‹ Dictionnaire de biographies roussillonnaisesChapitre 93 sur 227 · LAMER · texte numérisé non relu

LAMER

division le 24 décembre de cette même année. Il exerça ces divers commandements sous la direction des généraux Dagobert, de Flers, Puget-Barbentane, Davoust, Doppet, Pérignon, Scherer et Dugommier qui se succédèrent à la tête de l’armée des Pyrénées- Orientales. Il fut même chargé du commandement provisoire des troupes jusqu’à l’arrivée du général Dugommier. Lorsque la paix eut été conclue avec l'Espagne, le Directoire, sur la proposition de Le Tourneur conféra au général de Lamer le commandement de la 10° division militaire qui s’étendait le long de la chaîne des Pyrénées, depuis Bayonne jusqu’à Narbonne (17 septembre 41795). « Sur ma demande, dit le général de Lamer, ce commandement forma deux divisions territoriales. Je conservai celle désignée sous le nom de 10° division dont Perpignan était le chef-lieu et dont je fus dépossédé le 49 août 1797 par l'influence de Scherer, alors ministre de la guerre, et par celle non moins dangereuse d'Augereau, mon ennemi, parce que je m'étais refusé à ses vues ambitieuses, contre le commandement provisoire que le général Pérignon avait eu de l’armée. » Mis à la réforme, le général de Lamer se retira dans une de ses propriétés qu'il avait acquise à Arles-sur-Tech, en compagnie de son épouse Jeanne-Suzanne Lazerme, à laquelle il s'était uni par contrat de mariage, en date du 17 octobre 1794. « J'attendis, ajoute-t-il, un moment favorable pour reprendre du service. Le 18 brumaire m'en offrit l’occasion, et (mon épouse) fut la première à m'engager d'aller à Paris pour faire valoir mes services auprès (de Napoléon)... J'en obtins justice. Le commandement du dépôt général établi à Nîmes me fut donné (27 août 1800). » Il y organisa plusieurs bataillons pour l’armée d'Italie, ce qui lui mérita unelettre flatteuse du général Berthier, alors ministre de la guerre. Le dépôt de Nîmes ayant été supprimé le 15 messidor an IX (5 juillet 1801), le général de Lamer se rendit de nouveau à Paris pour solliciter du service dans le corps de l'infanterie. « Soit que le moment ne fut pas favorable, à cause du retour de l'armée d'Egypte, observe-t-il, soit que quelques obstacles s’y opposässent, je ne pus réussir à obtenir ce que j'avais tant de droit à avoir. Perdant toute espérance, je me décidai (ce n’a pas été sans regret) de demander au Premier Consul une place d'Inspecteur aux revues, ce qui me fut accordé de suite (8 janvier 1802). » Le général de Lamer fut affecté à la 12° division militaire dont le siège était alors établi à La Rochelle. Le 24 septembre 1805, il fut chargé du service du camp volant de la Vendée. sous les ordres du maréchal Gouvion Saint-Cyr, tout en conservant les attributions afférentes à son titre d'Inspecteur aux revues. Le général de Lamer avait été promu chevalier de la Légion d'honneur, le

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