‹ Dictionnaire de cas de conscienceChapitre 174 sur 448 · COLON · texte numérisé non relu

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qu'il faut avoir égard au tempérament , à l'application et au geniv de travail de chacun. Tel mangera m >ilié plus qu'un autre, qui fera une collation plus pénible, plus méritoire. La continuité du jeûne est encore une raison de f ire la collation un peu plus forte que c lie que l'un fait un jour de vigile ou de qualre-lemps.

« Ain i , pour ce qui regarde la collation , dit Gousset, les personnes tenues au jeûne prendront autant de nouniture qu'elles le jugeront nécessaire, pour éviter une indisposition qui les empêcherait de remplir convenablement leurs fonctions , eu égard à la force u à la faiblesse de leur constitution, aux fatigues qu'elles éprouvent , et aux occupations auxquelles elles sont obligées de se livrer. Un curé, par exemple, qui est chargé d'une paroisse considérable , p ut certainement, sans être dispen>é du jeûne, prendre plu-s de nourriture qu'un auln qui travaille moins , toutes choses égalti d'ailleurs.

De <;ue!s aliments avez-vous usé à la col talion? Lorsque l'Kglise permet l'usage de la viande à certains jours du carême , ce n'est jamais que pour le dîner, et non pour la collation. Avez-vous donc fait votre collai ou avec des aliments gras? Vous avez élé directement contre la défense de l'Eglise et contre la coutume. C'est la coutume qui a introduit la collation , c'est aussi la coutume qui règle l'espèce d'aliments que vous pouvez j manger. Kn France, la coutume interdit en beaucoup d'endroits l'usage du poisson, du lait, du beurre et des aliments chauds. Cependant elle autorise dans quelques diocèses l'usage du fromage, du lait . dis potages, des huîtres et mène des fri turcs. On peut sans péché se Conformer a la coutume des l.eux où l'on se trouve ; c'est le cas d'appliquer celle maxime : Ouand vous êtes a Home, vivez comme à liome.

Le colon, dans le sens que no"s le prenons ici, est celui qui cultive à moitié ou qui

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