‹ Dictionnaire de cas de conscienceChapitre 177 sur 448 · COMEDIENS · texte numérisé non relu

COMEDIENS

1° Sont-ils excommuniés en France; 2° peut-on les admeîlrc à la sainte communion; 3° doit-on leur refuser la sépulture ecclésiastique ; k° peut-on les recevoir pour parrains ?

1° L'excommunication prononcée contre les comédiens, acteurs, actrice- tragiques ou comiques, est de la plus grande et de la plus respectable antiquité; on la \oît nommément prononcée dans plusieurs conciles, et en particulier dans celui d'Ëlvire, en 3^5, dans ceux d'Arles en 31V et 4 2. Saint Cyprien et saint Augustin rendent témoignage que telle était aussi la discipline de l'Eglise d'Afrique. C'est la discipline générale de l'Eglise de France; la preuve en devient sensible par la pratique : cl e n'admet les comédiens aux sacrements, ni pendant la vie, ni même a la mort, à moins qu'ils ne promettent de renoncera celte profession ; elle ne leur accorde pas môme les honneurs de la sépulture ecclési .slique ; elle leur refuse ses suffrages e1 ses prières, non-seulement comme à des infâmes, à des pêcheurs publics, mais comme à des excommuniés. Presque tous les Rituels, non-seulement ceux des si clés derniers, mais encore ceux qui ont été faits, revus, corrigés depui> le commencement de ce siècle, les traitent d'excommuniés et veulent qu'on leur refuse la sépulture ecclésiastique. Ainsi, le cardinal de la Luzerne, dans son Rituel de Langrcs; monseigneur de Vie, dans son Rituel de Belley , dit : « Dans un grand nombre de Rituels , de conciles, d'ordonnances synodales, il y a excommunication contre les comédiens ; les Cou érences d'Angers, revues et annotées,!! y a peu d'années, j ar monseigneur Gousset, décla eut formellement les cornéliens excommuniés ! Les acteurs et actrices é aul excommuniés en France, dit L'Examen raisonné, on ne peut leur donner ni l'absolution, même à l'article de la mort, ni la sépulture ecclésiastique après leur mort, s'ils ne renoncent à leur état. 0"c dans quelques diocèses l'excommunication qui pesait sur eux soit tombée en désuétude, c'esi possible; mais ce n'est ;î sûrement pas dans tous : les scènes déplorables qui ont eu lieu dans ces dernières années, dans plusieurs diocèses et nol imment à Paris, | our le refus de la sépulture ecclésiastique, prouvent assez que l'on ne regarde pas comme tombée en désuétude ia

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