BOUCHERS ET BOULANGERS
La profession de boucher, considérée sous le rapport de la sûreté et de la salubrité publique et du commerce, entre dans les attributions de l'autorité municipale ; elle a le droit de taxer la viande et de poursuivre les boucher.» contrevenants aux règles de la taxe.
L'exercice de la profession de boulanger est aussi dans les attributions des autoiilés locales, ch.-irgées de surveiller la vente du pain, son poids, la qualité de> fa i nés et les poids, La loi conlère aux maires le droit de faire la taxe du pain et de poursuivre les boulangers qui vendent le pain au delà du prix fixé parla taxe, ou dont le poids n'est pas conforme au règlement. Les peines contre les boulangers en contravention doivent être appliquées par les tribunaux sans admission d'excuse. Le boulanger qui a exposé et mis en vente des pains n'ayant pas le poids prescrit par l'autorité municipale, ne peut être excusé par des motifs pris du plus ou moins de temps qui s'est écoulé depuis la cuisson de ces pains.
Les bouchers qui, échappant à la vigilance de la police, vendent de la viande nuisible , provenant d'animaux malsains, qui pèsent mal; les boulangers qui auraient le malheur de
mêler des drogues à leur farine, de même que ceux qui vendent plus haut que la taxe, sont bien coupables devant Dieu, et lenus à restituer et même à réparer le mal qu'ils auraient occasionné peut-être à des familles, à une population entière.
L'arrêté municipal qui défend aux boulangers de pousser des cris ou des hurlements en pétrissant le pain est obligatoire : la contravention à ces dispositions peut être punie d'une amende et, comme bruit nocturne, d'un emprisonnement. La charité le défend également.
Les fournitures faites par les bouchers et boulangers au débiteur et à sa famille fendant les derniers six mois sont privilégiés sur les meubles et sur les immeubles, mais seulement après les frais de j slice, les frais funérai.es, les frais de la dernière maladie et le salaire des gens de service.