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GERBET

Napoléon IIT de présenter à Rome Gerbet comme successeur de Jean de Saunhac-Belcastel décédé. Pie IX octroya au nouvel élu les bulles de nomination au mois de février 1854. Le sacre du prélat. qui eut lieu à Amiens, le 29 juin suivant, coïncida avec l'inauguration de la statue de Pierre l'Ermite. Gerbet, dont la santé était ébranlée. se disposa, avant de commencer ses fonctions pastorales, à aller chercher aux Eaux-Bonnes les forces qui lui étaient nécessaires, lorsqu'il apprit que le choléra s'était déclaré dans le Midi de la France. Craignant que l'épidémie n’atteignit son diocèse, Gerbet voulut se rendre sans retard à son poste. Ce voyage précipité acheva de l’épuiser. Une maladie se déclara avec des symptômes alarmants. Des soins énergiques en triomphèrent, et l’évêque de Perpignan fit, le 23 juillet 1854, son entrée solennelle dans sa ville épiscopale au milieu d’une population joyeuse accourue des divers points du diocèse. Un mois à peine s'était écoulé quand le choléra éclata dans le département et y fit d'effroyables ravages. Le prélat proportionna les secours à l'intensité du fléau. Par sa présence, ses paroles, ses aumônes, il releva les courages défaillants, adoucit bien des douleurs et fit bénir sa charité. Dès que l'épidémie eut disparu, Gerbet s'adonna tout entier à l'administration du diocèse. En 1855, il réunit dans un synode l'élite de ses prêtres, promulgua le concile d’Alby, réorganisa le Grand-Séminaire, rendit plusieurs ordonnances relatives au rétablissement des conférences ecclésiastiques, à la constitution de l’officialité diocésaine, à la création d’une société de prêtres destinés aux exercices religieux extraordinaires.

Le 20 mai 1855, Gerbet célébra avec une pompe extraordinaire et au milieu d’un enthousiasmeinouï de la population, la proclamation du dogme de l’Immaculée-Conception. La statue de la Vierge qui avait présidé à la procession générale des perpignanais fut placée dans la chapelle des Petites-Sœurs des Pauvres, dont la maison venait de sortir de terre. Gerbet favorisa les pèlerinages aux ermitages dédiés à Marie, pendant qu'il ne négligea rien pour procurer la restauration et l’embellissement de ces édifices religieux. Son zèle épiscopal ne se borna pas aux sanctuaires de la Vierge. Il s’étendit à tous les vestiges laissés par les âges chrétiens dans le Roussillon : œuvres d'art. pieuses institutions, saintes reliques. A cet effet, Gerbet encouragea le curé-doyen d'Arles-sur-Tech, dans le dessein qu'il forma et réalisa de publier une nouvelle édition du manuel de piété en l'honneur des saints Abdon et Sennen ; il présida à Collioure la procession du 16 août, démonstration publique et curieuse des populations maritimes du Roussillon à ladresse de leur saint compatriote, le martyr Vincent ; il assista trois fois

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