TABLEAUX
Une personne sage ne peut contester que rien n'est pius capable de frapper l'imagination, d'échauffer les passions et de corrompre le cœur, que les tableaux et les statues qui représen-» tent quelque objet qui choque la pudeur. Ce qui a fait dire à saint Chrysostome que le démon y est présent, et qu'il y tient toujours sa séance, comme sur un trône et dans un lieu qui lui est particulièrement consacré. Saint Augustin déclame aussi fortement contre ces sortes de tableaux qui lui avaient éié à lui-même une occasion do péché.
« Sont coupables de péché mortel, dit Mgr Gousset, les artistes dont les tableaux, les gravures et les statues ne respectent point les lois de la pudeur : quibus nempe exhibentur personne grandiores nudis parlibus pudendis. 11 en est de même de ceux qui les commandent ou qui les exposent en public, dans un musée, par exemple, ou dans un jardin. Nous avons dit personœ grandiores ; car on tolère et on peut tolérer, même dans les églises, les anges, les génies qui sont représentés sous la forme de petits enfants. »
Un chrétien ne peut en conscience garder dans sa maison des pointures et des tableaux déshonnétes; cela est défendu par plusieurs conciles; il ne suffit pas de les voiler; on doit les brûler ou les rendre plus décents, en sorte qu'ils ne puissent exciter de mauvaises pensées dans ceux qui les regardent. Les confesseurs qui les tolèrent, exposent ceux qui les gardent au danger de se perdre pour l'éternité.
Cas. Titius a chez lui un tableau d'un Léda y parait couchée tout à fait nue, de la
grand prix, et qui ost l'ouvrage d'un célè- grandeur des femmes. bre peintre; il représente les amours do Le curé de la paroisse a averti Titius que
Léda cl de Jupiter sous la figure d'un cygne, ce tableau était infâme et qu'il ne pouvait Ifl