GUILL — GUILLAUME
nomme tombeaux arqués. À Saint-Martin, le monument était défendu par une grille en fer. Sur letombeau s'élevait la statue ou le buste de Guifred, représenté sous les traits d'un chevalier armé de toutes pièces ; le moine, sous son froc, était peint, sur enduit, dans le fend de la niche. Un arrêt du Conseil souverain du Roussillon, en date du 8 avril 1785, ordonna de transporter le mausolée de l'église de Saint-Martin dans celle de Castell. Ce dispositif de l'arrêt reçut son exécution le 11 août 1786. Peu d'années après, la statue fut brisée et les cendres de Guifre dispersées.
Pusapes, Crônica universal de Cataluña, lib. XIV. — Poc, Vida de san Galderique. — DEvic et VaissETTE, Histoire de Languedoc. — CAnRÈRE. Le Voyage en France. — ForTANER, Nolice ecclésiastique. — UENnY, Guide en Roussillon. — DE GAZANYOLA, Histoire de Roussillon. — DE BoN\EFoY, Epigraphie roussillonnaise.
GUILL (André), fondeur de Perpignan, passa contrat, le 22 avril 1498, pour la fonte d’une cloche destinée à l’église de Notre-Dame de Bages. C'est peut-être ce personnage. qualifié es{anyer de Perpignan, que l'on retrouve dans un acte du 26 novembre 1510.
Archives des Pyr.-Or., G. 720. — PALUSTRE, Quelques noms de fondeurs de cloches roussillonnais.
QGUILL (Michel), fondeur de Perpignan, épousa, en 1470, Marguerite Oliver, de Llauro.
PALUSTRE, 0p. cil.
QGUILLA (Louis), notaire de Perpignan, reçut, le 4 octobre 1653, de Charles de Mouchv. marquis d'Hocquincourt, des lettres qui le nommèrent à un office de greffier de la Procuration royale, vacant par suite du décès du titulaire, Jean Alquer. Le 3 février 1667, Louis Guilla fut pourvu de la charge de garde des archives des Domaines du Roussillon. Il est l’auteur de deux volumes écrits en langue catalane : Manual de la doctrina christiana, Perpignan, veuve Figuerola, 1695, in-8° et Alas per volar a Deu, Perpignan, Fr. Reynier, in-8°. Louis Guilla mourut en 1702.
Archives des Pyr.-Or., B. 394, 401. — Annuaire de 1834.
QUILLAMI (François), était simple étudiant à l'Université de Valence et bachelier és-arts, lorsqu'il fut pourvu de l’archidiaconé d’Elne. le 29 avril 1570, en remplacement d'Antoine Clauses qui avait résigné celte dignité en sa faveur. Cette nomination fut de nul effet, car le 25 août de la mème année, François Descamps obtint le grand archidiaconé.
Archives des Pyr.-Or., G. 115.
GUILLAUME I, abbé de Notre-Dame d'Arles.
fit un échange d'alleux, en 10341, avec le comte de
Besalu. Il était déjà probablement monté sur le siège abbatial en 1029, et il étaitencore abbé en 1032.
Gallia christiana, VI, col. 1090.
GUILLAUME II, fut élu abbé de Notre-Dame d'Arles, le 15 août 1326. Son élévation au siège abbatial fut soumise à l’approbation de l'abbé de Moissac qui la ratifia le 20 novembre de cette même année. Le 30 octobre 1327, Guillaume accorda aux bénéficiers et aux curés soumis à sa juridiction, l'autorisation de disposer librement, dans leur testament, de leurs biens patrimoniaux. Le 23 octobre 1330, ce prélat décréta qu'à l'avenir, trente jours après le décès de chaque moine, un prêtre séculier serait tenu de se rendre, au moins trois fois par semaine, dans l'église de l'abbaye, pour célébrer des messes pour le repas de l'âme du religieux défunt. Cet ecclésiastique aurait droit à la portion monacale. Le 28 juillet 1331, l'abbé Guillaume exigea de chaque moine l'offrande d’une chape, le jour de l'entrée en religion. Cet abbé mourut en 1332.
Gallia chrisliana, VI, col. 1090,
GUILLAUME 1, abbé de Saint-Martin du Canigou (1044-1049) est mentionné dans la Petite chronique Colbertine et le Gallia christiana. Les nouveaux éditeurs de l'Histoire générale du Languedoc s'incrivirent en faux contre l'affirmation de Baluze : « Le prédécesseur de Miron, dirent-ils, ne fut pas, comme le dit l’auteur de la Petite chronique Colbertine, Guillaume, mais Oliba qui était abbé en 1039. » En publiant ces deux lignes, ces auteurs ont complétement oublié ou ignoré que l'abbé Sclua, élu en 1014, avait exercé ses fonctions jusqu'en 1044. année de son décès. L'erreur disparait avec l'explication suivante : le rouleau mortuaire du comte Guifre se terminait par une demande particulière de prières pour leurs autres frères défunts, au nombre de vingtun, et parmi lesquels se trouvaient trois abbés désignés par leur nom, savoir : Sclua, Renard, Guillaume. A la suite des noms des abbés et des moines décédés, on y demandait, d’une manière spéciale. de ne pas oublier le nom d'Oliba, père tendrement chéri. Cet Oliba est le frère du comte Guifre qui, étant à la fois abbé du monastère de Saint-Michel de Cuxa et de Notre-Dame de Ripoll, gouverna l’abbaye de Saint-Martin du Canigou, jusqu'au moment où il fit nommer un abbé particulier, sans cesser d’avoir, pour cette maison et pour les deux autres, une affection loule palernelle, suivant l'expression de Baluze. Ce qui achève de prouver que cet abbé est le seul dont il soit fait mention, c’est la première des réponses qu'on lit à la suite de l’encyclique de Miron. La phrase qui commençait par ces mots: Fra-