GERBET — GERSON
à la solennité célébrée à Pézilla-de-la-Riviere, le dimanche de Quasimodo, pour honorer les Saintes Hosties ; et il adressa des lettres élogieuses au président V. Aragon qui publia une Notice historique sur Força-Réal ct à L. Just, l'auteur des Ermitages du diocèse de Perpignan.
Durant son passage sur le siège de Perpignan, Gerbet dota le diocèse de diverses fondations de maisons ‘religieuses. Ce pontife établit un monastère de Trappistines à Espira-de-l’Agly ; le 8 décembre 1856. les Petites-Sœurs des Pauvres ouvrirent une maison destinée aux vieillards abandonnés; le 18 septembre 1858. un couvent de Capucins se fixa à la banlieue de Perpignan. Des sœurs Dominicaines. destinées à donner leurs soins aux malades, commencèrent leur ministère de charité dans le diocèse, à la date du 17 janvier 1859. Le 11 novembre 1861, Gerbet établit des religieuses Carmélites à Vincça, dans un couvent désaffecté, jadis habité par des Capucins. Le remarquable mandement sur l'Amour de Dieu que l'évêque de Perpignan donna à ses fidèles pour le carême de 1856 est comme un spécimen de la manière dont Gerbet comprenait la mission doctorale du pontife au sein de la société contemporaine. Trois de ses écrits servirent à défendre avec efficacité la cause du Souverain Pontife : De la papaulé, en réponse à l'écrit intitulé: Le Pape et le Congrès, le Memorandum des catholiques français sur les menaces du Piémont contre Rome ; le Mandement pour l'œuvre du denier de Saint-Pierre, publié le 15 décembre 1860. L'’Instruclion pastorale sur diverses erreurs du lemps présent qui fut donnée à Notre-Dame de Font-Romeu, en cours de visite pastorale, le 23 juillet 1860, eut une portée immense et salutaire. Gerbet y dressa le catalogue des fausses idées philosophiques modernes. Tous les journaux religieux du monde reproduisirent ce manifeste ; Pie IX le lut et jugea que l'écrit de Gerbet répondait au plan de bataille que son esprit avait conçu contre l'erreur contemporaine. Le pape donna ordre de dresser, en suivant les formules de la bulle Auctorem Jfidei, un catalogue des erreurs modernes calqué sur celui qui se trouvait dans l’/ns{ruction pastorale de Gerbet. Les intentions de Pie IX furent exécutées, et lorsque Îles évêques de l'univers catholique se rendirent à Rome pour la canonisation des saints martyrs japonais. en 1863, on remit à chacun un exemplaire du travail préparé en réclamant ses observations. Deux ans après parut l’encyclique Quanti curä et le Syllubus qui donna à l'œuvre de Gerbet la consécration de l'autorité pontificale suprême. Pour le récompenser de son zèle perspicace, Pic IX conféra à Gerbet le titre d'assistant au trône pontifical. À son retour de Rome, l’évêque de Perpignan eut à se mesurer avec un adversaire redoutable. dont il parvint à avoir
raison. Gerbet réfuta la Viede Jésus que Renan venait de livrer à la publicité. L’évêque prit corps à corps l'érudition de l’académicien et démasquant tous les procédés subtils et trompeurs auxquels l'écrivain avait cu recours, il démontra que sa science était vaine. La mort surprit Gerbet pendant qu'il composait cette œuvre. Cet écrit fut publié après la mort du prélat sous le titre : S{ralégie de M. Renan. Le 5 août 1864, Gerbel qui, seion son habitude. avait passé la veillée sur une terrasse de son palais épiscopal, rentra dans sa chambre gravement indisposé. Le mal fit de si rapides progrès, que l'évêque expirait le surlendemain. Les obsèques furent célébrées dans la cathédrale de Perpignan le 11 août suivant, et l'oraison funèbre de l'illustre pontife fut prononcée par l'évêque de Carcassonne, de La Bouillerie. Au moment où le corps fut descendu dans le caveau qui est creusé dans la chapelle du Saint-Sacrement de l'église Saint-Jean, un rayon lumineux sortant d'un vitrail, en forme de soleil, placé au-dessus de l’autel, vint éclairer l'entrée du tombeau. Plusieurs témoins de ce fait s’écrièrent : « C'est un saint!» L'épitaphe suivante a été gravée sur le monument en marbre blanc élevé à la mémoire des évêques de Perpignan, dans la cathédrale de cette ville :
Philippus Gerbet X cal. Aug. ann. M DCCC LIV Secdem Elnensem tenuit Quam Summi ingenii laude Scriptisque luculentissimis Nobilitans Toti luxit Ecclesiæ Dei Pontifex Cathedræ Petri addictissimus Adorandi sacramenti Cultor eximius Obiit VIT id. Aug. anno M DCCC LXIN Ætatis LXVI.
In perpetuas æternitates Fulgeat.
Le blason de Gerbet portait : d'argent à deur palmes mises en sauloir, cantonnées de quatre éloiles de gueules.
De Laboue. Monseigneur Gerbel, sa vie, ses œuvres el l'école menaisienne, Paris, Tolra, 1872. — Pisaxi, L'Episcopal français depuis le concordat jusqu'a la separation, Paris, rue des Saïints- Péres.
GERSON BEN SELOMOMH, rabbin. né vers 1250, fut philosophe, mathématicien et talmudiste. IL mourut à Perpignan, vers 1290. Il a écrit un ouvrage intitulé: Sahar Iasumaïm ou Porte du ciel qui est uneespèce d’encyclopédie d'histoire naturelle et de philosophie. divisée en quatre parties. Dans la première. Gerson ben Selomoh traite des quatre éléments, des êtres animés et inanimés. des nuages. de la neige, de la grêle, des arbres, des pierres et du
règne végétal. Dans la deuxième, l’auteur parle de l'astronomie selon le système de Ptolémée et d’Avicenne. Dans la troisième, il disserte sur le ciel et sur le monde, d'après les principes d’Averroës. La quatrième partie de l'ouvrage roule sur des sujets de théologie, inspirés des écrits de Maymonides. On connaît encore du rabbin Gerson une autre œuvre intitulée: Tiqunin, c'est-à-dire ordonnances ou constitulions. Certains auteurs croient Gerson ben Selomoh, père du rabbin Lévi ben Gerson, écrivain juif remarquable. Cette conjecture est d'autant plus fondée que l’on rencontre encore, en 1412, sur une liste d’Israëlites de Perpignan, un Isaac Gerson et un Jaco Gerson, comme appartenant à la juiverie de cette ville.
TORRES-AMAT, Diccionario critico de los escrilores catalanes. —
P. Vipau, Les Juifs des anciens comlés de Roussillon et de Cerdagne.
‘GIGINTA (François), docteur en droit, originaire de Rivesaltes, fut nommé en 1432, par la reine Marie d'Aragon, juge des appels des vigueries, bailliages, sous-vigueries et sous-bailliages de Gérone, Camprodon et Besalu. N'ayant pu remplir cette charge à cause d’un privilège spécial à la ville de Gérone, la reine lui octroya l'office de juge du Domaine royal. Des entraves vinrent nuire à son installation qui ne s’effectua qu’en vertu de lettres émanées de la chancellerie royale. Suspendu, puis révoqué de sa charge, François Giginta fut plus tard réintégré dans ses fonctions par Alphonse V. Il mourut titulaire de sa charge de magistrat, et fut remplacé par Félix-Andreu. François Giginta laissa deux fils : François et Bernard.
Archives des Pyr.-Or., B. 254, 253. 272. 202.
GIGINTA (Bernard), frère du précédent, seigneur de Vespella, obtint de la reine Marie d’Aragon, concession emphrtéotique du territoire d'Ortolanes, situé dans le rayon de la communauté séculière de Rivesaltes. Il eut trois fils : Jean, François et Bérenger.
GIGINTA (Jean) se livra au commerce et à l'exportation des marchandises roussillonnaises en Italie et dans le Levant, de concert avec son frère François. Jean Giginta était patron d'une grande galère appelée Sancla-Maria, Sanct-Joan el Sanct- Frances. qui faisait la traversée de Port-Vendres en Egypte. En 1492, il acheta, au nom de la ville de Perpignan, du blé qu'il devait transporter en Sicile. Cette cargaison embarquée sur la nef de Pierre Dull, citoven de Barcelone, n'arriva pas à destination. Jean et François Giginta moururent sans postérité.
Archives des Pyr.-Or.. B. 192, 262.
GIGINTA
GIGINT A (Bérenger), troisième fils de Bernard Giginta, épousa en 1458. Catherine Mascaros. d'Illesur-Tet. Jaufre. qui naquit de leur union, était seigneur de Vespella en 1488. IL ne laissa pas de descendance mâle, et dans le testament qu'il dicta, le 12 avril 1524, il fit des legs en faveur de ses trois filles Catherine, Angèle et Micheline ; cette dernière fut désignée comme héritière universelle du bien patrimonial.
Archives des Pyr.-Or., B. 412, E. (Titres de famille), 328.
GIGINTA (François), fils du juge François. était docteur en droit en 1452. A cette date, il remplissait la charge d'avocat à Perpignan. Chancelier de l’Université de cette ville en 1488, il devint professeur de droit dans cette même compagnie en 1491. Ce magistrat, qui mourut en 1522 dans un âge avancé, s'était marié à Eléonore Taqui. Devenu veuf, il avait plus tard convolé en secondes noces avec Elisabeth qui lui donna trois enfants : François, le plus célèbre de tous les membres de la famille ; Raphaëlle, épouse de Pierre de Darnius ; et Elisabeth qui unit ses destinées à Jean d’Oms. François Giginta eut un frère, du nom de Bernard, qui se maria à Claire, en 1496 ; il mourut en 1506. sans postérité.
Archives des Pyr.-Or., G. 236, E. (Titres de famille), 328. —
Annuaire de 1834.
GIGINTA (Garaud), fils de François Giginta et de Colombe Seguer, épousa Alphonsine qui lui donna deux garçons : Jean-François et Garaud, ses héritiers universels. De sa seconde femme, Jeanne, il eut une fille, Micheline. Garaud Giginta mourut en
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 328.
GIGINTA (Jean-François), frère cadet du précédent épousa Eléonore Fresch, cn 1499. Cinq enfants naquirent de cette union: Garaud, François, Louis, Jean-Pierre et Elisabeth.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 328.
GIGINTA (Michel), frère des deux précédents cut quatre enfants : Garaud. seigneur de Vespella : Michel, chanoinc d’Elne ; Pierre, époux de Pétronille; et Baselice, femme de François Gener, seigneur de Tatzo. Du mariage de Pierre Giginta ct de Pétronille naquirent un garçon et une fille : Michel, époux de Stéphanie, et Jeannc-Antoinette.
GIGINTA (François), fils du magistrat François Giginta, fut reçu docteur en droit à l'Université de Perpignan. Il devint, à la mort de son père, chan-
GIGINTA
celier de cette même compagnie. Prieur de la faculté de droit dès 1523. François Giginta, qui était trèsversé dans la jurisprudence, se distingua dans la magistrature. Il prit les armes pour la défense de son ‘souverain et de la patrie. Il fit éclater son courage surtout en 1542, pendant le siège de Perpignan qu'engagea le Dauphin, devenu plus tard roi de France, sous le nom de Henri IT. François Giginta consacra une partie de sa fortune aux frais de guerre que nécessita la défense de sa ville natale contre les efforts de l’ennemi. Il mérita ainsi d’être porté par Charles-Quint, au siège le plus élevé du premier tribunal de la Catalogne. François Giginta fut nommé, en effet, le 1° juillet 1549, régent de la chancellerie royale du Conseil souverain d'Aragon. Il fut ensuite ennobli par Philippe Il, le 7 janvier 1560. François Giginta mourut en 1569, dans un âge avancé, et laissa trois enfants : Antoine, Onuphre et Michel. Son frère, Jean, qui avait épousé, en 1524, Jérômette de Belloch, issue d’une noble maison de Gérone, n’eût qu’un garçon, Honoré. mort en basâge, et trois-filles : Jérômette. Elisabeth et Espérance.
Archives des Pyr.-Or., B. 375, 834. E. (Titres de famille), 328. Annuaire de 1834.
GIGINTA (Garaud), fils de Michel, seigneur de de Vespella, épousa Manciana et eut d'elle quatre enfants : Garaud ; Manciana, qui se maria à Jean Descallar, seigneur de Prullans ; Antoine et Charles. Il mourut en 1557.
GIGINTA (Michel), frère du précédent, était en 1532, chanoine d’Elne. Il devint vicaire-général de l'évêque d’Elne Michel Puig. A ce titre, il accorda, le 20 mars 1552, à Jean Punyet, évêque de Cyrène, la permission de consacrer l'église du nouveau couvent de Sainte-Claire de Perpignan. en l’absence de l’ordinaire du diocèse. Le 27 avril suivant, Michel Giginta, lança un mandement qui enjoignit d’annoncer aux fidèles la célébration obligatoire de la fête de saint Gaudérique sous peine d’excommunication. Michel Puig, évêque d’Elne, avant été transféré sur le siège d'Urgell, le 27 janvier 1553, le vicaire-général Giginta continua d’administrer le diocèse jusqu'au 12 septembre 1555, date de l'intronisation de Raphaël Ubach.
Archives des Pyr.-Or., G. 10, #41, E. (Titres de famille), 328. —
Puiccanti, Catalogue biographique des évêques d'Elne.
GIGINTA Giginta, régent de la Chancellerie royale du Conseil souverain d'Aragon, fut professeur de droit à PÜniversité de Perpignan en 1560. [Il devint chancelier de cette même Université, à la mort de son père sur-
(Antoine), fils ainé de François
venue en 1569. Antoine Giginta, qui était chevalier de l’ordre de Saint-Jacques de l’Epée, épousa, le 3 août 1573, Marie de Vilanova, domiciliée à Saint- Féliu-d'Amont. Il mourut en 1578.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 328. — Annuaire de 1834.
GIGINTA (Onuphre), frère du précédent, entra dans l’ordre de Saint-Benoît et devint abbé de Saint- Martin du Canigou, le 8 juillet 1577. Il était docteur en droit de l’Université de Perpignan, et, aprèsavoir été, en 1575, prieur de la Faculté de droit, il fut fait chancelier de la même Université, à la mort de son frère Antoine. survenue en 1578. Le 13 août 1592, une bulle du pape Clément VIII unit les prieurés de Saint-Estève del Monastir, du Mas de la Garriga et de Notre-Dame deMudagons,. avec leurs dépendances, au monastère de Saint-Martin du Canigou. Onuphre Giginta mourut le 9 mai 1594.
Annuaire de 1834.
GIGINTA (Michel), frère des deux précédents, fut pourvu, en 1568, d'un bénéfice ecclésiastique fondé à l'autel de Sainte-Eulalie de Millas. Bachelier en droit canonique de l’Université de Perpignan, il devint chanoine d’Elne. Il a laissé des ouvrages de théologie morale et d’ascétisme :
Tratado de remedio de pobres, Coïmbre, 1579, in-8° ; Exhorlacion à la compassion, Madrid et Saragosse,
1584, in-4° ;
Cadena de oro del remeio de los pobres, Perpignan,
41587, in-8° ;
Altalaya de caridad, Saragosse, 1587, in-8°.
Durant les différents voyages qu'il effectua en Espagne et en Portugal, Michel Giginta s’appliqua à promouvoir la fondation de nombreux hôpitaux.
Archives des Pyr.-Or., G. 813. — ToRRES-AMAT, Diccionario crilico de los escrilores catalanes. — Annuaire de 1834.
GIGINTA (François) fut abbé d'Amer, dans le diocèse d’Urgell, durant quarante-trois ans (1536- 1579). Il fit à Perpignan au sein de la communauté ecclésiastique de Saint-Jean la fondation d’une œuvre pie pour doter des jeunes filles à maricr.
On trouve un Jean Giginta, séquestre de l’abbaye de la Réal en 1554.
Archives des Pyr.-Or., G, 266, H. 5, — VizLantEva, Viaje lilerario a las iglesias de España, t. XVI.
GIGINTA (Garaud), damoisceau de Perpignan, était fils de Jean-François Giginta et d'Eléonore Fresch. Il fut chevalier de Saint-Jacques de l'Epée. Le 7 janvier 4560, il reçut de Philippe IT des lettres d'anoblissement, simultanément avec son parent François, le régent de la Chancellerie royale d'Ara-
gon. Garaud Giginta donna son adhésion à la Confrérie de Saint-Georges, dès [le premier jour de la fondation de cette société de nobles en Roussillon (3 août 1562). [Il mourut sans laisser de postérité.
Archives des Pyr.-Or., B. 358, 374.
GIGINT A (François), frère du précédent, épousa Catherine Maler, dont il eut trois enfants : François, qui. s'étant marié à Catherine Ribes en 1572, n'eut pas de progéniture ; Louis, son frère, et Marie-Angèle, sa sœur, moururent en bas-âge.
LD
GIGINTA (Antoine) était fils de Garaud Giginta, seigneur de Vespella. En 1580, il devint seigneur ulile de Banyuls-dels-Aspres, à la suite d’un prêt d'argent qu'il avait fait à Gaudérique de Marti, Île maitre réel du lieu et du château de Banyuls-dels- Aspres. En 1590, Antoine Giginta rentra dans ses débours et la seigneurie de Banyuls fit retour à la maison de Marti.
Abbé J. CaPeiLe, La seigneurie de Banyuls-dels-Aspres.
GIGINTA (Onuphre), damoiseau de Perpignan, épousa Marie de Bellastagui. Six enfants naquirent de cette union : Jean, qui se maria à Isabelle Andreu ; François ; Stéphanie, religieuse à Saint-Pierre de Barcelone ; Jérômette, épouse de Joseph-Bonaventure Miro de Barcelone ; Isabelle, femme de François de Sinisterra ; et Dimase, épouse de Philippe de Sinisterra. Le chevalier Onuphre Giginta fit son testament le 15 mai 1611 : il institua le couvent de la Merci. de Perpignan, son héritier universel.
Archives des Pyr.-Or., E. (Titres de famille), 328.
GIL (Hippolyte) fondit, en 1426, une cloche pour l'église de Laroque-des-Albères. Il passa un marché, le 10 février de la même année, pour refaire la cloche de l’église de Rivesaltes. Maitres Hippolyte et Jacques Gil fondirent, en 1436, une cloche pour l'église du Boulou.
Archives des Pyr.-Or.. G. 850. — DE Box\erox., Eprigraphie
roussillonnaise. — PALUSTRE, Quelques noms de fondeurs de cloches roussillonnais.
GIL (Jean), fondeur de Montpellier, fondit en 1483, la cloche capitulaire de Saint-Jean de Perpinan. et, en 1488, la plus petite cloche de l’église de Cérel.
Du Rosveroy, Epigraphie roussillonnaise. — PALUSTRE, Quelques noms de fondeurs de cloches roussillonnais. — RENOUVIER
et Ricaup, Mémoires de la Soriélé archéologique de Montpellier.
GIRAUD-DAVI (Arnaud), peintre de Perpignan.
n'est connu que par un acte du 16 avril 1344, où il se
GIGINTA — GIRONA
dit âgé de plus de vingt-cinq ans. en faisant quittance du loyer d'une maison lui apppartenant. ALanT, Notes historiques sur la peinture et les peintres rous
sillonnais, dans le X/X° Bullelin de la Socièlé Agricole, Scientifique et Lilleraire des Pyrénées-Orientales.
GIRARD ou GITARD était abbé du monastère de Notre-Dame d'Arles en 1090 et en 1100.
Gallia christiana, VE, col. 106.
GIRAU (Bernard), dit Riambau, riche marchand de Perpignan, possédait une nef, dont son frère Jacques, bourgeois, était le patron, en 1435.
GIRAU (Gabriel), bourgeois de Perpignan. fut nommé, le 19 août 1451, par le roi Alphonse V, gardien de l'or de la Monnaie de Perpignan, à la place de Jean Cases, décédé. Louis XI donna ses biens à Auger de la Coste. homme d'armes des troupes françaises.
Archives des Pyr.-Or., B. 319, 405.
G IRAU (Michel), bourgeois de Perpignan, était consul de cette ville en 1508.
Archives des Pyr.-Or., B. 353, #14, 417.
GIRAU (Honoré), bourgeois de Perpignan. qui vivait au milieu du xvr' siècle, reçut un privilège de noblesse pour lui et ses descendants en ligne masculine. Le 3 août 1562, il donna son adhésion à la nouvelle confrérie de Saint-Georges fondée par la noblesse de Roussillon et de Conflent, en compagnie de Jean et de Jean-Pierre Girau.
Archives des Pyr.-Or., B. 374, 375,
GIRCOS (Antoine), abbé de la Réal, remplaça Jacques Borro en 1384, mourut en 1404, ct eut pour successeur Adhémar de Montpalan.
GIRONA ou GERONA (Guillaume), peintre de Perpignan, figure dans divers actes de 1358, 1367, 1369 et 1372, où son nom est accompagné du qualificatif de sa profession artistique.
P. Vipar. Recherches relalives à l'histoire des Beaux-Arts et des Belles-Leltres en Roussillon.
GIRONA ou GERONA (Pierre), neveu du précédent, peintre de Perpignan, épousa Lucie Doal, fille d'un pareur de cette ville. le 28 février 1371. Le 10 avril 1376, il passa un traité avec L. Douz, chirurgien de Perpignan, pour la construction d'un retahle de saint Michel. En 1386, Pierre Girona fut chargé de peindre un retable pour l'église de Millas. Cet artiste fit ensuite pour l'église de Théza un retable.
GIRVES — GLEU
dont le prix lui fut entièrement payé par Jean Pere, consul de la communauté séculière du lieu. Le 7 décembre 1401, Pierre Girona promit à Arnaud Bonet. de Bellpuig, au diocèse de Mirepoix. de lui livrer dans un laps de temps de six mois, un retable en peinture de la Vierge Marie. Sa fille Jeanne épousa le fils du peintre Jean Baro. qui s'appelait Jean comme son père.
Archives des Pyr.-Or., B. 128, 144. — P. Vipar, op. cil.
GIRVES (François) naquit à Llo, durant les premières années du xvr siècle. Après de bonnes études ecclésiastiques et juridiques, il prit le doctorat en théologie et en droit canon. François Girvès se rendit ensuite à Rome pour agrandirle cercle de ses connaissances scientifiques. Il fut du nombre de ces espagnols qui, sous les auspices du docte auditeur de rote Alphonse-Clément Arostegui, se constituèrent en société savante pour écrire et éditer une Histoire ecclésiastique de l'Espagne. À cet effet, François Girvès recueillit de nombreux documents pleins d'intérêt qui sont demeurés inédits. Sa savante et intéressante Dissertalio de hisloriä Priscillianistarum est une œuvre peu volumineuse qui se recommande par sa forme et son érudition; elle fut imprimée à Rome en 1750. François Girvès revint en Espagne avec le titre de doyen de la cathédrale de Lérida. IL mourut dans cette ville en 1774.
TORRES-AMAT, Diccionario crilico de los escrilores calalanes. — Puyoz x SAFONT, Hijos ilustres de Cerdaña.
GISANDUS était abbé du monastère de Notre- Dame d'Arles en 932 et en 936.
Gallia christiana, VI, col. 1085.
GISPERT-BOIX (Onuphre de) naquit le 21 août 1706. Il était fils d'Antoine de Gispert, conseillerdoyen au Conseil souverain du Roussillon, qui fut créé bourgeois noble en 1707. Entré dans la magistrature. Onuphre de Gispert fut nommé. le 7 mars 1735, avocat général avec dispense d'âge, puis conseiller en remplacement de son père, décédé, le 27 mars 1746. Onuphre de Gispert mourut le 7 décembre
Mémoires de Jaume.
GISPERT (Antoine de), fils du précédent, fut d'abord avocat au Conseil souverain du Roussillon. En 1752, ce jurisconsulte fut exilé et déporté à l'île de Brescou, par ordre du maréchal de Maïlly, qui l’'accusait d’être un des auteurs d’une comédie composée contre lui. Le 27 janvier 1757, Antoine de Gispert devint conseiller au Conseil souverain en remplacement de son père. récemment décédé. Des notes inédites de l'Intendance portaient sur ce
magistrat le jugement suivant : (« Ce nom (Gispert) a de la réputation au Conseil souverain, les père et grand-père y ayant occupé des places de conseillers. Il a beaucoup d'esprit et de connaissances. C'est la cheville ouvrière de la compagnie lorsqu'il s’agit de quelque travail délicat. » Antoine de Gispert obtint, en 1786, la charge de conseiller du Domaine et celle de conseiller honoraire pour son fils Antoine; il remplit ses fonctions jusqu’à la venue de la Révolution. Il avait épousé à Ille-sur-Tet, Rose Dulçat. qui mourut dans cette ville en 1769. Elle lui avait donné six enfants: Antoine, conseiller au Conseil souverain, émigré et mort en Espagne pendant la Révolution; Catherine, décédée au couvent de Sainte-Claire de Perpignan, en 1782: Jean-Baptiste, docteur en droit, qui après avoir été prieur-claustral, official et vicaire général de l’abbaye de Notre-Dame d'Arles, passa en Espagne où il mourut en exil ; Onuphre, religieux bénédictin d'Arles. décédé aussi sur la terre étrangère; François, prêtre séculier. quiau retour de l'émigration fut successivement curé de Peyrestortes et de Neffiach ; et Joseph.
Archives des Pyr.-Or., C. 1264. — Semaine Religieuse du diocèse de Perpignan, année 187%. — Mémoires de Jaume.
GISPERT-DULÇAT (Joseph de), fils du précédent, fut nommé conseiller honoraire au Conseil souverain en janvier 1786. [l publia en 1790 un petit mémoire sur Le traité du 17 des calendes d'août 1258 considéré principalement dans son rapport avec le Roussillon, dans lequel il prôna la Révolution. Cet ouvrage est un in-#’, imprimé en nartie à Perpignan et en partie à Narbonne. Joseph de Gispert-Dulçat devint ensuite président du tribunal, et il l'était encore quand Île tribunal criminel fut supprimé comme trop peu révolutionnaire. Ce magistrat fut arrêté comme modéré et emprisonné à Montauban. Délivré à la fin de 1794 il retourna à Perpignan, redevint président du tribunal et exerça ces fonctions même sous l'Empire. On cite encore, comme de lui, un Essai sur l'évidence, l'analogie, la vraisemblance, les différentes espèces de certitude et les différents degrés de probabilité, suivi d'Observalions sur l'institution des jurés. par M. Gispert-Dulçat, premier juge en la Cour criminelle du département des Pyrénées- Orientales, Perpignan, Alzine. in-8", an xur : Observalions sur la logique, par M. Gispert-Dulçat, premier juge en la Cour criminelle du département des Pyrénées-Orientales. Perpignan, Alzine, 1807. in-#°.
HExryY, Hisloire de Roussillon. — Mémoires de Jaume.
GLEU (Guillaume de), était fils d'Olivier de Gleu, seigneur de Gleu et de Durban. Le 6 novembre 1482, il acquit de Gispert de Tregura, domicilié à Ille, le lieu ct le château de Perellos. Quarante ans
244 GLEU —
auparavant, Gispert de Tregura avait acheté cette seigneurie à son cousin François de Fenouillet, moyennant une paire d'éperons dorés et une paire de paons. Guillaume de Gleu épousa Yolande de Ribes qui, ayant hérité la vallée de Ribes, de son oncle Jean de Ribes, «décédé, apporta ce domaine à la maison de Gleu ainsi que des droits féodaux sur le lieu du Volo. Yolande était veuve en 1505. Elle laissa un fils du nom de Jean.
Archives des Pyr.-Or., G. 323, 345. 412, 416, 417.
GLEU (Jean de), fils du précédent, se maria à Marie, fille de François Castello, bourgeois de Perpignan. Ce dernier étant décédé ab intestal, Marie de Gleu fut son héritière universelle. De leur union naquit un enfant. Avmerich. Celui-ci épousa Florentine, qui lui donna deux enfants : Olivier, qui donna son adhésion à la nouvelle confrérie de Saint-Georges fondée à Perpignan en 1562, et Raphaëlle, qui unit ses destinées à Jean-François Pagès, seigneur de Saint-Jean-Pla-de-Corts.
Archives des Pyr.-Or., G. 352, 353, 374, 416, 418. — Abbé J. Caveir, La Seigneurie de Saint-Jean-Pla-de-Corts.
GODALL (Joseph), était prêtre habitué de l'église paroissiale de Thuir, lors de la venue de la Révolution de 1789. Il fut condamné à la peine de mort comme prêtre réfractaire et émigré rentré. Cette sentence fut rendue vers le milieu de septembre 1793, par le tribunal criminel du département des Pyrénées-Orientales. siégeant à Perpignan. Pour ajouter l'outrage à la cruauté, on conduisit cet ecclésiastique en chemise au Heu du supplice le 2 décembre 1793. On ne trouve aucun exemple d’une si hideuse humiliation dans les actes des premiers martyrs du christianisme. Quand Joseph Godall fut monté sur léchafaud, il leva les yeux au ciel, demanda au Seigneur la grâce de ses bourreaux et perdit la vice en glorifiant Dieu et bénissant ses persécuteurs.
ni.
Martyrs de la Foi pendant la Révolution francaise, t. Mémoires de Jaume.
GODINACHS (Les frères) élaient fondeurs de cloches à Banvoles, dans Île diocèse de Gérone. Le 16 mai 1428, ils fondirent la grande et la petite cloche de l'église Saint-Jacques de Perpignan. Peu de temps après (entre 1428 el 14341) les consuls el prohomens de Saint-Féliu-d’A vail refusèrent de payer une cloche fondue par Bernard Codinach « maestre de senvs » de Banyoles. [Il s'agit vraisemblablement ici d’un des frères Godinachs.
Archives des Pir.-Or., B. 234 G. 50% — PaLUSTRE, Quelques noms de fondeurs de cloches roussillonnais.
GOUELL
GOMES (Alphonse), religieux bénédictin. fut d'ahord prieur d’une maison de son ordre à Naples. Il était prieur-majeur de Saint-Génis-des-Fontaines, lorsqu'il fut élu abbé de ce couvent, le 9 juillet 1617.
Gallia christiana, VX, col. 1108.
GONDEFRED 1, second abhé de Cuxa, siégea depuis l’année 829 jusqu’en 840. Ce prélat se rendit à Reims.accompagné du moine bénédictin Suniarius, pour solliciter de Louis-le-Débonnaire, un diplôme impérial d'immunités, en faveur du monastère, de son personnel et de ses biens. Le monarque acquiesça à la demande de Gondefred et porta un édit qui prit l'abbaye de Cuxa sous sa protection particulière. Le 1" janvier 840, Gondefred reçut du pape Grégoire IV une bulle qui porta « confirmation de l'intégrité perpétuelle du monastère de Cuxa avec tous les biens qui en dépendaient ».
For, Histoire de l'Abbaye royale de Saint-Michel de Cura.
GONDEFRED Il, abhé de Cuxa (921-950) commença les travaux de construction du nouveau monastère dont Seniofred, comte de Barcelone soutint les frais.
FOoNT, 0p. cil.
GONDEFRED Ill, douzième abbé de Cuxa, fut
élu en 9,58 et mourut en 462.
FONT, 0p. cit.
GONZALEZ (Barthélemy), peintre de Perpignan, s'engagea à peindre un retable de la Vierge pour l'église d'Espira-de-l'Aglv, le 31 janvier 1616. En 1637, il dora le retable du maïtre-autel de l'église de Canet.
Archives Pyr.-Or., G. 751, 780.
GORDIA (Pierre), brodeur de Perpignan, confectionna deux chapes en damas blanc, pour l'église Saint-Jean. en 1461. Un Jean Gordia était peintre à Perpignan, en 1496.
Archives des Pyr.-Or., G. 237, 25K.
GOUELL (Pierre), naquit à Céret le 16 août 1814. Il fit ses études littéraires sous la direction des Pères Jésuites à Aix et aux Passages ; il garda de cette culture intellectuelle et morale une empreinte qui ne s’effaça jamais. Ses études terminées, il embrassa la carrière médicale et suivit, à Paris, la clinique du docteur Récamier. Son intention était de se fixer dans la capitale ; mais les exigences de sa santé le rappelèrent dans le Midi. IE s'établit à Perpignan. où ses connaissances professionnelles lui concilièrent aussitôt l'estime de ses confrères et la confiance de ses concitoyens. Il les conserva jusqu'à sa