‹ Dictionnaire de cas de conscience; (volume 2)Chapitre 173 sur 402 · RELIGION · texte numérisé non relu

RELIGION

La religion est une vertu morale qui porte la volonté d'une créature intelligente à rendre à Dieu le culte de latrie qui lui est dû. Nous ne parlerons dans ce titre que de la religion chrétienne, et nous examinerons en quel cas on peut celer sa religion, et quand on est dans l'obligation de la déclarer.

Cas 1. Marcellin, catholique, se trouvant dans un pays hérétique, a pris grand soin de ne pas se déclarer catholique dans plusieurs occasions. Est-il pour cela criminel devant Dieu ?

R. Comme le précepte de professer sa foi, en tant qu'il est affirmatif, n'oblige pas toujours, mais seulement, dit saint Thomas, 2-2, o. 3, art. 2, quand il y va de la gloire de Dieu, ou du salut cl du bien spirituel du prochain ; quanrlo scilicet per omissionrm hujus confessonis sublraheretur fionor débitas Deo. aut iliam utililas prorimis impendentla; Marcellin n'est pas obligé de déclarer sa r. ligion en toutes sortes de temps, d'occasions et de circonstances, mais seulement

quand la foi est en danger, soit pour en instruire les autres, soit pour les rassurer, ou pour réprimer l'insolence des infidèles.

Cas II. André, pasteur d'une église, voyant la persécution s'animer contre les catholiques, a pris la fuite pour s'y soustraire, et a emmené avec lui deux séculiers dont il connaissait la timidité. N'a-t-il point violé le précepte de confesser sa foi?

R. Le rigide Tertullien a prétendu dans son livre de Fuga, etc., que ce n'était qu'aux apôtres seuls qu'il a été dit , Matth. x : Quand un vous ])crs entera dans une ville, fuyez dans une autre. Mais ila été combattu par les Poly- , carpe, les Cyprien, et surtout par saint Alhanase. Ceoendanl, ce qui est permis aux

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