‹ Dictionnaire de cas de conscience; (volume 2)Chapitre 376 sur 402 · PF.C · texte numérisé non relu

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sure qu'il lui pardonne île loui sou cœur, et qu'il ne le poursuit que pour que justice se fasse. Sa raison est qu'il est très -difficile et très-rare de trouver quelqu'un qui dans ces conjonctures n'agisse que par des motifs d'équité, non point par une impression de haine el de vengeance.

Mais à la pape IhS, il dit qu'un paysan, qui a été considérablement blessé par un autre, quoiqu'il prévoie qu'en lui refusant la paix il occasionnera sa haine et sa colère, peut être absous, s'il lui pardonne de hou cœur, quoiqu'il veuille le poursuivre pour avoir de lui une satisfaction juridique ; parce

que personne n'est obligé de céder son droit, cl que comme un juge peut punir celui qui a offensé un tiers, quoiqu'il prévoie que sa conduite donnera lieu à la haine, aux murmures, etc., de même celui qui a été offensé peut ngir en réparation d'injure. Si dans ce

second cas l'injuste agresseur n'offre rien, la

décision s'entend aisément. S'il fait les mêmes offres que fait le meurtrier dans le premier cas, celle même décision ne s'accorde pas hien avec la précédente. Kt il sera toujours bien à craindre que l'offensé n'agisse moins par amour de la justice que par esprit d'animosité et de vengeance.

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