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Cas XXXI. Ne vous êtes-vous point mis dans le c >s de ne pouvoir communier dans le temps pascal par votre négligence à vous présentera confesse?
R. Péché mortel. C'est ce que les pasteurs, les prêtres de paroisses ont si généralement à déplorer. Maire toutes les instances de leur zèle et leurs plus vives invitations à venir de bonne heure commencer la confession, ils ont la douleur de voir un grand nombre de leuis paroissiens ne se présenter au tribunal de la pénitence que dans les derniers moment», la veille ou Pavant-veille de la clôture de Pâques ; le moyen alors que vous accomplissiez le précepte de l'Eglise ?
Cas XXXII. Avez-vous négligé de vous corriger de vos habitudes criminelles que vous prévoyiez bien devoir être un obstacle À l'absolution cl à la communion pascale? L'Eglise, en vous prescrivant la communi >n pascale, vous prescrit par là même les moyens d'y parvenir. Lorsqu'il vous est venu en pensée que vous n'aviez pas accompli le de-
voir pascal et que vous pouviez aisément satisfaire à cette obligation, avez-vous renom elé votre détermination de ne point obéir à l'Eglise ?
R. D'à près Su a rez et beaucoup d'au très théologiens, vous avez péché mortellement toutes les fois que vous avez renouvelé celte mauvaise détermination.
Ayant communié qui Iqiies jours avant le temps pascal, à l'occasion de voire mariage ou par dévotion, avez-vous eu soin de communier encore dans le temps déterminé par l'Eglise ? Sinon, vous n'avez point satisfait au devoir pascal, et vous av. z péché mortellement, à moins que la bonne loi ne vous excuse.
Cas XXXIII. Anna, avant de communier, a cru faussement qu'elle était en pé< hé morte); malgré tous ses raisonnements, il lui est resté un doute positif si elle fa sait un sacrilège. On demande si elle a communié sacrilégement ?
R. Il est certain qu'en agissant contre sa conscience, on commet un péché de même nature que celui que l'on croit commettre; morte1, par exemple, si l'on croit qu'on pèche mortellement. Anna donc aurait fait un sacrilège en croyant par erreur et avec un doute droit et positif qu'elle en faisait un en communiant. Ainsi le pensent communément les théolog ens. Mais à l'égard d'une personne scrupu euse, qui croit voir partout des i échés mortels, qui s'imagine presque toujours qu'elle fait un saer lége en communiant, il faut raisonner différemment : si le confesseur de cette personne lui a dit de mépriser ses craintes, d'aller au delà de ses scrupules , de communier lors même qu'elle s'imaginerait faire un sacrilège, cette personne, en déposant ses doutes, en formant sa conscience sur celle de son confesseur, loin de faire un sacri ége en communiant, fait au contraire un acte d'obéissance dont Dieu lui tiendra compte.
Cas XXXIV. 1° Un curé, pendant le temps pascal, a refusé la communion à un étranger ; 2° il a demandé un billet de confession à un de ses paroissiens qui se confesse à un prêtre du voisinage ; 3' il a menacé ses paroissiens de prendre les noms de ceux qui ne communieraient pas pendant le temps pascal, et de les envoyer à son évêque. En avait-il le droit ?
R. Il n'avait pas le droit de refuser la communion à cet étranger qui peut-être est dans la pieuse coutume de communier souvent, qui du reste fera plus lard ses pâques dans sa paroisse, s'il ne les a déjà pas faites. Si ce relus avait été accompagné de réflexions, le curé pourrait être dénoncé au conseil d'Etat et obligé à réparation ; -2° il ne devait pas non plus demander un billet de conlcssion à son paroissien qui ne se confesse pas à lui; 3° encore bien moins pouvait-il menacer ses paroissiens d'envover à l'évéque les noms de ceux qui ne fer. lient pas leurs pflqtiès. Celte discipline n'est plus depuis longtemps et heureusement en u^age. tfunc non exiyitur, dit Je