‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 88 sur 227 · KENNEDY · texte numérisé non relu

KENNEDY

tué au siège de Gérone, le 10 septembre de cette même année.

Archives de la famille de Llobet. — DE FLavicny, Elat de la compagnie écossaise des gardes du corps du roi à Coblentz en 1791 el 1792, Paris, Schlesinger frères, 1874.

KENNEDY ou CANDY (Antoine de), fils de Côme de Kennedy, naquit à Villefranche-de-Panadès (Espagne) en 1795, durant l’émigration. Sous la Restauration, il fut volontaire-fourrier dans la légion des Pyrénées-Orientales. En 1827, Antoine de Kennedy occupait à Angoulême la charge de quartiermaître-trésorier au collège royal de la marine. Il servit ensuite dans la flotte en qualité d’officier et mourut à Vinsa, le 20 novembre 1868, sans laisser de postérité.

Archives de la famille de Llobet.

LABOISSIÈRE (Antoine de) naquit en 1734. Il était fils de Jean-Baptiste de Laboissière, commissaire de guerre à Perpignan, et de Rose de Barescut. Le 25 juin 1757, il prit possession d’un bénéfice fondé à l’église Saint-Etienne d'Ille-sur-Tet. Peu de temps après, il obtint une stalle au chapitre Saint-Jean de Perpignan, et l’évêque d’Elne, Charles de Gouy, le nomma vicaire-général du diocèse. En 1766, Antoine de Laboissière prononça l'Oraison funèbre du duc de Noailles, imprimée à Perpignan, chez Reynier, in-4°. Le 21 avril 1789, il fut élu député du clergé aux Etats-généraux. Au second tour de. scrutin, il obtint 146 suffrages sur 239 votants. Antoine de Laboissière arriva à Paris, le 15 mai 1789. avec ses collègues des trois ordres. À l’Assemblée Constituante, il siégea à droite. C'est ainsi qu'il demeura dans la salle du clergé, le 25 juin, avec ses confrères qui réclamaient le vote par ordre et qu'il signa Îles protestations des 42 ct 15 novembre 1791. Emigré en 1792, Antoine de Laboissière se fixa à Barcelone où il servit d’'intermédiaire entre l'évêque d’Elne, Antoine-Félix d’'Esponchez, exilé en Italie, et les prêtres roussillonnais errants sur le sol de la Catalogne. En 1800, Antoine-Félix d'Esponchez écrivit à Antoine de Laboissière une lettre par laquelle il conseillait aux prétres insermentés de donner leur adhésion à la constitution de l’an VITE Le chanoine de Laboissière donna l'exemple de la soumission aux directions de son évêque et rentra sans retard sur le sol du Roussillon, suivi d'un grand nombre d’ecclésiastiques. En 1802, Arnaud-Ferdinand de Laporte fut nommé évêque de Carcassonne avec mission d’administrer au spirituel le département des Pyrénées-Orientales. Ce prélat, se trouvant à Perpignan les premiers jours de l’an 1803, réunit un grand nombre d’ecclésiastiques roussillonnais placés à la tête des paroisses et désigna en leur présence le chanoine de Laboissière pour son représentant dans l’ancien diocèse d’Elne. Il lui conféra le titre de pro-vicaire général et lui confia en même temps la charge de curé de la cathédrale Saint-Jean. Antoine de Laboissière, qui était estimé de tous « par sa douceur et son honnêteté », mourut à Perpignan, Île 9 août 1809, dans la maison de Liobet, son beau-frère,

située sur la place d’'Armes (actuellement maison Massot).

Archives des Pyr.-Or., G. 796. — Registres de catholicité de la cathédrale Saint-Jean. — Abbé ToRReEiLes, Les élections de

1789 et Hisloire du clergé dans le département des Pyrénées- Orientales pendant la Révolulion française.

LABORIE (Charles-Honoré), né à Perpignan en 1760, mourut dans la même ville le 11 septembre 1832. Voué dès sa jeunesse à l’enseignement, il y obtint de bonne heure d’honorables succès. Professeur d'humanités au collège Saint-Laurent, il enseigna ensuite l'histoire et la géographie dans l'Ecole Centrale aussi longtemps que dura cette institution (1796-1804). Il occupa longtemps la chaire de rhétorique dans le collège communal que la ville de Perpignan acquit du chanoine Antoine Jaubert. Savant profond, il ne garda pas la science pour lui seul. Il posséda l’art précieux de communiquer ses connaissances aux autres ; il la rendit accessible à tous ses élèves et forma ainsi des hommes estimés. Ïl aima à s’environner d'anciens disciples laborieux qui venaient le consulter souvent. Il leur partagea ses loisirs, perfectionna leur goût et tes éclaira de sa longue expérience. Sur la fin de ses jours, des infirmités cruelles le contraignirent à abandonner les fonctions de l’enseignement. La lecture des anciens auteurs, celle des Pères de l'Eglise et surtout celle des Pères grecs. dont il faisait ses délices occupèrent ses journées jusqu'à l'époque où l'affaiblissement progressif de la vue le priva de cette satisfaction. Il appela alors auprès de lui des élèves de choix qui lui firent des lectures et jusque dans la cécité aucun moment ne fut perdu pour lui.

Publicaleur des Pyrénées-Orientales, 1832.

LAC (Bertrand de), archidiacre d’Elne, figure dans un synode tenu. le 10 avril 1329, par l'évêque Bérenger Batlle. Il occupait encore cette charge en

Archives des Pyr.-Or., G. 118. 169.

LA CAVALLERIA (Pierre de) imprima à Perpignan, en 1628, l'ouvrage d'André Bosch intitulé :

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