BÉNÉDICTION
Les bénédictions ont été en usage dans l'ancienne loi, comme on le voit, Num. vi. On ne doute poinl que la coutume de bénir les choses et les personnes, qui se pratique universellement dans l'Eglise, ne soil de tradition apostolique. Car, selon saint Augustin, epist. 54, ce qui n'est point écrit, et ce qui s'est néanmoins toujours pratiqué dans l'Eglise universelle, doit être censé de tradition apostolique, ou du moins on doit croire qu'il a été établi p ir aut nié de l'Eglise universelle. Or, d.tns l'Eglise, rien n'est plus universellement observe que l'usage de bénir les personnes et les choses, en faisant sur elles le signe de la croix. Jesus-Chrisl lut le premier qui donna à ses apôtres l'exemple de la benedic Jon qui a toujours ete en usage depuis : Eleuatis manibus benedixit eu; ce qu'il fil, comme le croit saint Jérôme, en formant le signe de la croix. Si cette manière de bénir les personn s est si clairement autorisée par l'Ecriluiv et oarla tradition, on doit, à bien plus forie raison, approuver et pratiquer l'usage où est l'Eglise universelle de bénir les choses. Vouez Absolution et Messe, cas XXVII. J