VISION, APPARITION, REVENANTS
J'ai été si souvent consulté sur la matière des visions (a) ; des revenants, etc., que j*a* cru pouvoir en parler dans un Dictionnaire de Cas de Conscience. On verra bientôt qu'elle y tient par plus d'un fil, et qu'un grand pape ne l'a point regardée comme un être de pure spéculation. Je donnerai donc ici avec ma simplicité ordinaire les lettres que j éct.ivis de Galluis, près Monlfort-l'Amaury à une dame souverainement estimée de quiconque sait encore respecter la vertu. Je suis bien sûr que, quoi qu'il en soit des visions, un esprit aussi solide que le sien n'en sera affecté que comme doit l'être une personne pleine de sagesse et de raison. Mon dessein n'est pas de décider. Je me borne à faire voir que bien des gens prennent le plus haut ton sur des matières qu'ils n'entendent pas tro,» bien. J'avoue "que j'ai é,é charmé des principes que m'a fournis sur celle-ci Benoît XIV, dans son immense ouvrage de Servorum Dei beatificalione et Bealorum Canonisatione. Je ne puis trop en re-
un ecclésiastique refusé par l'évêque do Limoges au premier évêque de son ressort.
El un autre .ni cl du même parlement, du 15 noNcinbre 1664, qui ordonnait qu'un pourvu en cour de Home, à qui l'évêque de Sarlat cl ensuite le métropolitain, avaient refuse le visu d'une cure, m poui voirait , sur leur relu %
par-devant le premier prêtre constitue en
dignité pour l'obtenir ; et enfla un troisième arrêt de ce même parlement , du 23 février 1('»70, qui portait la même chose, lurent pa-« reillemenl cassés par un arrêt du conseil du 11 mars de la même année, et par un gecouu du 11 juillet suivant, et le pourvu renvoyé, sur le refus de l'archevêque de Bord aux, au pape, comme au s» ul supérieur légitime des primats : ce qui a enfin contraint ci; parlement à se conformer à celte jurisprudence établie par les ordonnances des rois, et confirmée par le conseil privé du roi. D'où nous concluons que Reinier ne se peut en aucune manière prévaloir de l'arrêt injuste qu'il» a obtenu, et qu'il ne lui reste que la seule voie de se pourvoir à Home. Voyez Ducasse, pari. l,cb. 5, sect. 3.
Cas VIII. Charles, ayant obtenu des provisions du doyenné de l'églisemétropolitaine de Tours, sur la résignation que son oncle lui en avait faite en cour de Rome , en a pris possession sur le visa que le chapitre lui en a accordé. Ce visa et cette prise de possession sont-ils légitimes ?
R. Ce chapitre s'est en cela attribué un droit qui appartient à l'archevêquesoul, privativement a tout autre. C'est ce qui se voit par le procès-verbal de l'as emblée générale du clergé de France de l'année 1700, où est rapporté un arrêt du parlement de Paris, du 30 décembre 1698, qui déclare qu'il y a abus dans la conclusion capitulaire et le visa donné par le chapitre de la métropole de Reims, au nommé Nicolas Bachelier, docteur de Sorbonne et ch moine de Reims, sur les provisions par lui obtenues en cour de Rome, du doyenné de ladite église; et qui ordonne que le nouveau pourvu se retirera par-devers M. l'archevêque pour obtenir son visa, sur les provisions dudit doyenné, en conséquence duquel il sera tenu de réitérer son installation et sa prise de possession
Voyez Examen, Gkadué.
(t) Visio et apparitio pro una et eadem re suniuntur; sed adesl differeniia : cum apparitio dicatur qnaiido nostris obiulibus sola species apparentis se ingerit, sed quis appareai ignoraïur ; ei visio di-
(•niiir cum externre apparitloni ejus mlelligentia cohjimgiliir. Benedictns XIV, lib. m, de Bealificat. et Canonisât., cap. 50, num. 1.
commander la lecture à ceux qui auront à s'exercer sur un suict aussi épineux, que l'est celui-ci.