINES

FIGUEROLA (Jean), imprimeur, exerça durant vingt ans, sa profession à Perpignan. Il édita, en 1671, la Vida del venerable padre Francisco Suarez de la compañia de Jesus, par le P. Antoine-Ignace Descamps, jésuite. Sa veuve a imprimé les ouvrages suivants : Confessionari del benaventurat sant Thomas de Aquino, 1471; Trailé de paix entre la France el l'Espagne conclue à Nimègue le 17 seplembre 1678, 1678 ; Manual de Doctrina christiana, de Lluis Guilla, nolari publich, 1685. Le 21 décembre 1690, François Vigé, beau-frère de Jean Figuerola obtint des lettres patentes de Louis XIV, qui lui conféraient le brevet d'imprimeur. Il fut le continuateur de la maison Figuerola.

CoMer, L’Imprimerie à Perpignan.

FIMARCON (Jacques de Cassanet Tilladet Narbonne de Lomague marquis de) fut nommé commandant de la province du Roussillon en 1713, en remplacement de Jean de Quinson, décédé. Il mourut le 20 mars 1730.

Archives des Pyr.-Or., G. 242.

FINES (Jean-Pierre-Thomas), né à Perpignan le 17 mai 1805, fut ordonné prêtre en 1828. L'évêque de Perpignan, de Saunhac-Belcastel, qui venait d’inaugurer son nouveau Grand-Séminaire, confia à l’abbé Fines une chaire de professeur dans cet établissement. En 1838, celui-ci prit la direction du Petit Séminaire de Prades et la conserva jusqu'en 1847. Il avait cté fait chanoine titulaire en 1843. Rappelé au Grand-Séminaire de Perpignan, en 1855, par Philippe Gerbet, le chanoine Fines enseigna de nouveau les sciences ecclésiastiques aux lévites du diocèse jusqu'en 1858, où il fut placé à la tête de cet établissement. Il fit partie du comité de rédaction qui publiait le Bulletin de la Société Agricole, Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orientales, depuis l’année 1858 jusqu’en 1866. Il y inséra : Nolice biographique de Gui de Terrena; Influence de la religion sur les beaux-arts ; Résumé en vers de l'histoire de France, et Carmen multimetrum ad laudem bealissimæ Virginis, X° et XI" Bulletins. Il prit l'initiative de faire publier une nouvelle édition du Regula Cleri composte par Salamo et Gelabert. Cet ouvrage parut à Avignon en 1858 et fut tiré à un très grand nombre d'exemplaires. Le chanoine Fines qui était vicaire-général du diocèse, depuis 1855, mourut à Perpignan, le 31 décembre 1867.

Archives de l'Evèché de Perpignan.

FINES (Jacques) naquit à Perpignan en 1829.

Reçu docteur en médecine, il vint s'établir dans sa ville natale, et s'adonna plus spécialement à l'étude

FITA — FLAMENVILLE

des sciences météorologiques et climatologiques. Dès 1862, il fut nommé président de la Commission météorologique des Pyrénées-Orientales où il recueillit la succession de Béguin. En 1863, Jacques Fines, frappé de l'influence que les agents atmosphériques exercent sur la santé publique et les récoltes, installa divers observatoires dans le département ct fixa son choix sur les stations suivantes : Amélie-les-Bains. Prats-de-Mollo, la Preste, Molitg, Vernet-les-Bains, Thuès, Mont-Louis, Banvuls-sur-Mer. En 1879 furent posés les fondements de l'Observatoire de Perpignan, sur les bords de la rivière de la Tet, et dans les dépendances de la Pépinière. Le docteur Fines n'attendit pas l'achèvement de cet édifice, qui ne fut terminé qu’en 1882, pour commencer dans cet établissement en construction des observations régulières. Chaque année, depuis sa fondation, l'Observatoire de Perpignan a publié un Bullelin météorologique annuel du département des Pyrénées-Orientales qui est un véritable ouvrage scientifique. Dans les XXXe et XXXI° Bulletins, le docteur Fines a résumé les constatations faites à Perpignan durant la seconde moitié du xix° siècle. En 1883, il publia les Votes sur la climatologie du Roussillon, recueil d'observations qui font valoir les avantages climatériques du département. Jacques Fines fut le premier à trouver une formule permettant d'établir le rapport de la vitesse du vent correspondant à la hauteur. Le docteur Fines fut médecin en chef de l'hôpital civil de Perpignan. jusqu'au jour de sa mort survenue dans cette ville, le 9 septembre 1904.

Articles nécrologiques parus dans divers périodiques.

FITA (Philippe) était abbé de Saint-Génis-des- Fontaines en 1641.

Gallia chrisliana, VI, col. 1109.

FITALS (Antoine), peintre de Perpignan, travailla en collaboration avec Joseph Brell. Le 23 jan-

vier 1564, 1l passa un marché pour peindre le retable de Saint-Michel de Pia.

Archives des Pyr.-Or., G. 838.

FLAMENVILLE (Jean Hervieux Basan de), fils de Henri Basan, marquis de Flamenville, en Normandie, et d'Agnès de Molé, était vicaire général de l’évêque de Chartres, lorsqu'il fut nommé évêque d’Elne, le 8 septembre 1695. Le même jour, il obtint du roi l'union de l’abbaye de la Réal à son évêché, union qui ne fut cependant confirmée par le pape qu'en 1701. Il fut sacré le 12 février 1696 dans l’église de Saint-Sulpice par l’archevèque Louis-Antoine de Noailles assisté des évêques de Chartres et de Castres, et le 31 mars suivant, il jura serment de fidélité

au roi. Après avoir pris possession de son siège par procureur, il entra dans son diocèse le 2 décembre de cette même année et prêta son serment à l’église Saint-Jean. Dès sa venue en Roussillon, Jean de Flamenville manifesta la volonté « de voir dans le clergé un zèle ardent pour l'instruction des enfants et des peuples ». Il fit paraître dans ce but, en 1698, un Caléchisme diocésain, à la place du manuel d’instruction religieuse de Nüremberg, alors en usage dans le diocèse. Court, clair et uniforme, ce catéchisme, qui a été enseigné en Roussillon jusqu'à l'arrivée d'Etienne Ramadié sur le siège d'Elne, renfermait quatre parties. La première contenait ce que le chrétien doit croire, ou le Symbole des Apôtres ; la seconde, ce qu'il doit recevoir, ou les Sacrements ; la troisième, ce qu'il doit faire, ou le Décalogue avec les commandements de l'Eglise ; la quatrième, ce qu'il doit demander, ou la prière. Un abrégé de la doctrine chrétienne fut imprimé à l’usage des petits enfants. Jean de Flamenville fut un évêque zélé, pieux, régulier et vigilant sur son troupeau et plus particulièrement sur les jeunes gens qui se destinaient à l'état ecclésiastique. Il les assemblait le samedi de chaque semaine dans la chapelle de son palais épiscopal ; il examinait leur conduite et leur adressait des instructions appropriées à leur état de vie. Pendant un voyage qu'il fit à Paris, ce pontife demcura quelques jours au sein de la communauté de Saint-Sulpice. Une brave jardinière lui récita alors une prière qu'elle faisait journellement. C'était une périphrase de l'oraison dominicale qu’elle avait composée et qu'on a appelée depuis le Pater de la jardinière. Cette formule fut imprimée dans les éditions des eucologes parus sous le titre : Journée du chrélien. On y joignit cette note que l’évêque Jean de Flamenville en avait été édifié et que ce prélat avait avoué n'avoir jamais entendu personne si bien prier Dieu. Selon un usage immémorial en vigueur dans le diocèse d'Elne, l’évêque était constitué l'héritier de ses prêtres décédés sans testament. Le 7 janvier 1706, Jean de Flamenville céda ses droits sur la succession de Jacques Magalon, curé de Canohès, mort ab inteslat, aux parents du défunt, « croyant, disait-il, ne pouvoir faire un meilleur usage des biens de son église que d'en faire part aux parents des prestres deffuncts sans faire testament, lesquels sont dans le besoin ». Le 12 janvier 1699, Jean de Flamenville unit à son séminaire le pricuré de Saint-Féliud'Amont. Le 7 décembre 1703. il bénit le nouveau retable de la chapelle de Notre-Dame de la Conception à Saint-Jean. Il avait obtenu de Louis XIV l'abbaye d'Arles, et, après s'en être démis en 1701, celle de Saint-Michel de Cuxa, qui fut unie à la mense épiscopale en 1704 ; mais le Saint -Sivye

n'autorisa point cette union. Jean de Flamen-

ville fit agrandir le palais épiscopal qui était construit derrière l'église du vieux Saint-Jean. Dès l’année 1702, il avait adressé une requête aux consuls de Perpignan dans laquelle il sollicitait de la communauté séculière la cession du pâtus de maisons qui se trouvuit à l’entrée du chemin d'accès conduisant à l'évêché. Le 24 mai 1707, les édiles de Perpignan cédèrent à Jean-de Flamenville la nef centrale du vieux Saint-Jean «et la croisée qui est du costé de l'Evangile, où sont situées les chapelles de Saint- Pierre, de Saint-Benoît et de Saint-André ». Les consuls se réservèrent la propriété de la nef dite dels Correchs « depuis la porte de cette nef qui donne devant la chapelle de Notre-Dame dels Correchs jusqu'au fond de l’église. Quant à l'évêque, il lui fut loisible de démolir ou de modifier les parties de l'édifice qui lui furent concédées. C’est ce palais aménagé par les soins de Jean de Flamenville qui servit de maison d'habitation aux évêques d’Elne jusqu’à l’arrivée de la Révolution. Ce pontife acquit encore une maison de campagne à Espira-de-l’Agly pour lui et ses successeurs. Jean de Flamenville mourut à Perpignan, le 5 janvier 1621, et quatre jours après on l'ensevelit devant le maïtre-autel de l'église Saint-Jean, du côté de la chapelle de Saint- Pierre. Ses armes étaient : D’azur à deux jumelles d'argent, surmonltées d’un lion du même, passant, armé, lampassé d’or.

Archives des Pyr.-Or., G. 30, 757. — Puiccari, Catalogue biographique des évêques d’Elne. — Mémoires de Jaume.

FLERS (Charles de), né en 1756, était officier dans un régiment de cavalerie lorsqu'éclata la révolution. Il embrassa le parti des réformes, et fut, en 1791, promu au grade de maréchal de camp. En 1792, sous les ordres de Dumouriez, il se distingua dans un combat livré devant le camp de Maulde, et fut grièvement blessé. Il commanda ensuite une division de l’armée française, qui envahit la Belgique et la Hollande, et, en février 1763, il défendit courageusement Breda contre les forces supérieures des coalisés. Forcé de capituler le 2 mars, il sortit de la place avec les honneurs de la guerre, et s’enferma dans Tournay. Appelé en juillet suivant, à remplacer Scrvan dans le commandement en chef de l'armée des Pyrénées-Orientales, et n’ayant que dix mille combattants à opposer aux trente mille homines de Ricardos Carillo, il obtint d'abord quelques succès ; mais la fortune l'abandonna bientôt. Battu à Mecrden et dans trois autres affaires, 11 vit les Espagnols s'emparer de Bellegarde et de Villefranche-du-Conflent. Ces revers lui furent imputés à crime et. malgré un avantage remporté devant Perpignan, le 17 juillet, il fut accusé de trahison. arrèté par ordre des représentants du peuple présents à

FLERS — FLETXA

l’armée. dirigé sur Paris et enfermé au Luxembourg. Le 26 juillet 1793, de Flers avait renvoyé les enfants de l’hospice de la Miséricorde de Perpignan. Les filles furent d’abord établies à l’hôtel de la marquise de Blanes, ensuite dans le couvent de Sainte-Catherine. On plaça les garçons dans le local de l’ancienne maison des Jésuites. L'hospice fut converti en hôpital. En 1794, les garçons et les filles furent dispersés chez les habitants de la ville. Le général de Flers avait dû prendre cette mesure par suite de l’affluence toujours croissante des malades de l’armée qui remplissaient déjà toute la partie de la maison de la Miséricorde qui leur avait été cédée. Traduit devant le tribunal révolutionnaire comme complice de la prétendue conspiralion des prisons, de Flers fut condamné à mort le 4 thermidor an II (22 juillet 1794) et guillotiné le même jour.

HœrEr, Nouvelle biographie générale.

FLETXA, FLECHA ou FLECCIA (Mathieu) naquit en 1481 à Prades, étudia à Barcelone et fut élève de Jean Castello, de cette ville, pour la musique. Il fut maître de musique des Infants de Castille et mourut à l’âge de 72 ans. au monastère de Poblet, en Catalogne. Ses œuvres musicales ont été recueillies par son neveu et publiées sous ce titre: Las Enseladas de Flecha, musico de capilla que fue maestro de los serenissimos Infantes de Castilla, recopilladas por Fr. Matheo Flecha su sobrino con algunas suias y de otres aulores por el mismo corregidas, Prague,

Arthur Pouaix, Supplément à la Biographie universelle des musiciens.

FLETXA, FLECHA ou FLECCIA (Mathieu), neveu du précédent naquit à Prades vers 1520 et fit ses études musicales sous la direction de son oncle. I prit l’habit de l’ordre du Carmel à Valence, et de là fut transféré, en 1569, au couvent de La Portella, en Catalogne. Il devint un musicien de renom et le maitre de chapelle de l’empereur Charles-Quint qui l’estimait beaucoup. Le Pape Sixte-Quint appréciait aussi son talent. Après l'abdication de l'Empereur. il vécut quelques années dans un couvent de la Hongrie. En 1599, il retourna dans sa patrie et se retira dans une abbaye de Bénédictins, à Solsone, petite ville de la Catalogne, où il mourut le 20 février 1604. Les ouvrages de sa composilion connus sont :

Madrigali a quattro e cinque voci, con uno a sesla e un

dialogo a otlo, novamente composilo, libro primo. In

Venezia appresso d'Ant. Gardano, 1568, in-4° ; Libro de musica de punto (Traité de l'usage du point

dans la musique), Prague, 1581, in-#°;

Divinarum completarum psalmi, leclio brevis, Salve regina cum aliquibus mottelis, Prague, 1581, in-4°;

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