‹ Dictionnaire de cas de conscienceChapitre 108 sur 448 · BATTRE · texte numérisé non relu

BATTRE

M. Pontas ne se propose que deux cas sous ce tilre : le premier, est de savoir si un maltre peut frapper ses domesliques libertins, que ses réprimandes n'ont pu corriger. Le second regarde un mari qui, pour corriger sa lemme adultère, en est venu jusqu'à la battre. Il répond, d'.ipiès saint Thomas, qu'on ne peut blâmer ni l'un ni l'autre, pourvu que l'emportement e la passion ne soient pas le principe de leur correction. La raison est qu'un domestique est soumis à son maître c mine un enfant, et que, selon le S.'-ge, Prov. xin. Qui parcit v rœ,odit filium suvm. D'un autie cô:é, une emmeesl sous la discipline de son mari. Il doit donc la corriger efficacement, et ainsi recoin ir aux coups, quand les paroles sont inutiles, verbis et verboe, dit saint Thomas. L remarque après cela, avec le concile de Prague, de 675, qu'une sévérité trop gratifie ne produit m 1 amendement ni le salut de la pe, sonne sur qui on l'exerce. C'esl pour cela, ajoute— t-il, que les ducs de Bourgogne accordèrent autrefois aux femmes le privilège de ne pouvoir être batlues par leurs maris, en conséquence duquel le parlement de Dijon rendit un arrêt, le G mars t597, par lequel un mari fut condamné à 200écus d'amende pour avoir frappé la sienne, avec défense dé récidiver. C'est M. Brillon, qui rapporte cet arrêt, qui mériterait bien d être confirmé par les attires cours souveraines et d'être affiché à la porle d'un grand nombre de ma. sons.

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